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01 septembre 2010

Journée du patrimoine à la Chapelle saint bernard

Dans le cadre de la Journée du Patrimoine 2010,

JOURNEE PORTES OUVERTES

à la chapelle Saint Bernard de Montparnasse

le dimanche 19 septembre 2010.

Chapelle saint Bernard.JPGSituée sous la Gare de Montparnasse (entrée sous l'horloge gauche de la façade de la gare), la chapelle est riche tout particulièrement d'œuvres du sculpteur Pierre de Grauw, qui ont été réalisées en partie (tabernacle et triple socle de l'autel) dans des traverses de chemin de fer faisant allusion à la situation particulière de la chapelle en sous-sol d'une gare.

Elle possède aussi des œuvres des sculpteurs Pierre DUBOS (Vierge en bois polychrome), et MANH, (Le Livre de pierre) et deux tableaux de Michel BIOT.

A 16 heures,

Pierre de Grauw commentera ses sculptures

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09 août 2010

Ah ! Monsieur Ledoux, vous êtes un terrible architecte

L'écrivain Louis-Sébastien Mercier, défenseur du petit peuple de Paris prenait ainsi à partie l'architecte Claude-Nicolas Ledoux et tempêtait contre le mur des Fermiers Généraux, «inconcevable muraille où les antres du fisc sont transformés en palais à colonnes »

Sous l'Ancien régime, les Fermiers Généraux étaient chargés de percevoir les impôts du Roi, et en particulier l'octroi, taxe payée par les marchandises qui entraient dans Paris. En 1785, pour éviter la contrebande, il est décidé de construire le mur des Fermiers Généraux, barrière douanière qui encerclerait le Paris de l'époque à l'emplacement de nos grands boulevards. « Le mur murant Paris rend Paris murmurant » disent les 500.000 parisiens.

Architecte inspiré et ingénieur des Eaux et forêts, Ledoux a découvert Palladio en Angleterre. Après avoir construit des demeures pour l'aristocratie parisienne, des constructions publiques à Besançon, Compiègne, Aix en Provence, il érigea, pour produire le sel à partir d'eau de sources salées, les salines royales d'Arc-et-Senans,

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Les salines d'Arc-et-Senans en Franche-Comté

, une cité ouvrière idéalisée, d'un caractère révolutionnaire. Son architecture associe le répertoire antique et le symbolisme de formes géométriques simples.

Paris_14e_-_place_Denfert-Rochereau_-_pavillon_Ledoux_ouest.JPG

En 1785, il reçoit la commande des 55 pavillons d'octroi et du mur des Fermiers Généraux. L'Etat royal aurait été mieux avisé de prendre un architecte plus modeste et d'éviter l'affichage aux entrées de Paris de symboles d'oppression. Comment ne pas juger choquante la réalisation de bâtiments, qui coûtaient davantage que l'impôt qu'ils étaient censés collecter ? Ledoux presse les travaux dont il sent l'issue incertaine, mais ne peut mener son entreprise à terme, déchargé de sa tâche par le Roi pour avoir voulu édifier des bâtiments trop provocateurs.

En 1789 des pavillons sont incendiés, mais le projet de Ledoux est presque intégralement réalisé. En juin 1790, la Ferme installe ses employés dans les bureaux, mais en mai 1791, l'octroi est supprimé ! Il sera rétabli plus tard et définitivement abandonné à la guerre de 14-18.

L'impopularité de l'octroi rejaillit sur Ledoux, suspendu de ses fonctions en 1787 et révoqué en 1789. Sous la Terreur, il sera emprisonné en 1793, et échappera de justesse à la guillotine.

Il reste deux de ses pavillons d'octroi,  place Denfert-Rochereau et place Stalingrad, de même que les colonnes de la Nation. Des deux pavillons de Denfert, appelés barrière d'Enfer, l'un donne maintenant accès aux Catacombes, l'autre abrite l'Inspection générale des Carrières de Paris. Leur style est typique de Ledoux, qui rêvait de propylées, entrées monumentales des temples, en édifiant ses palais à portiques. Le nom d'Enfer vient de la voie romaine Via Inferior, qui passait là.

C'est seulement après 1870, que la place prend le nom de Denfert-Rochereau, colonel qui défendit courageusement Belfort contre les Allemands en 1871, ce qui permit au territoire de Belfort de rester français. En son honneur on y plaça la réplique du colossal lion de Belfort sculpté par Bartholdi, auteur de la statue de la Liberté à New York, réalisée dans son atelier du 14ème.

A.C.

08 août 2010

Deux aqueducs pour une même cité

Ces vallonnements gazonnés sont situés parmi les aménagements récents de la ZAC Alésia-Montsouris. Ils ne sont pas naturels. Qui pourrait imaginer qu'en ce lieu se cachent les stigmates ressuscités de deux aqueducs, l'un construit par les Romains, l'autre réalisé par Marie de Médicis. Oui, les Romains ! Toujours soucieux d'améliorer leurs conditions de vie et l'avenir de la jeune Lutèce, amateurs reconnus de bains publics, ils étaient allés chercher l'eau d'une source située exactement sur l'emplacement du village actuel de Wissous, à douze kilomètres de la cité. Aujourd'hui, il ne reste que des fragments enterrés de ces deux aqueducs construits quasiment sur le même itinéraire, et dont les segments encore visibles sont présentés au pied du mur de soutènement du RER B, longeant l'avenue Reille, en face du parc Montsouris. L'un est visible de l'extérieur (celui de Médicis) tout en étant protégé par une baie vitrée. L'autre un peu plus loin est visible au ras du trottoir mais l'ouverture qui le protégeait en a été vandalisée : la vitre qui permettait d'apercevoir le "romain" a été brisée... On prétend que les empereurs Julien et Valentinien n'ont pas apprécié ce geste offensant pour leur mémoire !

Ce patrimoine inestimable de l'histoire de l'alimentation en eau de Paris avait été déclaré par les "spécialistes", comme "ne revêtant d'un point de vue scientifique aucun caractère exceptionnel susceptible de conduire à une protection, au titre de la législation des monuments historiques". Donc leur destruction était à cette époque envisagée en leur totalité. Mais devant la résistance des riverains, la Commission du Vieux Paris, autorité de la Ville de Paris en matière de patrimoine, préconisait finalement en 1997, de conserver 120 mètres de l'aqueduc de Lutèce (dont 98 mètres enterrés) et 133 mètres de l'aqueduc de Médicis (dont 88 mètres enterrés), sur les 300 mètres que mesurait chacun d'eux. Résultat aujourd'hui : 3 malheureux tronçons du Médicis ont été épargnés (de 8, 12 et 30 mètres) et deux morceaux du gallo-romain (1 mètre sous vitrine rue Hallé et quelques 25 mètres dans le futur square côté Alésia).

R.R

29 juin 2010

Henri Rousseau, dit "le douanier", peintre dans le 14e

Qui sait de nos jours, que le «  Douanier Rousseau » a été durant de nombreuses années, un habitant du 14e, où il réalisa la majorité de son œuvre de peintre « naïf » ?

Le_douanier_Rousseau-1910-La_cascade.jpg

Né à Laval le 21- 5- 1844, il s'était établi à Paris en 1868 . Il fut employé à l'Octroi de Paris, qui à cette époque, percevait des droits d'entrée sur les marchandises pénétrant dans Paris. Pendant ses heures de service, Rousseau fait des croquis et conçoit ses futures tableaux.  Ainsi,  en 1890, il peint : « l'Octroi », celui de la porte de Vanves. Il sera un fidèle du Salon des Indépendants à partir de 1885, salon  qui permet aux peintres débutants de se faire connaître, et cela sans esprit de chapelle. Ce salon créé en 1884 par Redon, Seurat et Signac, est en outre une fenêtre ouverte sur les nouvelles tendances de la peinture en cette fin du XIXe siècle.

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18 juin 2010

Cycle de prière pour le monde

20/06/2010  Semaine 26

ARGENTINE, PARAGUAY, URUGUAY - Luc 9, 18-24 ; Ps 63(62)

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27 mai 2010

Entrez dans les ateliers d’artistes du 14e : journées portes ouvertes les 29 et 30 mai 2010.

POartistes.JPGLes Journées portes ouvertes des ateliers d'artistes, organisées par la mairie du 14e, les 29 et 30 mai, promettent deux jours de découverte et de surprises. 150 ateliers d'artistes et galeries s'ouvrent au public. Rendez vous également sur le marché de la création où plus de 70 artistes exposeront leurs œuvres, à la galerie Montparnasse pour une exposition sur René Artozoul et l'académie de la Grande Chaumière, ainsi que sur le parvis de la mairie où le graffeur Nasty réalisera une performance.

150 ateliers ouverts au public  : Samedi 29 mai de 14h30 à 20h ; dimanche 30 mai de 11h à 19h. Des peintres, des photographes, des sculpteurs, mais aussi des mosaïstes ou de créateurs de bijoux : durant deux jours, plus de 150 artistes ouvrent les portes de leur atelier pour accueillir le public dans l'intimité de leur lieu de travail et de création, ou exposent dans les galeries d'art de l'arrondissement. De nombreux ateliers sont accessibles aux personnes handicapées.

Un grand marché de la création Les amateurs pourront aussi faire un tour (et, pourquoi pas, céder à un coup de cœur et repartir avec une toile ou une sculpture) sur le marché de la création où plus de 70 artistes peintres, sculpteurs, artisans d'art et photographes exposent.

Boulevard Edgard Quinet, dimanche 30 mai de 11 à 19h.

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18 mai 2010

Les œuvres d’art du tramway T3

La RATP est une entreprise éclectique : elle joue les promoteurs immobiliers, à la ZAC Montsouris il y a quelques années, en ce moment sur le boulevard Jourdan. Elle joue aussi les promoteurs d'œuvre d'art autour du futur tramway T3-Est (voir le site). Elle transporte aussi des voyageurs.

La premier T3: Garigliano-Porte d'Ivry

La Voix vous avait raconté, -voir la note- les conditions de la création (pour 4 millions d'euros) de neuf œuvres d'art, situées sur le parcours du premier tronçon du tramway T3. L'observation que l'on peut faire, est que pour ce prix (en moyenne 450.000 euros), il est peut-être regrettable que beaucoup aient eu un caractère éphémère.

Une direction artistique

La mairie et la RATP envisagent un projet analogue pour le deuxième tronçon : un trentaine d'œuvres pour environ 10 millions d'euros. Cette fois-ci, un groupe de sept personnalités, présidé par Christian Bernard, directeur et fondateur du musée d'art moderne et contemporain de Genève, assisté de Nathalie Viot, pilotera le projet.

Le groupe a défini des directives d'ensemble :

Les interventions artistiques doivent permettre de tisser un lien entre les espaces mais aussi entre les populations. De ce fait, la mission artistique a souhaité privilégier des œuvres à valeur d'usage (bancs, belvédères, fontaines) ainsi que des œuvres monumentales faisant «signal». Des œuvres qui seraient des points de rencontre, d'échange, voire de repères pour les riverains.

Sur les sites choisis, cinq thématiques majeures seront développées :

  • « REPÈRES » : constituer un événement sur le parcours
  • « FENÊTRES » : offrir une visibilité sur le paysage et permettre une découverte ou redécouverte du territoire
  • « OUVERTURES » : mettre en avant les ouvertures sur le réseau, idée de porosité et de transparence
  • « PAUSES » : offrir des moments de pause au voyageur au cœur de lieux de passage
  • « MEMOIRES » : donner une signification en lien avec la mémoire des lieux et des usages

L'art n'a pas de prix.

A.C.

09 mai 2010

Découvrez l'histoire de la Commune de Paris, gouvernement insurrectionnel de Paris en 1871 : du 11 au 30 mai 2010, trois conférences, une exposition et une promenade sont proposées dans le 14ème

Du 11 au 30 mai, 4 rendez-vous pour mieux connaître l'histoire de ce gouvernement insurrectionnel ouvrier, qui dirigea la capitale de mars à mai 1871.

Mur3-federes-senat.jpgLa mairie et les Amis de la Commune organisent trois conférences et une promenade dans le 14e consacrées à la Commune de Paris, gouvernement insurrectionnel ouvrier, qui a dirigé la capitale de mars à mai 1871 avant d'être réprimé dans le sang. (gravure de l'époque montrant les exécutions au Jardin du Luxembourg)

Trois conférences à la mairie du 14ème

- 11 mai, de 19h à 21h30 : histoire de la Commune, avec Jean-Louis Robert, historien.

- 17 mai, de 19h à 21h30 : la Commune dans le 14e, avec Georges Viaud, président de la Société historique et archéologique du 14e.

- 25 mai, de 19h à 21h30 : la Commune et la culture, avec Claudine Rey, historienne.

Entrée libre. Mairie du 14ème, 2 place Ferdinand Brunot. M° Mouton Duvernet ou Denfert Rochereau.

Exposition du 11 au 25 mai, de lundi à vendredi de 8h30 à 17h, jeudi jusqu'à 19h30 et samedi de 9h à 12h30 : les Amis de la Commune de Paris présentent une exposition sur la Commune de Paris dans le hall de la mairie du 14ème (gravure de l'époque, évoquant les executions au jardin du Luxembourg)

Entrée libre. Mairie, 2 place Ferdinand Brunot. M° Mouton Duvernet ou Denfert Rochereau. - Accès aux personnes à mobilité réduite.

monument-aux-F-d-r-s-cimeti-re-Montparnasse_1259.jpg30 mai à 14h : Promenade historique d'Alésia au cimetière du Montparnasse. RDV au métro Alésia. Gratuit.

(Il y a au  cimetière du Montparnasse un obélisque qui a été restauré récemment. Ce monument est situé dans l'enclos des Fédérés où sont inhumées les victimes de la répression de la Commune de Paris, en mai 1871 par les troupes Versaillaises. )

02 mai 2010

la Galerie du Montparnasse présente...

L'exposition présentée par la Galerie du Montparnasse, se rapporte aux oeuvres picturales de Patricia Flabeau ( peintures à l'huile et dessins au fusain) et de Francesc Bordas (peinture).

Le vernissage de cette exposition aura lieu le 4 mai 2010 de 18h à 21h 30 au 55, rue du Montparnasse - 75 014 - ; Tél : 01 43 22 72 77. et durera jusqu'au 16 mai inclus, tous les jours de 14h à 21h.

29 avril 2010

Conférence-visite de N.D du Travail

 

Conférence-Visite de l'église Notre-Dame du Travail : Dimanche 2 mai à 15h00

L'église Notre-Dame du Travail a été construite entre 1899 - 1902.

L'architecte Jules Astruc et le donneur d'ordre l'abbé Soulange-Bodin ont conçu cette église en fonction d'impératifs budgétaires et d'opportunité du moment : le démontage des pavillons de l'exposition universelle rendaient disponibles des moellons et des charpentes métalliques. De plus, le caractère populaire de la paroisse permettait une architecture et des matériaux rappelant l'univers du travail. Cependant le plan général de l'édifice ne pouvait pas être révolutionnaire ; le volume intérieur est semblable à celui d'une église néo-gothique.

Notre Dame du Travail est un édifice constitué de trois nefs métalliques délimitées par un chevet et une façade en maçonnerie. La nef centrale, les nefs latérales et le chœur sont couverts de voûtes métalliques. Les tribunes sont portées par des arcs en anse de panier qui délimitent des petites chapelles décorées de motifs floraux.

Cette visite est très intéressante car elle présente aussi des oeuvres  d'art religieux d'une grande  richesse et  portée spirituelle.

Entrée 59 rue Vercingétorix  en face du square « Cardinal Wyszynski »

 

 

15 mars 2010

« Le Christ aux Outrages » de Fra Angelico et « la Pieta » d’Enguerrand Quarton.

Conférence de Stéphane Coviaux, professeur à l'école Cathédrale et fondateur de l'association « Venez et Voyez »

Par un véritable exercice de perception associant observation, dialogue et apport de connaissances, nous entrerons dans une contemplation féconde de ces chefs d'œuvre. Nous découvrirons comment deux immenses peintres du XVème siècle articulent avec génie et profondeur, la mort et la résurrection du Christ.

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Pietà, Enguerrand Quarton, XVe

20h30, mardi 16 mars 2010 au Centre paroissial de Saint-Pierre de Montrouge, 9 passage Rimbaut, Paris 75014 (m° Alésia, bus 28, 38, 62, 68).

01 mars 2010

Tremblement de Terre en Haïti témoignage du Père Wesner Neree qui a passé 3 années à la paroisse Notre-Dame du Rosaire.

Le drame du séisme en Haïti continue de nous bouleverser profondément. Nous avons eu de nouvelles du Père Wesner Neree qui a passé trois années au Rosaire avant de retourner dans son pays en 2008.

Il est parvenu à survivre. Il raconte comment il a vécu le séisme : « J'étais dans ma chambre, et par miracle, la partie de l'immeuble où je me trouvais est restée debout. Pour sortir du bâtiment, j'ai dû déblayer les gravats qui obstruaient la sortie. Je ne peux pas tout raconter, car les images que vous recevez ne disent pas tout. Ici c'est un désastre. »

Nous souhaitons vivement lui témoigner notre profond soutien par notre prière, pour lui et tous les haïtiens, ainsi que soutenir son action par notre générosité pour mieux affronter le futur.
Dès à présent vous pouvez déposer vos dons, espèces ou chèques, à la paroisse Notre Dame du Rosaire. Le Père Wesner nous proposera dès que possible un projet à réaliser en commun.

Merci pour votre geste fraternel !

Haïti 2010.JPG

Les dessins de Marie-Josée Carita

Rédactrice de La Voix du 14ème, Marie-Josée, fait également des dessins pleins de sensibilité, et en a consacré un au drame de Haïti, que vous pouvez voir ci-dessus. D'autres sont publiés dans l'album que nous lui avons ouvert, dans notre site et que vous pouvez voir en  cliquant ici.

23 février 2010

« Sur les traces d'un bâtisseur, André Honnorat » exposition photographique du 27 janvier au 17 décembre 2010

honnorat André.JPGUne carrière républicaine
André HONNORAT a été une figure politique importante, bien que méconnue, de la IIIème République. Ardent  dreyfusard, réformateur de la politique familiale française, pionnier de la lutte contre la tuberculose, promoteur  de l'hygiène scolaire, à l'origine du transfert des cendres de Gambetta au Panthéon... Journaliste de formation, conseiller général du canton de Lauzet (1907-1950), député, puis sénateur des Basses-Alpes, ministre de l'Instruction Publique, il joue un rôle actif dans la vie politique française jusqu'à la période de l'Occupation.

Des réalisations diverses

Les projets réalisés par André HONNORAT frappent par leur diversité : fervent pacifiste, il eut l'idée d'inhumer le Soldat Inconnu sous l'Arc de Triomphe. Il fut, bien avant son application en France dans les années 1970, un défenseur de l'Heure d'Eté. En 1940, il fit partie des députés qui refusèrent de voter les pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN. Surtout, des années 1920 à sa mort, il fut l'un des artisans de la création de la Cité internationale universitaire de Paris, aux côtés de mécènes privés comme Emile DEUTSCH DE LA MEURTHE, et d'acteurs académiques comme Paul APPELL, recteur des Universités de Paris. Utopie menée à bien, consistant à faire cohabiter dans la paix des jeunes du monde entier, elle résume la carrière de cet humaniste.

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09 février 2010

2010, Année HONNORAT : « l’Odyssée d’une utopie » la création de la Cité Internationale Universitaire de Paris

Il y a 60 ans disparaissait André HONNORAT, l'un des fondateurs de la Cité Internationale Universitaire de Paris, ce lieu toujours unique au monde. Une série d'événements lui rendront hommage: des expositions photographiques, des créations artistiques, des rencontres...

Dans le contexte pacifiste des années 20, André HONNORAT, ministre de l'instruction publique, imagina la création d'une cité unique en son genre, destinée à héberger un grand nombre de jeunes talents et à créer un foyer de vie internationale, au service de l'échange. C'est ainsi que naquit la Cité internationale universitaire de Paris, qu'il présida de 1925 à 1948, consacrant 30 ans de sa vie à cette œuvre et écrivant son histoire.

En 2010, nous célébrerons la modernité de son engagement en faveur d'un monde de paix, fondé sur l'échange et la compréhension mutuelle. 85 ans après sa création, la Cité internationale est toujours, en effet, un lieu de vie privilégié pour les étudiants, chercheurs et artistes du monde entier, sans exemple comparable dans le monde.

Programme, vous pouvez consulter http://www.ciup.fr/actuel/a_la_une/odyssee_utopie

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03 février 2010

Paris, la plus grande nécropole du monde ?

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La poursuite des fédérés dans les catacombes - gravure de l'époque -

« Au delà de ces bornes ils reposent en attendant la vie bienheureuse » est-il écrit en latin à l’entrée des catacombes de Paris, où se trouvent les restes de plus de 6 millions de Parisiens.

Il y a beaucoup de différence entre les Catacombes de Paris et de Rome. Ces dernières étaient selon l’expression de Jean-Paul II de « véritables lieux de repos communautaires, où tous les frères chrétiens, indépendamment de leur rang et de leur profession, reposaient dans l'attente de la résurrection».

Celles de Paris sont dues à la surexploitation des carrières de pierre et au surpeuplement des cimetières parisiens. Longues de 250 km, sous 9 arrondissements, à 35 m de profondeur, elles constituent un véritable labyrinthe. D’abord à ciel ouvert sous les Romains, les exploitations sont devenues souterraines. Pendant des siècles les carriers vont vider Paris de son sous-sol, en ne respectant aucune réglementation. Le premier accident grave s’est produit en 1774, rue d’Enfer, où 14 maisons sont englouties, selon le processus des cloches de Fontis : le plafond d’une galerie s’effondre, constituant une « cloche » » qui remonte par éboulements successifs comme une bulle qui atteint la surface. L’Inspection des Carrières est alors créée par le Roi et va réaliser un gigantesque travail. Elle cartographie tous les vides et consolide le sol sous les voies publiques.

En 1780, le Lieutenant Général de Police Lenoir propose d’y enfouir les ossements qui encombraient les cimetières de Paris, dans un but d’hygiène publique. On a commencé par le Cimetière des Innocents. C’était un véritable charnier. De longues files de chariots funéraires étaient vidées dans les anciens puits d’accès. On supprima d’autres cimetières. C’est ainsi qu’on ne sait pas où sont les dépouilles de La Fontaine, Molière, ou Robespierre, Marat et bien d’autres, sinon dans les catacombes.

Beaucoup de légendes sont attachées à ces lieux. Au 12ème siècle des malfrats s’installent sous le jardin du Luxembourg où se dressait l’hôtel de Vauvert. Pour la population, le diable habitait là, d’où l’expression du « diable vauvert ».

Des évènements dramatiques s'y déroulent aussi. En 1871, les violents combats de la Commune forcent les fédérés à se réfugier dans les catacombes où les Versaillais pénétrèrent par la barrière d'Enfer. Ils furent tous tués sur place ou faits prisonniers. Plus tard, les Catacombes ont servi à la construction d’abris, ou de bunkers par les Allemands ou utilisés par la Résistance (Rol-Tanguy à Denfert-Rochereau).

Depuis les années 60, les Catacombes sont fréquentées par une population très diverse. Des fêtes illégales y sont organisées. Le nombre de « visiteurs » a diminué, en raison de la lutte entre l’Inspection des Carrières murant des entrées et les cataphiles en rouvrant à quelques mètres. Le quartier Daguerre reste une zone d’accès privilégié.
Alain Constans

18 janvier 2010

l'Oratoire de N.D du Rosaire

On entre à l'Oratoire par l'Eglise de N-D du Rosaire au fond et à gauche. Toit incliné en pente douce, petite porte qu'on pousse sur un mur blanc. Tout de suite on est saisi par la simplicité et la pureté de l'architecture. Les murs sont blancs. L'éclairage encastré au plafond dessine une croix. Un vitrail moderne, aux couleurs chaudes et lumineuses, surmonte la table d'autel d'une grande sobriété. Il représente Marie aux Noces de Cana et fait mémoire de sa recommandation "Faites tout ce qu'Il vous dira". Une haute croix noire de fer forgé, à gauche de l'autel, est la création du même artiste que l'auteur du vitrail : Jean-Louis Lambert. En face, une niche encastrée dans la paroi présente une petite Vierge à l'enfant, statue de bois sculpté du 18ème, don d'une paroissienne.

A partir de l'obligation d'intégrer un pilier de l'Eglise dans l'Oratoire, un élément particulièrement signifiant au sens théologique et artistique a été créé par l'architecte, Nicolas Préver, paroissien de N-D du Rosaire, en concertation avec le Père Duverne, curé de cette église. Sa masse solide, de couleur blanche toute creusée de longues stries, évoque le Rocher que Moïse frappa de son bâton pour en faire jaillir l'eau au désert pour le peuple hébreu. Mais c'est aussi le Christ qui nous donne à boire et ces longues stries figurent la marée descendante en Bretagne, laissant sur le sable ses innombrables empreintes.

L'oratoire, seul lieu de l'église chauffé en hiver, abrite aussi les messes de semaine. Son mobilier, chaises et tabourets, aux lignes rectilignes, est en pleine harmonie de formes. Dans sa paix et sa lumière, on est bien.

I.C.

03 janvier 2010

le Musée du Montparnasse expose le peintre chinois Wang Yan Cheng

Le Musée du Montparnasse vous propose de découvrir une dizaine
d'oeuvres récentes du peintre chinois WANG YAN CHENG.

Wang Yan Cheng.jpg

Ces oeuvres seront ensuite présentées à Pékin en 2010.
D'inspiration cosmique, sa peinture est une proposition militante en faveur
du renouveau de l'abstraction, riche de couleurs et de matières.

WANG YAN CHENG
À la rencontre de la modernité occidentale de Montparnasse à Pékin

EXPOSITION
8 janvier < 7 février 2010
vernissage jeudi 7 janvier à 18h30

Si l'Europe incarnait au début du XX° siècle une modernité des lumières et de l'esprit, ce sera
autour des artistes impressionnistes et des découvertes scientifiques que vont naître ces libertés des
expressions et des esthétiques.

Le monde chinois riche de tant de siècles de traditions picturales et philosophiques s'ouvrait à ces
voies de la création et Paris allait devenir ce foyer de fertilisation et de nouvelles visions.
Montparnasse des années 30 retenait son souffle et accueillait ce melting-pot d'intelligentsia du
monde entier.
Le choc de ces deux héritages offrait un nouvel espace, un nouveau rapport au temps et à la
différence. C'est sur cette subtile ligne de rencontres que nous saluons l'oeuvre et la détermination
de Wang Yan Cheng, dont la recherche personnelle et son ouverture à l'art moderne occidental
allaient refonder cette exigeante lecture de nos sociétés où se retrouvent ensemble, dans une
alchimie bienveillante, une douce utopie faite de formes, de lignes et de couleurs qui disent la
force de l'image et du tableau au service d'une république des arts et des idées.
Le Musée du Montparnasse honore ce parcours qui rappelle ce lien étonnant avec l'histoire et ce
désir d'avenir au service de l'imaginaire.
Jean Digne, Président

Biographie de WANG YAN CHENG
Membre de l'Association des Artistes de Chine
1960 Wang Yan Cheng naît le 9 janvier à Guangdong dans une famille qui comptera six enfants. Son
père était directeur des recherches pétrolières et sa mère, aujourd'hui décédée, directrice d'un
hôpital. La famille vit quelques années à Canton puis s'établit à Shandong.
1978-1986 Etudie à l'Académie des Beaux-arts de Shandong. Au terme de ses études, il y devient
assistant.
1986-1988 Il est chercheur à l'Académie centrale des Beaux-arts de Chine, Pékin.
1989 Expose avec l'Association des artistes chinois de Pékin.
Arrive en France. Il partage désormais sa vie entre les deux pays.
1992 Maître de conférence à l'Académie des Beaux-arts de Shandong.
1995 Professeur invité de l'Académie des Beaux-arts de Shandong.
1996 Expose à Monaco où il reçoit le Grand prix Prince Albert. Il est nommé secrétaire général de
l'Association des Artistes Chinois dans le monde (World Chinese Artists).
2002 Membre de l'Association internationale des Arts plastiques de l'Unesco, fondée pour stimuler la
coopération culturelle internationale entre les artistes de tous les pays.
2004 Professeur invité de l'Académie des beaux-arts de Shanghai.
2005 Nommé vice-président du Salon Comparaisons (Paris)
2008 Nommé chevalier des Arts et Lettres par le Gouvernement français.

INFORMATIONS PRATIQUES  -  MUSEE DU MONTPARNASSE
21, avenue du Maine 75015 Paris  01 42 22 91 96 - Fax 01 42 22 91 00
Tous les jours sauf lundi de 12h30 à 19h
TARIFS: 5 € / REDUIT  4 €
http://www.museedumontparnasse.net

08 décembre 2009

Entre terre et ciel ...

Florence Bellon est bien connue dans notre arrondissement. Musicienne, flûtiste, elle organise en particulier, à saint Pierre de Montrouge, Bach Cantus, concert fondé sur une Cantate de Jean-Sébastien Bach, où le public, après l'avoir répété, chante le choral accompagné par l'orchestre.

Elle nous invite, cette fois-ci, à un spectacle, créé avec la comédienne Marie-Christine Descouard, avec des pastels de Marie-Elise Larène, où la flûte, Bach, Messiaen, répondra aux poèmes d'Hugo, Eluard ou Saint-Exupéry.

Dimanche 13 décembre à 17 heures à l'église saint Gervais, 13, rue des Barres, 75004; métro Hôtel-de-Ville ou Pont-Marie

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06 décembre 2009

Giordano Bruno mis en scène à l’Observatoire de Paris jusqu’au 12 décembre

A l'occasion de l'Année Mondiale de l'Astronomie, l'Observatoire de Paris ouvre exceptionnellement ses portes au public, pour un spectacle déambulatoire au coeur de ce lieu de science et d'histoire. Un parcours à la découverte de Giordano Bruno, contemporain de Galilée, astronome, philosophe et arpenteur de l'infini.

« Giordanio Bruno, des signes des temps », un spectacle de Laurent Vacher à partir de textes de Giordano Bruno, avec Benoît Di Marco, Pierre Hiessler, Laurent Lévy.
Mû par une géniale intuition, Giordano Bruno dès la fin du XVIe siècle affirme ce sur quoi les astronomes contemporains continuent de travailler : « un nombre infini de soleils existent ; un nombre infini de terres tournent autour de ces soleils, des êtres vivants habitent ces mondes...». Plaidoyer contre l'intolérance et l'obscurantisme, ce spectacle évoque l'histoire d'une pensée révoltée, qui propulse un homme à la découverte du monde dans une Europe en pleine guerre de religions.
Ils sont trois pour incarner le parcours de Giordano Bruno, sa pensée philosophique, et celle de ses détracteurs de l'inquisition ; trois protagonistes qui nous emmènent dans un voyage intérieur et questionnent notre appartenance à un univers infini.

Observatoire de Paris 61 avenue de l'Observatoire- RER Port Royal ou Denfert-Rochereau

Jusqu'au 12 décembre : Du lundi au samedi à 20h30, sauf le jeudi à 19h30
Tarifs : 18 € / 13 €. Renseignements - réservation : 01 44 84 72 20 - http://fr.mc265.mail.yahoo.com/mc/compose?to=resa.giordan...

24 novembre 2009

le Musée du Montparnasse expose

Nouvel espace dédié à la mémoire de Montparnasse

Le musée du Montparnasse inaugure dans un nouvel espace du musée, une galerie en mezzanine aménagée dans le hall d'entrée du musée, conçue par Elise Morin et l'agence SMLGlobal Design.

Cette galerie offre un espace de mémoire et de respect pour ces traces d'artistes, héritières de la Belle Epoque de Montparnasse. Ce sera un lieu permanent réservé aux amis du musée, à ceux qui ont contribué à le défendre, à l'animer et souvent à lui confier des archives et des oeuvres. Il sera aussi ce lien renouvelé avec les lieux voisins, avec les musées du quartier et avec les artistes témoins de la vitalité historique de ce quartier.

Cette galerie sera complétée par la création à ses côtés de l'Auditorium Roger Pic (Fondateur du Musée) grâce à l'aide de partenariats soucieux eux aussi de faciliter et promouvoir la mémoire audiovisuelle de ces itinéraires d'artistes au contact avec cette ville de Paris et des pays et cultures dont ils sont souvent les représentants du fait de leur parcours.
Jean Digne, Président

David Schneuer (1905-1988). Peintre

Exposition présentée du 25 novembre 2009 au 23 janvier 2010, vernissage mardi 24 novembre à 19h
Avec le concours de la Galerie Saphir et en partenariat avec le Théâtre du Lucernaire

Né en Galicie, Pologne, il étudie la peinture tout d'abord à Munich puis il séjourne quelques mois à Paris dans les années 20. De retour à Munich, il travaille avec Bertolt Brecht et le Kammerspiel Theater en tant que décorateur et affichiste. Il semêle aux mouvements d'avant-garde et se lie d'amitié avec Georges Grosz. Arrêté en 1933 et emprisonné à Dachau, il immigre en Israël au lendemain de sa libération et s'installe à Tel Aviv. Il poursuit alors une carrière de designer, peintre, dessinateur et graveur, jusqu'à sa mort.
Ses oeuvres figurent dans plusieurs collections, notamment au Münchener Stadt Museum, au Musée de Tel-Aviv, au Musée d'Israël à Jérusalem et à la Galerie Saphir à Paris.
Un peintre marqué par le souvenir de Paris où il avait passé plusieurs semaines à la fin des années vingt, un peintre surtout préoccupé par la Femme autour de laquelle, dans presque tous ses tableaux, s'ordonnent les compositions, les foules et les hommes. Schneuer est fidèle à ses axes majeurs d'inspiration : la femme et la vie grouillante de la ville. Ses cabarets, ses scènes de rue, ses terrasses, ses manèges où virevoltent les écuyères restituent une atmosphère à la fois surannée et vivante, avec des clins d'oeil à Toulouse-Lautrec, à Pascin ou Dignimont.
Elie Szapiro

Le spectacle musical « Un soir à Montparnasse »
L'exposition a été conçue en partenariat avec la Compagnie Vincent Colin qui présentera du
2 décembre 2009 au 23 janvier 2010 au Théâtre du Lucernaire, le spectacle musical « Un soir à Montparnasse. Au cabaret des années folles », conçu par Hélène Delavault et Vincent Colin, à partir de textes et de chansons empruntés notamment à Breton, Tzara, Aragon, Desnos, Kiki, Péret, Artaud, Satie, Poulenc, Mistinguett...

L'affiche de ce spectacle est inspirée d'un tableau de David Schneuer, Le Couple. Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 17h.
Théâtre du Lucernaire
53 rue Notre Dame des Champs 75006 Paris - tél. 01 45 44 57 34
www.lucernaire.fr


INFORMATIONS PRATIQUES

Tous les jours sauf lundi de 12h30 à 19h , ENTREE LIBRE
http://www.museedumontparnasse.net
Dans les autres salles, le Musée du Montparnasse présente toujours l'exposition
« Le dernier voyage d'André Malraux en Haïti, la découverte de l'art vaudou » jusqu'au 11 décembre 2009

PARTENAIRES ASSOCIÉS
Galerie Saphir
69 rue du Temple 75003 Paris

16 novembre 2009

Noël médité avec les peintres

Conférence avec projections par Éliane Gondinet-Wallstein

Le 26 novembre prochain, à 20h30, au centre paroissial, 7-9, passage Rimbaut.

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Éliane Gondinet-Wallstein présente ainsi son intervention : « Nous regarderons comment des peintres d'époques et de sensibilités très diverses ont exprimé, chacun à sa manière, plus ou moins réaliste ou symbolique, la Nativité du Dieu fait homme pour faire partager aux hommes sa vie divine. Un peintre d'icône byzantine, un moine bénédictin de Reichenau, des artistes comme le Maître de Moulins ou Mathis Grünewald, Hugo van der Goes, Caravage ou La Tour, des peintres plus contemporains comme Fritz von Uhde ou Nolde, nous donnent chacun à contempler une facette différente du mystère de la divine humanité du Christ. »

Eliane Gondinet-Wallstein est historienne de l'art et responsable du « Commentaire d'œuvre d'art » dans la revue liturgique mensuelle Magnificat. Elle a écrit plusieurs ouvrages dans la collection « Un certain regard » publiée chez Mame, dont Noël sous le regard des peintres.

A.C.

02 novembre 2009

Petites leçons d'art pour tous

 

« Petites leçons d'art pour tous » : mercredi 4 novembre de 18hà 19h30 ; le thème sera le « ROUGE »

Apprendre, comprendre l'art. Réagir, questionner, partager.

Les "petites leçons d'art pour tous" sont données par Pierre Baqué, professeur d'art à la Sorbonne, adhérent passionné du Café depuis plus d'un an.

L'objectif est à la fois de donner à voir des œuvres, de donner envie d'en découvrir d'autres mais aussi d'interroger ces œuvres, de comprendre quand, pourquoi, comment elles ont été créées, d'échanger, de débattre sur toutes les questions esthétiques, sociales, politiques qu'elles posent.

Les séances sont découpées en 2 temps :

Un temps pour découvrir, regarder, apprendre...

Un temps pour questionner, échanger, proposer.

Chaque séance constitue un tout autonome, complet et cohérent, centré sur une problématique unique.
[Illustration : le Génie des arts ]

mercredi 4 novembre : la petite leçon traitera le thème du "ROUGE"

C'est un  rendez-vous régulier du Moulin à café

http://moulin.cafe.free.fr/ Coordonnées : le Moulin à café 9, place de la Garenne 75014 Paris
Tel 01.40.44.87.55 - Métro Pernety

 

 

07 octobre 2009

Grand succès de la sortie de Art, Culture et Foi au Mont Saint Michel

Art Culture et Foi est une association (loi 1901) créée en 1989 à la demande du cardinal Lustiger. Sa mission est de promouvoir dans la capitale, par des manifestations ou des créations artistiques et culturelles de qualité, les rapports que l'art et la culture conservent ou retrouvent avec les inspirations de la foi chrétienne.

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Les activités sont principalement des conférences-débats, expositions, concerts spirituels, les visites d'églises et de monuments, la Semaine du Marais chrétien,.... Art, Culture et Foi, à saint Pierre de Montrouge, organise les concerts Bach Cantus, des visites de l'église ; des expositions et des voyages (retable d'Issenheim).

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Les 3 et 4 octobre, plus de 50 personnes, accompagnées par les membres d'Art, Culture et Foi de saint Pierre et le Père Bruno Laurent, nouveau vicaire de Saint Pierre, sont parties au Mont saint Michel. Au programme, visite du Scriptorial d'Avranches, musée qui contient des manuscrits du Mont Saint-Michel et propose de découvrir l'histoire des manuscrits, rencontre avec les moines et moniales des communautés de Jérusalem et messe dans l'abbaye, et bien sûr, visite du Mont et de l'abbaye. Tous ces « pèlerins » sont rentrés ravis de ce voyage, tant par l'intérêt touristique que par la dimension spirituelle.

A.C.

30 septembre 2009

Visitez Paris d’un autre oeil : 31 balades du patrimoine et 34 parcours d’architecture

Des parcours à emprunter à pied ou à vélo à l'occasion des Journées du Patrimoine. Et tout le reste de l'année !

4 nouvelles balades sont disponibles cette année : « Atlantes et cariatides des Grands Boulevards » et « Sur les traces du Paris antique », « Le style 30 dans les jardins : le sud de Paris », « Le style 30 dans les jardins : les jardins de Roger Lardat ».

Les musées de la Ville de Paris, dont les collections permanentes sont ouvertes au public gratuitement toute l'année, ouvrent également gratuitement à cette occasion leurs expositions temporaires et leurs activités pédagogiques, notamment en direction des publics en situation de handicap.

Pour plus de précisions :

http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=10...

18 septembre 2009

HÔTEL DE MASSA - SOCIÉTÉ DES GENS DE LETTRES

38 rue du Faubourg Saint-Jacques - 75014 PARIS 14

Parmi les visites proposées au cours des journées du patrimoine, découvrez ce petit bijou du XVIIIème siècle situé entre l'Observatoire de Paris et l'hôpital Cochin. Cette visite a lieu samedi 19 septembre de 14h à 18h

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Façade Nord de l'Hôtel de Massa ; SGDL

« Folie élevée à l'origine sur les Champs-Elysées en 1778-1779, par l'architecte Le Boursier pour Thiroux de Montsauge, alors administrateur général des Postes. Jadis rue de la Boétie, l'hôtel a été transféré pierre à pierre dans une parcelle du jardin de l'Observatoire en 1927-1928. Le mobilier Art déco conçu par Maurice Dufrêne en 1928 est également protégé Monument historique. Il abrite la Société des Gens de Lettres, fondée en 1838. »

Visite libre ou commentée : Horaires : samedi 14h-18h Gratuit

Historique de l'hôtel de Massa, présentation des collections de bustes du XIXe s. et XXe s, lettres manuscrites et autographes...
Courriel : manifestations@sgdl.org

Téléphone : 01 53 10 12 07-Site Internet : http://www.sgdl.org- Courriel : sgdlf@sgdl.fr
Moyen d'accès : M6 St-Jacques / RER B Port-Royal/ Denfert-Rochereau
Patrimoine accessible aux personnes handicapées motrices

Visitez Paris d'un autre oeil grâce aux 31 balades du patrimoine et 34 parcours d'architecture. Des parcours à emprunter à pied ou à vélo à l'occasion des Journées du Patrimoine. Et tout le reste de l'année !

Journées du patrimoine dans le 14e, 19 et 20 septembre 2009

Vous allez pouvoir visiter La Cité universitaire internationale, véritable musée à ciel ouvert de l’architecture mondiale, avec ses quatre pavillons classés « Monuments Historiques » ; la collection d’art brut de l’hôpital Sainte Anne ; la maison du Fontainier, le plus ancien monument du 14e qui au XVIIe siècle permettait de contrôler la distribution de l’eau amenée par l’aqueduc de Médicis ; la Coupole, au bar duquel s’accoudaient Kessel ou Hemingway ; le dépôt de bus de Montrouge et son projet de restructuration ; des ateliers d’artistes ; l’église Notre Dame du Travail avec sa structure métallique industrielle l’hôtel de Massa, l’Observatoire de Paris, le cimetière Montparnasse où sont les tombes de Baudelaire, Sartre, Beauvoir, Ionesco, Gainsbourg et Brancusi, dont la sculpture "Le Baiser" se trouve allée 35…

De nombreuses visites seront accessibles aux personnes en situation de handicap.

Photo © La maison du fontainier. Paris Historique

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Photo © La maison du fontainier. Paris Historique

Tous les rendez-vous des journées du patrimoine dans le 14e

17 septembre 2009

Journées du patrimoine: visitez la brasserie LA COUPOLE

La Coupole- fresques.jpgLa Coupole, fresques- CI. C.R.M.H.

102 boulevard du Montparnasse - 75014 PARIS 14- Téléphone : 01 43 20 14 20 - Moyen d'accès : M° Vavin, Montparnasse, Edgar Quinet / Bus 58, 91
Période historique : 1927- Inscrit au titre des Monuments historiques
« Témoin de la vie parisienne durant les "années folles", la brasserie La Coupole est construite en 1927 par les architectes Barillet et Le Bouc pour les restaurateurs Ernest Fraux et René Lafon. Le nom est choisi par référence à ceux des établissements avoisinants, "Le Dôme" et "La Rotonde". Trente-deux artistes de Montparnasse participent à la décoration de la salle du restaurant, notamment par des peintures sur toile marouflée en haut des piliers. Fernand Léger figure parmi ces peintres, mais l'attribution des toiles est incertaine. Le restaurant a été réhabilité en 1988 à l'occasion de la surélévation du bâtiment. »

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Visite commentée: Présentation de l'histoire de Montparnasse du XVIIe s. à nos jours, de La Coupole inaugurée en 1927, des piliers et des pilastres peints par des artistes des Années folles, des plasticiens d'aujourd'hui de la coupole, et de l'"Abécédaire de La Coupole" de Thomas Dufresne et Georges Viaud, aux Editions du Cherche-Midi.
Téléphone renseignement : 01 43 27 10 21- Horaires : samedi-dimanche 9h, 10h, 11h, 15h30, 16h30, 17h30- Gratuit

10 septembre 2009

IV - Survol historique de la paroisse Saint-Pierre-de Montrouge

UNE GRANDE EGLISE POUR UNE GRANDE PAROISSE

Ainsi que nous l'avons vu dans le précédent chapitre, ce ne fut qu'aux tout derniers jours de décembre 1847 que fut inauguré le modeste bâtiment intitulé église Saint-Pierre-de-Montrouge, fruit des efforts persévérants de l'abbé Comte, lequel fut le premier curé de la paroisse. Rappelons que cet édifice se situait exactement entre nos actuelles voies dites rue Thibaud et passage Rimbaut.

L'excellent homme qu'était le curé de la paroisse ainsi créée, ne se doutait guère que la Révolution de 1848 allait éclater quelques semaines plus tard, mais il ne perdait pas son temps, comme on va le voir, au milieu d'une situation politique et sociale qui devait durer jusqu'au rétablissement de l'Empire, à la fin de 1852.

ET NAPOLEON III APPELA HAUSSMANN

Le plébiscite marquant la fin de la IIe République est du 21 novembre 1852, mais, dès le 15 octobre précédent, un notable industriel montrougien,       M. Alexandre Dareau, a été nommé maire de Montrouge, fonction dont il avait été destitué quatre ans plus tôt par la Monarchie de Juillet. Aussitôt il va accélérer les travaux de la nouvelle mairie de Montrouge au Petit-Montrouge. Et, dès le 29 juin 1852, ce sera l'abbé Comte, notre curé de Saint-Pierre-de-Montrouge, qui bénira le terrain de cette mairie, ainsi que la première pierre de l'édifice, qu'allait poser M. Berger, le préfet de la Seine.

L'année suivante, l'Empereur donnait pour successeur à M. Berger celui qui allait être durant dix-sept ans le grand préfet de Paris : Haussmann, lequel se mit immédiatement à la tâche...

UN GRAND ARCHITECTE : VAUDREMER

Notre 14e arrondissement fut pour Haussmann, exécutant les ordres de l'Empereur et surtout réalisant ses plans, le cadre d'une suite de grands travaux comme aucune ville de France n'en avait jamais connue. Haussmann confia à une élite d'architectes et d'ingénieurs reconnus parmi les meilleurs d'Europe : les Belgrand, Couche, Alphand, Quesnel, Vaudremer..., la réalisation du rêve de l'unique souverain urbaniste du XIXe siècle, Napoléon III.

Au Petit-Montrouge, ce fut Emile Vaudremer, architecte de la Ville de Paris (prix de Rome 1854) qui construisit, entre 1860 et 1870, notre église Saint-Pierre-de-Montrouge (tout en bâtissant simultanément, au quartier voisin dit de la Santé, la prison du même nom).

Saint-Pierre-de-Montrouge est certainement une des églises les plus "réussies" de cette époque à Paris, sur un terrain triangulaire dont cet architecte sut tirer le meilleur parti. On a cessé de discuter et même de contester son style (romano-byzantin, paraît-il) et l'on peut dire que cette église, avec son haut clocher carré, s'est parfaitement incorporée à notre paysage urbain, en cette vieille place quasi centrale qui changea tant de fois de nom : Croix-des-Sages, Quatre-Chemins, Puits-Rouge, Saint-Pierre - et, maintenant, de son appellation officielle, "Victor et Hélène Basch",  noms de deux victimes de la dernière guerre (et "place d'Alésia" dans le parler courant).

Et quel "carrefour" extraordinaire sous l'ombre de notre église : la grand-route d'Espagne, continuée au Nord par celles de Germanie et des Flandres (de l'autre côté de la Seine) et recevant comme les affluents d'un grand fleuve la chaussée du duc du Maine, la route de Chevreuse ou de Chartres, la longue rocade des rues de la Convention, de Vouillé, d'Alésia et de Tolbiac... Saint-Pierre est une des églises de Paris les mieux situées...

UNE PAROISSE A GEOMETRIE VARIABLE

Le premier Saint-Pierre, que nous avons évoqué en commençant (c'est-à-dire la modeste église de la rue Thibaud, ouverte fin 1847) était devenu trop exigu, avec le peuplement rapide de la partie de Montrouge dite le Petit-Montrouge, laquelle était bien plus étendue que le quartier créé sous ce nom en 1860. La paroisse de l'époque couvrait la totalité de cette moitié Nord de la commune, à l'intérieur de l'enceinte des Fortifications. Et, en fait, il n'y avait alors d'autre église dans ce secteur que la très modeste chapelle de N.-D. de Plaisance, rue Saint-Médard, actuelle rue du Texel, au nord-ouest du futur Arrondissement. Quand le second Saint-Pierre eut été bâti, il resta l'église de la paroisse du lieu. Ce n'est que beaucoup plus tard, entre la fin du XIXe siècle et les lendemains de la Grande Guerre de 1914-1918, qu'apparurent d'autres églises : N.-D. du Travail en 1901, qui remplaça N.D.  de Plaisance au premier tiers de la rue Vercingétorix . N.-D. du Rosaire en 1911, tout au bout de la rue de Vanves (actuellement rue Raymond-Losserand) ; Saint-Dominique en 1921 (à l'entrée de la rue de la Tombe Issoire) ; d'où autant de paroisses nouvelles, qui réduisirent l'extension territoriale de la paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge.

Quelles sont, à l'heure présente, les limites de cette paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge ? Les voici, telles qu'elles ont été fixées en 1925 :

- Au nord, c'est la rue Froidevaux, de l'avenue du Maine à la rue Boulard ;

- A l'est, ce sont les rues Boulard et Ernest Cresson, l'avenue du Général Leclerc jusqu'à la rue Sophie Germain ; cette dernière jusqu'à la rue Hallé ; celle-ci jusqu'à la rue Ducouëdic ; celle-ci jusqu'à la rue d'Alembert, laquelle va rejoindre la rue de la Tombe Issoire ; puis cette dernière jusqu'au boulevard Romain Rolland ;

- Au sud, ce même boulevard jusqu'à l'extrémité de l'avenue de la Porte de Châtillon ;

- A l'ouest, l'avenue du Maine jusqu'à la rue Maison-Dieu ; puis les rues Asseline, Didot et d'Alésia ; celle-ci jusqu'à la rue Delbet ; ensuite dans le prolongement de cette dernière, un tracé plus ou moins rectiligne venant couper le boulevard Brune pour emprunter la rue du Général de Maud'huy, puis le début de l'avenue Maurice d'Ocagne et la fin de l'avenue de la Porte de Châtillon jusqu'à rejoindre le boulevard Romain Rolland. On voit donc que l'actuelle paroisse déborde sensiblement à l'Ouest et quelque peu au Nord des limites du Petit-Montrouge, dont elle abandonne, en revanche, l'angle supérieur Nord-Est.

UNE CONSECRATION TARDIVE

La consécration de notre église Saint-Pierre-de-Montrouge n'intervint - pour des raisons qui nous échappent - que plus de cinquante ans après son entrée en service effectif vers la fin du Second Empire : à cette époque il ne manquait plus que la toiture de la plate-forme culminante, qui fut occupée par les Fédérés sous la Commune. Or, nous pouvons lire, en lettres d'or sur une grande plaque de marbre blanc proche de l'entrée de l'église, une belle inscription latine attestant "aux ides de Février MCMXXIII". la consécration du monument. Appelant au secours nos souvenirs scolaires, nous traduirons : le 13 Février 1923. L'architecte Emile Vaudremer a les honneurs de la première citation de l'inscription, ès-qualités de bâtisseur de l'édifice. Puis sont mentionnées les hautes personnalités ecclésiastiques ayant procédé aux rites de la consécration, et notamment le Cardinal Dubois, Archevêque de Paris, et le futur Cardinal Baudrillart.

R.L.C

04 septembre 2009

Exposition Henri-Cartier-Bresson au musée d'Art moderne de la ville de Paris

Derniers jours jusqu'au 13 septembre !

expo henri cartier bresson jusqu'au 13sept.jpgCette exposition est la reconstitution de celle qu'Henri Cartier-Bresson a lui-même réalisée en 1978 et qui a tourné pendant plusieurs années en Europe : « Quarante ans de photographie », titre qu'il a choisi à l'époque, constitue un exemple très intéressant du regard que peut poser un artiste sur son propre travail.

Composée d'environ soixante-dix images, elle est une sorte de « best of » de l'œuvre du photographe. Elle constitue aussi un exemple parfait de la manière dont on réalisait les expositions de photographies dans les années soixante-dix : les tirages, de taille imposante (70 x 90 cm), étaient montés sur carton et accrochés tels quels, sans encadrement. C'est ce même principe qui est conservé ici.

L'exposition Henri Cartier-Bresson au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson 75116 a lieu du 19 juin au 13 septembre 2009. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Entrée 6€ / 4,50€ Tél : 01 53 67 40 00

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01 septembre 2009

III -Un survol historique de Survol historique de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge

Un éphémère culte dissident

On était alors en 1840, et un singulier phénomène venait de se manifester au Petit-Montrouge : un disciple de l'abbé Châtel y avait établi la chapelle d'un culte dissident "l'Eglise catholique française", séparée de l'Eglise romaine et fondée au lendemain de la Révolution de 1830 par un prêtre né en 1795, l'abbé Châtel. Celui-ci, après avoir été vicaire, puis curé en province, était devenu aumônier du 23e Régiment d'Infanterie et du 2e Régiment de Grenadiers de la Garde royale sous la Restauration. Nous n'avons pas à entrer ici dans l'examen de sa "doctrine", qu'il disait fondée sur la seule raison, mais nous noterons qu'il célébrait ses offices en français et préconisait le mariage des prêtres. Sa succursale du Petit-Montrouge était établie à l'actuel n° 70 de l'avenue du Général-Leclerc, dans un grand local spécialement construit - qui devait par la suite devenir un entrepôt, un magasin, puis le Théâtre de Montrouge et, enfin, l'actuel cinéma "Le Mistral".

On a voulu minimiser le développement local de ce nouveau culte, et diverses notices disent ou sous-entendent que "l'Eglise catholique française", au Petit-Montrouge et dans ses autres succursales, "ne fit pas recette", ou encore ne connut qu'un "succès de curiosité". C'est une double erreur, d'ailleurs contradictoire : une part de curiosité est vraisemblable, mais la revendication d'une paroisse - avec son église - est historiquement prouvée comme l'expression d'un besoin insatisfait par suite des bouleversements politiques de la première moitié du XIXe siècle.

En fait, sur notre grande avenue-route d'Orléans, l'entreprise de l'abbé Châtel allait apparemment assez bien pour que le Conseil municipal de Montrouge lui allouât des crédits importants (les maîtres-carriers étaient riches), et se préparât à lui offrir un presbytère, mesures auxquelles le sous-préfet de Sceaux opposa son veto. Ce fonctionnaire appliquait évidemment une consigne ministérielle, dont la mise en oeuvre fut efficace. En effet, privé de subsides officiels - son culte étant censé gratuit - le desservant de l'église de Châtel ne put régler les mémoires des entrepreneurs qui avaient bâti sa chapelle, et le local fut vendu, terrain compris, par autorité de justice. Au même moment, les autres églises de Châtel furent fermées par la police.

1847 : Premier Saint-Pierre-de-Montrouge.

L'émotion causée par cette dissidence n'avait pourtant pas abouti à doter le Petit-Montrouge d'une église et, à défaut d'une paroisse, d'une succursale de celle de Saint-Jacques-du-Grand-Montrouge. Ce ne fut qu'en 1847 qu'une ordonnance royale constitua cette succursale, tandis que l'Archevêque de Paris nommait un curé, l'abbé Comte, mais en l'invitant purement et simplement à bâtir une église. Le nouveau curé, ne disposant pas d'une baguette magique, ne put que prier le grand éditeur-imprimeur catholique, l'abbé Migne, de lui concéder provisoirement une dépendance contiguë à ses immenses ateliers de la chaussée du Maine, ce que celui-ci fit volontiers. Mais le lieu était si incommode qu'il fallut, bientôt, pour pouvoir célébrer le culte, solliciter le prêt de la chapelle de la Maison de La Rochefoucauld. Cette solution de rechange dura jusqu'aux derniers jours de décembre 1847, où fut enfin inauguré un modeste bâtiment qui fut la première église Saint-Pierre-de-Montrouge.

Cette église était située entre l'actuelle rue Thibaud (alors rue d'Amboise) et le passage Rimbaud, exactement aux angles de ces voies sur l'avenue du Maine. L'entrée se trouvait, précédée de trois petites maisons de faubourg, sur la rue Thibaud. Une porte latérale s'ouvrait à la hauteur de l'actuel n° 195 de l'avenue du Maine.

R.-L. C