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06 février 2007

L'Arpajonnais, un chemin de fer d'autrefois

L'inauguration du tramway sur les maréchaux entre le pont du Garigliano et la porte d'Ivry ne doit pas nous faire oublier les réseaux de tramways existant entre les deux guerres, et en particulier le chemin de fer de Paris à Arpajon qui fut en service de 1894 à 1936.

En 1881, l'ingénieur Henri Vieillard présenta une demande en concession d'une ligne de tramways à traction mécanique destinée au transport des voyageurs et des marchandises entre Paris et Arpajon.

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L'affiche du tramway 

A cet effet, une société au capital de deux millions de francs fut créée en février 1889 : la Compagnie du chemin de fer sur route de Paris à Arpajon. Son siège social était situé au 68 de la rue Beaunier. L'inauguration eut lieu le 10 mai 1894. La voie ferrée suivait la route nationale 20 sur la plus grande partie de son trajet mais s'en écartait à plusieurs reprises, notamment pour desservir  Wissous, Morangis,  Sceaux-les-Chartreux et Leuville. L'exploitation de cette ligne de 37 kilomètres s'est faite en plusieurs étapes. En avril 1893, ouverture du tronçon Paris-Porte d'Orléans - Antony et successivement en 1893, 1894, 1985 les tronçons Antony - Longjumeau, Longjumeau - Monthléry et Monthléry -Arpajon, ainsi que Porte d'Orléans les Halles et Porte d'Orléans Odéon.

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L'arrivér à Arpajon 

Quelques précisions sur l'exploitation de la ligne : on a dit que la distance était de 37 kilomètres entre Paris et Arpajon, dont cinq kilomètres dans Paris, neuf dans le département de la Seine et vingt trois dans le département de Seine et Oise. Les trains de denrées maraîchères (principale activité du chemin de fer) fonctionnaient de une heure à quatre heures du matin, pour alimenter les Halles centrales. Auparavant, ces mêmes denrées étaient acheminées la nuit vers Paris sur des charrettes péniblement tractées par des chevaux.

Après la guerre de 14/18, le développement progressif du transport des marchandises par camion sonna le glas de l'exploitation de l'Arpajonnais. Dès 1935, la Compagnie fut mise en liquidation financière. Entre temps, la STCRP (ancêtre de la RA TP) continua l'exploitation jusqu'en octobre 1936, date à laquelle fut mis fin l'exploitation du chemin de fer d'Arpajon.

Ainsi disparut une figure emblématique qui anima l'avenue d'Orléans pendant plus de quarante ans.                  R.R

NDLR : informations provenant du Bulletin n° 27 de la SHA du 14ème ardt.

23 janvier 2007

Trois conférences sur la Genèse.

Premier livre de la Bible, la Genèse a de tout temps inspiré les artistes. Au cours de ces trois conférences nous prendrons d’abord le temps de relire quelques textes fondateurs (récits de création, déluge, vie d’Abraham), puis nous découvrirons comment ces récits ont étés mis en images. Depuis les miniatures romanes jusqu’à Chagall que de création !

-         Mardi 23 Janvier : « Les récits de création » - les premiers chapitres de la Genèse

-         Mardi 6 mars : le Déluge – Noé et la nouvelle création

-         Mardi 24 avril : le cycle de la vie d’Abraham

Ces trois conférences sont assurés par le frère Jean Jacques Danel, Franciscain et historien d’art.

Horaires : 20h30 – 22h. Lieu : couvent Saint François 7 rue Marie Rose 75014 Paris.  Métro Alésia. Tel : 01 40 52 12 86. - Courriel : danel@franciscains-paris.org

04 janvier 2007

L'écriture, une belle histoire

Jusqu'au 10 mars 2007, le musée de la Poste présente une très belle et didactique exposition sur toutes les formes d'écriture employées par l'homme, depuis les temps les plus reculés : écritures égyptienne, indo-européenne, sumérienne, puis sémitiques, alphaet araméen, hébreu, phénicien , grec, latin, sans oublier les idéogrammes chinois .

En annexe, nous assistons à la naissance de l'imprimerie, nous admirons l'étonnante collection de caractères typographiques de l'Imprimerie Nationale. Puis, remplaçant le calame et la plume d'oie, voici différents modèles de plumes métalliques, la naissance de la machine à écrire, et enfin l'apparition de la fameuse pointe Bic…Une exposition qui passionnera l'amateur autant que le spécialiste; l'écriture étant à l'origine même de toutes les civilisations… Vaste programme !
                                                                                                                                                        R. Rillot
Musée de la Poste - 34, Bd. de Vaugirard - 75015  Paris

03 décembre 2006

31, rue Campagne Première, l'immeuble d'ateliers

La rue Campagne Première, qui va du boulevard Raspail au boulevard Montparnasse, porte le nom de la « première campagne » du général Taponnier contre les autrichiens à la fin du 18e. En 1912, y fut construit au numéro 31 un immeuble d’ateliers d’artistes, conçu par l’architecte André Arfvidson et décoré de superbes céramiques d’Alexandre Bigot.

 

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On y voit quatre étages d’ateliers à deux niveaux, les sculpteurs au rez-de-chaussée (la pierre, c’est lourd) et les peintres au dessus. La très belle façade sur la rue, orientée au nord, est entièrement recouverte de grès flammé ocre par le céramiste. Mais le véritable chef-d’oeuvre est au sud sur le passage d’Enfer avec ses céramiques plus discrètes, à même le ciment, sur laquelle donnent les appartements, sur deux niveaux aussi, avec leurs séjours, leurs cuisine. Sur ce même passage d’Enfer, la façade est entourée de maisons de ville, qui doublent les ateliers du rez-de-chaussée.

 

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 Relevé de la façade, par Muriel Bailleux, Justine Fourier et Sandrine Gonan

Mais, cet immeuble n’a jamais été occupé par des artistes ; il n’a connu qu’une ocupation bourgeoise. Les artistes de l’époque, il faut plutôt les chercher dans les traverses, les passages et les fonds de cours, dans la cour du 9, par exemple ; dans cette cour, longue et étroite, des ateliers avaient été construits sur plusieurs niveaux, avec des matériaux de récupération de l’exposition universelle de 1889. Ils ont abrité Giorgio de Chirico ou Rainier Maria Rilke

A.C. 

28 novembre 2006

Exposition de Marie Belin à la bibliothèque Vandamme à Montparnasse jusqu’à la fin novembre

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Marie Belin est une passionnée de la mer  qu’elle sillonne volontiers à voile. Les paysages marins, la faune et la flore des pays côtiers sont des thèmes favoris de ses photos. Habitante du quartier Montparnasse, proche du jardin Atlantique qui est entièrement inspiré par l’Océan, elle a su y photographier d’immenses couchers de soleil, ou au contraire des détails qui évoquent les bateaux, la plage. L’exposition est installée sur des cordes dans la bibliothèque Vandamme, 80 avenue du Maine , jusqu’au 1er décembre 2006 : « Vagues végétales, inserts marins, des indices allant vers la mer…et vers Mouchotte,  les immeubles ou le jardin sont presque toujours visibles… » Il y a aussi, placée à l’entrée, une vitrine, comportant  une petite « déco » atlantique qui donne des indices sur l’inspiration de la photographe. Et, comme une signature ou plutôt une « une griffe » : Le Chat …Les lecteurs de La Voix du 14ème se souviennent certainement des photos de Marie Belin qui ont si bien illustré ses articles et dossiers.

Voir l'album, en haut de la colonne de droite
Monique Garrigue

11 novembre 2006

le programme du mois de la photo

Le mois de la photo bat son plein, y compris et surtout dans le 14ème, arrondissement au riche passé artistique, où ont vécu de grands photographes, comme par exemple Eugène Atget, qui avait son atelier rue Campagne Première.

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Photo Eugène Atget, vers 1900 

Le programme complet pour peut être téléchargé ici:

 http://www.mairie14.paris.fr/mairie14/download/Moisdelaph...

A.C.

28 octobre 2006

le mois de la photo dans le 14e

Depuis sa création en 1980, le Mois de la Photo a fortement contribué à faire de Paris une des grandes capitales de la photographie. Il a lieu en novembre, tous les deux ans, les années paires, et s'appuie sur une importante mobilisation des institutions culturelles et des galeries parisiennes.Chacune des éditions du Mois de la Photo, consacrée à une thématique spécifique, est ainsi l'occasion de présenter entre 70 et 80 expositions et d'organiser des projections, des rencontres et des débats. Cette année, c'est autour des rapports entre photographie et page imprimée que s'organise le festival.

Dans le 14e, trois établissements y participent

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La Fondation Henri Cartier-Bresson

21 septembre - 23 décembre 2006

"Le Scrapbook d'Henri Cartier-Bresson"

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La Galerie Camera Obscura (14e arr.)
10 novembre - 23 décembre 2006
"Masao Yamamoto. Nakazora, entre la terre et le ciel"

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La Galerie du Montparnasse (14e arr.)
1er novembre - 15 novembre 2006
"Daniel Simon. Impressions"

A.C. 

26 octobre 2006

La photographie humaniste (1945-1968) à la Bnf

 C'est un courant, chez les photographes, qui privilégie la personne humaine et sa relation avec son milieu, en dehors du portrait classique, évidemment. Il a débuté dans la période 1945-1950 et a duré une bonne dizaine d'années. Il est illustré par des noms célèbres comme Boubat, Doisneau, Izis, Ronis, Niepce (Jeanine), ou Sabine Weiss, mais aussi par de très nombreux artistes moins onnus.
medium_BNFexposition_601_1.jpg Consacrée à la photographie dite « humaniste » et à la phase la plus féconde de ce courant, cette exposition présente des tirages de photographes célèbres et d'auteurs moins connus tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier ou encore Eric Schwab. Tous ont en commun d'avoir été des « reporters illustrateurs » et d'avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français de l'après-guerre à travers revues, ouvrages, calendriers, agendas ou affiches, présents dans les fonds de la BnF. Par leurs illustrations, ces photographes « humanistes » animés d'une foi délibérée dans le genre humain et son avenir, ont contribué à construire une imagerie nationale faite de lieux pittoresques et d'archétypes sociaux.
Bnf, site François Mittérand
31 octobre-28 janvier 2007
mardi-samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 12 h à 19 h
fermé lundi et jours fériés
tarif: 7.00 euros, réduit : 5.00 euros

20 octobre 2006

les globes de Coronelli à la Bnf

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Ces deux globes mythiques sont de retour à la Bnf après une histoire à épisodes et à rebondisements, comme seule sait nous concocter notre  (très) chère adminstration. Mais qui est Coronelli? Interrogeons Wikipedia:
Coronelli est un religieux franciscain et docteur théologie au Collegium San Bonaventura à Rome. Ce sont les globes qu'il a créés qui ont fait sa renommée. En 1678, Coronelli crée deux globes pour le duc de Parme. Ces globes avaient un diamètre de 1,75 m et étaient délicatement réalisés. Le cardinal d'Estrées, ambassadeur français de Louis XIV à la cour de Rome lui passe commande de 2 globes, pour les offrir au roi. Coronelli s'installe alors à Paris en 1681, où il résidera deux ans. Réalisées de 1681 à 1683, ces deux sphères, l'une terrestre et l'autre céleste mesurent 3,82 m de diamètre et pèsent environ 2 tonnes chacune.

    * globe terrestre: il présente l'état des connaissances géographiques alors connues
    * globe céleste: il représente l'état du ciel à la naissance de Louis XIV. Peint et enluminé par Jean-Baptiste Corneille, y sont représentés les constellations sous forme d'animaux fantastiques, les étoiles et les planètes, le tout dans un camaïeu de bleu
.
medium_coronelli-1.jpg Ces globes sont donc "mis en majesté", dixit Bnf, par l'architecte JJ Bravo au fonds du Hall ouest, dans un décor spécialement installé. Une courte expo animée indique l'état des connaissances de l'époque et compare avec les moyens actuels. Ces beaux globes sont assez fascinants, par l'imbrication de peintures et de tracés scientifiques et par l'étonnante connaissance de l'époque de la terre, pourtant explorée avec des bateaux lents et peu sûrs et avec des moyens de navigation et d'observation rustiques.
Cette visite vaut le coup, car elle permet à ceux qui n'y sont jamais entrés de visiter une partie de l'édIfice de la Bnf, (entrer par l'OUEST, et descendre au Hall Ouest, l'entrée est libre).
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Après la visite, on peut déambuler sur l'esplanade  supérieure et gagner le Parc de Bercy en traversant la Seine sur la nouvelle passerelle (dessinée par l’architecte Dietmar Feichtinger, elle forme un arc élancé de 270 mètres de long, avec de deux entrelacs), en remarquant au passage la nouvelle piscine flottante sur la rive gauche.
ouvert tous les jours sauf jours fériés de 9h à 19h
dimanche 13-19h, lundi 14-19h
A.C.

12 octobre 2006

Une petite histoire du Bd. Raspail

 L'histoire de nos rues et avenues est parfois paradoxale. Ainsi, celle qui concerne le Bd. Raspail. Nous vous proposons d'évoquer son parcours depuis la place du Lion de Belfort jusqu'à son terminus sur le Bd. Saint Germain, soit 2 km 335 de longueur. et plus particulièrement le tronçon compris entre le Bd Montparnasse et Denfert.

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Vue du carrefour Raspail-Rennes vers 1900

Celui-ci a été construit de 1760 à 1767, sous le règne de Louis XV. et était destiné à relier le "Grand Cours du Midi" ( actuel bd. Montaparnasse) édifié sous Louis XIV, à la "Barrière d'Enfer". Durant la seconde partie du 18° siècle, les limites de Paris englobèrent progressivement le territoire de l'Observatoire construit sous Louis XIV, pour atteindre la porte de la nouvelle route d'Orléans ( aujourd'hui l'avenue du Général Leclerc).

Il fallait donc construire une nouvelle voie plus large et plus pratique venant du N.O, que celle venant du nord , celle-ci étant plus étroite : la rue d'Enfer ( aujourd'hui avenue Denfert-Rochereau). Le nouveau boulevard prit à l'origine le nom de boulevard d'Enfer, et ne devint  boulevard Raspail qu'en juillet 1889.

Plus tard, sous le Second Empire, à l'autre extrêmité, un tronçon fut entamé par le Baron Haussmann entre le Bd St Germain et la rue de Grenelle. Un troisième tronçon fut construit de part et d'autre de la rue de Rennes en 1866, un quatrième en 1869, entre le rue de Sèvres  et la rue Chomel, et ce n'est qu'en 1878 qu'on reprit les travaux pour relier l'ensemble de ces différentes sections. Enfin, en juillet 1913, l'inauguration officielle eut lieu par le Président de la République : Raymond Poincaré. clôturant ainsi définitivement le projet ! 

Ainsi, ce sont sous trois régimes politiques différents : - Royauté - Empire et III° République - que le Bd. Raspail fut réalisé... La morale de cette aventure urbaine montre que la patience en matière d'urbanisme est une faculté somme toute fort estimable, alors qu'un escargot eût déjà parcouru la totalité du parcours en moins de temps que les 153ans   qui furent nécessaires à sa réalisation.                                                                                                                

28 septembre 2006

Claire Dominique Laurent expose à Notre Dame du Travail

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Exposition sous le parrainage de Art, Culture et Foi
 Inauguration dimanche 1er octobre, à 15h, église Notre Dame du travail
rue Guilleminot Paris 14e

26 septembre 2006

Une émission à ne pas manquer

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Une « histoire du christianisme qui tente de répondre aux objections les plus courantes. »

Préparée par Michel Cool, ancien directeur de Témoignage chrétien.

 « Je suis chrétien, catholique. J’ai beaucoup travaillé en tant que journaliste sur l’avenir du christianisme. Ce patrimoine de questions abordées et de rencontres en tous genres marque mon récit. »

« Je m’inscris dans le sillage d’un christianisme d’ouverture, celui de Vatican II, qui n’oublie ni la contemplation ni l’engagement. »

« En retraçant l’histoire de quelques grands papes, j’ai découvert que de nombreux catholiques ignoraient leur propre histoire. »

« C’est en redonnant le goût de cette culture chrétienne, en puisant dans ce trésor des siècles, que l’on trouvera la voie pour bâtir l’avenir. Telle est ma conviction. » (source : Journal La Croix)

fr Bernard M.
 

23 septembre 2006

Le jardin de Monet à Giverny

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Pour la fête des jardins, venez visiter avec nous le jardin de Claude Monet, ce grand maître impressioniste et ses célèbres nymphéas.

Cliquez sur l'album en haut de la colonne de droite.

A.C. 

21 septembre 2006

Fête des jardins 2006: 10ème anniversaire

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Premier week-end d'automne, samedi 23 et dimanche 24 septembre, c'est la Fête des jardins: de nombreuses manifestations et évenements  dans notre arrondissement. Le programme est disponible en Mairie et également sur son site Internet. Cliquez ici.

Vous trouverez également en Mairie des possibilités de randonnées pédestres, et de promenades en Batobus.

En revanche, il semble que le seul jardin de religieux, ouvert en la circonstance dans l'arrondissement, soit celui des soeurs Saint Joseph de Cluny, rue Méchain. 

M.G. 

17 septembre 2006

14e: Le Salon des Arts est ouvert

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Le Salon des Arts vient d'ouvrir ses portes de 10h à 17 heures (19h le jeudi)
Plus de 300 artistes du 14e, peintres, sculpteurs, graphistes exposent, montrant la vitalité de la création artistique dans l'arrondissement, toujours recherché et apprécié des artistes.
Mairie annexe, 12, rue Durouchoux, entrée gratuite. 

11 septembre 2006

Thermes et Hôtel de Cluny

Le Musée du Moyen Age, situé dans ces lieux présente une soixantaine d’œuvres nouvelles, acquises sous l’impulsion de la directrice Viviane Huchard, malheureusement trop tôt disparue : acquisitions réalisées à titre onéreux ou dans le cadre de mécénat. Il s’agit d’œuvres du Xe au XVIe siècle, dans des matériaux et des techniques les plus variés, sculptures de pierre, albâtre, bois ou ivoire, tissus et tapisseries, peinture sur parchemin, bois ou verre, orfèvrerie, email.

Jusqu’au 6 novembre, Place Paul Painlevé, 75005 Paris

A.C.

27 juillet 2006

La prison de la Santé en sursis

                                            La Prison de la Santé est-elle en sursis ?

Une rumeur persistante, relayée par la presse  (le Parisien du 22 juin) fait état d'un projet de reconstruction totale sur le site. En son état actuel, la vétusté de cette prison est flagrante et ne correspond plus aux normes modernes d'incarcération des prisonniers.

Mais rappelons brièvement son histoire. Inaugurée le 20 août 1867. elle est à l'époque remarquable par ses éléments de "confort", salubrité, propreté et aération. On y remarque que chaque détenu y possède un "lit",et qu'il peut se "laver". Les bâtiments sont chauffés : 12° dans les galeries et les dortoirs, 14° dans les cellules et ateliers, 18° à l'infirmerie. L'intégralité du tout-à-l'égout est effective ( à  Paris, seulement à partir de 1889).

Aujourd'hui, le temps a fait son oeuvre : plâtre des plafonds effondré, les blocs Cet D sont fermés depuis mars 2006, obligeant le transfert de 450 détenus. Citons que l'architecte de cette prison est Emile Vaudremer – Prix de Rome – et qu'il fut à l'origine  du  projet et de la réalisation de l'église Saint-Pierre de Montrouge.

Alors, quel futur pour ce site ? Le nouveau PLU de Paris le dira peut-être, mais du projet à sa réalisation, les décennies ont parfois raison des meilleures intentions.                                                                                                                                                                                      R.R.

20 juillet 2006

Yves Klein, un peintre de Montparnasse

                                           Yves Klein, rue Campagne Première

Les 10 et 11 juin, plus de 4000 personnes sont venues fêter ce peintre qui hanta le quartier Montparnasse et qui fut à l'origine de la "monochromie bleue".

Il est reconnu comme ayant été un des plus grands de la peinture contemporaine en créant des "états de peinture immatérielle à travers  des monochromies blanches, noires, vertes, orangées, rouges et jaunes". Sculptant l'eau et le feu, il est l'inventeur des "Anthropométries" – pinceaux vivants donnant lieu à des "happenings". Il affirmera : "mon but est de renouer avec la légende du Paradis perdu". A la recherche de l'absolu, toute sa quête fut celle de retrouver l'état antérieur au péché originel. Il devint Chevalier de l'ordre des Archers de Saint Sébastien, dépendant de l'évêché de Soissons.

Jusqu'au 4 février 2007,une exposition lui est consacrée, à la Coupole, boulevard Montparnasse.                        R.R.

 

06 juin 2006

Nicolas POUSSIN, conférence au Couvent des Fransciscains

Le frère Jean-jacques DANEL, présente le 6 juin à 21h 30

Nicolas POUSSIN, peinture d'un savant et d'un croyant

sept sacrements et quatre saisons

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 Autoportrait

Couvent des Franciscains 21h 30

7, rue Marie Rose 

31 mai 2006

Le douanier Rousseau, « bonhomme de Plaisance »

Né à Laval, mais installé dans le quatorzième, rue Daguerre puis rue Perrel – ne la cherchez pas, elle n’existe plus – Henri Rousseau est exposé au Grand Palais, jusqu’au 19 juin.

Son emploi à l’octroi à Paris, d’où lui vient son surnom de douanier, lui a donné une grande connaissance de Paris et des environs, des fortifications et des barrières d’octroi, qu’il revenait peindre. Il ne quittait pas Paris, et a peint Paris et ses environs, comme cette vue de l’Oise.

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Plus tard, ses « jungles » seront inspirées du grand vent de nouveautés, des récits des conquêtes d’Afrique ou d’Asie. L’étiquette de « naïf », qui lui a été donnée, lui colle à la peau et ne donne qu’une idée restreinte de son art. Autodidacte, il se présentait "élève de moi-même". Ses toiles ne se sont bien vendues qu’après sa mort, malgré le soutien de Valatton (Félix), Apollinaire ou Picasso. L’exposition montre l’œuvre dans un ordre chronologique, depuis ses premiers tableaux naïfs jusqu’à ses fameuses jungles, où dans une végétation luxuriante un jaguar attaque sauvagement un cheval.
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Les dernières, montrées en fin de parcours, sont particulièrement poétiques L’exposition explique ses sources d’inspiration et présente d’intéressants documents, comme des films extraits des archives Gaumont.

Une belle et intéressante exposition, qui révèle de nombreux aspects de ce peintre, dont le violon d’Ingres était …le violon.

Alain Constans

Galeries nationales du Grand Palais. «Le Douanier Rousseau, jungles à Paris», tous les jours de 10 heures à 20 heures, sauf mardi. Jusqu'au 19 juin

28 mai 2006

Mais qui était Denfert-Rochereau?

Pierre, Marie, Philippe, Aristide Denfert-Rochereau est né en 1823 dans les Deux-Sèvres, dans une famille protestante. Il entre à Polytechnique en 1842, et en raison de son rang modeste, est obligé de choisir la carrière militaire.

En 1849, il participe à la prise de Rome, puis, promu capitaine, part à la guerre de Crimée, où il est blessé en 1855 devant Sébastopol.

Rapatrié, il enseigne 5 ans à l’école d’application de Metz et part en Algérie où il bâtit ponts, bâtiments et barrages.

Ensuite, nommé à Belfort, il fortifie la ville et est nommé gouverneur en 1870. Ne disposant que de 15.000 hommes, il est attaqué par les Prussiens, 40.000 hommes menés par Werder, soutenus par 200 pièces d’artillerie. Il résiste et refuse de se rendre, malgré de lourdes pertes humaines et la très mauvaise situation sanitaire de la ville. Il refuse toujours de rendre les armes après l’armistice du 28 janvier 1871, et ne se rend que sur ordre du gouvernement le 13 février.

Cette héroïque résistance sauve l’honneur de France, humiliée par la défaite de Napoléon III et Mac Mahon à Sedan Elle permettra surtout de conserver le territoire de Belfort à la France, qui doit céder l’Alsace et la Lorraine.

Rendu contre son gré à la vie civile en raison de ses positions républicaines, il sera élu à l’Assemblée Nationale, jusqu’à sa mort à Versailles en 1878, alors qu’il est dans le groupe des Gambettistes et s’est opposé à Mac Mahon en 1877. Il fera l’objet de funérailles nationales à Montbéliard.

En son honneur, la ville de Belfort commande en 1872 à Bartholdi, sculpteur originaire de Colmar, un statue géante (22m de long !) représentant un lion, symbole de résistance et de vaillance.

 

C’est une réduction au tiers de ce monument qui est placée au milieu de la Place Denfert-Rochereau.

Bartholdi sera plus tard très célèbre pour la statue de la liberté à New York. Nous vous parlerons une autre fois de ce sculpteur installé dans le 14e.

A.Constans

06 mai 2006

Espace Madeleine Delbrêl

Le Choeur ARIOSO
70 participants - choristes et instruments

direction Huguette Calmel
La PETITE MESSE SOLENNELLE
de Giachino ROSSINI
Le samedi 13 mai 2006 à 20 h 45
Eglise Saint Dominique
18-20 rue de la Tombe Issoire

04 mai 2006

Tadanoro Yokoo, un peintre japonais

Fondation Cartier

Exposition du peintre japonais Tadanori Yokoo
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Vous serez surpris pas ces tableaux de grandes dimensions auxquels la couleur uniformément rouge reste présente comme une obsession particulièrement emblématique. Les motifs de la mort et de l'érotisme son ici mêlés dans une approche à la fois onirique, surréaliste ,où le rêve et la réalité fantasmée s'accordent à produire des ouvres où l'imaginaire pèse de tout son poids.
A la fois envoûtante et déstabilisante, cette peinture cherche à mettre en lumière les pulsions souterraines émergeant de l'inconscient et à transformer ,notre perception du réel en troublant notre regard. Fascinant.
R.Rillot
Fondation Cartier au 261 Bd. Raspail : jusqu'au 28 mai.

13 avril 2006

Veillée spirituelle et inauguration de l'exposition de Thérèse LAFLECHE-TRON

Art, Culture et Foi  

Jeudi 27 avril 2006 à Saint-Pierre de Montrouge, à 20h 30, veillée spirituelle et inauguration de l'exposition des peintures des Théophanies de Thérèse Laflèche-Tron.

Lecture: Raphaèle Fleury et Laurent Vicreux

Chant grégorien: Andrée Lalaut

Mise en espace: Alexandra Pozzo

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Une veillée spirituelle


Les textes lus, soulignés et entremêlés avec le chant, ont pour thème la patience de Dieu. Ils sont tirés de la Bible ainsi que d'oeuvres d'auteurs spirituels.

Le chant grégorien tisse une mélodie autour de la Parole de l'Ecriture qui permet de s'attarder sur les mots plus marquants pour nous les faire savourer et nous aider à mieux « écouter » cette Parole. C'est ainsi qu'au cours de la lecture, la voix récitante s'associe au chant ou bien se tait pour lui laisser le dernier mot.

Le but de ce travail est de présenter la Parole d'une autre façon que la liturgie. C'est pour cela que la veillée spirituelle commence par le geste symbolique de « prendre la Parole », déposée préalablement sur l'ambon, pour la rapprocher des auditeurs et la remettre à sa place à la fin.

Il ne s'agit pas d'un spectacle, mais d'un moment d'écoute entre la liturgie et le théatre.

Il est demandé de ne pas applaudir, ni pendant ni à la fin de la veillée: le professionalisme des artistes est au service de ce moment de méditation. La rémunération de leur travail est à la discrétion de chacun: un panier est déposé à la sortie.

05 avril 2006

Une jolie leçon d’architecture au voisinage de l’Observatoire

Aux numéros 3bis, 5 et 7 de la rue Cassini, trois hôtels d’artistes, à la fois lieux de travail et lieux d’habitation, sont dessinés selon la règle qui veut que les façades traduisent les fonctions intérieures, séjour, escalier, atelier, etc. Un bel exercice de style, au début du siècle.

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La rue Cassini est une rue transversale, qui coupe la perspective Sénat Observatoire et qui ne dessert qu’elle-même, réminiscence d’un ancien chemin rural. Le premier Observatoire avait été construit en 1667 en pleins champs, bientôt entouré d’hospices et d’institutions, mais de peu d’habitations.

3 petits hotels, ateliers d'artiste 

Les architectes, Louis Süe, descendant d’Eugène, et Paul Huillard, proposent là trois variations sur un même thème. Chaque immeuble dispose en façade ses ouvertures selon le même schéma. Au rez-de-chaussée, la porte d’entée et les larges fenêtres du séjour surélevé, les chambres au dessus, et, tout en haut, les larges baies vitrées des ateliers.

de larges variations de style 

Ils s’autorisent, en revanche, de larges variations de style. Le premier hôtel, construit sur une structure en béton, avec des remplissages de briques en chevron, se veut résolument moderne. Celui du milieu, commandité par le peintre toulousain d’histoire J.P. Laurens, tout en brique rouge, recherche les références moyenâgeuses, romanes, et historiques. Le troisième, en pierre de taille, est très académique avec son fronton, sa volonté de classicisme et peut-être un peu de baroque.

bien intégrés dans leur environnement 

Cette leçon d’architecture est d’autant plus intéressante que ces constructions voulaient s’affranchir de l’Art Nouveau, à l’époque encore bien présent. A coté, l’immeuble attenant de l’architecte Saulnier en est justement une belle illustration.

Enfin, pour conclure, on pourra lever les yeux et regarder dans l’axe de la rue : on y verra la tour Maine Montparnasse, « totem dérisoire fiché au cœur de Paris » selon le remarquable historien de l’architecture Bertrand Lemoine, tour qui est l’œuvre, avec d’autres, d’Urbain Cassan, auteur par ailleurs de la Faculté des Sciences de Jussieu.

Alain Constans

27 mars 2006

Denise au pied nu

 

Une lecture à deux voix suivie d'une signature aura lieu le samedi 1er avril à 20 h 30 à la Bouquinerie Alésia, 17 rue Alphonse Daudet, 75014 Paris, à propos d'un album relatant l'oeuvre croisée d'un peintre et de son modèle. Renseignements et réservation : 01 45 40 74 46.

21 mars 2006

Art, Culture et Foi

 

Visite architecturale de l'église Saint Pierre de Montrouge, le 26 mars 2006

- Rendez-vous devant l'église à 15h.

Avec l'annexion des communes limitrophes de Paris en 1860, la capitale se doit de marquer les carrefours pendant que l'Empereur tente de rallier à sa cause les catholiques. C'est dans ce contexte politique que la construction de Saint-Pierre-de-Montrouge est votée en 1863 par le conseil municipal de Paris alors que le projet de remplacer la petite église de 1848, située côté rue Thibaud, est déjà vieux de dix ans. Emile Vaudremer, architecte de la Ville de Paris, en dirige la construction puis les travaux d'entretien. L'intérêt de Saint-Pierre-de-Montrouge réside dans la démonstration d'une architecture rationaliste -adéquation des matériaux à la fonction et du décor à la structure- dans un style néo-romano-paléochrétien que l'architecte privilégie jusqu'aux détails du décor intérieur.

Isabelle Loutrel

 

07 mars 2006

L'association Art, Culture et Foi , toute jeune dans notre quartier

Art, culture et foi est une association 1901 fondée en 1989 à l'initiative du cardinal Lustiger et d'un laïc , François Bloch-Lainé. Elle a reçu mission de favoriser et soutenir toutes activités culturelles et artistiques du diocèse de Paris, d'approfondir la connaissance du patrimoine d'art sacré du diocèse et d'inciter les créateurs contemporains à enrichir ce patrimoine.

Dans le courant de l'année 2005, autour d'Alain Lockhart, s'est formée une sympathique équipe qui a entrepris de développer cette mission dans notre quartier. Elle se met à l'oeuvre pour réunir des artistes du 14ème, leur trouver des lieux d'exposition, établir des liens avec d'autres quartiers, organiser des conférences sur l'art et son contenu religieux.

L'univers de Marc Chagall

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C’est dans ce cadre, que le Frère Jean-Jacques DANEL, historien de l’art, fera une conférence sur CHAGALL, au Couvent des Franciscains, 7, rue Marie-Rose, le 15 Mars à 20h30. Marc Chagall (1887 - 1985) a largement puisé dans ses origines juives pour illustrer les premiers livres de la bible, notamment le livre de la Genèse. L'univers créé par Chagall, dans sa peinture, témoigne d'une recherche spirituelle qui s'ancre dans une tradition et tend à l'universel; ce maître de la couleur nous invite au rêve, à la joie, à la vie !

Visites des églises du 14ème.

Une activité essentielle des antennes paroissiales est l'organisation de visites d'églises guidées et gratuites, assurées par des paroissiens spécialement formés à cette fin. Il s'agit d'aider les visiteurs à découvrir les richesses artistiques et la signification religieuse de ces monuments. La liste et les dates de ces visites sont publiées chaque année dans un petit livret par les soins de l'association.

Sont organisées ainsi, des visites guidées des églises de l’arrondissement selon le calendrier :

  • samedi 11 mars à 14h30, Saint Dominique
  • dimanche 26 mars à 15h00 Saint Pierre de Montrouge
  • dimanche 2 Avril à15h00, Notre Dame du Travail
rendez-vous à l'entrée de la nef.

A.C.

08 février 2006

Un petit paradis menacé

 

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L'ancienne infirmerie (gravure de l'époque)

Une opération immobilière est en préparation sur le site de l'infirmerie Marie-Thérèse construire de 1821 à 1822 et où Madame de Chateaubriand est enterrée dans la chapelle. A la fois, donnant sur le Boulevard Raspail et sur l'Avenue Denfert-Rochereau, ce vaste terrain où de multiples bâtiments ont été construits depuis 1769 sur un domaine qui appartenait aux Oratoriens, fait l'objet de convoitises de la part de promoteurs. Un immeuble de cinq étages remplacerait le bâtiment Saint-Jean construit en 1852. Une affaire à suivre.

Une réunion publique est prévue le vendredi 3 mars au Café des Arts, 234 bd Raspail, afin que les riverains puissent s'exprimer sur le sujet et s'informer  sur le projet architectural, sachant que plusieurs bâtiments anciens ne bénéficient d'aucune protection de la part de la Ville de Paris sur le plan historique.

03 février 2006

Un hôpital public spécialisé dans le long séjour, La Rochefoucault


Héritier de la Maison Royale de Santé, créée en 1780 pour les ecclésiastiques et militaires âgés et sans fortune, l’hôpital La Rochefoucault est maintenant regroupé avec l’hôpital Broca. Comme tout hôpital il est caractérisé par la permanence de soins, avec des conventions passées avec Necker et Cochin pour la prise en charge de patients à pathologies non prises en charge sur place.

Deux points importants à souligner :

Les 80 personnes qui y résident étant destinées à y finir leurs jours, on ne se limite aux seuls soins nécessaires, mais on propose un projet de vie avec toute l’animation qui l’accompagne, une approche humaine, un lien social et une relation gardée avec l’extérieur.

La lutte contre la douleur est un relais fort de l’hôpital, avec un médecin spécialisé et un système d’évaluation permettant d’adapter le traitement.

 

Le risque d’une autre canicule est géré dans le cadre d’une gestion globale des risques, dont le plus important est l’incendie, avec de nombreux autres comme les maladies nosocomiales (en France 800.000 patients en sont atteints par an, dont 4 à 6.000 décès).

La liste d’attente pour y obtenir une place est gérée par l’APHP

A.Constans