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01 janvier 2009

Exposition Dufy : Urgent jusqu’au 11 janvier ! Une explosion de couleurs pleine grâce et de joie.

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Le musée d’Art Moderne de la Ville de Paris présente une importante rétrospective de l’œuvre de Raoul Dufy. Cet artiste, largement représenté dans les collections du musée grâce au legs de madame Dufy, et par la monumentale « Fée Electricité » (réalisée pour l'exposition internationale des Arts et Techniques à Paris de 1937), n'avait pas été montré dans une institution publique parisienne depuis la mort de l'artiste en 1953.
La trajectoire artistique de Dufy, qui accompagne les avant-gardes parisiennes du début du siècle, en fait un peintre très original. Très tôt, ses recherches l'accent sur la couleur / lumière, sur son goût pour l'arabesque ainsi que sur les nouveaux procédés chimiques empruntés à la technique picturale et textile. L'exposition mettra particulièrement en évidence ses séries (bords de mer, rues pavoisées, ateliers, cargos noirs…), et la conjonction de son œuvre décorative avec sa peinture.

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Ne manquez pas d’aller voir cette exposition avec vos enfants et petits-enfants, c’est un enchantement. Nous entrons presque tout de suite dans un univers de vacances sur les plages ou au bord des rivières : bateaux, scènes de pêche à la ligne, fêtes populaires, tout est prétexte à une explosion de couleurs, les bleus intenses côtoient, les jaunes, oranges, rouges, roses tendres, verts acidulés. Les compositions apparemment légères et désordonnées sont savamment étudiées et équilibrées de manière à évoquer un jardin abandonné, la vue d’une fenêtre, une chambre au réveil, un atelier d’artiste, les drapeaux déployés le 14 juillet : visions fugaces qu’il fixe avec joie et grâce.

Ce sont des instants de bonheur ou de beauté qui intéressent Dufy, par exemple, dans ses compositions florales il choisira des fleurs dans leur plein épanouissement comme des tulipes qui déploient leurs pétales et courbent leurs tiges juste avant de flétrir. L’exposition se termine par la grande salle entièrement décorée par l’éclatante fresque de la fée Electricité.

Dufy est un peintre de son temps qui s’émerveille des progrès techniques de son époque. Il participe aux courants artistiques contemporains. Il utilise les techniques impressionnistes, cubistes avec fantaisie, en insistant sur la féerie des couleurs et les compositions foisonnantes. Il travaille sur différents supports : la céramique, les tissus, la gravure sur bois….il illustre les poèmes d’Apollinaire. Sa virtuosité technique est toujours au service de son plaisir et du nôtre.

Monique Garrigue-Viney

De 4,50 à 9 euros - Du mardi au dimanche de 10h à 18h, le jeudi jusqu'à 22h - Musée d'Art moderne de la ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson, 75016 Paris - Renseignements : 01.53.67.40.00

18 décembre 2008

« Concerto au piano en La majeur » de Mozart pour les enfants du Soudan. Samedi 20 décembre 2008 à 12h au Conservatoire J.P. Rameau, 3 ter, rue Mabillon 75006 Paris

soeur_emmanuelle5.jpgMélisande Chauveau, 1er prix de Piano du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et présidente de « Musique pour l'Entraide Humanitaire », vous convie à un Concerto de Mozart en hommage à sœur Emmanuelle. Les bénéfices de cette représentation seront reversés au profit des actions de l’association ASMAE –Association sœur Emmanuelle au Soudan.

Espace Musical François Collet, Conservatoire J. Ph. Rameau- 3ter, rue Mabillon 75006 Paris - Tarifs entre 8 et 12€
Places à retirer sur place à partir de 11h15.

17 décembre 2008

Seraphine au musée Maillol

En même temps que le film de Martin Provost, dont La Voix vous a parlé le 5 décembre dernier - voir la note -, le musée Maillol expose 20  toiles de Séraphine, jusqu'au 5 janvier.

Séraphine est autodidacte, elle fait ses couleurs elle-même et en conservera le secret. Elle est au seuil entre un art de la pathologie et l’embrasement de son esprit habité par des visions qu’elle découvre parfois en regardant la rosace de la cathédrale de Senlis lorsque celle-ci est illuminée par la lumière.

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Semblable aux populations du haut Moyen Âge qui tombaient en adoration face à la clarté des couleurs et des images, Séraphine reproduit dans sa peinture l’incendie qui a enflammé la psyché de générations entières. C’était l’une des dimensions de son art qui fascinait le regard de Wilhelm Uhde. Il avait vu dans la peinture du Douanier Rousseau, dont il fut l’un des premiers à comprendre le talent, la même force d’expression qu’il retrouva chez Séraphine.

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Uhde lui organisa des expositions et la fit entrer dans l’histoire de la peinture moderne. Sans lui, ses tableaux seraient restés oubliés, accrochés dans quelques études de notaire.

61, rue de Grenelle - métro Rue du Bac - ouvert tous les jours sauf mardis et fériés de 11h à 17h. 8€, réduit 6€, gratuit moins de 16 ans.

16 décembre 2008

Le sapin de personne

le sapinde personne couv.jpgCe joli conte de Noël est écrit par Jacqueline Barbin et illustré par Marie-Laure Viney.
Le récit est très attrayant: David, fleuriste, constate, au moment de la fermeture de son magasin, le 25 décembre, qu’un sapin est resté abandonné devant sa vitrine. Il décide alors de le planter, le décorer et de l’éclairer avec l’aide de Basile, le quincaillier, et de Jojo, sans-abri, familier du quartier. Les voisins, les passants étonnés puis séduits reviennent l’un avec du cidre, l’autre avec des friandises, les suivants avec des provisions ou ce qu’il faut pour installer chacun…Les personnes réunies font connaissance et la fête se prolonge dans cette nuit du 25 décembre autour du sapin. Il est si beau qu’on décide le laisser installé jusqu’à l’Epiphanie et …

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La portée symbolique est forte : le sapin rejeté va susciter la solidarité et la joie de la rencontre.
Ce charmant conte est agrémenté de délicieuses illustrations de Marie-Laure Viney : les couleurs sont tout à la fois douces et gaies, les scènes sont très bien composées et les petits détails savoureux ponctuent le récit avec un humour malicieux.

le sapin de personne arbre de noel au milieu de la fête.PNG

Ce livre destiné aux enfants peut être acheté (15€) aux Editions Franciscaines, 9 rue Marie-Rose. N’hésitez pas aller dans cette librairie qui propose de très belles images et des livres religieux pour enfants et adultes.
Tel. 01 45 40 73 51 editions-franciscaines@franciscain.net ou diffusé par les Editions du Cerf.
M.G.

14 décembre 2008

La Fosse aux Lions

Ou la présence de chiffonniers dans les anciennes carrières

Sur le territoire du Petit Montrouge, l’extraction des pierres de carrière, laissa au fil du temps, de grands vides qui attirèrent l’installation d’autres activités.
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Il faut préciser que depuis 1774, les carriers exploitant les sites d’extraction, devaient combler les vides qu’ils laissaient. C’est là qu’apparut une activité de salubrité publique : la collecte des ordures et immondices de Paris . 

Depuis la création du Mur des Fermiers Généraux à la fin du 18e siècle, le transit des ordures provenant du centre de la ville ( les Halles),  était en partie exécutée par des chiffonniers dont le travail consistait à trier les ordures pour  remettre certains de leurs produits à des maraîchers qui avaient le droit de les déverser dans leurs champs. Ces derniers devaient être situés à plus de deux kilomètres des « Barrières », en fait le Mur des Fermiers Généraux. Ainsi, les ordures étaient collectées et rassemblées aux « portes maraîchères » : la barrière Saint jacques l’était entre toutes. Et là, nous voyons apparaître le site de la « Fosse aux Lions », constitué  de l’ancienne carrière limitée par l’actuel boulevard Saint-Jacques, la rue Cabanis et la rue des Catacombes ( actuelle rue Dareau).
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La répartition et la collecte se faisait par adjudication. L’adjudication désignait un louageur, qui lui-même rétrocédait à un sous-loueur tout ou partie des immondices provenant des divers quartiers de Paris. En outre les maraîchers faisaient à part entière partie du circuit.

Sur l’appellation de la dite « Fosse aux Lions », on peut sans trop se tromper, dire que les dits chiffonniers n’étaient pas tous des enfants de chœur… Cet endroit tenait plus d’un repaire de : tirelaines, escarpes, fourlines et chevaliers de la pince-monseigneur…  Une sorte de marché aux puces avant l’heure qui attirait, on s’en doute des malfrats de toute sorte ! Les chiffonniers étaient ces « lions » occupant cette ancienne carrière… Cela devait être animé ! Certains possédaient des surnoms plutôt cocasses tels que : Marron sculpté, Pas-de-chance, le Frileux, Mort au vin, Plein-de-puces, la Miteuse, la Trouillotte, la Papavoine, la Chaufferette... Vision pittoresque d’un lieu-dit voué à la misère et sans doute au crime, aux règlements de compte en tout genre.

Mais peu à peu, l’activité des chiffonniers déclina par le seul effet de l’évolution économique; la récupération et la revente des produits de rebus étant remplacée par le développement des produits manufacturés de l’ère industrielle. Les déchets de la ville perdirent  au cours des années, de leur valeur, et de ce fait leur revente ou transformation cessèrent d’être intéressant. La « Fosse aux Lions » avait vécu. Elle fut remblayée en 1850 . La plupart des chiffonniers se réinstallèrent du côté du quartier de la Glacière, en bordure de la Bièvre. En 1883, le préfet Poubelle créa sa fameuse « boîte ». C’en était fini de la « récup ». Aujourd’hui, le lieu est occupé par un grand hôtel, quatre étoiles. La rue Cabanis est calme. On n’entend plus de clameurs, de cris. Encore un « Mystère de Paris » disparu !

R.R

N.D.L.R – Documentation extraite de la Revue de la S.H.A du 14e: N° 24

09 décembre 2008

Découvrir l’Apocalypse, par Christine Pellistrandi

b>Soirée Art, Culture et Foi, à Saint Pierre de Montrouge, jeudi 11 décembre à 20h 30.

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Á une époque où l’écologie et les problèmes éthiques sont d’une actualité criante, il est bon de relire l’Apocalypse. Elle décrit, avec des images si fortes qu’elles en deviennent terrifiantes, les bouleversements de la nature, les ravages d’un commerce tout puissant, les catastrophes causées par toutes les formes d’idolâtrie. Mais en rester là serait se méprendre sur la révélation de ce texte qui montre aussi la liturgie céleste à laquelle sont associés les élus de tous les temps. Cette conférence propose de contempler et de méditer l’Apocalypse à travers son illustration: en effet, les miniatures des manuscrits et la tapisserie d’Angers sont de magnifiques témoignages pour comprendre la manière dont les croyants du Moyen Âge ont aimé et médité le dernier livre de l’Écriture Sainte.

Note: Cette conférence remplace celle initialement prévue de Chantal Leroy, qui a eu un empêchement.

Exposition Séverine Pineaux à l’atelier Karidwen, 118 rue du Château, du 2 au 21 décembre

A l’occasion de la parution aux éditions Tournon du tome 2 de la série Ysambre : “La Femme Graine”, Séverine Pineaux présente huiles, aquarelles et dessins originaux tirés du livre.

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Voilà comment l’artiste présente son œuvre : « Mes peintures se promènent entre le merveilleux et le fantastique. Elles parlent de nature et d’écologie, d’unité spirituelle du monde et des liens qui unissent les êtres humains. Leur vocation est de faire rêver en racontant des histoires silencieuses et immobiles… »

Ces peintures et dessins pleins d’imagination  sont des œuvres réalisées avec un dessin précis, nerveux. Elles mélangent les genres, les styles, les univers, la nature et le merveilleux. On y perçoit aussi une note d’humour.

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Outre la galerie d’exposition, l’atelier Karidwen est un lieu où travaillent plusieurs artistes céramistes et aussi un lieu qui accueille des enfants pour des stages de poterie.

M.G.V.

 

30 novembre 2008

Déplacement: exposition présentée du 11 décembre 2008 au 25 janvier 2009 au Musée du Montparnasse

La mission photographique Le Voyage, initiative de l’Université Paris 8 et de l’Académie du Film de Pékin (Chine), est invitée à présenter le deuxième et dernier volet de ce projet dans le cadre de la programmation d’expositions proposée par Le Musée du
Montparnasse.

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Depuis 2005, les départements de photographie de l’Université Paris 8 et de la Beijing Film Academy travaillent ensemble sur des projets photographiques. La première mission franco-chinoise avait pour sujet les rythmes de la ville et ceux de l’homme. Ce travail a fait l’objet de plusieurs expositions et d’un catalogue.

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23 novembre 2008

Jean-Eugène Auguste ATGET et la photographie

Dans le précédent chapitre , nous vous laissions  au moment où Atget s’inscrivait dans la mouvance surréaliste . En 1922 Man Ray s’installe dans un atelier situé au 31bis de la rue Campagne Première, devenant ainsi le voisin d’Atget. Tout de suite, il lui achète une cinquantaine de photographies.  Atget lui donne son accord à condition que celles-ci ne soient pas signées. Elles paraîtront dans la revue « La révolution Surréaliste »

Le dépouillement de certains clichés, leur austérité, le vide des places et des rues et surtout la possibilité de réinterprétation, intéressent les surréalistes, toujours attirés par l’imaginaire et le rêve . En 1922, Atget a l’idée de photographier les devantures de boutiques et de les vendre aux commerçants.

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Les surréalistes se passionnaient pour les vitrines dans lesquelles la ville se reflète, et étaient fascinés par celles d'Atget

Une assistante de Man Ray, Bérénice Abott est alors fascinée par les clichés d’Atget. Elle rencontre le vieil homme  "voûté… las… triste….isolé, mais attirant… ». Elle consacre une partie de l’argent gagné chez Man Ray pour lui acheter quelques clichés. (ci dessous E.Atget photographié par B.Abbot)eugne_atget_par_berenice_abbott.jpg

En 1926, Atget perd son épouse. Désespéré, il décède le 4 août 1927.

A sa mort les archives photographiques d’art et d’histoire acquièrent environ 2000 négatifs, et Bérénice Abott achète le reste de ce qui constituera le fond Atget. Aux Etats-Unis , elle  le fait connaître en présentant  les clichés qui sont ainsi commentés et expliqués. En 1961, elle publie « the world of Atget » compilant tous les clichés qu’elle a pu rassembler entre 1927 et 1961.

En France, diverses bibliothèques possédaient  de nombreux clichés. Un campagne de recensement fut  mise en chantier. La collection de la Bibliothèque nationale de France ( département des estampes) recense à lui seul 4000 clichés.

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E. Atget, Le cirque (Ackerman Foundation)

Avec le développement d’Internet, beaucoup des travaux d’Atget sont devenus accessibles. Le serveur Gallica de la Bibliothèque nationale a mis sur le réseau un grande partie du fond Atget.. D’autres existent aux Etats-Unis et en Corée.  Un des intérêts du serveur Gallica est de permettre une étude comparative des différents clichés et de voir ainsi l’évolution de la technique d’Eugène Atget, qui restera l ‘un des « grands » de l’art de la photographie.

N.D..L.R. Documentation extraite de la Revue n° 43 de la S.H.A. du 14e.

Serveur Gallica  de la Bibliothèque nationale de France : http://gallica.bnf.fr/

19 novembre 2008

Jean-Eugène Auguste ATGET et la photographie

atget pmet3216.jpgLe récent Salon de la photographie  de Paris doit attirer notre attention sur un « grand » de la photographie : Atget. Les lignes qui vont suivre résument les principales étapes de sa vie et de son œuvre.

Atget est né à Libourne le 12 février 1857. La famille s’installe à Paris mais  à 4 ans Atget, devenu orphelin,  est élevé à Bordeaux par ses grands-parents . Voulant devenir acteur il s’installe à Paris en 1878. Entre 1879 et 1882, il mène de front à la fois, son service militaire et ses études au Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique. Il noue une amitié durable avec André Calmettes, futur directeur de théâtre. Il entame alors une carrière d’acteur où il ne récolte que de petits rôles ou de la figuration. Il rencontre bientôt sa femme Valentine Delafosse. En 1887, une affection de la gorge le force à abandonner définitivement son métier d’acteur.

atget mmet2.jpgC’est vers 1888, qu’il commence à photographier dans la Somme. Entre 1890 et 1897, il revient à Paris et travaille comme photographe. Ses clichés montrent par leur composition, qu’ils sont destinés à servir de documentation à ses amis peintres de Montparnasse. Utrillo, Braque, Derain font partie de sa clientèle. Il fait éditer 80 cartes postales représentant les petits métiers de Paris. atget pmetiers1.jpgPuis en 1899, Atget ouvre un atelier de photographie au 17bis de la rue Campagne-Première. « Photographier dans Paris tout ce va disparaître, tout ce qui est pittoresque et typique », voilà le credo d‘Eugène Atget. Différents thèmes apparaissent alors :  - les rues et les places au petit matin – les cours – les entrées des hôtels particuliers – les détails architecturaux et les petits métiers en voie de disparition.  En 1907, il photographie le centre de Paris mais aussi Saint Cloud, Versailles, Sceaux, Rouen, Beauvais… Après la guerre de 1914 –1918, il commence à vendre des séries de clichés à différents musées. Ainsi, 2621 négatifs portant sur « l’Art dans le vieux Paris » et le « Paris pittoresque » sont vendus à différents musées en 1921.

Nous poursuivrons ultérieurement l’itinéraire artistique d’Atget, à travers sa participation au mouvement surréaliste avec Man Ray . (à suivre).

R.R - Documentation extraite de la Revue N° 43 de la Société Historique et Archéologique du 14ème

17 novembre 2008

Réunion publique extraordinaire jeudi 20 novembre à 19h, 22 rue Antoine Chantin.

Suite à l’exposition du mois de septembre sur la gare Montrouge-Ceinture, située 122, avenue du Général Leclerc, le Conseil de quartier Jean Moulin Porte d’Orléans organise une réunion publique extraordinaire le jeudi 20 novembre à 19h, à l’école maternelle 22, rue Antoine Chantin.
A l’ordre du jour :
Présentation de l’étude menée par Céline Oriol et Alexandre Hordé (urbaniste et architecte),
Restitution de l’enquête par questionnaires et entretiens par Yvette Houzel et Jean Fraisse.
Venez nombreux !

12 novembre 2008

Sous le ciel du Vietnam

Exposition André Heimler à la galerie du Montparnasse , 55 rue du Montparnasse, du 1er novembre au 16 novembre de 12h à 20h.
Cette exposition comporte environ 120 photos de reportage sur le Vietnam absolument splendides qui illustrent toutes les facettes de la vie au Vietnam : la culture en terrasses, les rizières, la vie dans les villes et villages, les villes…Les richesses culturelles, les métiers d’art : la poterie, la broderie et la misère de certains quartiers. André Heimler présente la diversité des paysages : Les plaines, les paysages fabuleux de montagnes, de la baie d’Along, les lieux où eaux et ciel se confondent…

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Le seul reproche que je pourrais faire c’est que les photos sont si belles et si riches qu’elles méritaient d’être exposées en plus grand format !
Mercredi 12 novembre à 18h30, il y a une conférence « Propos sur le Vietnam » de André Heimler, 55 rue du Montparnasse, métro Edgar Quinet, Montparnasse, Vavin.

D'autres photos

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11 novembre 2008

MARIA CARITA, 30 ans après; quand les CARITA étaient trois.

Marie-Josée CARITA, habitante du 14ème, organise une exposition, sur le célèbre salon de coiffure des stars, fondé par ses grand-tantes, les sœurs CARITA

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Rayures et coupes courtes: les Carita et le Pop'art

Maria CARITA est née à Toulouse de parents espagnols en 1911. Sa soeur Rosy, est née à Villach, en Espagne dans une région dite du" Val d'Aran", en Aragon. Comme dans toutes les familles espagnoles, on chantait, on dansait et on cousait.
A l'âge de 14 ans, Maria commença comme apprentie coiffeuse à Toulouse, après avoir hésité entre la coiffure et la couture. Car son père, arpenteur, était aussi coiffeur (et joueur de guitare). Rosy, sa cadette de deux ans la suivit dans cette voie. Leur diplôme de coiffure en poche, elles ouvrirent leur premier salon  à Toulouse, dans une ancienne boucherie repeinte en blanc, leur soeur Thérèse à la caisse, leur frère Marcel aux shampoings. Le goût de Maria, ses mains intelligentes leur permirent de se faire une bonne clientèle. En 1943, leur mère, Carmen, mourut et Maria « monta » à Paris, encouragée par des clientes parisiennes, exilées à Toulouse pendant les années noires de la guerre. Avec sa sœur, elles s'installèrent dès le début, rue du Faubourg St Honoré, au n°5. En 1952, étant à l'aise dans leur travail, elles s'installèrent au 11, l'adresse mythique, avec Monsieur Alexandre,  pour 6 ans de collaboration. Puis, ce dernier, bien armé par cet enrichissant compagnonnage, ouvrit son propre salon, avenue de Matignon.
Un immense succès

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Les soeurs CARITA surent attirer dans leur salon, qui, en 1968, s'ouvrit aux hommes "CARITA Monsieur", le milieu du cinéma, de la presse, de la mode, des photographes de mode, du théâtre, du Music-Hall. Parmi leurs amis figuraient les grands noms de cette époque. Il suffit de lire les innombrables télégrammes de condoléances reçus à la mort de Maria, le 6 septembre 1978, pour comprendre le pouvoir charismatique de cette petite toulousaine montée à Paris avec une grande ambition.
En 1963, leur neveu Christophe les rejoint. Il relancera le dynamisme de la Maison CARITA par son imagination et son indéniable talent. Sa particularité: dessiner les coiffures avant de les réaliser.
Du rêve pour des coiffures de rêve.
IMGP1253.JPGCatherine Deneuve, Mireille Darc et Sylvie Vartan y trouvèrent leur blondeur, Mireille Mathieu, Claude François et Jean Seberg leur fameuse coupe; elles furent innombrables les vedettes du petit et du grand écran, Denise Fabre, Juliette Gréco, Isabelle Adjani, Charlotte Rampling, Fanny Ardant, Carole Bouquet, Brigitte Fossey, Macha Meril, Marie-José Nat, les étrangères Johanna Shimkus, Elsa Martinelli, et toutes les femmes qui trouvèrent leur style grâce à Maria Carita.
Beaucoup de documents originaux illustrent l'exposition retraçant la vie de Maria Carita, de sa soeur Rosy, et de leur neveu Christophe, les trois CARITA; et les belles photos de Peter Knapp, William Klein, Harry Meerson et Sarah Moon en prolongent, par leur charme puissant, tout le relief.
En 1957, lors d'un congrès à Rome, Maria avait été présentée au Pape Pie XII qui lui aurait dit: « Carita, quel joli nom. Il signifie beauté et charité, et vous, vous faites la charité de la beauté ». Rien n'arrêta, en effet, la charité de Maria, sauf la mort, brutale, due à un cancer foudroyant de la moelle épinière, en 1978, il y a juste 30 ans.

Eglise de La Madeleine: foyer - salle royale.
Tous les jours jusqu'au 23 novembre inclus
De 11h à 18h30.

09 novembre 2008

Le cinéma "le Mistral" ou les avatars d'un lieu (III)

Nous terminons le troisième volet (voir l'article précédent) de l’histoire du «  Théâtre de Montrouge », et ceci pour la période qui va de juin 1907 à nos jours.

Au début du XXe siècle, le «  cinématographe » est en pleine expansion. Les salles de cinéma à Paris passent de 97 en 1914, à 204 en 1920. Ainsi, en mai 1911, une société anonyme est créée ayant pour raison sociale «  Ciné-théâtres » dont le siège est situé au 70 de l’avenue d’Orléans et dont l’objet est l’exploitation d’établissements cinématographiques. Pendant la première Guerre mondiale, la salle n’a pratiquement  été utilisée  que pour des spectacles cinématographiques. Il faudra attendre 1922 pour assister à la renaissance du théâtre de Montrouge. Un certain Gabriel Ténot reprend la direction de la salle, la direction artistique étant confiée à Potié, premier comique. Le théâtre a été entièrement transformé et remis à neuf. La salle compte 600 places. L’orchestre est dirigé par Roger Guttinger et la chorégraphie par Stilson. L’inauguration se fait avec la célèbre opérette « Rêve de Valse ». Germaine Revel de l’Opéra Comique en est la vedette. Ainsi, le théâtre de Montrouge sera dorénavant presque totalement consacré à l’opérette. « La salle est confortable, coquette, aux sièges de velours assorti à la teinte des murs, décorés d’énormes fleurs bleues. La musique légère a trouvé ici son oasis : Offenbach, Reynaldo Hahn, Messager, Lecocq, Maurice Yvain  sont les principaux musiciens joués à travers leurs oeuvres. Doit-on ajouter qu’ « en France, l’opérette fut un facteur de démocratisation culturelle, elle a rapproché le public de l’opéra et celui des bastringues »… La renommée du Théâtre de Montrouge se confirme, et dans le quartier Alésia, la popularité de Potié est bien établie.

deval.jpgEn 1928, un intéressant essai de décentralisation est expérimenté par le théâtre de Montrouge et le Théâtre des Ternes qui donnent en alternance les succès du boulevard avec leurs interprètes. Marguerite Deval (ici avec le photographe Willy Miche) est ainsi applaudie dans un « Chien qui rapporte », Elvire Popesco et Louis Verneuil dans ma « Cousine de Varsovie », Jane Marnac et Raimu dans « L’école des cocottes », «  la Dame de Chez Maxim’s » avec Spinelly…

« le Soir », journal de l’époque,

félicite le théâtre de Montrouge «  ce petit théâtre sert la cause théâtrale pour la plus grande joie des Parisiens des boulevards excentriques qui furent trop longtemps traités en provinciaux … !  A la même période, le théâtre Montparnasse tente de pratiquer la même méthode et dans ce domaine on fait appel à des vedettes de l’Opéra Comique.

medium_Damia.jpegEn juillet 1931, la société du théâtre des Gobelins est propriétaire du théâtre de Montrouge. Cette salle de quartier compte maintenant 685 places. En 1932, le théâtre prend un nouveau tournant sous l’impulsion de son nouveau directeur, Desvouas et le tour de chant est à l’honneur avec la grande Damia.

le théâtre est vendu

Mais hélas, les jours du théâtre de Montrouge sont comptés. Le 6 mai 1932, la société des Gobelins a vendu notre théâtre-concert à Mlle Journo, exploitante de cinéma… A cette date dans le 14e arrondissement, il y a une vingtaine de salles de cinéma. Etait-il bien nécessaire de supprimer cette charmante salle de théâtre ? La mode, sans doute, l’appel d’une autre rentabilité ? On peut déplorer qu’à l’époque il n’y eût aucune aide des pouvoirs publics pour permettre aux théâtres populaires de poursuivre leur mission de décentralisation artistique et d’école du spectacle.

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Aujourd’hui, « Le Mistral » avec ses cinq salles, n’a plus rien à voir avec son ancêtre, le théâtre de Montrouge, celui d’une époque où le « boulevard » avait su se faire connaître et reconnaître par «  l’avenue d’Orléans ».

R.R – Documentation extraite du N° 45 de la revue de la S.H.A du 1

26 octobre 2008

Le cinéma "le Mistral", ou les avatars d'un lieu

Le 70 de l’avenue du général Leclerc, où se situe le cinéma « le Mistral » est un lieu paradoxal. En effet, ici même, en 1840, existait une chapelle construite par l’abbé Châtel, qui fonda une église dissidente, intitulée : Eglise Catholique française, créée en 1832, 59 rue du Faubourg Saint Martin.

Pour comprendre la naissance de cette église, il faut se placer à l’époque romantique où souffle un vent de liberté apporté par les Trois Glorieuses. Ainsi, un courant libéral et gallican s’opposait à la toute puissance de Rome. L’influence de Lamennais et de Lacordaire entrent dans cette prise de conscience, en voulant apporter des réformes inspirées par les écrits fondateurs du christianisme.

Passons sur les déviances et la modernisation amorcée du culte catholique que voulait établir l’abbé Châtel (1795-1857). Une réaction de l’église officielle intervient : la chapelle du Faubourg Saint Martin est fermée en 1842. Il en est de même de la chapelle du 70 avenue d’Orléans, fermée et vendue par décision de justice à un charron puis à un marchand de grains. En 1869, le propriétaire est un grainetier et à la fin du siècle, la même activité y est encore signalée.

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C’est au début du 20ème siècle que le bâtiment fait place à un théâtre… En 1902, une transformation totale des lieux s’ouvre sur une salle de  450 places. Le directeur, Paul Didier, avait débuté dans l’emploi de second comique, en province, et avait été engagé aux Folies  Dramatiques, puis aux Variétés. Il joue ainsi,  dans les « Cloches de Corneville ». Ayant épousé l’actrice Jane May, il est successivement pensionnaire du Gymnase, du Vaudeville et du Palais Royal. Paul  Didier et sa femme ont, durant quelques années, dirigé de nombreuses tournées en province avant de se consacrer  au Théâtre de Montrouge qui prend le nom de « Fantaisies de Montrouge ».  Delphine, la fille du couple sera souvent la vedette de ce même théâtre.

Pour l’exemple, citons le nom de diverses pièces jouées durant la saison 1902 : Tailleur pour dames de Feydeau, un Caprice de Musset, le Chapeau de paille d’Italie de Labiche. En 1903 : Madame Sans-Gêne de Sardou, Monsieur Alphonse de Dumas, Tricoche et Cacolet de Meilhac et Halévy, la petite Fadette de Sand, les Enfants d’Edouard de Delavigne , etc…etc… Paradoxalement, les auteurs de l’époque ne sont guère mis à l’honneur : Jules Renard, Porto-Riche, Henri Becque. Le répertoire semble un peu poussif quant aux choix retenu des pièces. Un certain essoufflement apparaît, et en mai 1905, Jane May se retirera progressivement, se consacrant uniquement au professorat à partir de 1910.

Une nouvelle direction prendra le relais à partir de 1906. Des perspectives  s’ouvrent à d’autres directeurs, à d’autres gens de théâtre… ( à suivre - lire la suite).

N.D.L.R  Documentation extraite du N° 45 de la S.H.A du 14°

R.Rillot -

11 octobre 2008

Couleurs d'automne, peintures de Richard Paschal

Artiste du 14ème, Richard Paschal -voir l'article que La Voix lui a consacré- s'est notamment fait connaitre en étant l'un des trois peintres qui ont réalisé le plafond de l'Opera de Paris, selon la peinture originale de Chagall
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Pont de la Concorde
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Cité Universitaire
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Le parc Montsouris

06 octobre 2008

Concert de musique romantique: Schumann, Brahms, Rachmaninov, samedi 18 octobre 2008 à 20h30 à la Chapelle St Bernard de Montparnasse.

concert StBernard.jpgRéservez dès maintenant votre soirée ! Ce sera un très beau concert de musique de chambre piano et violoncelle.

Le programme est riche: Adagio et allegro opus 70 de Robert Schumann, Sonate en fa majeur opus. 99de Johannes Brahms, Vocalise opus. 34 N° 14 et Sonate en sol mineur opus 19 de Sergei Rachmaninov.

Les interprètes sont Anne-Sophie Godron au piano et Laurence Boiziau, au violoncelle

 

 

Parcours des jeunes artistes

Anne-Sophie Godron, née Guiffant, est Premier Prix de piano du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes de Pascal Devoyon et Georges Pludermacher (1997). La même année, on lui a décerné également un Premier Prix de musique de chambre. En 1999, elle a obtenu le certificat d’aptitude à la fonction de professeur territorial d’enseignement artistique dans le cadre de la classe de pédagogie du CNSM de Paris. Elle est également demi-finaliste de concours internationaux (Caltanissetta Sicile 2000, San Remo 2001). Elle enseigne le piano au conservatoire de Clichy-sous-Bois et se produit régulièrement en formations de musique de chambre.

Laurence Boiziau.jpgLaurence Boiziau a étudié le violoncelle au Conservatoire National de Région de Nantes où elle a obtenu les Premiers Prix de violoncelle, musique de chambre et formation musicale. En 1991, elle a intégré la classe d’Erwan Fauré au CNR d’Aubrevilliers. La Courneuve où elle obtient son prix de violoncelle. Depuis 1994, elle travaille avec Roland Pidoux. Diplômée d’Etat en violoncelle, elle enseigne actuellement aux conservatoires de Drancy et de Clichy-sous-Bois. Elle se produit au sein de diverses formations de musique de chambre (en sonate piano-violoncelle, trio de violoncelle et quatuor à cordes) et en orchestre.

 

Libre participation aux frais

Chapelle St Bernard, de Montparnasse, 34 place Raoul Dautry 75015 Paris. (sous la pendule de gauche de la gare au croisement de la rue du Départ et de l’avenue du Maine.)

05 octobre 2008

BACH Cantus: Trois rendez-vous pour la saison 2008-2009

Après le succès rencontré par le premier concert Bach-Cantus du dimanche 30 mars 2008 à l’église St Pierre de Montrouge, l’aventure se poursuit en 2008-2009 et rendez-vous est donné pour venir entendre et chanter le choral de trois nouvelles cantates..
Rendez-vous donc à l’église Saint Pierre de Montrouge, place Victor et Hélène Basch, Paris 14ème (métro Alésia,  le 12 octobre 2007 et les 18 janvier et 17 mai 2008.

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Vous vivrez un événement unique :
•    Tous les musiciens, chanteurs, solistes comme instrumentistes  sont professionnels. Ils montent une cantate en une seule répétition. Cette répétition est ouverte au public dès 15 heures.
•    Tous chanteurs : à votre arrivée il vous sera remis  un exemplaire du choral final, répété avec le chef avant le début du concert. Le public est invité à chanter  depuis sa place ce choral qui conclue la cantate.
•    Au début de chaque concert, une présentation  sur le contexte historique et liturgique ainsi que le contenu littéraire et musical de la cantate.

Venez rejoindre cette belle aventure: comme du vivant de Bach, des cantates jouées le dimanche, qui offrent un moment de beauté et de partage au service de la Foi.

Trois rendez-vous BACH Cantus pour la saison 2008-2009

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04 octobre 2008

A la Cité Internationale Universitaire

Samedi 4 octobre, 15h : Journée mondiale de la Poésie. Hommage à Germaine Tillon et Aimé Césaire
L’Association Poesia 2 Ottobre organise une exposition des peintres Salvatore Gucciardo et Mary Brilli
Dimanche 5 octobre, 15h : Visite architecturale de la Cité Internationale Universitaire de Paris
La Cité internationale universitaire de Paris : un patrimoine en mutation
Exposition  d’art contemporain : Santiago Borja, Daniel Chust Peters, Diogo Pimentao jusqu’au au 5 octobre 2008

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25 septembre 2008

La Mongolie au FIAP, 30 rue Cabanis 75014

Animations sur le thème de la Mongolie :
- Du 10 au 30 septembre (tous les mardis et jeudis du mois), 18h30-20h30 Installation d’une yourte mongole dans le jardin, bar à thé, projections...
Action Solidarité Pays Oubliés agit depuis 3 ans en Haïti et en Mongolie via des projets de développement, à la mesure de ce que notre association peut réaliser : des interventions locales bénéficiant directement aux populations les plus démunies. La boulangerie de Gonaïves, l'Ecole de l'Avenir pour les enfants d'un bidonville d'Oulan Bator, les serres maraîchères pour relancer l'activité économique à la périphérie d'Oulan Bator, le matériel pour l'hôpital ophtalmologique du grand ouest mongol en sont des exemples

- Soirée festive avec des danses et chants mongols : Mercredi 1er octobre, 20h30

- Expositions de photographies sur la Mongolie en partenariat avec l’ASPO : Du 10 septembre au 3 octobre, de 10h à 20h : L’association « Action Solidarité Pays Oubliés » et de l’archéologue et spécialiste de la Mongolie où il a fait de longs séjours Marc ALAUX nous accompagneront durant ce mois de septembre.
Deux expositions : « Mongolie au-delà des apparences » de l’ASPO et  « Mongols, Fils de la steppe », par Marc Alaux.

FIAP Jean Monnet, 30 rue Cabanis. M° Saint-Jacques. Entrée libre à tous les événements www.fiap-paris.org

18 septembre 2008

Evocation de la Résistance dans le 14ème arrondissement, Samedi 20 septembre, à partir de 17h30

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Les associations Florimont et Udé organisent une soirée sur le thème de l’évocation de la Résistance.

A 17h30 : représentation théâtrale de l’attentat du 25 septembre 1943 à l’angle des rues des Plantes et du Moulin Vert.

A 18h30 : rencontre à la librairie Le Livre Ecarlate, 31 rue du Moulin Vert avec les acteurs du groupe MOI et FTPF

A 21h00 : cinéma en plein air d’un film sur la Résistance au jardin des Fêtes, 2/4 rue des Thermopyles. M° Pernety.

04 septembre 2008

Le plus ancien site préhistorique de Paris, voisin du 14ème

Datant de 9000 à 5000 ans avant Jésus Christ, situé dans le 15ème rue Henry Farman, ce site a été fouillé par l'INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives), dont le rôle est de profiter du début de chantiers pour fouiller tant qu'il en est encore temps. Il s'agit ici du futur centre de tri de collectes sélectives.
Les derniers chasseurs cueilleurs nomades
Le site de la rue Farman, à Paris, apparait comme une découverte majeure car c'est la première fois qu'un gisement de chasseurs-cueilleurs est mis au jour et fouillé sur les bords de Seine à Paris.

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La principale occupation du site concerne la période Mésolithique (9000-5000 avant J.-C.) qui caractérise les derniers chasseurs-cueilleurs nomades issus du Paléolithique supérieur, avant la révolution Néolithique. Les groupes mésolithiques font suite au réchauffement Holocène qui provoque, outre une "modification des lignes de rivage et des systèmes fluviatiles", une évolution du paysage végétal (apparition de forêts : pins, noisetiers, ormes, chênes) et de la faune (apparition d'espèces comme : sanglier, cerf, chevreuil, aurochs).
Nouvelles techniques de chasse
Ces changements environnementaux coïncident avec une mutation dans les techniques de chasse. On voit notamment une intensification de l'utilisation de l'arc, bien adapté à une végétation plus dense. Cette technique de chasse, est apparue vraisemblablement il y a 12 000 ans.
Chasseurs-cueilleurs nomades, les hommes du Mésolithique ont établi sur ces berges leurs haltes de chasse à plusieurs reprises. Ils y ont abandonné des silex taillés et des fragments d'os d'animaux probablement consommés sur place. Ces vestiges mais aussi un foyer laissent présumer des bivouacs de quelques jours à plusieurs semaines.
Boucherie, grattage des peaux pour la confection de vêtements ou de tentures ont été pratiqués sur place à l'aide de grattoirs et d'éclats.

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De nombreux déchets de silex révèlent que les hommes y ont surtout renouvelé leur panoplie de pointes de flèches. Caractéristiques de cette période, ces minuscules pointes aux formes géométriques étaient fixées à l'aide d'une résine à une hampe de bois.
Le site de la rue Farman est situé sur un ancien bras de la Seine, qui avait déjà été repéré sous l'héliport de Paris.

Alain Constans

01 septembre 2008

L'Entrepôt: La rentrée en culture...

Cinéma : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/cinema02.asp
 Festival de Contis à l'entrepôt : courts-métrages et avant-premières jeudi 18 et vendredi 19.
"From the voice to the hand" : 3 films de Malik Ohanian en exclusivité à partir du mardi 23.
 Ciné-débats et rencontres :
"Les guérisseurs, la foi, la science" avec J-Y Bilien  lundi 8, mardi 9 et mercredi 10 à 20h,
"Mondovino"avec Nature et découvertes mardi 23 à 20h,
Ciné-philo dimanche 28 à 14h20 avec Daniel Ramirez.
Cycles : Ciné parents-bébé samedi 6 à 11h "Mes amis, mes amours" et samedi 13 à 11h "My name is Hallem Foe", Armenciné mardi 9 à 20h.
* Et toujours : la programmation hebdomadaire avec plus de 10 films par semaine.

Conférences : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/conferences01.asp
* "Web 2.0 : entrer dans la danse et construire la confiance" par Jean-Marc Orsatelli , mercredi 10 à 19h30.
* "A la rencontre des familles d'âmes" par Catherine Boutard-Marquette, jeudi 11 à 19h30
* "Le symbolisme du corps humain à travers la mythologie grecque et le zodiaque" par Luc Bigé (Université du Symbole), jeudi 18 à 19h30. Entrée libre
* "Mutation collective, mutation individuelle" par Marielle Garel, mercredi 24 à 19h30.
* Rendez-vous mensuels : café RH le jeudi 4 à 18h30, Café-conso Nature et découvertes le samedi 13 à 10h30 "une rentrée et un cartable écolo", Rencontre des créatifs culturels le mardi 16 à 8h30.

Musique : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/musique01.asp
* Rendez-vous au Bar Forum pour les Scènes ouvertes, le Jazz, le Slam, la World ou la Chanson festive : le mois est Show avec les Zooters, M.A.P., Ocho y media et beaucoup d'autres.
* Festival de Contis à l'entrepôt : SPOUMJ jeudi 17 à 21h30, Cumbia Ya! vendredi 18 à 21h30.
* Concert classique dans la Galerie jeudi 25 à 20h : récital de piano par Sylvie Amiech.

 Galerie d'exposition : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/exposition02.asp
* Jusqu'au 10 septembre : la galerie présente les oeuvres d'une quinzaine d'artistes pour le "Salon d'été". http://www.lentrepot.fr/httpdocs/web_été.html
* Du 17 septembre au 26 octobre : Koffi Comar, "Collages" papier, carton, terre et acrylique, dans le cadre du Festival de Contis à l'entrepôt. Vernissage le mercredi 17 à partir de 18h,.
 
Lectures et Impro : http://www.lentrepot.fr/httpdocs/litterature01.asp
* Les mardis 9, 16, 23 et 30 : lectures spectacles dans la Galerie à 19h15.
* Match d'impro avec les Traits d'Union dimanche 7 à 18h30 et cabaret d'impro avec les Carafes dimanche 21 à 19h30.

BONNE RENTREE A TOUS !

24 août 2008

Antoine Chantin, un jardinier, une rue

Nos rues du 14ème, à travers les plaques bleues situées à chacune de leur entrée, nous annoncent le nom de personnalités parfois célèbres, et parfois totalement inconnues. Ainsi, il en va de Antoine Chantin qu’on nous désigne comme « ancien propriétaire du terrain ». Définition bien vague et imprécise. En fait, il exerçait, comme de nombreux confrères installés sur le territoire du Petit Montrouge la profession d’horticulteur et de pépiniériste. Il faut savoir, que les territoires des communes limitrophes de Paris, situées hors le « Mur des Fermiers Généraux », construit à la fin du 18èmeème lors de leur annexion en janvier 1860. Beaucoup d’entre eux  étaient réservés à l’horticulture.  siècle, comportaient de vastes terrains qui furent intégrés progressivement à notre 14ème.

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Antoine Chantin était né en 1815 à Verzé près de Macon. Il débute son éducation horticole à Saint Clément près de son lieu de naissance. Successivement employé à Paris où il prend un poste d’attaché à l’établissement de Fromont il travaille ensuite à la société d’horticulture hollandaise du boulevard Montparnasse, puis est embauché au jardin de l’Ecole de Médecine de Paris et au jardin royal des Plantes.

En 1841 à 26 ans, il est à la tête des cultures des frères Cels. Passionné par les plantes, il s’oriente vers des essais de multiplications de celles-ci, et plus particulièrement de celles qui requièrent une multiplication difficile. En 1847, il rachète boulevard des Gobelins l’Etablissement Keteleer et en 1857 il s’installe définitivement avenue de Châtillon (rue Antoine Chantin). En 1867, à la suite de l’exposition universelle, il est décoré de la Légion d’Honneur. En 1878, il est membre du jury et fournisseur des plantes fleuries pour les parterres de l’exposition. Il meurt en 1893. La Maison Chantin était spécialisée dans les plantes de serre : Caladiums, Palmiers, Cycadacées, Pandanacées et Fougères.

NDLR : documentation extraite du n° 44 de la Revue d’Histoire du 14ème ardt.

08 août 2008

Charles Lapicque, ou la peinture dans tous ses états

bdc97fe64411808e1801bef55ff78444.jpgCourez vite au Musée de la Poste, pour découvrir ou redécouvrir, dans une rétrospective de 85 peintures et de 60 dessins, les œuvres d’un peintre des plus originaux du XXe siècle.

Lapicque a été un coloriste pas excellence. Il utilise, à cet effet, les  seules couleurs primaires pour faire éclater l’essence même de la lumière, et provoquer ainsi la puissance d’un incendie, celui-ci aparaîssant comme étant inextinguible. Nous assistons là, à l’irruption irréversible d’un feu d’artifice, surprenant par son intensité soudaine et ravageuse, mais toujours magistralement dominé, ordonné, contenu dans une recomposition savante et magistrale de l’espace.

c5a78cb8d56c4987bab202f40e686bd8.jpgOn assiste, à la vue de ces œuvres , à une explosion  sans fin de mille soleils, qui inonderaient de leur éclat, le thème renouvelé des paysages, de la mer, des voyages, des corps et des visages, de  certains monuments vénitiens, en propulsant la lumière dans une incandescence, la diffusant au-delà des limites d’une vision normale.

L’espace intérieur du peintre s’offre alors à nous, dans une vision quasi charnelle, d’où s’échappe la forte chaleur d’une embrasement général. Les limites du tableau explosent, comme soudain éclate un volcan dont la poussée des laves aurait été trop longtemps contenue. Votre regard alors, brûle au contact de cette peinture « incendiaire », pour peu que vous vous laissiez aller à la recevoir, dans une contemplation, une sorte d’extase quasi mystique,  que provoque l’irruption sur votre œil, d’un torrent de couleurs pures.

Cette rétrospective est un vrai bonheur, à ne pas manquer.

R.Rillot

Musée de la Poste : 34 bd. de Vaugirard – 75 015 -  www.museedelaposte.fr 

Jusqu'au 13 septembre, du lundi au samedi, de 10h à 18h, sauf dimanche et jours fériés.

22 juillet 2008

SALVADOR DALI, DANS LE 14e ARRONDISSEMENT DE PARIS

En Juillet 1934, les Dali s’installent au 101 bis, rue de la Tombe-Issoire, Paris 14e, dans une maison à l’angle de la villa Seurat. (N° de téléphone : GOBelins 80 58). Ils y resteront jusqu’en janvier 1938.

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« ... L’exposition internationale du surréalisme [...] débute le 12 juin à Londres. Dali ne s’y rendra pas avant le 20, ayant organisé un vernissage chez lui le 19. Il vient d’emménager dans une nouvelle maison, proche du Lion de Belfort, au 101 bis, rue de la Tombe-Issoire. Le bâtiment, dessiné par Emilio Terry, un membre du groupe Zodiaque, est recouvert, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, de stuc blanc. Comme la maison de Port-Lligat, celle-ci respire la fraîcheur et la simplicité. Gala a choisi des meubles espagnols rustiques et les a disposé le long des murs, dans l’intention de recréer l’ambiance de Cadaqués, et d’inciter ainsi Dali à travailler.

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20 juillet 2008

SALVADOR DALI, DANS LE 14e ARRONDISSEMENT DE PARIS

Salvador Dali, né à Figueras, le 11 mai 1904, effectue son premier voyage à Paris et Bruxelles du 11 au 28 avril 1926 en compagnie de sa tante et de sa sœur Ana Maria.

Il y revient de la mi-avril au mois de juin 1929 pour le tournage du film Un chien andalou. Il habite chez Paul et Gala Eluard, 7 rue Becquerel, derrière la Butte Montmartre. Eluard avait connu Gala en 1913 au sanatorium de Clavadel, en Suisse. Il avait 17 ans et se nommait Eugène Emile Grindel. Elle l’épousa en février 1917. Leur fille Cécile naît la même année.
Une lettre de Paul Eluard à Gala, datée du 15 mai 1931, dont l’enveloppe porte l’adresse du 7, rue Becquerel concerne les impôts Grindel Eugène (Eluard). Elle indique que Dali vivait encore chez les Eluard à Montmartre.

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Les Dali et Gala s’installent au n° 7 rue Gauguet, dans le 14e arrondissement de Paris, près du réservoir de Montsouris au mois de juillet 1932


 

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18 juillet 2008

Musée du Montparnasse, deux artistes géorgiennes

 PARIS-MONTPARNASSE-TBILISSI
                                            
Hélène Akhvlédian et Véra Pagava
                                                                                          Leurs années parisiennes

                                                                       exposition présentée du 27 juin au 12 octobre 2008
dans le cadre de la Saison de la Géorgie à l’étranger, en partenariat avec l’Ambassade de Géorgie en France


Le Musée du Montparnasse présentera pour la 1ère fois les œuvres (peintures et dessins) de deux artistes Géorgiennes qui sont venues à Paris, foyer de la création artistique européenne dans les années 20.
Elles seront entourées d’oeuvres d’autres artistes géorgiens immigrés appelés le “Groupe Parisien”.


14 juillet 2008

La petite Alsacienne de Bartholdi

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La jolie statue de bronze orne le tombeau du peintre Gustave Jundt, ami de Frédéric-Auguste Bartholdi. Elle est érigée dans le cimetière du Montparnasse, presque en face de la tombe de l’auteur du Lion de Belfort et de la statue de la Liberté.

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On la retrouve au cimetière du Père-Lachaize, sur le tombeau du sergent Hoff, qui s’illustra pendant le siège de Paris, dans une attitude un peu différente, en train d’écrire « France, souviens-toi .»(Une main anonyme a ajouté un petit bouquet de fleurs.) Pour Bartholdi, ami de Gambetta, engagé dans la défense de sa ville Colmar, contre les Prussiens, la petite alsacienne, à nouveau transformée en Borne frontière, est le symbole de la résistance à l’occupant.

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L’affiche du Salon 2004 des Artistes Peintres et Sculpteurs Témoins du 14ème que j’ai réalisée à la manière ancienne sans le secours de l’ordinateur est un témoignage de ce que nous apprenions à L’ATELIER DE DESSIN ET D’ART DECORATIF du passage d’Enfer, au début des années 60. C’est donc une allusion à un lieu qui a formé nombre de professeurs de dessin et de créateurs dans les métiers de l’art. C’est aussi un hommage discret à mes trois professeurs : Robert Baudry, Huguette Vaillant-Baudry et René Leidner qui m’ont enseigné l’art de peindre et le goût du « beau dessin ».

Richard Paschal

25 juin 2008

La Fondation de l'Observatoire de Paris (1667 - 1793)

L’Académie des Sciences venait d’être créée en 1666. Elle était alors installée, rue Vivienne dans des bâtiments appartenant à l’un des fils de Colbert. Très vite, les académiciens astronomes s’y trouvèrent à l’étroit. En 1665, Adrien Auzout se fit l’interprète de ses collègues auprès du Roi en proposant la construction d’un grand observatoire où se feraient « toutes sortes d’observations célestes ». Il intéressa Colbert. Ce dernier, nommé Surintendant des bâtiments du Roi approuva la suggestion. Ainsi, le 7 mars 1667, fut signé l’acte de vente d’un grand terrain de deux hectares et demi, de forme pentagonale. c9a95d2b14e3d62e49f52a2476632028.jpgCe terrain était situé au

L'observatoire au temps de Cassini 

lieu dit : le grand Regard ( regard de l’aqueduc des eaux de Rungis et d’Arcueil, construit de 1613 à 1623). Un mur de clôture fut construit immédiatement. L’entrée principale se faisait par le Chemin du Faubourg Saint-Jacques. En 1811, le percement de l’avenue de l’Observatoire étant réalisé, l’entrée se fit par cette avenue, dans la perspective du palais du Luxembourg.

L’emplacement était particulièrement bien choisi. Alentour, ce n’étaient que jardins de congrégations religieuses. Plus au sud, c’était la campagne. Seuls quelques moulins à vent ponctuaient le paysage. L’horizon était parfaitement dégagé.

Le 21 juin 1667, les astronomes de l’Académie vinrent tracer la méridienne qui devait servir à orienter le bâtiment ; Claude Perrault ( frère du fameux conteur) dressa les plans ; une maquette en bois fut présentée au Roi et aux Académiciens. La construction fut terminé en 1672, en dépit des risques apparus par les carrières souterraines. Jusqu’en 1683 les travaux d’aménagement se poursuivirent.

Profitant de la présence de carrières, on aménagea un puits mesurant 55 mètres qui devait servir à des observations zénithales. Seules quelques expériences sur la chute des corps et sur le pendule eurent lieu.

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Installation en 1875 du grand téléscope de 1m20. 

L’Observatoire subit peu de changement depuis sa construction. La terrasse sud fut dallée en 1843.. En 1884, le domaine fut agrandi par l’acquisition des « terrains Arago » . L’Amiral Mouchez, alors directeur  fit combler les fossés sud de la terrasse. En 1970, le domaine s’est encore agrandi par l’acquisition de terrains donnant sur l’avenue Denfert-Rochereau, sur lesquels ont été construits deux immeubles où se trouvent les services techniques et administratifs, ainsi que le service des calculs et de mécanique céleste du Bureau des Longitudes. Le Bureau international de l’Heure y est également installé.

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L’observatoire de Paris marque une date dans l’organisation de la recherche, car il s’agit du premier observatoire national. L’Observatoire de Greenwich fut fondé huit années plus tard.

-R.R. – N.D.L.R. Documentation extraite du Bulletin de la S.H.A. du 14e. N° 25.