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17 septembre 2009

Journées du patrimoine: visitez la brasserie LA COUPOLE

La Coupole- fresques.jpgLa Coupole, fresques- CI. C.R.M.H.

102 boulevard du Montparnasse - 75014 PARIS 14- Téléphone : 01 43 20 14 20 - Moyen d'accès : M° Vavin, Montparnasse, Edgar Quinet / Bus 58, 91
Période historique : 1927- Inscrit au titre des Monuments historiques
« Témoin de la vie parisienne durant les "années folles", la brasserie La Coupole est construite en 1927 par les architectes Barillet et Le Bouc pour les restaurateurs Ernest Fraux et René Lafon. Le nom est choisi par référence à ceux des établissements avoisinants, "Le Dôme" et "La Rotonde". Trente-deux artistes de Montparnasse participent à la décoration de la salle du restaurant, notamment par des peintures sur toile marouflée en haut des piliers. Fernand Léger figure parmi ces peintres, mais l'attribution des toiles est incertaine. Le restaurant a été réhabilité en 1988 à l'occasion de la surélévation du bâtiment. »

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Visite commentée: Présentation de l'histoire de Montparnasse du XVIIe s. à nos jours, de La Coupole inaugurée en 1927, des piliers et des pilastres peints par des artistes des Années folles, des plasticiens d'aujourd'hui de la coupole, et de l'"Abécédaire de La Coupole" de Thomas Dufresne et Georges Viaud, aux Editions du Cherche-Midi.
Téléphone renseignement : 01 43 27 10 21- Horaires : samedi-dimanche 9h, 10h, 11h, 15h30, 16h30, 17h30- Gratuit

10 septembre 2009

IV - Survol historique de la paroisse Saint-Pierre-de Montrouge

UNE GRANDE EGLISE POUR UNE GRANDE PAROISSE

Ainsi que nous l'avons vu dans le précédent chapitre, ce ne fut qu'aux tout derniers jours de décembre 1847 que fut inauguré le modeste bâtiment intitulé église Saint-Pierre-de-Montrouge, fruit des efforts persévérants de l'abbé Comte, lequel fut le premier curé de la paroisse. Rappelons que cet édifice se situait exactement entre nos actuelles voies dites rue Thibaud et passage Rimbaut.

L'excellent homme qu'était le curé de la paroisse ainsi créée, ne se doutait guère que la Révolution de 1848 allait éclater quelques semaines plus tard, mais il ne perdait pas son temps, comme on va le voir, au milieu d'une situation politique et sociale qui devait durer jusqu'au rétablissement de l'Empire, à la fin de 1852.

ET NAPOLEON III APPELA HAUSSMANN

Le plébiscite marquant la fin de la IIe République est du 21 novembre 1852, mais, dès le 15 octobre précédent, un notable industriel montrougien,       M. Alexandre Dareau, a été nommé maire de Montrouge, fonction dont il avait été destitué quatre ans plus tôt par la Monarchie de Juillet. Aussitôt il va accélérer les travaux de la nouvelle mairie de Montrouge au Petit-Montrouge. Et, dès le 29 juin 1852, ce sera l'abbé Comte, notre curé de Saint-Pierre-de-Montrouge, qui bénira le terrain de cette mairie, ainsi que la première pierre de l'édifice, qu'allait poser M. Berger, le préfet de la Seine.

L'année suivante, l'Empereur donnait pour successeur à M. Berger celui qui allait être durant dix-sept ans le grand préfet de Paris : Haussmann, lequel se mit immédiatement à la tâche...

UN GRAND ARCHITECTE : VAUDREMER

Notre 14e arrondissement fut pour Haussmann, exécutant les ordres de l'Empereur et surtout réalisant ses plans, le cadre d'une suite de grands travaux comme aucune ville de France n'en avait jamais connue. Haussmann confia à une élite d'architectes et d'ingénieurs reconnus parmi les meilleurs d'Europe : les Belgrand, Couche, Alphand, Quesnel, Vaudremer..., la réalisation du rêve de l'unique souverain urbaniste du XIXe siècle, Napoléon III.

Au Petit-Montrouge, ce fut Emile Vaudremer, architecte de la Ville de Paris (prix de Rome 1854) qui construisit, entre 1860 et 1870, notre église Saint-Pierre-de-Montrouge (tout en bâtissant simultanément, au quartier voisin dit de la Santé, la prison du même nom).

Saint-Pierre-de-Montrouge est certainement une des églises les plus "réussies" de cette époque à Paris, sur un terrain triangulaire dont cet architecte sut tirer le meilleur parti. On a cessé de discuter et même de contester son style (romano-byzantin, paraît-il) et l'on peut dire que cette église, avec son haut clocher carré, s'est parfaitement incorporée à notre paysage urbain, en cette vieille place quasi centrale qui changea tant de fois de nom : Croix-des-Sages, Quatre-Chemins, Puits-Rouge, Saint-Pierre - et, maintenant, de son appellation officielle, "Victor et Hélène Basch",  noms de deux victimes de la dernière guerre (et "place d'Alésia" dans le parler courant).

Et quel "carrefour" extraordinaire sous l'ombre de notre église : la grand-route d'Espagne, continuée au Nord par celles de Germanie et des Flandres (de l'autre côté de la Seine) et recevant comme les affluents d'un grand fleuve la chaussée du duc du Maine, la route de Chevreuse ou de Chartres, la longue rocade des rues de la Convention, de Vouillé, d'Alésia et de Tolbiac... Saint-Pierre est une des églises de Paris les mieux situées...

UNE PAROISSE A GEOMETRIE VARIABLE

Le premier Saint-Pierre, que nous avons évoqué en commençant (c'est-à-dire la modeste église de la rue Thibaud, ouverte fin 1847) était devenu trop exigu, avec le peuplement rapide de la partie de Montrouge dite le Petit-Montrouge, laquelle était bien plus étendue que le quartier créé sous ce nom en 1860. La paroisse de l'époque couvrait la totalité de cette moitié Nord de la commune, à l'intérieur de l'enceinte des Fortifications. Et, en fait, il n'y avait alors d'autre église dans ce secteur que la très modeste chapelle de N.-D. de Plaisance, rue Saint-Médard, actuelle rue du Texel, au nord-ouest du futur Arrondissement. Quand le second Saint-Pierre eut été bâti, il resta l'église de la paroisse du lieu. Ce n'est que beaucoup plus tard, entre la fin du XIXe siècle et les lendemains de la Grande Guerre de 1914-1918, qu'apparurent d'autres églises : N.-D. du Travail en 1901, qui remplaça N.D.  de Plaisance au premier tiers de la rue Vercingétorix . N.-D. du Rosaire en 1911, tout au bout de la rue de Vanves (actuellement rue Raymond-Losserand) ; Saint-Dominique en 1921 (à l'entrée de la rue de la Tombe Issoire) ; d'où autant de paroisses nouvelles, qui réduisirent l'extension territoriale de la paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge.

Quelles sont, à l'heure présente, les limites de cette paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge ? Les voici, telles qu'elles ont été fixées en 1925 :

- Au nord, c'est la rue Froidevaux, de l'avenue du Maine à la rue Boulard ;

- A l'est, ce sont les rues Boulard et Ernest Cresson, l'avenue du Général Leclerc jusqu'à la rue Sophie Germain ; cette dernière jusqu'à la rue Hallé ; celle-ci jusqu'à la rue Ducouëdic ; celle-ci jusqu'à la rue d'Alembert, laquelle va rejoindre la rue de la Tombe Issoire ; puis cette dernière jusqu'au boulevard Romain Rolland ;

- Au sud, ce même boulevard jusqu'à l'extrémité de l'avenue de la Porte de Châtillon ;

- A l'ouest, l'avenue du Maine jusqu'à la rue Maison-Dieu ; puis les rues Asseline, Didot et d'Alésia ; celle-ci jusqu'à la rue Delbet ; ensuite dans le prolongement de cette dernière, un tracé plus ou moins rectiligne venant couper le boulevard Brune pour emprunter la rue du Général de Maud'huy, puis le début de l'avenue Maurice d'Ocagne et la fin de l'avenue de la Porte de Châtillon jusqu'à rejoindre le boulevard Romain Rolland. On voit donc que l'actuelle paroisse déborde sensiblement à l'Ouest et quelque peu au Nord des limites du Petit-Montrouge, dont elle abandonne, en revanche, l'angle supérieur Nord-Est.

UNE CONSECRATION TARDIVE

La consécration de notre église Saint-Pierre-de-Montrouge n'intervint - pour des raisons qui nous échappent - que plus de cinquante ans après son entrée en service effectif vers la fin du Second Empire : à cette époque il ne manquait plus que la toiture de la plate-forme culminante, qui fut occupée par les Fédérés sous la Commune. Or, nous pouvons lire, en lettres d'or sur une grande plaque de marbre blanc proche de l'entrée de l'église, une belle inscription latine attestant "aux ides de Février MCMXXIII". la consécration du monument. Appelant au secours nos souvenirs scolaires, nous traduirons : le 13 Février 1923. L'architecte Emile Vaudremer a les honneurs de la première citation de l'inscription, ès-qualités de bâtisseur de l'édifice. Puis sont mentionnées les hautes personnalités ecclésiastiques ayant procédé aux rites de la consécration, et notamment le Cardinal Dubois, Archevêque de Paris, et le futur Cardinal Baudrillart.

R.L.C

04 septembre 2009

Exposition Henri-Cartier-Bresson au musée d'Art moderne de la ville de Paris

Derniers jours jusqu'au 13 septembre !

expo henri cartier bresson jusqu'au 13sept.jpgCette exposition est la reconstitution de celle qu'Henri Cartier-Bresson a lui-même réalisée en 1978 et qui a tourné pendant plusieurs années en Europe : « Quarante ans de photographie », titre qu'il a choisi à l'époque, constitue un exemple très intéressant du regard que peut poser un artiste sur son propre travail.

Composée d'environ soixante-dix images, elle est une sorte de « best of » de l'œuvre du photographe. Elle constitue aussi un exemple parfait de la manière dont on réalisait les expositions de photographies dans les années soixante-dix : les tirages, de taille imposante (70 x 90 cm), étaient montés sur carton et accrochés tels quels, sans encadrement. C'est ce même principe qui est conservé ici.

L'exposition Henri Cartier-Bresson au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson 75116 a lieu du 19 juin au 13 septembre 2009. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Entrée 6€ / 4,50€ Tél : 01 53 67 40 00

exposition Henri Cartier Bresson.jpg

01 septembre 2009

III -Un survol historique de Survol historique de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge

Un éphémère culte dissident

On était alors en 1840, et un singulier phénomène venait de se manifester au Petit-Montrouge : un disciple de l'abbé Châtel y avait établi la chapelle d'un culte dissident "l'Eglise catholique française", séparée de l'Eglise romaine et fondée au lendemain de la Révolution de 1830 par un prêtre né en 1795, l'abbé Châtel. Celui-ci, après avoir été vicaire, puis curé en province, était devenu aumônier du 23e Régiment d'Infanterie et du 2e Régiment de Grenadiers de la Garde royale sous la Restauration. Nous n'avons pas à entrer ici dans l'examen de sa "doctrine", qu'il disait fondée sur la seule raison, mais nous noterons qu'il célébrait ses offices en français et préconisait le mariage des prêtres. Sa succursale du Petit-Montrouge était établie à l'actuel n° 70 de l'avenue du Général-Leclerc, dans un grand local spécialement construit - qui devait par la suite devenir un entrepôt, un magasin, puis le Théâtre de Montrouge et, enfin, l'actuel cinéma "Le Mistral".

On a voulu minimiser le développement local de ce nouveau culte, et diverses notices disent ou sous-entendent que "l'Eglise catholique française", au Petit-Montrouge et dans ses autres succursales, "ne fit pas recette", ou encore ne connut qu'un "succès de curiosité". C'est une double erreur, d'ailleurs contradictoire : une part de curiosité est vraisemblable, mais la revendication d'une paroisse - avec son église - est historiquement prouvée comme l'expression d'un besoin insatisfait par suite des bouleversements politiques de la première moitié du XIXe siècle.

En fait, sur notre grande avenue-route d'Orléans, l'entreprise de l'abbé Châtel allait apparemment assez bien pour que le Conseil municipal de Montrouge lui allouât des crédits importants (les maîtres-carriers étaient riches), et se préparât à lui offrir un presbytère, mesures auxquelles le sous-préfet de Sceaux opposa son veto. Ce fonctionnaire appliquait évidemment une consigne ministérielle, dont la mise en oeuvre fut efficace. En effet, privé de subsides officiels - son culte étant censé gratuit - le desservant de l'église de Châtel ne put régler les mémoires des entrepreneurs qui avaient bâti sa chapelle, et le local fut vendu, terrain compris, par autorité de justice. Au même moment, les autres églises de Châtel furent fermées par la police.

1847 : Premier Saint-Pierre-de-Montrouge.

L'émotion causée par cette dissidence n'avait pourtant pas abouti à doter le Petit-Montrouge d'une église et, à défaut d'une paroisse, d'une succursale de celle de Saint-Jacques-du-Grand-Montrouge. Ce ne fut qu'en 1847 qu'une ordonnance royale constitua cette succursale, tandis que l'Archevêque de Paris nommait un curé, l'abbé Comte, mais en l'invitant purement et simplement à bâtir une église. Le nouveau curé, ne disposant pas d'une baguette magique, ne put que prier le grand éditeur-imprimeur catholique, l'abbé Migne, de lui concéder provisoirement une dépendance contiguë à ses immenses ateliers de la chaussée du Maine, ce que celui-ci fit volontiers. Mais le lieu était si incommode qu'il fallut, bientôt, pour pouvoir célébrer le culte, solliciter le prêt de la chapelle de la Maison de La Rochefoucauld. Cette solution de rechange dura jusqu'aux derniers jours de décembre 1847, où fut enfin inauguré un modeste bâtiment qui fut la première église Saint-Pierre-de-Montrouge.

Cette église était située entre l'actuelle rue Thibaud (alors rue d'Amboise) et le passage Rimbaud, exactement aux angles de ces voies sur l'avenue du Maine. L'entrée se trouvait, précédée de trois petites maisons de faubourg, sur la rue Thibaud. Une porte latérale s'ouvrait à la hauteur de l'actuel n° 195 de l'avenue du Maine.

R.-L. C

26 août 2009

II - Un survol historique de la paroisse de Saint -Pierre-de-Montrouge

II : A LA RECHERCHE D'UNE EGLISE

Il faut attendre les années 1820-1825 pour constater une notable reprise des activités économiques, commerciales et pré-industrielles, principalement au Petit-Montrouge, avec une médiocre urbanisation, mais avec une sensible arrivée de nouveaux habitants. C'est bizarrement dans ce cadre de développement matériel que vient se poser le problème des besoins cultuels de la population. Ici, la situation est des plus complexes à décrire. Il y faudrait la plume d'un grand historien, et nous ne sommes que de modestes défricheurs, en ce chapitre d'une complexité exemplaire. Essayons quand même :

Il importe en premier lieu de noter que, si le Grand-Montrouge avait bien, depuis le XIIIe siècle, une paroisse au sens religieux du terme, autour d'une église de Saint-Jacques-le-Majeur et Saint-Christophe, agrandie au XVIe siècle, cet édifice tombait en ruine au début de la Révolution. Celle-ci interrompit d'ailleurs le culte catholique, qui ne reprit tant bien que mal que sous le Directoire, puis sous l'Empire. Mais dès 1809, cette église fut interdite d'accès pour cause de danger d'écroulement, et les Grands-Montrougiens durent se contenter d'une minuscule chapelle. Or, ils ne pouvaient pas se retourner vers leurs concitoyens du Petit-Montrouge, puisque ceux-ci n'avaient sur leur territoire aucune église...

Le problème des paroisses dont relevaient ces derniers a été controversé, mais nous avons pu, en consultant le "Plan des Paroisses de Paris" dressé en 1786 sur l'ordre de Mgr Leclerc de Juigné, Archevêque de Paris, résoudre la difficulté. On constate sur ce document que toute la partie nord du Petit-Montrouge comprise entre l'actuel boulevard de Port-Royal et une ligne bizarrement en dents de scie joignant la rue de la Tombe-Issoire et les avenues du Général-Leclerc et du Maine relevait de la paroisse Saint-Jacques, dans le 5e. Au contraire, toute la partie sud dépendait de la paroisse Saint-Hippolyte (dont l'église, supprimée en 1791, était située vers l'entrée de l'actuel boulevard Arago, dans le 13e, et a été démolie au début du siècle dernier). On imagine les trajets imposés aux fidèles par ce découpage qui dura des années.

 

D'UN ARCHEVEQUE A L'AUTRE...

Il est bien évident que cette situation ne pouvait se perpétuer. Elle dura pourtant fort longtemps : au Grand-Montrouge, la première pierre d'une nouvelle église ne fut posée qu'en 1823, et le monument ne fut achevé qu'en 1828. Au Petit-Montrouge, ce ne fut que bien plus tardivement encore qu'une solution intervint ; voici pourquoi et comment :

L'Archevêque de Paris depuis 1821, Mgr de Quélen, ne mourut en effet qu'à la fin de l'année 1839. Or, s'il était bien en cour sous la Restauration, il n'en allait plus de même depuis l'accession au trône de la branche cadette d'Orléans en 1830, et le prélat n'avait pas, comme on disait, l'oreille du roi-citoyen. La demande d'une église au Petit-Montrouge demeura donc sans suite jusqu'au successeur de Mgr de Quélen, Mgr Affre, bien vu de Louis-Philippe, au moins dans les commencements.

En effet, le nouvel Archevêque de Paris (1840) n'était nullement opposé à l'érection d'une église et la création d'une paroisse au Petit-Montrouge, ce prélat, proche du peuple, ayant une ample tâche de rechristianisation à assumer. Mais le "roi-citoyen" était devenu sensiblement moins libéral depuis les "trois-glorieuses" de 1830. Aussi n'était-ce que sept années plus tard (1847 : veille de la révolution de 1848) que les choses commencèrent à bouger. Entre-temps, un curieux phénomène sociologique s'était manifesté par l'apparition d'une pseudo nouvelle religion, qui retarda encore le libre et plein exercice du culte catholique par les Montrougiens.

R.L.C.

 

 

22 août 2009

I. Un survol historique de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge

L'histoire des paroisses du 14e arrondissement est certainement un sujet de premier intérêt pour tous ceux de nos concitoyens qui restent attachés à la connaissance des lieux, des êtres, des institutions et des faits inscrits à notre patrimoine collectif. A ce titre, notre paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge mérite notre attention, bien que ne comptant guère plus qu'un siècle et demi d'existence.

Nous limitant (comme annoncé par le titre du présent article) à la paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge, on ne trouvera pas ici une chronique "événementielle" ou anecdotique du sujet : nous présentons un simple essai de "situation historique" de cette paroisse dans le tissu urbain et humain du quartier du Petit-Montrouge. Celui-ci est issu d'un ancien lieu-dit du même nom, autrefois insignifiant écart perdu dans la plaine de Montrouge. Son cadre, c'est le corps de pierres et de pavés des maisons et des voies, animé par la sueur et le sang des générations qui s'y succédèrent depuis la nuit des temps.

Quelque rappels préalables

Le mot "paroisse" a historiquement plusieurs sens, dont le premier, contrairement à l'apparence, n'est pas  ecclésiastique. Son étymologie, à travers divers "avatars", procède du grec classique "para" = à côté, et "oïkia" = maison, d'où "groupe de maisons plus ou moins voisines". On voit tout de suite que l'agglomération précède la "circonscription ecclésiale" et que la concentration humaine, créant le besoin d'un service du culte, entraîne la fondation d'une église, desservie par un clergé avec sa hiérarchie, sur le territoire considéré.

Il faut noter aussi que, sous l'Ancien Régime, la paroisse est également une unité administrative de base, concordant avec la paroisse au sens religieux du terme. Ces indications trouvent alors leur pleine application à Montrouge, c'est-à-dire à la seigneurie de Montrouge, futur Grand-Montrouge.

Précisons, par ailleurs, pour répondre à une question qui nous a été souvent posée - et parfois avec contestation - en parlant de notre paroisse et de son église, que nous disons bien "Saint-Pierre-de-Montrouge", ce qui est l'appellation officielle, et non "Saint-Pierre-du-Petit-Montrouge.

Le désert de la "Plaine " de Montrouge

Enfin, une remarque importante : dans tout le territoire actuel du 14e arrondissement, l'histoire des paroisses débute littéralement sur une table rase. En effet, jusqu'en décembre 1847 - date de l'inauguration d'un premier Saint-Pierre-de-Montrouge - il n'y aura, dans tout ce vaste espace, aucune église catholique romaine (ni temple protestant), donc aucune paroisse, ainsi qu'on le verra ci-après. Et cette situation n'était pas uniquement due, au moins quant à ses origines, au phénomène de déchristianisation engendré par la Révolution, mais bien à une situation relevant de la géographie physique et humaine de cette immense plaine de Montrouge. On oublie souvent, en effet, que celle-ci s'étendait des confins sud de l'ancienne seigneurie de Montrouge (le futur Grand-Montrouge) jusqu'à une ligne correspondant à peu près à nos boulevards du Montparnasse et de Port-Royal - et que cette plaine, en dehors des abords de la grand-route d'Orléans et du Petit-Montrouge, était fort peu peuplée. Néanmoins, ce furent quelque 500 habitants de plus, en provenance du Petit-Montrouge et "des maisons circonvoisines situées dans la plainte de Montrouge" qui, le 29 juillet 1790, vinrent s'unir par fusion avec le Grand-Montrouge. L'ensemble donnait une population d'environ 12.000 montrougiens, base possible d'une future petite ville. Mais la "grande histoire" en disposa autrement...

On était alors en 1790, et la longue période de la Révolution et de l'Empire - un quart de siècle - allait laisser à d'autres nations les clefs du commerce mondial.

Toutefois, notre Petit-Montrouge bénéficiait d'un important avantage : d'une étendue bien plus importante que notre quartier actuel du même nom, son axe était la grand-route d'Orléans, l'une des principales voies commerciales de France et d'Europe, avec, notamment, les énormes charrois des blés de la Beauce.

R.-L. C

12 août 2009

La résidence Avicenne à la Cité U

Anciennement Maison de l'Iran, la Résidence Avicenne est le dernier bâtiment construit à la Cité Universitaire.

avicennesb_1.jpg
En octobre 1961, le Shah d'Iran posa la première pierre et rappela à cette occasion les liens culturels unissant son pays à la France et comment la diffusion de la langue française, au 19ème siècle, ouvrit son peuple à de vastes connaissances occidentales.

Confiée d'abord à deux architectes iraniens, la réalisation du bâtiment se vit adjoindre un ingénieur-conseil, René Sarger, un plasticien-conseil, André Bloc, et un architecte chargé de l'exécution, Claude Parent.

L'inauguration eut lieu en octobre 1969 par le Shah accompagné de son épouse Farah Dibah qui connaissait bien la Cité pour y avoir séjourné durant ses études en France.

Mais rapidement, la politique, au sein de cette réunion d'étudiants opposés au régime du Shah, obligea la fermeture de la Résidence qui fut alors complètement abandonnée par l'Etat iranien.

Reprise par la Fondation Nationale de la Cité Universitaire, elle fut réouverte en 1972 sous le nom d'Avicenne, en hommage au grand savant persan ( médecin, philosophe, 980 – 1037).

Une cafétéria, une salle de réunion, 100 chambres réparties en deux groupes de quatre étages dans un cadre typique, les étudiants ne se sentent pas dépaysés.

S.E.

 

18 juin 2009

Derniers jours jusqu’au 21 juin : Exposition « De Sienne à Florence... Les Primitifs Italiens » Collection d'Altenbourg. Une très émouvante exposition dans un musée magnifique! A ne pas manquer !

Considérée comme l'une des plus importantes collections de Primitifs Italiens hors d'Italie, ces œuvres exceptionnelles réunies au XIXe siècle par Bernard von Lindenau sont présentées pour la première fois à Paris au Musée Jacquemart-André.

saints et Vierge à l'enfant.jpg

Constituée entre 1840 et 1850, la collection des primitifs italiens du baron Lindenau, aujourd'hui conservée au Musée d'Altenbourg n'est peut-être pas la plus ancienne du genre, mais certainement l'une de celles qui a été conservée intégralement en l'état, elle comporte un ensemble unique de panneaux peints de la fin du XIIIe siècle au début du XVe siècle. Cette période correspond, non à la peinture de la première renaissance mais à celle du Moyen Âge si rarement présentée dans nos musées.

la preuve par le feu de Saint François.jpgLe parcours proposé retient comme fil directeur la simple chronologie depuis les années 1280 jusqu'au début du XVe siècle, un parallèle à notre « temps des cathédrales » qui trouve en Italie un mode d'interprétation particulièrement original. Cette exposition présente pour la plupart des panneaux peints de petit format des « les écoles » de Sienne et de Florence.

Cette exposition est tout à la fois émouvante et passionnante : des représentations que je n'avais encore jamais vues : le Christ qui monte sur la croix avec une échelle. La présentation chronologique permet de faire découvrir l'évolution de l'art des premières œuvres à la fois symboliques, et naïves, très proches des icônes vers un art plus humain, plus expressif. En effet, c'est souvent au travers de la représentation des saints ou de personnages secondaires qui entourent la Vierge ou le Christ que les artistes expriment des réactions, des sentiments, un état d'esprit: l'incompréhension , la révolte, la méditation, la souffrance, l'adoration devant le Christ...

Primitifs-Italiens-Madeleine_.jpgLes Vierges à l'Enfant évoluent de la Vierge en Majesté, mère du Sauveur du monde, à des mères qui expriment leur tendresse, les mains de Marie deviennent protectrices, les joues se touchent, l'enfant entoure le cou de Marie ....peu à peu on voit aussi apparaître la perspective, des paysages....les couleurs éclatantes, les fonds or sont très proches des enluminures.

La seule difficulté pour les visiteurs c'est qu'il faut pouvoir s'approcher des tableaux pour découvrir toute leur richesse car les œuvres sont surtout des petits formats.

Vous pourrez prolonger votre visite par les salles qui exposent les collections permanentes très riches du musée où vous pourrez retrouver (entre autres) des œuvres de la même époque et de la Renaissance Italienne.

Dépêchez-vous, il ne vous reste que 4 jours !

Monique Garrigue Viney

Musée Jacquemart-André : 158, bd Haussmann 75008 Paris - Tél. : 01 45 62 11 59- Fax : 01 45 62 16 36- message@musee-jacquemart-andre.com

Accès : RER Charles de Gaulle - Etoile, Métro Miromesnil ou Saint Philippe du Roule. Autobus : 22, 28, 43, 52, 54, 80, 83, 84, 93

Si vous voulez avoir des explications et un aperçu de l'exposition, consultez les sites suivants :

http://www.lefigaro.fr/culture/2009/03/12/03004-20090312D...

http://www.culturespaces culturespaces -minisite.com/primitifsitaliens/ ce site permet même d'examiner à la loupe certaines des œuvres exposées !

http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/ ou http://catholique-paris.cef.fr/415-Art-Culture-et-Foi-cin...

 

 

12 juin 2009

Découvrez les ateliers d’artistes du 14ème : samedi 13 et dimanche14 juin 2009

portes ouvertes.jpgPlus de 150 artistes, toutes disciplines confondues, vous accueillent les 13 et 14 juin dans leur atelier pour présenter leurs œuvres et vous faire partager leur art et leur passion pour la création. Faites aussi un tour sur le Marché de la création du boulevard Edgar Quinet où exposent de très nombreux artistes et artisans d'art.
Le week-end sera ponctué de concerts, d'ateliers d'initiations, de spectacles, de performances.

Horaires d'ouvertures des ateliers : Samedi 13 juin de 14h30 à 20h. Dimanche 14 juin de 11h à 19h
Le programme complet avec les lieux et les horaires se trouve à la Mairie du 14ème ou peut être téléchargé ici, vous pourrez ainsi préparer votre itinéraire artistique

05 juin 2009

Visite architecturale et paysagère de la Cité Internationale Universitaire de Paris : dimanche 7 juin à partir de 14h00

Maison des provinces-CitéU-3075.jpg

Visite architecturale :
Le premier dimanche de chaque mois, découvrez l’ensemble du site et ses architectures: de nombreux styles architecturaux témoignant des principaux courants du 20ème siècle : mouvement moderne international, courant éclectique, références régionalistes et classiques, architecture expérimentale et des architectes de renom : LE CORBUSIER, Willem Marinus DUDOK, Claude PARENT… Quatre d’entre eux sont classés ou inscrits au titre des monuments historiques.
Découverte du parc et son patrimoine arboricole.

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29 mai 2009

Marché de créateurs devant le café « Studio 18 », 18 avenue René Coty, exposition et concert, ateliers pour les enfants… Samedi 30 mai, de 10h à 19h et dimanche 31 mai, de 12h à 19h

Il y aura aussi une exposition d’artistes à l’intérieur du café. Concert acoustique le samedi à partir de 17h et ateliers badges gratuits pour les enfants le dimanche à 16h. Entrée libre. Studio 18, 18 rue René Coty. M° Mouton-Duvernet ou Denfert Rochereau. Bus 88

28 mai 2009

Concert Gospel de Pentecôte à Saint-Pierre-de Montrouge

N’oubliez pas !

Jeudi 28 mai à 20h30: « Feel the spirit », concert Gospel de Pentecôte dans l’église de saint Pierre de Montrouge.

100 étudiants du groupe Pic’Pulse dirigés par le Père Serge Gougbémon. Le programme de chants s'orientera autour du thème de la Pentecôte.Entrée 12 Euros. Ce concert est donné au bénéfice d’une œuvre au Bénin que 33 étudiants et jeunes professionnels iront porter cet été, sur place. Le projet en cours est la construction d’un centre de loisirs à Cotonou, dans le cadre du projet solidaire de l’été 2009 de l’association Réseau Picpus

Un très beau concert pour une cause très importante !

En primeur, vous apprécierez, Order my steps, Holy is the lamb, Sing africa Sing ! ou encore Bless the lord. Vous retrouverez aussi les incontournables de Moses Hogan avec The battle of Jericho, Listen to the lambs, Didn’t my Lord Deliver Daniel, Wade in the water, et, bien entendu, quelques morceaux aux origines culturelles variées qui nous ouvrent à d’autres horizons : Fill a me up, avec ses accents latino ou Uyingcwele Baaba, avec ses accents africains Renseignements : benin@reseau-picpus.com et http://www.reseau-picpus.com/Benin-2009.html

Tel : 01 43 45 63 31 ou 06 25 39 23 23, 82 avenue du Général Leclerc ; métro Alésia, bus 38, 68, 28, 62.

20 mai 2009

Atelier d'icônes d’EVA VLAVIANOS, exposition à Notre Dame du Travail

Une exposition d’icônes contemporaines a été organisée à Notre Dame du Travail . Les Icônes sont le produit d’un atelier que dirige Eva Marova Vlavianos à l’œuvre hagiographique immense. Ces icônes nous aideront à mieux comprendre la spiritualité orientale comme nous le rappelait le Cardinal Joseph Ratzinger dans « L’esprit de la liturgie » en 2000.

IconeMariePassion-Tracts.jpg

L’exposition aura lieu du 2 au 7 juin 2009 dans la salle Soulange Bodin 36 rue Guilleminot 75014 Paris. (de 10h à 18h30).

Lire la biographie de Eva Marava-Vlavianos:

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13 mai 2009

La nuit des musées samedi 16 mai

Avec cette nouvelle édition de la Nuit des Musées, les musées de la Ville de Paris confortent le succès de cet évènement auprès du public depuis sa création en mai 2005. Une formule simple conjuguant gratuité, découvertes et magie de la nuit.
Samedi 16 mai, de 18h00 à minuit (selon les musées) - Entrée gratuite.

Musique, lectures, arts plastiques...
Les férus de musique pourront par exemple arpenter le parcours musical animé par le Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris au Musée d’Art Moderne ou encore écouter de la musique traditionnelle vietnamienne autour de l’exposition «Six siècles de peintures chinoises» au musée Cernuschi.

Les amateurs de lecture se rendront soit au Musée Balzac où ils pourront écouter une performance d’acteurs interprétant les lettres d’amour écrites par Honoré de Balzac, soit au Musée Cognacq-Jay pour y entendre des contes libertins accompagnés d’intermèdes musicaux autour de l’amour au XVIIIème siècle (public adulte). Un détour par la  maison de Victor Hugo pour y entendre une interprétation des poèmes de l'écrivain.

Les plasticiens jetteront quant à eux leur dévolu sur le Musée Zadkine pour une mise en lumière particulière des sculptures d’Ossip Zadkine, sur le Musée Bourdelle pour les performances autour de l’exposition « Ange Leccia et les artistes du Pavillon » ou encore sur l’atelier « Toucher du Bois » animé par l’école Boulle et ouvert aux malvoyants qui pourront exceptionnellement toucher certains meubles des collections à Cognacq-Jay.
Les aventuriers prendront leur passeport à l’accueil du Petit Palais pour un tour d’Europe en 7 escales ponctuées d’animations.
Enfin, des visites conférences, des concerts et de la danse seront présentés dans le jardin du Musée Carnavalet.

A ne pas manquer encore, au Musée de la Vie Romantique, Marc Riboud, le célèbre photographe français, sera exceptionnellement présent à l’occasion de son 86e anniversaire et de la rétrospective inédite « Marc Riboud. L’instinct de l’instant ».
Pour en savoir plus : Le programme de la nuit des musées 2009 dans les musées municipaux

04 mai 2009

D'un visage à l'autre, « Regards de femmes vers la paix » : Exposition du 6 au 29 mai au FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis

Vernissage le mercredi 6 mai 2009 à 19h.
myrtille-blog.jpgC’est à Jérusalem en mars 2007 que l’idée de ce projet lui est venue…
A l’origine, un carnet de voyage puis la rencontre avec des femmes palestiniennes du village d’Artas.
Pour Myrtille, c’est une évidence que de prendre  en  photo ces femmes palestiniennes dans leur cadre de vie.
Après ce premier travail, tout aussi naturellement, elle ira photographier le quotidien des femmes israéliennes. Au delà du conflit qui a priori les sépare, Myrtille révèle leur point de rencontre : elles sont femmes avant tout.« Myrtille a ce don qui ne s’apprend dans aucune école : elle sait donner confiance à ses modèles et révélerleur vérité sensible et secrète » (J-L de Sauverzac, photographe).www.myrtille-photographe.fr
Entrée libre de 10h à 20h au FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis. M° Saint- Jacques

30 avril 2009

l'Art d'en rire au FIAP-Jean Monnet

Exposition « L’Art d’en rire » jusqu’au 3 mai au FIAP-Jean Monnet, 30 rue Cabanis 75014. Dessins de clowns et d’artistes comiques de Cécile Bélonie et photos-montages, collages, sérigraphies joyeusement bizarres de Anna Keogh

Tous les jours de 10 à 20h, 2 graphistes, tout sourire, pour célébrer ce mois de l’humour.

Cécile Bélonie, du bout de son crayon, fait honneur au monde du spectacle. Ça y est, les trois coups ont retenti, le rideau s’ouvre, et nous voilà plongés dans un monde de costumes et de fête, de magie et d’acrobaties en tout genre. Ses croquis sont toujours réalisés sur le vif, et ses modèles acrobates sont autant des comiques de grande notoriété que des troupes de théâtre, clowns et autres saltimbanques de génie. Des illustrations qui suggèrent le sourire mais aussi le silence : chut, le spectacle commence.
Découvrez son site http://www.adjust2.net/cecilebelonie-da/

Anna Keogh : C’est certain, l’Art de rire est multiple et l’humour se décline sous un panaché de facettes. Anna Keogh est nous met sur la voie de l’humour d’une manière souvent allusive : telle une visite aux contours du sourire, on s’amuse à contempler des œuvres originales, dont la “british touch” est toujours de mise. Photos, collages sérigraphies : de jolies bizarreries bien pensées évoquent la musique,  la conversation bien d’autres thème encore. Attention les yeux, un spectacle haut en couleur.
Découvrez son site http://annakeogh.com/

Exposition gratuite, tous les jours de 10h à 20h

19 avril 2009

Les neuf œuvres d’art qui « mettent en scène » le tramway

En 2002, Paris a invité 9 artistes renommés pour « mettre en scène le tramway ». Le projet a coûté 4 millions d’euros, répartis à part égale entre la Région et la Mairie de Paris, avec une participation de l’Etat à hauteur de 10%. Soit une valeur moyenne des projets de 450.000 €. L’art n’a pas de prix…
La Voix vous a déjà parlé de l’œuvre de Claude Lévèque sur le toit de l’Aqueduc de la Vanne, qui n’a pas franchement séduit notre rédacteur !

Gehry-Garigliano3738.jpg

Au départ du tramway, pont du Garigliano, Sophie Calle a choisi d’installer au milieu du pont une étrange cabine téléphonique, conçue par le très célèbre architecte Franck Gehry, en forme de pétales de fleur.  Dans ce lieu fréquenté par des voitures et de rares piétons, battu par les vents, glacial l’hiver, cet édifice aux couleurs vives ne manque pas de charme. A condition, bien sûr,  qu’on ne nous l’impose pour l'éternité, comme les colonnes de Buren au Palais Royal ou le monstre d’Ysoré, rue de la Tombe Issoire. Je ne vois pas pourquoi, les jardins du Palais Royal doivent être dévolus éternellement à l’œuvre de Buren. Vivement du changement!
Gehry-garigliano3741.jpgLa cabine téléphonique du pont du Garigliano est particulière : on ne peut pas appeler, on ne peut que recevoir. Ça sonne, vous décrochez, et vous avez Sophie Calle au bout du fil. La passionnante conversation que vous allez avoir sera même enregistrée. Elle s’est engagée à appeler la cabine 5 fois par semaine.
Mais cet inestimable création de lien social est facturée lourdement à la ville. Si l’on regarde le procès verbal du conseil d’arrondissement du 15ème, delib n° 08-511, on y apprend que l’abonnement à ce service coute 600€ HT par mois, et qu’en un an la ville a déboursé 8.291 €, dont… 32 € d’enregistrement et transfert d’appels. Ça n’a pas dû  décrocher souvent coté cabine !
L’art n’a pas de prix, on vous dit !
A.C.

18 avril 2009

Montparnasse et ses moulins

Qui peut rêver de trouver un moulin sur le territoire du Paris contemporain ? Est-ce encore possible, ou bien du domaine du pur fantasme ?

En vérité, un moulin existe bel et bien au cœur du cimetière Montparnasse. Certes, il a perdu ses ailes et ne ronronne plus. Il est muet depuis longtemps, mais son histoire mérite d’être racontée par le menu.

moulin de la Charité.jpg

Avant l’ouverture du cimetière Montparnasse (appelé primitivement :du Sud), les terrains appartenaient en partie à l’Hôtel-Dieu et aux religieux de la Charité, rue des Saints Pères. Ces religieux firent construire en 1661 sur ces mêmes terrains un moulin à vent, dit moulin de la Charité. Non loin de là se trouvait sur le chemin de Vanves (4 et 6 rue Raymond Losserand d’aujourd’hui) un autre moulin dit des Trois-Cornets. Les élèves de deux collèges : Louis-le-Grand tenu par les Jésuites et celui des Oratoriens de tendance janséniste, venaient se ressourcer autour du périmètre de ces ceux moulins lors de promenades « à la campagne ».

Le moulin de la Charité fut appelé « moulin moliniste », Molina étant un des maîtres à penser des Jésuites. On doit préciser que les territoires de Montparnasse, Montsouris et Montrouge comportaient jusqu’à la fin du 18ème siècle une trentaine de moulins en fonctionnement. En fait, au cours des siècles, plus de soixante existèrent sur les territoires susnommés.

Le moulin moliniste qui nous intéresse fut, à la Révolution, propriété de l’assistance publique qui le loua à un particulier. Très vite, le lieu devint une guinguette où l’on pouvait déguster des galettes arrosées du vin de Bagneux ! Mais la ville de Paris, désireuse de réaliser des grands cimetières « extra muros » acquit le terrain et le moulin en 1819. Le cimetière fut ouvert en 1824 et le Moulin de la Charité devint logement du gardien du cimetière.

Il y a quelques années, le Moulin de la Charité a été restauré. Un lierre plus que centenaire l’entourait dans un cocon de verdure mais fut arraché pour offrir à l’ensemble une unité architecturale, et redonner ainsi à l’édifice son aspect premier fait de sobriété et de simplicité.

Précisons qu’en novembre 1931 ce moulin fut classé monument historique. Le promeneur curieux pourra diriger ses pas en direction de l’allée Raffet et de l’allée des Quatre-Sergents de la Rochelle, afin d’y découvrir un témoin lointain de cette période où la campagne jouxtait le Paris du XVIIIe siècle.

R.R – N.D.L.R. Documentation extraite du numéro N° 32 de la S.H.A. du 14ème.

29 mars 2009

PASSION SELON SAINT JEAN J.S. BACH

Le Choeur & l’Orchestre de la Trinité et Le Choeur Hector Berlioz à la Trinité les 3 et 4 avril à 21 heures:

Cecile Tissot-trinité.jpg
Seize artistes contemporains ont accepté d’illustrer la Passion selon saint Jean de J.S. Bach par leurs photos, leurs tableaux, leurs sculptures. Leurs oeuvres sont exposées, en l’église de la Trinité entre le 29 mars et le 5 avril. Pendant les concerts, ces oeuvres seront projetées sur écran géant afin d’illustrer les tableaux musicaux de la Passion. Parmi ces artistes, Cécile Tissot, du groupe des jeunes adultes de Saint Pierre.
Plein tarif 23 € (prévente 18 €) – Tarif réduit 18 € (prévente 13 €)
Réservation : www.choeurtrinite.com ou www.fnac.com

25 mars 2009

Agenda culturel du 25 au 31 mars 2009

Rencontre avec Philippe Besson, jeudi 26 mars à partir de 19h pour son nouveau roman « La trahison de Thomas Spencer »
La librairie « Le livre écarlate » vous invite à une soirée rencontre avec Philippe Besson jeudi 26 mars à partir de 19h à l’occasion de la parution de son nouveau roman « La trahison de Thomas Spencer » aux Editions Julliard.
Librairie « Le livre écarlate » 31 rue du Moulin Vert -Tel 01 45 42 75 30

Jeudi 26 mars, 19h30 Concert du Chœur du 14e interprétant des chants et des musiques du monde.
Ecole élémentaire 46 rue Boulard. Entrée libre. Tél. : 06 63 06 13 57. www.clefdeschants.fr

Festival Cinérail, du 25 au 31 mars, au cinéma « Les 7 Parnassiens »
Ce festival présente une sélection de films et courts métrages de tous pays autour des trains, métros, gares et voies de chemins de fer. Plusieurs films sont à l’affiche sur le thème « Train, humour et fantaisies ». C’est aussi l’occasion de (re)découvrir des films et documentaires connus et moins connus.
Tarif : 5,50 €. Cinéma les 7 Parnassiens, 98 boulevard du Montparnasse. M° Montparnasse ou Vavin. http://www.cinerail-fest.com/

Mardi 31 mars, 19h15 : Lecture musicale « Poésie Tibétaine » :
Soirée consacrée à la poésie tibétaine contemporaine présentée par Françoise Robin, enseignante de tibétain à l’Inalco. Lectures par Jacques-Marie Legendre (comédien), Philippe A Raynaud (écrivain, lecteur) et Charles Teissier (pianiste, compositeur). Entrée libre. L’Entrepôt, 7, rue Francis de Préssensé. M° Pernety. Tél. : 01 45 40 07 50. www.lentrepot.fr

Mardi 31 mars, 20h, Concert des élèves du Conservatoire du 14e : ensemble de cuivres inter-conservatoires, qui interprétera des œuvres de Aaron Copland, Louis Durey, Benjamin Britten, Anthony Girard et Henri Tomasi. Entrée libre. Auditorium du conservatoire Darius Milhaud, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet.

13 mars 2009

Poésie et musique : manifestations organisées par le Conservatoire Darius-Milhaud

Printemps des Poètes « Sourire (s) et improvisation (s) » Itinéraire poétique et musical  à travers des textes de : Vian, Prévert, Michaux, Tardieu, Dubillard, Queneau…
« Compositrices d’hier et d’aujourd’hui І »: Œuvres de : Louise Farrenc, Lili Boulanger, Ginette Keller, Graziane Finzi, Sophie Lacaze et Marcelle Manziarly

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14 et 15 mars : Conférences, lectures, rencontres avec des écrivains, exposition de dessins…

«Les débarquements en France» au musée Jean Moulin
Lecture de contes scientifiques à la bibliothèque Georges Brassens
Rencontre avec l’écrivain mexicain Mario Gonzalez Suarez à la bibliothèque Plaisance
Exposition de dessins sur l’observation du ciel et de l’espace de Donald Grant
« Le livre écarlate » vous invite à rencontrer Pieter Aspe, pour « les Masques de la nuit »
Bal du CASA

Samedi 14 mars, 10h : « Les débarquements en France » au musée Jean Moulin
Conférence de Christine Levisse-Touzé, directrice du Mémorial-Musée et historienne sur « Les débarquements en France ». Entrée libre. Musée Jean Moulin, 23 Allée de la 2e DB, Jardin Atlantique. M° Montparnasse ou Gaîté. Tél. : 01 40 64 39 44.

logo handicap.jpgSamedi 14 mars, 14h30 : lecture de contes scientifiques à la bibliothèque Georges Brassens
Dans le cadre de l’année mondiale de l’astronomie, la bibliothèque G. Brassens organise des lectures de contes scientifiques par Les Atomes Crochus pour les enfants à partir de 7 ans. Bibliothèque Georges Brassens, 38 rue Gassendi. M° Mouton Duvernet. Inscription : 01 53 90 30 30.

logo handicap.jpgSamedi 14 mars, 15 h 30, rencontre avec l’écrivain mexicain Mario Gonzalez Suarez à la bibliothèque Plaisance
La bibliothèque Plaisance à l’heure du Mexique : rencontrez Mario Gonzalez Suarez, auteur Mexicain dont le roman « Les Chiens de l’obscurité » a été traduit en français. Entrée libre. Bibliothèque Plaisance, 5 rue de Ridder. M° Plaisance. Tél. 01 45 41 24 74 - bibliotheque.plaisance@paris.fr

Exposition de dessins sur l’observation du ciel et de l’espace de Donald Grant, jusqu’au 28 mars, à la bibliothèque Georges Brassens
mardi et mercredi de 10h à 19h, jeudi et vendredi de 13h à 19h, samedi de 10h à 18h
Dans le cadre de l’année mondiale de l’astronomie, la bibliothèque G. Brassens présente l’exposition de dessins originaux tirés du livre « J’observe le ciel et l’espace » de Donald Grant. Bibliothèque Georges Brassens, 38 rue Gassendi. M° Mouton Duvernet. Tél. : 01 53 90 30 30.

Dimanche 15 mars, à partir de 11 h, la librairie « Le livre écarlate » vous invite à rencontrer Pieter Aspe, pour « les Masques de la nuit », son 3ème opus des enquêtes du commissaire Van In aux éditions Albin Michel. Librairie « Le livre écarlate », 31 rue du Moulin Vert .Tel-Fax 01 45 42 75 30

logo handicap.jpgBal du CASA : Dimanche 15 mars, 14h30
Tarif : 4 €. Salle des fêtes de la mairie, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet.

 

 

09 mars 2009

Conférences, réunions, journées d’amitié dans les paroisses du 14ème du 9 au 15 mars 2009

Lundi 9 mars : Café Théo Se soucier d’écologie, de développement durable… un impératif moral ?
Que vous soyez croyant, incroyant, agnostique… venez débattre à 20h
Pizza Roma - 61 avenue du Maine, salle à l'étage, conso : 6€

Mardi 10 mars 2009 de 20h  à 22h : Pouvons-nous attendre qu'une histoire nous porte vers la vérité?
Avec Jean-Claude ESLIN, philosophe, enseignant au Centre Sèvres, membre du Comité de rédaction de la revue Esprit. Chapelle Saint Bernard de  Montparnasse. 34, place Raoul Dautry - 75015 Paris. Tel / Fax : 01.43.21.50.76 -Mail : chapelle-st-bernard@wanadoo.fr

Prier avec saint Marc : Mardi 10 mars à 20h30 dans l’église Saint Pierre de Montrouge, entrée par la grille de l’avenue du Maine
Lecture continue de l’Evangile de Saint Marc. C’est le sixième rendez-vous avec cet Evangile, : lecture partage et méditation.

Jeudi 12 mars à 20h30, La conversion de Saint Paul , Sylvie Bethmont
viendra nous parler en images (tableaux et œuvres projetés et commentés) de la Conversion de st Paul : «Pour moi, vivre c’est le Christ» au centre paroissial de saint Pierre de Montrouge 9 passage Rimbaut

Samedi 14 mars, à 14 h : Le CCFD organise une rencontre avec 4 associations en Corée, Nicaragua, Soudan et Togo, 117 rue Blomet 75015
Le CCFD-Ile de France (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) vous invite à une rencontre avec les représentants de 4 associations en Corée, au Nicaragua, au Soudan et au Togo qui réalisent, chacune dans leur pays un projet de développement avec l’appui du CCFD. Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris y participera
117, rue Blomet 75015 Paris

Journées d’amitié de la paroisse Notre-Dame du Travail : samedi 14 mars, de 14h à 19h, dimanche 15 mars, de 10h à 19h

La Paroisse Notre Dame du Travail organise les Journées d'Amitié et vous accueille autour de stands variés : brocante, livres et bibelots, objets de décoration, jeux, produits du terroir, salon de thé ...Entrée gratuite. 34-36 rue Guilleminot.  Renseignements : Tél.: 01 44 10 72 92 - www.notredamedutravail.net

Agenda culturel du 9 au 13 mars 2009

Exposition de photos « Paris souterrain » à la mairie du 14ème du 9 au 15 mars
Lundi et vendredi de 12h à 17h, jeudi de 12h à 19h30, samedi et dimanche de 10h à 18h
Cette exposition de photos, intitulée « Paris souterrain » est organisée par la Société d’Histoire et d’Archéologie du 14e à la salle polyvalente de la mairie, 2 place Ferdinand Brunot. Entrée libre.

« Mexique, terre sacrée » au Gaumont Alésia, lundi 9 mars, à 14h30 et à 17h :
Dans le cadre des ciné-conférences de Connaissance du Monde, projection du film « Mexique, Terre sacrée », réalisé et commenté par Michel Aubert. Cinéma Gaumont Alésia, 73 avenue du Général Leclerc. M° Alésia. Tarifs : 9 € / 8 € / 4,50 € / gratuit pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés de leurs parents. Renseignements : 01 43 71 06 09 – paris@connaissancedumonde.org / www.connaissancedumonde.com

Lecture de poèmes à l’Entrepôt, mardi 10 mars, 19h15
Dans le cadre du Printemps des poètes, lecture de textes d’Edmond Rostand, Claude Roy, Jacques Prévert, Jean Tardieu, Raymond Queneau, Henri Michaux, Alphonse Allais, Boris Vian, Vincent Roca, Gilbert Laffaille, par la Compagnie Lire Autrement. Entrée libre. L’Entrepôt, 7 rue Francis de Préssensé. M° Pernety. www.lentrepot.fr

Mardi 10 mars, 20h : Concert des professeurs du conservatoire du 14e : duo guitare et violoncelle, œuvres de Stépan Lucky, Radames Gnattali, Friedrich Dotzauer et Fernando Sor. Entrée libre. Auditorium du conservatoire Darius Milhaud, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet.

« 48heures par jour » avec la participation de Françoise Laborde au cinéma « les 7 Parnassiens » Mardi 10 mars, 20h30
Dans le cadre de la Journée de la femme, la mairie organise la projection du film « 48 heures par jour » de Catherine Castel au cinéma Les 7 Parnassiens, avec la participation comme grand témoin de Françoise Laborde, journaliste. Cinéma les 7 Parnassiens, 98 boulevard du Montparnasse. M° Montparnasse.

Exposition « Faits de femmes » à la Maison des associations : Du 10 au 12 mars, de 10h à 20h
« Faits de femmes » : dans le cadre de la Journée de la femme, l'association Les Jardins Numériques organise une exposition d'oeuvres en création numérique sur les violences faites aux femmes. Entrée libre. Maison des associations 22, rue de Deparcieux. M° Denfert Rochereau ou Gaîté.

« Savoir choisir », conférence-débat à la bibliothèque Vandamme : Jeudi 12 mars, de 12h30 à 14h .
Conversation philosophique sur le thème « savoir choisir » animée par Delphine Bouit, psychologue clinicienne et docteur en philosophie. Entrée libre. Bibliothèque Vandamme, 80 avenue du Maine. M° Gaîté. Tél. : 01 43 22 42 18.

Jeudi 12 et vendredi 13 mars, 20h : Opéra comique de Charles Gounod sur un livret de Barbier et Carré, organisé par l’association La Colombe. PAF : 7 €. Salle des fêtes de la mairie, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet.

03 mars 2009

La Maison des provinces françaises à la Cité Universitaire

Ce bâtiment est l'un des plus importants de la Cité, il comprend 320 chambres. Au départ, il était question de loger les étudiants alsaciens redevenus français en 1918 et 100 000 dollars furent alloués par un Français et un Américain pour ce projet mais il fut élargi aux étudiants de toute la France, toutefois en réservant 75 chambres pour les Alsaciens. Ainsi, les étudiants de France pourraient vivre en communauté dans un cadre de verdure. L’inauguration de ce bâtiment eut lieu le 27 juin 1933.

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Ce fut encore l'architecte Armand Guéritte – déjà engagé pour la Fondation Biermans – Lapôtre – (Belgique et Luxembourg,  qui réalisa ce beau bâtiment. Pour éviter l'effet caserne, étant donné la dimension de la construction, l'architecte a choisi des briques rouges et jaunes.  Certaines fenêtres sont couronnées par des frontons ovales portant les armes des 36 anciennes provinces françaises.

Le sculpteur Gaumont a sculpté une superbe Athéna casquée, placée au dessus de la porte d’entrée.
Cette maison des Provinces de France a été dotée de plusieurs salles de réunion, d'une bibliothèque et d'une grande salle de jeux. Sous les combles décorés de blasons, quatre salons ont été aménagés dans les styles alsacien, provençal, normand et bourguignon.

Ont apporté leur participation : Saint-Gobain pour les glaces, le syndicat des soieries de Lyon pour les tentures, la manufacture de Sèvres pour les points lumineux. Malheureusement, aujourd'hui, il ne reste rien de ces magnifiques décors.

Aqueducs et carrières dans le XIV°

Le 7 mars, à la mairie du 14ème, s’ouvrira une exposition sur les aqueducs, les carrières et les catacombes présents sur notre arrondissement. La société historique et archéologique du 14ème est à ce titre concernée. 40 photos seront présentées. Elles serviront de support aux explications techniques, historiques et scientifiques et permettront de découvrir l’histoire et la richesse patrimoniale des carrières souterraines de Paris. Cette exposition apportera des précisions à propos des clichés qu’il est nécessaire de faire disparaître sur les catacombes et les cataphiles et messes noires… Cette manifestation fera prendre conscience que ce lointain patrimoine reste aujourd’hui en danger.

Informations  transmises par la S.H.A du 14e.

02 mars 2009

La galerie Camera Obscura expose: Raymond Meeks et Laurent Millet jusqu’au 7 mars

Nous vous signalons cette exposition passionnante de deux photographes aux univers étranges et poétiques.

Deux photographes et le livre

Laurent Millet

Dans ses «Petites machines à images», Laurent Millet poursuit la construction d’un monde poétique, une déclinaison de machines à pêcher, chasser, de cabanes et de créatures imaginaires.

Laurent Millet expo Camera obscura.jpg
Millet réalise des installations dans un paysage d’eau et de ciel, comme une page blanche sur laquelle il dessinerait. Une chambre de grand format fixe ces sculptures provisoires sur un négatif papier, que Millet tire ensuite par contact, dans un dyptique que l’on peut comparer à un livre ouvert. Ces séries réalisées épisodiquement depuis une douzaine d’années (et qui ne sont qu’une facette d’une oeuvre très imaginative) ont été rassemblées dans le livre paru récemment aux éditions Filigranes. (Laurent Millet est né en 1968. Il est actuellement résident à la Casa Velasquez, à Madrid.)

Raymond Meeks

L’oeuvre de Raymond Meeks se décline au travers de plusieurs livres qu’il a conçu et publié chez Nazraeli Press, soit réalisé lui-même en édition limitée, voire unique.

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«Sound of summer running» était centré sur sa propre famille, sur les jeux et les mystères de l’enfance. Ses deux plus récents livres présentent un propos plus grave : «a clearing», avec ses photographies de travailleurs de la mine prises en Birmanie, mêlées à des images de pierres et de glèbe, évoque le travail toujours recommencé de Sisyphe, tandis que les corbeaux de «Nevermore» font référence au mauvais augure du poème d’Edgar Allan Poe. (Raymond Meeks est né en 1963 dans l’Ohio. Il habite actuellement à Portland, USA.)

Commentaires écrits par Didier Brousse - Camera Obscura, 268 boulevard Raspail ouvert au public du mardi au samedi de 13 h à 19h. Tel 01 45 45 67 08. Pour plus de renseignements, consultez : http://www.galeriecameraobscura.fr/

12 février 2009

Histoire, architecture, littérature, danse : au menu des conférences du 13 au 25 février dans le 14ème

Vendredi 13 février, 10h30 Visite de « La Maison du Fontainier »
Les parcours conférence sur l'eau organisés par la société Eau de Paris et ses partenaires vous font découvrir « la Maison du Fontainier ». En visitant les sous-sols de l'un des principaux témoins de l'Aqueduc dit « de Marie de Médicis », pivot de l'alimentation en eau de la Ville de Paris entre le XVIIe et le XIXe siècle, découvrez, des Romains à nos jours, les grandes périodes de l'histoire de l'eau à Paris. Inscriptions au 01 42 24 54 02 ou par courriel pavillondeleau@eaudeparis.fr. Tarifs : 5 € / 3 € / gratuit pour les moins de 12 ans.

Samedi 14 février, 10h, « La jeunesse dans la Résistance en France ».au Musée Jean Moulin
Conférence de Christine Levisse-Touzé, directrice du Mémorial-Musée et historienne sur « La jeunesse dans la Résistance en France ». Entrée libre. Musée Jean Moulin, 23 Allée de la 2e DB, Jardin Atlantique. M° Montparnasse ou Gaîté. Tél. : 01 40 64 39 44

271555641[1].jpgSamedi 14 février, 15h «En remontant le boulevard Raspail » parcours architectural et littéraire à la Mairie du 14ème
«En remontant le boulevard Raspail», conférence de M. Grand. Evoquant l’architecture des quartiers traversés par cette voie depuis le boulevard Saint-Germain jusqu’à la place Denfert-Rochereau, le conférencier parlera aussi de ceux qui ont habité le boulevard Raspail ou ses environs, ou l’ont choisi comme cadre de l’action dans leurs œuvres (Chateaubriand, Balzac, Simenon, François Mauriac…). Entrée libre. Mairie, 2 place Ferdinand Brunot. M° Mouton Duvernet.

271555641[1].jpgMercredi 25 février, de 19h à 22h, « Créations et underground hip hop, quelles interconnexions ? » à la Mairie-Annexe du 14ème 12 rue Durouchoux
L’association AscEnDanse Hip Hop organise une soirée de promotion de la culture hip hop. Au programme : conférence sur le thème « créations et underground hip hop, quelles interconnexions ? », exposition et spectacles de danse. Entrée libre. Salle des fêtes, 12 rue Durouchoux. M° Mouton Duvernet.

Jeudi 26 février, 17h, « La place de Leclerc dans la mémoire et dans l’histoire »
L’association Mémoire et espoirs de la Résistance organise une soirée avec Julien Toureille, l’auteur de « La place de Leclerc dans la mémoire et dans l’histoire ». Conférence et présentation par l’auteur de sa thèse avec signature et débat.  Entrée libre. Musée Jean Moulin, 23 Allée de la 2e DB, Jardin Atlantique. M° Montparnasse ou Gaîté. Tél. : 01 40 64 39 44.

11 février 2009

Les 10 ans du prix Arcimboldo au musée Montparnasse

Rétrospective du 12 février au 15 mars 2009

Depuis 1999, l’association Gens d’Images, à l'origine des prix Niepce et Nadar, décerne le prix Arcimboldo, du nom de Giuseppe Arcimboldo qui, en son temps, explora des voies nouvelles de la création artistique, notamment avec ses portraits fantastiques. Bien que banalisée aujourd’hui, l'évolution très rapide des technologies numériques pour les images fixes ouvre toujours de larges perspectives à la création. Le prix Arcimboldo, doté par Fujifilm avec le concours des Laboratoires Dupon, contribue ainsi à encourager de jeunes créateurs, venant d’horizons différents.

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A l’occasion des 10 ans du prix, le Musée du Montparnasse et l’association Gens d’images organisent du 12 Février au 15 Mars 2009, une exposition qui réunira une sélection des travaux des lauréats, de leur création primée à leurs projets actuels. Depuis 1999 et la remise du premier Prix Arcimboldo à l'artiste Orlan, cette récompense a promu des artistes venus aussi bien des beaux-arts que de la photographie numérique.

De Catherine Ikam, pionnière des nouvelles technologies et la mention spéciale accordée à Christophe Clark et Virginie Pougnaud (2000), à Nicole Tran Ba Vang et ses « habits de nudité »(2001), de Jean-Baptiste Barret et son univers de figures chimériques (2002), au plasticien tchèque Tom Drahos (2003). Puis Florian Schneider (2004), peintre sans peinture ; Patrick Fournial et ses explorations périurbaines (2005), Nicolas Moulin (2006) et sa vision anxiogène de la ville jusqu’aux portraits subversifs et dérangeants des « baby dolls » d’Alain Delorme (2007). Et enfin les créations multimédia du dernier lauréat Jean-François Rauzier (2008) investiront le Musée du Montparnasse, situé dans les ateliers de Marie Vassilieff, au coeur du Montparnasse historique et artistique.

Musée du Montparnasse 21 avenue du Maine 75015 Paris www.museedumontparnasse.net ou courriel museedumontparnasse@wanadoo.fr

19 janvier 2009

Une soirée de poésie sur le thème de la mer: Mardi 20 janvier, 19h15, à la Galerie de l’Entrepôt

L’association Lire Autrement présente une lecture réalisée par la comédienne Simone Hérault sur le thème de la mer des textes de Baudelaire, Rimbaud, Hugo, Prévert, Brassens, Loti et d'autres.

«La mer est le miroir où l’âme de l’homme peut se contempler» Ernest Hemingway
Des mots aux embruns poétiques et aux parfums iodés nés dans les textes de Baudelaire, Rimbaud, Hugo, Prévert, Brassens, Loti et d’autres encore nous mèneront sur les sept mers. Ces auteurs nous feront partager leur passionnante contemplation pour le monde de l’or bleu.

(L’association Lire Autrement veut faire de la lecture à voix haute une expression artistique visant à valoriser la vie littéraire et les arts dans toutes leurs spécificités, avec le concours de lecteurs professionnels et en étroite collaboration avec les écrivains, les éditeurs, les libraires, les bibliothécaires, les animateurs du monde littéraire et les artistes.)
Entrée libre. La Galerie de l’Entrepôt, 7/9 rue Francis de Pressensé. M° Pernety. Tél. : 01 45 40 07 50.