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08 août 2008

Charles Lapicque, ou la peinture dans tous ses états

bdc97fe64411808e1801bef55ff78444.jpgCourez vite au Musée de la Poste, pour découvrir ou redécouvrir, dans une rétrospective de 85 peintures et de 60 dessins, les œuvres d’un peintre des plus originaux du XXe siècle.

Lapicque a été un coloriste pas excellence. Il utilise, à cet effet, les  seules couleurs primaires pour faire éclater l’essence même de la lumière, et provoquer ainsi la puissance d’un incendie, celui-ci aparaîssant comme étant inextinguible. Nous assistons là, à l’irruption irréversible d’un feu d’artifice, surprenant par son intensité soudaine et ravageuse, mais toujours magistralement dominé, ordonné, contenu dans une recomposition savante et magistrale de l’espace.

c5a78cb8d56c4987bab202f40e686bd8.jpgOn assiste, à la vue de ces œuvres , à une explosion  sans fin de mille soleils, qui inonderaient de leur éclat, le thème renouvelé des paysages, de la mer, des voyages, des corps et des visages, de  certains monuments vénitiens, en propulsant la lumière dans une incandescence, la diffusant au-delà des limites d’une vision normale.

L’espace intérieur du peintre s’offre alors à nous, dans une vision quasi charnelle, d’où s’échappe la forte chaleur d’une embrasement général. Les limites du tableau explosent, comme soudain éclate un volcan dont la poussée des laves aurait été trop longtemps contenue. Votre regard alors, brûle au contact de cette peinture « incendiaire », pour peu que vous vous laissiez aller à la recevoir, dans une contemplation, une sorte d’extase quasi mystique,  que provoque l’irruption sur votre œil, d’un torrent de couleurs pures.

Cette rétrospective est un vrai bonheur, à ne pas manquer.

R.Rillot

Musée de la Poste : 34 bd. de Vaugirard – 75 015 -  www.museedelaposte.fr 

Jusqu'au 13 septembre, du lundi au samedi, de 10h à 18h, sauf dimanche et jours fériés.

22 juillet 2008

SALVADOR DALI, DANS LE 14e ARRONDISSEMENT DE PARIS

En Juillet 1934, les Dali s’installent au 101 bis, rue de la Tombe-Issoire, Paris 14e, dans une maison à l’angle de la villa Seurat. (N° de téléphone : GOBelins 80 58). Ils y resteront jusqu’en janvier 1938.

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« ... L’exposition internationale du surréalisme [...] débute le 12 juin à Londres. Dali ne s’y rendra pas avant le 20, ayant organisé un vernissage chez lui le 19. Il vient d’emménager dans une nouvelle maison, proche du Lion de Belfort, au 101 bis, rue de la Tombe-Issoire. Le bâtiment, dessiné par Emilio Terry, un membre du groupe Zodiaque, est recouvert, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, de stuc blanc. Comme la maison de Port-Lligat, celle-ci respire la fraîcheur et la simplicité. Gala a choisi des meubles espagnols rustiques et les a disposé le long des murs, dans l’intention de recréer l’ambiance de Cadaqués, et d’inciter ainsi Dali à travailler.

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20 juillet 2008

SALVADOR DALI, DANS LE 14e ARRONDISSEMENT DE PARIS

Salvador Dali, né à Figueras, le 11 mai 1904, effectue son premier voyage à Paris et Bruxelles du 11 au 28 avril 1926 en compagnie de sa tante et de sa sœur Ana Maria.

Il y revient de la mi-avril au mois de juin 1929 pour le tournage du film Un chien andalou. Il habite chez Paul et Gala Eluard, 7 rue Becquerel, derrière la Butte Montmartre. Eluard avait connu Gala en 1913 au sanatorium de Clavadel, en Suisse. Il avait 17 ans et se nommait Eugène Emile Grindel. Elle l’épousa en février 1917. Leur fille Cécile naît la même année.
Une lettre de Paul Eluard à Gala, datée du 15 mai 1931, dont l’enveloppe porte l’adresse du 7, rue Becquerel concerne les impôts Grindel Eugène (Eluard). Elle indique que Dali vivait encore chez les Eluard à Montmartre.

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Les Dali et Gala s’installent au n° 7 rue Gauguet, dans le 14e arrondissement de Paris, près du réservoir de Montsouris au mois de juillet 1932


 

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18 juillet 2008

Musée du Montparnasse, deux artistes géorgiennes

 PARIS-MONTPARNASSE-TBILISSI
                                            
Hélène Akhvlédian et Véra Pagava
                                                                                          Leurs années parisiennes

                                                                       exposition présentée du 27 juin au 12 octobre 2008
dans le cadre de la Saison de la Géorgie à l’étranger, en partenariat avec l’Ambassade de Géorgie en France


Le Musée du Montparnasse présentera pour la 1ère fois les œuvres (peintures et dessins) de deux artistes Géorgiennes qui sont venues à Paris, foyer de la création artistique européenne dans les années 20.
Elles seront entourées d’oeuvres d’autres artistes géorgiens immigrés appelés le “Groupe Parisien”.


14 juillet 2008

La petite Alsacienne de Bartholdi

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La jolie statue de bronze orne le tombeau du peintre Gustave Jundt, ami de Frédéric-Auguste Bartholdi. Elle est érigée dans le cimetière du Montparnasse, presque en face de la tombe de l’auteur du Lion de Belfort et de la statue de la Liberté.

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On la retrouve au cimetière du Père-Lachaize, sur le tombeau du sergent Hoff, qui s’illustra pendant le siège de Paris, dans une attitude un peu différente, en train d’écrire « France, souviens-toi .»(Une main anonyme a ajouté un petit bouquet de fleurs.) Pour Bartholdi, ami de Gambetta, engagé dans la défense de sa ville Colmar, contre les Prussiens, la petite alsacienne, à nouveau transformée en Borne frontière, est le symbole de la résistance à l’occupant.

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L’affiche du Salon 2004 des Artistes Peintres et Sculpteurs Témoins du 14ème que j’ai réalisée à la manière ancienne sans le secours de l’ordinateur est un témoignage de ce que nous apprenions à L’ATELIER DE DESSIN ET D’ART DECORATIF du passage d’Enfer, au début des années 60. C’est donc une allusion à un lieu qui a formé nombre de professeurs de dessin et de créateurs dans les métiers de l’art. C’est aussi un hommage discret à mes trois professeurs : Robert Baudry, Huguette Vaillant-Baudry et René Leidner qui m’ont enseigné l’art de peindre et le goût du « beau dessin ».

Richard Paschal

25 juin 2008

La Fondation de l'Observatoire de Paris (1667 - 1793)

L’Académie des Sciences venait d’être créée en 1666. Elle était alors installée, rue Vivienne dans des bâtiments appartenant à l’un des fils de Colbert. Très vite, les académiciens astronomes s’y trouvèrent à l’étroit. En 1665, Adrien Auzout se fit l’interprète de ses collègues auprès du Roi en proposant la construction d’un grand observatoire où se feraient « toutes sortes d’observations célestes ». Il intéressa Colbert. Ce dernier, nommé Surintendant des bâtiments du Roi approuva la suggestion. Ainsi, le 7 mars 1667, fut signé l’acte de vente d’un grand terrain de deux hectares et demi, de forme pentagonale. c9a95d2b14e3d62e49f52a2476632028.jpgCe terrain était situé au

L'observatoire au temps de Cassini 

lieu dit : le grand Regard ( regard de l’aqueduc des eaux de Rungis et d’Arcueil, construit de 1613 à 1623). Un mur de clôture fut construit immédiatement. L’entrée principale se faisait par le Chemin du Faubourg Saint-Jacques. En 1811, le percement de l’avenue de l’Observatoire étant réalisé, l’entrée se fit par cette avenue, dans la perspective du palais du Luxembourg.

L’emplacement était particulièrement bien choisi. Alentour, ce n’étaient que jardins de congrégations religieuses. Plus au sud, c’était la campagne. Seuls quelques moulins à vent ponctuaient le paysage. L’horizon était parfaitement dégagé.

Le 21 juin 1667, les astronomes de l’Académie vinrent tracer la méridienne qui devait servir à orienter le bâtiment ; Claude Perrault ( frère du fameux conteur) dressa les plans ; une maquette en bois fut présentée au Roi et aux Académiciens. La construction fut terminé en 1672, en dépit des risques apparus par les carrières souterraines. Jusqu’en 1683 les travaux d’aménagement se poursuivirent.

Profitant de la présence de carrières, on aménagea un puits mesurant 55 mètres qui devait servir à des observations zénithales. Seules quelques expériences sur la chute des corps et sur le pendule eurent lieu.

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Installation en 1875 du grand téléscope de 1m20. 

L’Observatoire subit peu de changement depuis sa construction. La terrasse sud fut dallée en 1843.. En 1884, le domaine fut agrandi par l’acquisition des « terrains Arago » . L’Amiral Mouchez, alors directeur  fit combler les fossés sud de la terrasse. En 1970, le domaine s’est encore agrandi par l’acquisition de terrains donnant sur l’avenue Denfert-Rochereau, sur lesquels ont été construits deux immeubles où se trouvent les services techniques et administratifs, ainsi que le service des calculs et de mécanique céleste du Bureau des Longitudes. Le Bureau international de l’Heure y est également installé.

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L’observatoire de Paris marque une date dans l’organisation de la recherche, car il s’agit du premier observatoire national. L’Observatoire de Greenwich fut fondé huit années plus tard.

-R.R. – N.D.L.R. Documentation extraite du Bulletin de la S.H.A. du 14e. N° 25.

30 mai 2008

Les carriers du Petit-Montrouge

Exploitées en partie sur le territoire du 14e ardt., les carrières ont été longtemps la seule et principale activité  « industrielle » du plateau s’étendant depuis les limites du Grand Montrouge jusqu’à celles qui nous concerne plus particulièrement : le Petit Montrouge. Afin d’imaginer les lieux,  il y a deux à trois siècles, il faut remonter l’ancien chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle – la voie romaine de Lutèce à Orléans -  et  s’arrêter au carrefour solitaire et  silencieux que fait l’avenue Reille , la rue de la Tombe Issoire et la rue Beaunier.

 

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19 mai 2008

Art, culture et Foi: deux conférences sur la vie de ste Thérèse d'Avila

« De l’expérience spirituelle à l’iconographie
La vie de Sainte Thérèse d’Avila mise en images »


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Deux soirées pour découvrir la richesse de la vie et de la spiritualité de  Thérèse d’Avila. 
Une vie dans laquelle se mêlent les plus hautes expériences mystiques et l’ordinaire de la vie quotidienne.
L’image, les images, tiennent une place particulière dans cette expérience et plus tard dans la diffusion des écrits de sainte Thérèse.
Au cours de ces deux soirées nous tenterons, par le texte et par l’image, de connaître un peu mieux cette figure incontournable et attachante de la sainte d’Avila.

Conférences avec projection données par le F. Jean Jacques Danel, mardi 20 mai et mardi 10 juin à 20h15

Couvent Saint François - 7 rue Marie Rose – 75014 Paris.

Pour fêter les 10 ans du groupe vocal Pro Homine : La Passion selon Saint Jean de Jean-Sébastien Bach.

Le concert se déroulera mercredi 21 mai 2008, à partir de 20h, à Notre-Dame du Travail.

« Cette partition de 2h est d'une richesse exceptionnelle : après le choeur d'entrée solennel, l'évangéliste déroule son récit à la fois objectif et imagé, ponctué par les interventions délirantes de la foule (d'un rythme terriblement syncopé), interrompu à ses moments les plus pathétiques par les solistes qui viennent dire leurs sentiments devant les souffrances de l'Innocent humilié et torturé, et par des chorals frémissants qui commentent l'évènement ou prient familièrement Jésus.

Il doit son homogénéité et sa couleur au travail vocal personnel de ses 27 chanteurs amateurs, stimulés par la ténacité et les qualités musicales de son chef, Marie-Christine PANNETIER, qui depuis sa création voici 10 ans, lui a fait aborder un répertoire étendu du 16e au 21e siècle. Il sera entouré des 13 Musiciens de Mlle de GUISE, qui vous feront goûter les sonorités de leurs instruments baroques : flûtes à bec, hautbois, théorbe, viole de gambe, entre autres, ainsi qu'un orgue positif. »

A l'issue du concert, le public sera invité à fêter le 10ème anniversaire du Groupe Vocal Pro Homine avec chanteurs et instrumentistes autour du verre de l'amitié.

Notre-Dame du Travail. 59 rue de Vercingétorix 75014. Métro Pernety.
Tarif : 25 euros. Tarif réduit : 14 euros, 21 euros en prévente (jusqu'au 16 mai, chèque à l'ordre de PRO HOMINE au 94 avenue d'Ivry, 75013 PARIS)

17 mai 2008

Deux conférences du frère Jean-Jacques Danel sur sainteThérèse d'Avila

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Portrait de Ste Thérèse d'Avila par Alonso d'Arco (1635-1704)
 

Le frère Jean-Jacques Danel donnera deux conférences sur le thème:
"de l'expérience spirituelle à l'iconographie".

Le 20 mai et le 10 juin, à 20h 15 au couvent des franciscains,

7 rue Marie Rose. 

L'entrée est libre. 

« Signes des temps, signes de la main »

Jusqu’au 1er juin à la Cité Universitaire

7de0654cba2febd8e1a45b996ca2f256.jpgExposition du peintre Jacques V. Lemaire à la Fondation Biermans Lapôtre, 9A boulevard Jourdan. RER et T Cité Universitaire. Entrée libre. www.bellux.org

Jacques V. Lemaire est un peintre belge, amateur d’art depuis l’enfance, vivant dans un coin reculé de l’Ardenne…Sa peinture est toujours à l’huile : Carrés de neuf toiles qu’il peint ensemble ou séparément, les déstructure, les réassemble et poursuit son travail jusqu’à ce que l’équilibre – continu ou discontinu - s’exprime de tous côtés, dans tous le sensLes toiles présentées ici à la Fondation

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Biermans-Lapôtre du 1er mai eu 1er juin 2008 représentent une partie du travail de ces derniers mois, au cours desquels le peintre a parallèlement poursuivi son exploration, livresque et pratique, de la peinture pariétale paléolithique ainsi que ses pérégrinations aux sources de l’humain. Site officiel: http://www.jacquesvlemaire.be

 

09 mai 2008

L'Entrepôt en mai

Olivier Billiard et Philippe Brizon présentent jusqu'au 12 mai : exposition Masculin-Féminin avec les oeuvres de Sandrine Enjalbert, K E O, Karl Hugo Mars et Laurence Ladougne.
* Du 21 mai au 10 juillet, exposition "L'envers du temps", peintures de Lescaux.
* Vernissage de Lescaux, le mercredi 21 mai à partir de 18h30 en présence de l'artiste.

Conférences-débats : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/conferences02.asp
* Jeudi 15 à 19h30 : "Réinventons le commerce équitable au travers de l'expérience des aborigènes australiens", par Michèle Decoust.
* Jeudi 22 à 20h, Conférence-concert : "Voyage autour de la Harpe" avec Murielle Kopff-Vérité (harpe) et Gérard Sutton (conférencier).
* Mercredi 28 à 19h30 : "Le pas du boiteux ou la difficile verticalisation" par Géraldine Mathieu (université du symbole).
* Jeudi 29 à 19h30 : "Brocéliande : de la geste arthurienne à la connaissance de soi " par Franck Gardian.
* Samedi 31 de 10h30 à 12h, Café-conso Nature et Découvertes : "High-tech ou toxic-tech?"

Cinéma : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/cinema01.asp
* Jeudi 3 à 20h, sortie exclusive de "Des Indes à la planète Mars" de C. Merlhiot et M. Orléan.
* Samedi 3 et vendredi 9 à 20h, Rencontres-débat autour de "Petites révélations" de Marie Vermillard.
* Lundi 5, mardi 8, jeudi 8 et mardi 13 à 20h30 : ciné-débats "Algérie, histoires à ne pas dire".
* Mardi 27 à 20h, ciné-débat Nature et Découvertes : "Le monde selon Monsanto".
* Mercredi 28 à 20h : ciné-rencontre a utour du documentaire "Roman noir pour université rouge".

* Et toujours : Ciné parents-bébé (3 et 10), Ciné-club (7), Ciné-philo (11 et 25) , Armen Ciné (13), L'oeuvre au travail (16), Ciné-club néerlandais (27).
* Et tous nos programmes habituels pour tous publics.

Lectures en musique le mardi à 19h15 :
http://www.lentrepot.fr/httpdocs/litterature02.asp

* Le 13 "Courir à 30 ans", le 20 "Histoire de la Mancha" et le 27 "Reggiani et moi, ma liberté".


20 rendez-vous Musique au Bar Forum : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/musique02.asp
* Scènes ouvertes (lundi 5 et 19), Slam (mardi 6), Jeudis du jazz (1er, 8, 15, 22, 29), Chanson française à texte (mercredi 21 et 28), Musique du monde ou chanson festive (vendredi et samedi 2, 3, 9, 10, 16, 17, 23, 24, 30 et 31).

Brunch au restaurant :
* En mai 3 occasions de plus de bruncher à l'entrepôt de 12h à 15h : jeudi 1er, jeudi 8 et lundi 12. Et toujours chaque dimanche! Réservation conseillée  01 45 40 07 50.


Pensez aussi à réserver nos salles pour vos événements et séminaires :
http://www.lentrepot.fr/location.asp


A très bientôt à l'entrepôt.http://www.lentrepot.fr


Contact et désabonnement :  news@lentrepot.fr

24 avril 2008

Exposition Denis Brihat : « Le Jardin du monde » (vintage et travaux récents) à la Galerie Camera Obscura jusqu’au 10 mai

« Exposition exceptionnelle car elle permettra de voir et d'acquérir des "tableaux photographiques" uniques réalisés dans les années 60 ainsi que des oeuvres toutes récentes.

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C'est ainsi un parcours dans une oeuvre et une vie consacrée à la reconnaissance de la photographie comme art à part entière que nous proposons.»

cb3e4a485c7cddeca1dcfa05e4c0d7a9.jpgIl y a une douzaine de tirages qui avaient été exposés au Musée des Arts Décoratifs en 1964.
Sont présentés également quelques tirages d'époque (autour de 1970) qui comptent parmi les premiers tirages colorés par virage réalisés par Brihat. Dans les années 70, Denis Brihat crée lui-même sa palette colorée grâce aux virages aux métaux sur tirage argentique noir et blanc. Cette technique complexe, qui deviendra son domaine, sa spécialité, lui permet d'exprimer son talent de coloriste….Les tirages virés à l'or, au sélénium, à l'urane…sont extrêmement stables dans le temps.

La deuxième partie de notre exposition permet de voir certaines des réalisations les plus récentes de Denis Brihat, notamment une variation sur l'oignon» (Extraits de la présentation de l’exposition)

aa28d6efc71c1359656f469554ad4912.jpg« Les sujets : la nature. J’y vis au coeur, et dans une grande solitude. Elle m’apporte, avec la musique un fondement à ma vie, une structure… C’est peut-être cela que j’essaie de traduire (de transcender) inconsciemment. Lorsque je regarde avec le recul des années,…je constate, que même si j’ai traité de nombreux sujets, il y a un lien évident, récurent : c’est une étude systématique des formes, des structures de l’architecture de la nature. » (Denis Brihat)

Je signale tout particulièrement : parmi les photos anciennes, en noir et blanc : la graine d’ormeau dont les nervures forment une dentelle légère autour du noyau, le courant de la Sorgue, le fond d’une bassine en zinc. En gris et beiges : de beaux lichens et les aiguilles de pin et mousses. Parmi les œuvres les plus récentes: variations autour du thème de l’oignon en brun orangé et blanc, j’ai particulièrement aimé la pelure si légère qui se transforme en fleur. Ce qui s’impose dans ces œuvres : c’est la forme, l’épaisseur et la texture des sujets.

Monique Garrigue-Viney

Cette exposition se déroule du 11 avril et jusqu'au  10 mai. Ouvert de 14h à 19h du mardi au samedi à la Galerie Camera Obscura 268 Boulevard Raspail - 75 014 Tél. : 01 45 45 67 08. http://www.galeriecameraobscura.fr/

 

18 avril 2008

Le 53e Salon d'art contemporain de Montrouge

 L'art se montre à Montrouge

0d4f57c63e0b48df4c17054cddab5d9b.jpgMontrouge est une terre d'accueil de la jeune création contemporaine.

En 1976, lorsque Nicole Ginoux décida de consacrer le Salon de Montrouge à l'art contemporain,  le pari était osé. Il fallait une véritable audace pour sortir ainsi des sentiers battus et se projeter vers la création " en devenir". Plus de trente ans plus tard, l'art contemporain est devenu une composante incontournable du paysage culturel actuel.

Ici on accueille les tout jeunes artistes, sans a priori, au sortir de leur formation artistique et dans toutes les premières années de leur carrière. Chaque année, près d'un millier d'entre eux adresse au service culturel leur dossier de candidature.

L'ambition du Salon de Montrouge est de jouer le rôle de révélateur et de tremplin des jeunes talents : rencontre avec le public, plus de 12 000 visiteurs pour un rendez-vous incontournable au plan national, rencontre aussi avec les galeristes, les cririques d'art, les directeurs d'institutions culturelles. Chaque année, parmi les 160 artistes sélectionnés, nombre d'entre eux sont intégrés dans des galeries de référence ou font l'objet d'exposition.

A côté de la section "découverte" qui présente la nouvelle génération des talents en devenir, une exposition thématique est présentée dont le thème change chaque année.

Cette année, ce 53e Salon aura lieu à partir du 24 avril jusqu'au 14 mai inclus. - Entrée libre -

Informations : 01 46 12 75 70   ou cliquez ici

10 avril 2008

Patti Smith à la Fondation Cartier

178c1ab0f0e66537ee24300f9cde1d27.jpgLa Fondation Cartier  pour l’Art contemporain présente une artiste qui est le modèle même de la diversité et de l’éclectisme . Née à Chicago, Patti Smith grandit dans le New jersey. Adolescente, elle se passionne pour A. Rimbaud. En 1967, elle part pour New York et y rencontre le photographe Robert Mapplethorpe. En 1969, le couple se lie d’amitié avec Allen Ginsberg, William Burroughs, Sam Shepard. Patti Smith recherche la synthèse entre improvisation, politique  et rock’n’roll. Elle contribue en 1974 à créer un mouvement proto-punk . En 1975, son premier album Horses connaît un succès mondial et reçoit en France le Grand prix du disque Charles Cros (1975). Suite à un grave accident en 1977, elle se plonge dans l’écriture poétique . L’année suivante, ses dessins sont exposés pour la première fois à New York . Elle explore les arts visuels (collages en 1967) : «  l’immédiateté  du procédé photographique avec un Polaroïd   Lan 250, m’a procuré un sentiment de libération, en comparaison avec le processus long et compliqué du dessin, de la musique ou de la poésie »…

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Diversité et éclectisme 

De ses nombreux voyages, elle restitue un enregistrement visuel, qu’il s’agisse des vues de Paris (quartier Montparnasse où elle a vécu en 1969), de certaines figures en résonance avec la culture française : Arthur Rimbaud, Jean Genet, Antonin Artaud et René Daumal.

La Fondation Cartier présente une sélection de ses dessins, entremêlés de textes de poèmes qui incarnent le côté solitaire de Patti Smith. En parallèle, sa collaboration artistique avec Robert Frank, Robert Mapplethorpe, Jem Cohen s’exprime au travers de divers films ici présentés. Cette exposition est un kaléidoscope insolite et vibrant, où l’instant saisi dans sa spontanéité révèle les faces cachées d’une réalité que le média photographique, ainsi qu les dessins, les poèmes, les films ne cessent  de décrypter.

- Fondation Cartier – 261 Bd. Raspail , 75 014 – Tél : 01 42 18 56 50 - 6,50€ - L’exposition est visible jusqu’au 22 juin.

08 avril 2008

Rectificatif sur la présentation d’un des tableaux «Les pèlerins d’Emmaüs»

Lors de notre présentation de la soirée méditative animée par Eliane Gondinet-Wallstein autour du texte des « Pèlerins d’Emmaüs » (Luc 24) et de l’interprétation de cette page d’Evangile par quelques grands peintres: Fritz von Uhde, Rembrandt, Arcabas, nous avons fait une erreur ! Nous avons présenté la reproduction d’une huile sur bois, datant de 1633, de Dirck van Santvoort, et dont le sujet est bien le repas des pèlerins d’Emmaüs mais pas d’une des œuvres de Rembrandt.

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Voici l’huile sur bois de Rembrandt qui est exposée dans le même département du Louvre « Peinture flamande ». Cette œuvre date de 1648. La page d’Evangile « Les pèlerins d’Emmaüs » a inspiré beaucoup de peintres. Rembrandt a lui-même réalisé plusieurs peintures et dessins sur ce sujet.

Nous profitons de ce rectificatif pour dire combien cette soirée était réussie: les intermèdes musicaux à la flûte si bien joués par Florence Bellon et la beauté des tableaux éclairés par les commentaires d’ Eliane Gondinet-Wallstein ont permis de réfléchir et de méditer sur ce texte si riche.

Monique Garrigue-Viney

07 avril 2008

« Le Japon entre tradition et modernité ».

Du 7 au 30 avril, tous les jours de 9h à 19h
Exposition photographique de 50 clichés de Yanek Husianycia.Seront aussi présents à cette exposition un spécialiste de l'Origami, un créateur de mangas et un calligraphe japonais.
8180610a14e29af434bd5e395b771362.jpgVernissage le 9 avril à 19H Avec un concert du groupe AKANE (http://ensemblevocalakane.blogspot.com)
(une participation "buffet" de 2 euros sera demandée au bénéfice d'un projet de Solidarité internationale)

FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis 75014. M° Glacière. Entrée gratuite.

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27 mars 2008

Les concerts à L'Entrepôt au mois d'avril

      750e07a49935fc81a6809ed1bd0d88ee.gifMARDI 1 avril 2008  à 21h30 : SLAM SESSION       
      JEUDI 3 avril 2008 à 21h30 - Jazz : NOW'S THE TIME      
      VENDREDI 4 & SAMEDI 5 avril 2008  LEILA NEGRAU       
      LUNDI 7 avril 2008  à  21h30 : SCENE OUVERTE      
      JEUDI 10 avril 2008 à 21h30 - Jeudi Jazz :  ZARBITURIC      
      VENDREDI 11 & SAMEDI 12 avril 2008 -  FREDERIC FROMET      
      JEUDI 17 avril 2008 à 21h30 - Jeudi Jazz : GADJOLOGIE      
      VENDREDI 18 & SAMEDI 19 avril 2008 à 21h30 -SIMON NWAMBEBEN -     
      LUNDI 21 avril 2008 à 21h30 :  SCENE OUVERTE     
      MERCREDI 23 avril 2008 à 20h30 -: VINCENT MEILLON       
      JEUDI 24 avril 2008 à 21h30 - Jazz Vocal      
      VENDREDI 25 & SAMEDI 26 avril 2008 à 21h30 - LA PALINKA      
      MERCREDI 30 avril 2008 à 20h30 -Chanson      
      JEUDI 1 MAI 2008 à 21h30-Jeudi Jazz : NOW'S THE TIME -        
      SAMEDI 3 mai 2008 à 21h30 - Chanson -     
    Plus d'info sur le site de l'Entrepôt     

26 mars 2008

Vendredi 28 mars, 20h30, à l'église Saint Pierre de Montrouge : « Les Pèlerins d’Emmaüs »

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Les pélerins d'Emmaüs de Rembrandt 

Le mouvement « Art, Culture et Foi » propose une soirée méditative animée par Eliane Gondinet-Wallstein autour du texte des pèlerins d’Emmaüs (Luc 24) et de l’interprétation de cette page d’Evangile par quelques grands peintres: Fritz von Uhde, Rembrandt, Arcabas.

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Les pélerins d'Emmaüs d'Arcabas

Intermèdes à la flûte de Florence Bellon qui interprètera Debussy, Bach et Jolivet.

Eglise Saint Pierre de Montrouge : Place Victor et Hélène Basch. Métro Alésia . Bus : 38, 28, 62

22 mars 2008

Trois conférences sur l'art religieux au Centre Sèvres

Un certain regard…L’art au seuil du mystère

par Eliane GONDINET- WALLSTEIN


Certains chefs-d’œuvre ont une telle puissance d’évocation qu’ils conduisent au seuil du mystère chrétien. Ainsi, le retable du Jugement dernier de Van der Weyden à l’Hôtel-Dieu de Beaune, le Couronnement de la Vierge d’Enguerrand Quarton à Villeneuve-lès-Avignon, le Retable d’Issenheim de Grünewald à Colmar.
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Le Jugement dernier de Van der Weyden
 
Dans la conférence du 26 mars sera présenté le retable du Jugement dernier de Van der Weyden, un Jugement d’une rare audace théologique, n’hésitant pas à innover pour rendre l’espérance aux malades de « la grande salle des pauvres ».

 Le 2 Avril, on abordera le Couronnement de la Vierge d’Enguerrand Quarton, un Couronnement élargi à l’humanité entière invitée à entrer avec Marie dans la vie divine de la Trinité.

 Enfin, la dernière séance du 9 avril commentera les différents panneaux du Retable d’Issenheim, peint au début du XVIe siècle par Mathis Grünewald et conservé au musée d’Unterlinden de Colmar : une œuvre centrée sur la Crucifixion et la Résurrection du Christ, témoignant de l’expérience spirituelle d’un chrétien aux prises avec les bouleversements de son époque.

le mercredi de 19 h 30 à 21 h 30
Centre Sèvres, 35 bis rue de Sèvres, 75006 Paris

Tel 01 44 39 75 00- www.centresevres.com

12 mars 2008

les rues de nos quartiers

De nombreux écrivains vécurent dans notre arrondissement. Quelques rues, souvent bien discrètes, ont retenu le nom de certains. Il en est ainsi de deux allées qui retiennent notre attention. Deux poètes belges, Emile Verhaeren (1855 – 1916) et son ami Georges Rodenbach (1855 – 1898) contribuèrent chacun à sa manière et selon sa vision à introduire la poésie flamande d’expression française dans notre littérature de la fin du 19ème siècle.

Les œuvres les plus caractéristiques nous semblent être de Verhaeren : les campagnes hallucinées et les cités tentaculaires ; de Rodenbach : la jeunesse blanche et le règne du silence. Il convient d’ajouter pour ce dernier, un roman dont le titre s’attache au nom d’une ville : Bruges la Morte.

Les patronymes des deux amis ont été réunis sur deux voies privées, se rejoignant derrière les façades des immeubles situés rue Jean Dolent, aux numéros 23 ter et 25. Isolé entre les hauts murs de la Maison d’Arrêt  de la Santé et des bâtiments de la Communauté des Eudistes, ce petit site verdoyant dont les habitations forment un élégant ensemble nous paraît volontiers hors du temps.

NDLR : documentation issue du numéro 44 de la Revue de la SHA du 14ème  

19 février 2008

Culture dans le 14ème

Concert symphonique à Saint Pierre de Montrouge : Mercredi 20 février, 21h

Concert de l’orchestre symphonique du Conservatoire Darius Milhaud et du Conservatoire Jacques Ibert, direction Michaël Cousteau : Oeuvres de Beethoven, Borodine, Mendelssohn. Avec la participation du chœur Aria de Paris, direction Sylvie Portal
Église Saint Pierre de Montrouge, place Victor et Hélène Basch. M° Alésia. Gratuit.

Qui dirige la Russie ? Jeudi 21 février à 12h30.

Les jeudis de l’actualité à la bibliothèque Vandamme : La bibliothèque municipale propose, les jeudis à l’heure du déjeuner, des rencontres débats autour de questions d’actualité.

Jeudi 21 février à 12h30. « Qui dirige la Russie ? » Rencontre avec Jean-Robert Raviot enseignant à Sciences Po. Paris. Après le déroulement des élections législatives russes, en décembre 2007, et avant celui des élections présidentielles, en mai 2008, Jean-Robert Raviot nous invite à décrypter, au delà des institutions politiques russes d’aujourd’hui, les subtils jeux de pouvoir entre des forces obscures mais néanmoins redoutables.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles : Bibliothèque Vandamme,  80 avenue du Maine 75014. Tél. 01 43 22 42 18. Accès pour handicapés accompagnés - Métro : Gaîté ou Montparnasse Bienvenüe- Bus : 58 et 28.

 

Notre Dame du Rosaire : Jeudi  de formation 21 février à 20h30

194 rue Raymond Losserand 75014.

Le thème de la soirée : « Qui est vraiment Jésus ? »
Peut-on le connaître par l’histoire?  Jeudi de formation animé  par le Père Antoine.

Salle Sainte Thérèse : entrée 3 Cité Blanche.

 

14 février 2008

Soirée le livre écarlate

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13 février 2008

Une saison culturelle à Montrouge et à Paris 14e

-Exposition : Miniartextil ( 4ème édition) Il y a maintenant dix sept ans que l'association Arte&arte a été fondée par cfd1d9d64e4b528a8c08bc11590ecbde.jpgNazarenna Bortolaso et Mimmo Totaro. Aujourd'hui 54 oeuvres sont présentées sous la forme de sculptures miniatures qui affirment leur référence au textile. Cette année, le thème choisi par l'association est "filare il tempo" soit "tisser le temps". Les artistes sélectionnés viennent des quatre coins de la planète, et leurs oeuvres sont un véritable enchantement.

-Théâtre : Les Sincères de Marivaux par le théâtre de l'Etincelle : les jeudi 14 février et vendredi 15 févrieraef593922bb607935c34f2de0b327143.jpgAvec cette comédie en un acte, Marivaux donne sa réponse et un parfait condensé de son art : piquant, subtil et cruel. Il met à mal l'illusion d'une relation amoureuse fondée sur la pleine franchise. Les plus sincères ont toujours le désir de plaire et finissent victimes de leur propre jeu. La compagnie montrougienne du Théâtre de l'Étincelle offre la primeur de sa nouvelle création.

- La Compagnie Blin. 564a7440e71b1603f82b7e77e9da7e1e.jpgThéâtre de marionnettes à fils. La grande qualité des spectacles présentés par la Compagnie Blin  n'est plus à faire. Les petits et les grands seront ravis d'assister à des spectacles où  la recherche de la beauté de la mise en scène , et la diversité des contes et légendes présentés seront un bonheur goûté par toutes et tous. Ainsi, les 13, 20,26, 27 février à 15h et les dimanches à 16h, vous pourrez assister à : Kastalia ou les pêcheurs de lune. La scénographie soutenue par un éventail de musiques folkloriques et populaires, utilise la coloration puissante de l'architecture ionienne.

Tél : 01 42 53 23 24. theatredemarionnettes@wanadoo.fr 

 

La Librairie : Le Livre écarlate  : 31, rue du Moulin vert, -75 014  - vous invite à rencontrer José Carlos Llop, le jeudi 21 février à partir de 18H. Après Parle-moi du troisième homme et Le Messager d'Alger pour la publication française de son roman  Le rapport Stein aux Editions Jacqueline Chambon. 

11 février 2008

Art culture et foi : mercredi 13 février à 20h30

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Veillée méditative de Carême : à 20h30 dans l’église Saint Pierre de Montrouge, place Victor et Hélène Basch : «Marie-Madeleine, repentir et conversion» autour des représentations de Georges de La Tour. Vidéoprojection (sur grand écran) et commentaires du tableau par le frère Jean-Jacques Danel, franciscain. Intermèdes musicaux à l'orgue et au chant,avec Akemi et Nobuhiro Okada, musiciens japonais..
(Entrée libre).

Un photographe : Saul Leiter

La photographie n’est pas un art de la reproduction objective de la réalité. Saul Leiter le prouve. De ses photos en noir et blanc et de ses autochromes, il se dégage une « impression » insaisissable, une fluidité, une caresse , quelque chose d’impalpable, de fugitif, où l’instant soudain figé mais cependant éphémère, prend une place essentielle.

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 Né à Pittsburg en 1923, il se consacre tout d’abord à la peinture, puis à partir de 1947, et après avoir vu une exposition d’Henri Cartier Bresson, il commence à photographier les rues de New-York. Il surprend à l’insu du sujet saisi dans l’objectif de son Leica, l’émotion, l’instantané du détail vu, pris au piège, qu’il s’agisse d’une jupe de femme, d’une simple chaussure, d’un chapeau ou d’une épaule, pour en extraire immédiatement la quintessence de la vision, « sa » vision, c’est-à-dire celle que la vie et le quotidien ne retiennent jamais dans leur globalité, parce que trop éphémère. L’intercession de l’œil de l’artiste bouleverse ainsi celui du spectateur, et devient par la magie du regard, une œuvre d’art.

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 Ces photos qui nous sont présentées sont des sortes de failles, d’anfractuosités d’où s’échappent le mystère de la lumière révélée, la beauté simple du jour et des personnages tous empreints de cette sorte de mélancolie, d’abandon et de solitude. Tout flâneur « éveillé » ressentira cette impression, surtout lorsqu’il parcourt les rues d’une ville, a fortiori celles de New-York, cité secrète, mais cependant onirique par sa démesure, capable de cultiver à la fois le secret, l’intimité mais aussi le désordre, la folie, et l’inachevé. Les photos de Saul Leiter  sont des instants de grâce poétique, où la douceur apparente nous enveloppe d’une musique indicible, souterraine, mais où apparaissent parfois, d’une manière furtive, la douleur pudique, la tristesse retenue, la pesanteur de vies qui n’ont pas été touchées par l’aile du bonheur. Nous en sommes d’autant plus impressionnés.

 R.Rillot

Fondation Henri Cartier Bresson : 2, impasse Lebouis – 75 014 -  Exposition jusqu’au 13 avril . Tel 33 1 56 80 27 00

contact@henricartierbresson.org

30 janvier 2008

l'Entrepôt, concerts,programme de février

  Les concerts du mois de février :      
- Programme résumé -

VENDREDI 1 & SAMEDI 2 fev. 2008  à 21h30 - Chanson festive : TOUBAB ALL STARS - Tarif: 7€
LUNDI 4 & 18 fev. 2008 à 21h30 - Lundi découverte: SCENE OUVERTE - Entrée Libre
MARDI 5 fev. 2008  à 21h30 - Mardi Slam : SLAM SESSION - Libre Participation
JEUDI 7 fev. 2008  à  21h30 - Jeudi Jazz : NOW'S THE TIME - Tarif: 7€
VENDREDI 8 & SAMEDI 9 fev. 2008 à 21h30 - Chanson Française : NATURALIBUS -Tarif: 10€
JEUDI 14 & 21 fev. 2008 à 21h30 - Jazz Vocal : KATIA GOLDMANN - Tarif: 7€
VENDREDI 15 & SAMEDI 16 fev. 2008 à 21h30 - Chanson Soul/Funk: MANDOO - Tarif 7€
MERCREDI 20 fev. 2008 à 20h30 - Chanson Française : SARAH ZEPILLI - Tari
VENDREDI 22 & SAMEDI 23 fev. 2008 à 21h30 - Chanson : JEF KINO - Tarif 7€
MERCREDI 27 fev. 2008 à 20h30 - Chanson française :  THIEUM - Tarif 7 €
JEUDI 28 fev. 2008  à 21h30 - Jazz Vocal : CLEM - Tarif: 7€
VENDREDI 29 fev. 2008 à 21h30 - Chanson Festive : ALBERT MAGISTER - Tarif: 7€

24 janvier 2008

La Galerie Camera Obscura , le Livre écarlate,

Shoji Ueda (1913-2000) est né et a vécu à Sakaïminato (Japon).

Jacques-Henri Lartigue est né à Courbevoie en 1894 et s'est éteint à Nice en 1986.

Ils ne se sont jamais rencontrés, mais ils avaient le même talent pour transformer leur quotidien en un petit théâtre de la fantaisie et de la joie de vivre.

Shoji Ueda confiait, lors d'un entretien donné en 1994 : "Lartigue a été mon maîte absolu. Il était si curieux de tout... Ses photos traduisent parfaitement son art. J'aurais voulu que toutes mes photos ressemblent aux siennes".

Nous sommes particulièrement heureux de faire rencontrer sur nos murs, grâce à la famille de Shoji Ueda et à la Donation Jacques-Henri Lartigue, ces deux immenses maîtres du bonheur de photographier.

Exposition du 25 janvier au 22 mars 2008 -  Vernissage le 24 janvier de 18 heures à 20 heures -

Galerie Camera Obscura - 268 boulevard Raspail - 75014 - tél : 01 45 45 67 08 - Ouverture de 14 heures à 19 heures du mardi au samedi.

                                                                           ***
 

 La librairie : le Livre écarlate, 31, rue du Moulin vert - 75 014 -  vous invite à rencontrer Philippe Vasset pour son livre : Un livre blanc : récit avec cartes, aux Editions Fayard, le jeudi 24 janvier à partir de 19h.

La librairie : le Livre écarlate est ouverte du mardi au samedi de 10h à 20h. Tél : 01 45 42 75 30 

 

 

 

14 janvier 2008

Autour du quartier Montparnasse

La création artistique au cours de la première moitié du XXe siècle est une des caractéristiques de ce quartier.

Ainsi, est parue en décembre 2007 une publication : "La Coupole ABCdaire", (Cherche Midi Editeur) écrite par G. Viaud, ancien maître d'hôtel de la brasserie, et actuel président de la Société Historique et Archéologique du 14e. L'artiste peintre Thomas Dufrene a participé à cet ouvrage, qui reprend  pour chaque lettre de l'alphabet, les mots-clés du Montparnasse des artistes, mêlant faits anecdotiques, historiques et poétiques.

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Il faut rappeler que "La Coupole" fut construite sur un ancien dépôt de charbon et que les les 24 piliers qui le structurent ont été décorés par les peintres de l'époque autour de trois thèmes récurents : la femme, la fête et la nature.

Signalons que tous les vendredis à 11h. Georges Viaud retrace les évènements survenus dans ce lieu prestigieux à travers une conférence d'une heure, évoquant ainsi les "heures chaudes"  de cette brasserie. Inscriptions : de 9h à 17h, en téléphonant au 01 41 92 31 20.

Dans le même ordre d'idées, rappelons l'exposition toujours en cours jusqu'au 22 janvier des "Heures chaudes de Montparnasse", au musée du Montparnasse : 21, avenue du Maine ( 75 015), qui à travers 14 documentaires filmés, présente, après des recherches minutieuses auprès de témoins de l'époque, et accompagnée des commentaires de Jean-Marie Drot, le Montparnasse des années 20, nommé : "Salon ouvert pour les artistes du monde entier". Une véritable somme pour la résurrection d'une époque incontournable sur le plan de l'art.

Expositions 

Enfin, pour clore cet aperçu foisonnant de la vie de l'ancien quartier Montparnasse, intégralement situé sur le 14e ardt, signalons les deux expositions qui complèteront avec intelligence les précédentes, à savoir l'exposition sur le peintre Soutine, actuellement à la Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine, jusqu'au 27 janvier, tous les jours de 10h 30 à 18h . Puis ,au Centre Pompidou la grande rétrospective sur "l'Atelier d'Alberto Giacometti" jusqu'au 11 février, tous les jours , sauf mardi de 11h à 21h. Ces deux derniers artistes ont été des figures importantes  dans les premières années du XXe siècle. Ils se rattachent par leurs oeuvres aux grandes étapes de l'évolution de l'art moderne. 

Un livre est récemment paru sur les "Giacometti".  

 L'écrivain américain Robert Wernick arrive à Paris en 1938, il a vingt ans. Il rencontre divers écrivains et artistes de Montparnasse, parmi lesquels les frères Giacometti. Alberto sera le témoin de son premier mariage, Diego son meilleur ami pendant quarante-cinq ans. En mai 1940, c'est avec eux qu'il débutera un exode rocambolesque...

L'ombre des Giacometti plane sur le quartier, entre Alésia et Montparnasse, en passant par Denfert-Rochereau. C'est par amour de ce quartier, son histoire, ses artistes, ses ombres si vivantes qui rôdent autour de la librairie que L'Arbre à Lettres publie ces Souvenirs.

Au-delà des anecdotes, amicales et malicieuses, on y découvre l'insoupçonnée et formidable importance de Diego dans le travail et la vie d'Alberto: modèle privilégié, assistant infatigable, compagnon des nuits et des discussions sans fin. L'amitié dans la fraternité, au coeur d'une création artistique sans précédent.

La librairie" L'Arbre à lettres" se situe au 14, rue Boulard - 75 014- 

 

R.Rillot 

12 janvier 2008

Découvrir le monde : conférences au cinéma Gaumont Alésia

998a7b014ceb8a2eb066c5171de17511.jpgLégendes de l’Ecosse, paysages des Etats Unis, beauté de la Corse… : Connaissance du Monde propose une série de conférences au cinéma Gaumont Alésia, 73 avenue du Général Leclerc 75014.

 
Ecosse - Espaces et légendes par Luc Giard
Lundi 14 janvier à 15 h et à 20 h 30


Vietnam - Un Dragon né de l’Indochine par Christian Vérot
Mardi 5 février à 14 h 30 et à 20 h 30
 (attention : séances spéciales hors abonnement)

Etats-Unis - Les plus beaux sites naturels par Eric Courtade
Lundi 11 février à 15 h et à 20 h 30
 
Australie - L’aventure du Continent rouge par Jean Charbonneau

Lundi 17 mars à 15 h et à 20 h 30

La Corse - Belle et rebelle par Daniel Drion
Lundi 7 avril à 15 h et à 20 h 30

Ces séances se déroulent au cinéma Gaumont Alésia (73 av. du Général Leclerc - 75014 Paris)
Tarif normal : 9 euros. Tarif réduit (plus de 60 ans, carte famille nombreuse) : 8 euros
Tarif « spécial »: (handicapé, étudiant, chômeur, groupe de 20 personnes et plus, groupe scolaire) : 4,50 euros. Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés de leurs parents

Métro Alésia. Bus 62,28, 38, 68.

www.connaissancedumonde.com