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04 août 2007

Femmes indiennes. Photos de Fazal Sheikl à la Fondation HCB

L'inde rejoint peu à peu, par son dynamisme économique, le groupe des nations industrialisées. L'émergence rapide d'une classe moyenne favorise l'adoption des modes de vie occidentaux.
Cependant… le système ancestral et patriarcal est un lourd handicap pour l'émancipation de la femme indienne, et en particulier pour le sort réservé aux veuves démunies de toute ressource, et au tragique destin subi par les filles abandonnées dès leur plus jeune âge.

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Ici, l'intolérable est dépassé. Les mauvais traitements, l'exploitation sexuelle des jeunes enfants, leur mort acceptée tacitement et souvent provoquée , sont une insulte à la dignité humaine.
Le photographe Fazal Sheikl a vécu de longues semaines au sein des communautés de femmes veuves, réfugiées dans la ville sainte de Vrindavan, au nord de l'Inde. Rejetées par leur famille, condamnées par la loi, elles viennent à Vrindavan, rechercher le "paradis" (Moksha), afin de se libérer du cycle de la mort et de la réincarnation ( Samsara).

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Sont présentées également dans une deuxième salle, les photos de fillettes abandonnées à leur naissance. Car dans la société indienne, une fille est considérée comme un fardeau, à cause de la coutume consistant à lui offrir une dot à son mariage. Cruauté et dénuement sont leur lot quotidien.
Cette exposition pourra choquer certaines âmes sensibles, plus habituées à voir une Inde au-dessus de tout soupçon, pays de la "non violence", cher à Gandhi, tant est puissant, chez nous Occidentaux, les discours rassurant des "Droits de l'Homme".
Sans provocation inutile, mais avec force et sensibilité, Fazal Sheikl dénonce l'humiliation, la violence faite à ces femmes dépossédées de leur âme, de leur corps, et à qui la parole même a été confisquée. Les textes qui accompagnent ces photos sont bouleversants d'émotion. Ici, le "choc des civilisations", n'est pas un vain mot.
                                                                                                                                                                                                               

-Fondation HCB -  2, impasse Lebouis - XIV°. Tél : 01-56-80-27-00 - Du 10 mai au 26 août.

www.henricartierbresson.org

27 juillet 2007

Un Palais idéal

Qui n'a jamais entendu parler du facteur Cheval et de son œuvre architecturale unique au monde, située à Hauterives dans la Drôme, ne peut imaginer ce qu'est la puissance cachée de la création chez tout artiste, surtout quand celui-ci n'a reçu aucune formation particulière.
 

Voici une oeuvre unique, un palais rassemblant l'esprit de tous les styles d'architecture, et largement inspiré par les illustrations d'un catalogue d'une Exposition universelle.

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Une œuvre construite au jour le jour durant 33 années d'obstination, d'opiniâtre passion, une œuvre où l'instinct prédomine, face à la "culture". Œuvre d'un "naïf" possédé par le moteur de la création libre et exigeante, un moteur dont le carburant est fait d'imaginaire pur, débridé, sans limites, échevelé, caracolant le cheval sauvage d'une sorte de folie consciente pour laquelle on ne voit aucune alternative d'apaisement, aucun horizon salvateur.

Le génie à l'état pur. La poésie totale. C'est l'enfance retrouvée par un homme simple, obstiné, dont la seule aventure sera l'exploration de son monde intérieur, seul voyage possible, voyage sidéral parmi les galaxies de l'inconscient, sans doute le seul qu'il pût réaliser lors de sa vie d'homme libre.

Devant la maquette reproduisant fidèlement son "Palais", on a le souffle coupé. L'émotion foudroie. Elle donne une leçon exemplaire à tous ceux qui voudraient museler l'esprit et la création dans les arcanes du fonctionnel, de l'abstraction, du conceptuel, de la médiocrité répétitive, des diktats et des ukases intellectuels, du prêt à penser normatif.

Aller voir cette exposition, c'est abandonner  à l'orage salvateur, les habitudes du regard, orage décapant les terres anémiées de l'art, pour y creuser les sillons joyeux d'une jeunesse retrouvée.
                                                                                                                                                                                                  R.R
-Musée de la Poste - 34, bd de Vaugirard - 75 015 - Jusqu'au 1er septembre - Du mardi au samedi de 10h à 18h.
www.facteurcheval.com   à Hauterives (Drôme)

22 juillet 2007

Musée du Montparnasse: "Les heures chaudes de Montparnasse"

 Exposition-événement de l'été au Musée du Montparnasse.      

« Les Heures Chaudes de Montparnasse »
  du15 juin 2007 au 6 janvier 2008

Autour de la série des films de Jean-Marie Drot « Les Heures Chaudes de Montparnasse », et de la collection Ghez du Musée du Petit Palais de Genève, un parcours initiatique dans cette époque où se correspondent les oeuvres et les témoignages d¹artistes et de personnalités ayant vécu ces « heures chaudes ».

Les artistes exposés : Chagall, Cocteau, Hermine David, Derain, Desnos, Foujita, Garbari, Jeanne Hébuterne, Max Jacob, Kikoïne, Krémègne, Marie Laurencin, Mané-Katz, Marevna, Medjinsky, Modigliani, Chana Orloff, Papazoff, Picabia, Picasso, Survage, Van Dongen, Vlaminck et Zadkine.

Les Projections de films par thématique :
L¹Historique du quartier Montparnasse
Trois peintres de Montparnasse : Modigliani, Soutine, Pascin
Les Poètes de Montparnasse
La Musique et la chanson à Montparnasse
La Photographie à Montparnasse 
Le dernier des Montparnos : Alberto Giacometti

museedumontparnasse@wanadoo.fr

10 juillet 2007

Exposition Missak Manouchian

Symbole du courage des résistants arméniens en lutte pour la libération

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« Le Commandant F.T.P. MANOUCHIAN Missak ,  s’est engagé volontairement dans les rangs des F.T.P. en novembre 1942. Il devient rapidement chef de groupe, puis, en tant que combattant immigré, il est promu Commandant F.T.P.F. de tous les groupes immigrés combattant sur la région parisienne. Il organise et participe à de nombreuses actions contre les envahisseurs allemands et les traîtres à leur solde. »

 

Arrêté par la Gestapo, il est fusillé le 24 février 1944.

 

Au Musée Jean Moulin – Jardin de l’Atlantique, 23 Allée de la 2e DB. 4/3/2/ €.

M° Montparnasse Bienvenüe. Jusqu’au 29 juillet, du mardi au dimanche, de 10h à 18h .

09 juillet 2007

« Le 14ème arrondissement, de la passion à l’expression »

20ème Salon des peintres et sculpteurs du 14e

35 créateurs présentent leur travail inspiré des monuments et de la vie quotidienne du 14e. Cette association permet aux différents artistes qui en font partie de croiser leurs regards sur leur quartier, village parisien du 14ème arrondissement, riche d’un patrimoine et d’une vie culturelle vivante au cœur de Montparnasse.Un annuaire illustré des Peintres et Sculpteurs témoins du 14ème raconte leurs 20 ans.

A découvrir aussi le travail réalisé avec des ados du quartier Pernety.

Galerie du Montparnasse, 55, rue du Montparnasse 75014.M° Edgar Quinet. Du 2 au 15 juillet, tous les jours, de 11h à 19h30  Entrée gratuite

03 avril 2007

"Les chemins de Pâques", d'Yoshio OGAWA à Saint Pierre de Montrouge

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Venez nombreux au vernissage, mercredi 4 Avril, 20h30, à Saint Pierre de Montrouge, Chapelle Saint Paul

14 mars 2007

Atget, à la Bnf jusqu'au 1er juillet 2007

Eugène Atget (1857-1927) est principalement connu pour ses photos sépias de vieux Paris, qu'il a systématiquement enregistrées pendant trente ans, d'où sa réputation d'"inventeur" du vieux Paris . Son atelier était situé, comme nombre d'artistes, rue Campagne Première.Comme souvent la France montrera après sa mort peu d'interêt pour son oeuvre, notamment remarquée par Man Ray. C'est justement l'assistante de Man Ray, Berenice Abbott, qui achetera les 1500 négatifs et plus de 10.000 tirages qui restaient dans son atelier. Elle s'emploiera par la suite sans répit à faire connaitre l'oeuvre du photographe.

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 Chiffonier, avenue des Gobelins

La galerie photographique du site Richelieu de la Bnf présente près de 350 épreuves de sa collection, qui comprend environ 5000 oeuvres, achetées directement auprès de l'artiste, de son vivant. Il faut remarquer la grande qualité des oeuvres, compte tenu de l'époque. Nous ne saurions trop vous engager à aller visiter cette exposition.

A.C.
Bnf, site Richelieu, 58 rue de Richelieu
tarif 7€, réduit 5€
Du mardi au samedi de 10h à 19h, dimanche 12h à 19h
fermé 7/4, 8/4, 1/5, 8/5, 17/5, 27/5

07 mars 2007

« L'ECHAPPEE BELLE » Exposition au Café-Signes


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Marie-Laure Pascal aime avant tout la dérision… Elle a pour père spirituel JacquesTati… Elle adore Tom Sharpe, écrivain anglais à l’humour corrosif…mais aussi Armistead Maupin et ses “Chroniques de San Francisco” et bien d’autres encore…Elle tire son inspiration à travers tous ces personnages ; elle les aime décalés, vivants et drôles et parfois déjantés… Elle se raconte des histoires et à sa façon elle les transcrit sur ses toiles. Ses dernières compositions tournent souvent autour de la nourriture et d’un endroit stratégique : la cuisine…Pour elle,"peindre c'est comme faire la cuisine"! Inventer des recettes pour y incorporer les ingrédients qu'on aime, car la peinture est semblable à la préparation d'un bon petit plat: ça se mijote, ça se délaye, ça prend forme... Et puis, on savoure si on aime et ce n'est pas grave si on n'aime pas...Marie-Laure Pascal

 

Café-Signes : 33 avenue Jean Moulin, Café-Restaurant ouvert de 8hà 19h-Tel 01 45 39 37 40 http:/www.cafesignes.com/

26 février 2007

Soupault et le Surréalisme

Une exposition majeure sera présentée au musée du Montparnasse, à propos d'un poète : Philippe Soupault qui fut, avec André Breton, le promoteur d'un mouvement littéraire et artistique de première ampleur : le Surréalisme.

Cette exposition présentera du 2 mars au 18 mars, à l'occasion du 110ème anniversaire de la naissance du poète (1897), une importante sélection de peintures, gravures, et de lithographies de ses amis : Brauner, Chagall, Chirico, Robert et Sonia Delaunay, Max Ernst, Masson, Magritte…

On y trouvera également des manuscrits autographes, des lettres de Breton, d'Aragon, des photographies rares (le groupe Dada en 1921), les retrouvailles Aragon-Soupault en 1981… ainsi que les éditions originales dédicacées de poètes et écrivains ayant participé de près ou de loin au mouvement surréaliste, et bien entendu, tous les livres de Soupault.

Rappelons que Soupault, l'un des plus grands poètes du 20ème siècle, fut aussi romancier, critique et grand reporter. Il a publié aussi de nombreux écrits sur l'art. Cofondateur, avec Aragon et Breton en mars 1919, de la première revue surréaliste, "Littérature", il découvre la même année, avec Breton, l'écriture automatique dans une expérience sans précédent, "les Champs magnétiques", acte de naissance du Surréalisme. Avec l'arrivée de Tzara en janvier 1920, il joue un rôle de premier plan dans le mouvement Dada à Paris.

Après un compagnonnage intime avec Breton, Aragon, Eluard, Péret, il rompit avec le clan Breton. A partir de 1924, il devint un voyageur sans bagages, traversant l'Europe, les USA, l'URSS, accumulant reportages pour divers journaux et des chroniques cinématographiques. Les années 38-40 le voient à  Tunis où il fonde le poste et les services de Radio Tunis. C'est là qu'il fut incarcéré en mars 1942 par le régime de Vichy…

Nous ne pouvons, même succinctement, résumer ici l'immense activité de ce poète. Son influence fut capitale dans la transformation de la vie littéraire, poétique et artistique à partir des années 20 et jusqu'à son décès en mars 1990.

Cette exposition est, à bien des égards, essentielle pour comprendre la révolution artistique de l'après-guerre de 1914.

                                                                                                                                                                  R.R.
- Musée du Montparnasse : 21avenue du Maine, 75015 - Tél : 01 42 22 91 96
Site Internet : www.museedumontparnasse.net
 

25 février 2007

Home, sweet home

Cycle de manifestations : "HOME, SWEET HOME"

2 EXILS

Exposition "Vieillir en exil"
du mardi 27 février au dimanche 18 mars 2007

ouverte de 10h à 20h

Exposition photographique de Philippe Revelli

En partenariat avec le Collectif Couleur d'Orange

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Ils sont algériens, marocains, sénégalais, maliens...
Aujourd'hui qu'ils ont atteint l'âge de la retraite, les minuscules chambres du foyer de travailleurs émigrés de Fives (Lille), ses cuisines collectives, sa cour, sa mosquée, constituent tout leur quotidien, parfois ponctué de voyages au pays.

Vernissage le mardi 27 février 2007 à 19h
Suivi d'une rencontre avec le photographe, Philippe Revelli, à 20h30

Pour en savoir plus : http://www.fiap.asso.fr/

FIAP JEAN MONNET - 30 rue Cabanis 75014 Paris - FRANCE - Tél. 33 1 43 13 17 00
Réservation : 33 1 43 13 17 17 - Fax : 33 1 45 81 63 91 - Mel : fiap@fiap.asso.f

16 février 2007

Exposition de peintures au Café-Signes

Encore une invitation à un vernissage au Café-Signes, avenue Jean Moulin ! j'y vais: cela me permet de retrouver l'ambiance chaleureuse habituelle.

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Là, on est reconnu, ce qui à Paris n'est pas si fréquent et pourtant il y passe du monde dans ce lieu ! Ah ! voici l'artiste : une jolie  blonde tout en sourire ; mon regard est tout de suite attiré par des énormes fleurs : Annie-Claire m'explique qu'avant, elle faisait exclusivement de la photo, et qu'elle en a gardé les cadrages gros plan, très gros plans. Ah, à présent des corps de femmes nues, noires puis blanches : ''j'ai commencé par la femme africaine dont la nudité est plus naturelle et maintenant j'ose la couleur blanche et même la peinture bleue… Mais  un acheteur attend son tour : il opte pour une enfant indienne drapée dans un sari orange, il a déjà acheté un tableau à une autre expo d'Annie-Claire : ce qu'il aime chez elle ce sont  les  couleurs vives…et les cadrages. Et vous ?vous avez encore quinze jours pour manger et boire tout en rêvant un peu.

B.Barthélémy

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Et le courrier d'Annie Claire

Bonjour à l équipe,

      "Après la plume qui m a permis d'exprimer mes émotions, j ai toujours exploré les arts sous différentes facettes, la chanson (piano-bar), la comédie, les arts décoratifs, la photographie, qui a été pour moi une sorte de respiration, je vivais en osmose avec mon vieux Nikkon EL2, inséparables, nous avons fait lui et moi quelques expositions, portraits, nus, toujours un plaisir.

Depuis quelques années, je lui fais des petites infidélités, pour moi, la peinture était la suite logique, de toutes ces expériences. En photo, j avais beaucoup pratiqué le noir et blanc, je me suis lancé dans la couleur, sur la toile, avec délectation et toujours en autodidacte...
Mon pinceau me mène là où il veut, je ne suis pas toujours la maîtresse, il n'a aucune contrainte, il n obéit à aucun style précis, mais il garde quand même toujours cette sensualité, des formes et des couleurs, mon pinceau et moi, on va continuer la route encore un grand bout de temps, on a encore plein de choses à faire"

Amicalement ANNIE CLAIRE

Café Signes 8h-19h, du lundi au vendredi

33, avenue Jean Moulin 

04 février 2007

Le photographe Bruce Davidson expose à la Fondation Henri Cartier-Bresson

Riche d'une centaine de clichés en noir et blanc, l'exposition dévoile deux séries majeures:

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"100e rue" et "Time of change". Elles racontent le combat des militants noirs des droits civiques et celui du Harlem espagnol de New-York. Deux thèmes que B. Davidson a développé pour montrer la vie des communautés noires et hispaniques dans une Amérique des années 60, une Amérique qui voulait ignorer les luttes pour l'émancipation des minorités.

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Témoignage vivant où la réalité se dévoile sans détour, sans intervention d'une quelconque "retouche artistique". Huit années de travail ( 1961 - 1968) pendant lesquelles B.D. a parcouru le Sud, Chicago et le New York de Manhattan, quartier le plus déshérité et le plus malfamé de la ville : "Je regardais les gens dans les yeux. Ils étaient calmes, tranquilles, retirés en eux-mêmes…" . A partir de là, ont émergé ces images montrant les combats de Martin Luther King, les mobilisations de Malcom X (La marche de Selma). B.D. a partagé sa vie avec les travailleurs saisonniers, cueilleurs de coton. Il fut témoin de la violence ségrégationniste, et du désir d'émancipation des Noirs. Il fit aussi des portraits intimistes, des scènes de rue ( la 100e) où transparaît la souffrance au quotidien de ces populations hispaniques et métissées.

Le visiteur appréciera le témoignage émouvant et la sensibilité aiguë du regard. Ces éléments donnent matière à réflexion sur la destinée douloureuse d'hommes et de femmes dont la seule tare indélébile est la couleur de leur peau… et leur misère.
                                                                                                                                                            R. Rillot
Fondation H-C-B : 2, impasse Lebouis - 75 014 Paris - Tél : 01 56 80 27 00
Exposition jusqu'au 22 avril 2007, du mardi au dimanche de 13h 00 à 18h 30, le samedi de 11h00 à 18h 45, nocturne le mercredi jusqu'à 20h 30.

 

 

02 février 2007

A voir: Exposition "Les Rives de la parité"

Une dizaine de jeunes françaises, de 18 à 25 ans, mais originaires des pays de la vallée du fleuve Sénégal (Mali, Sénégal, Mauritanie) sont photographiées par Stéphane Lagoutte. Le but est de présenter leurs portraits sous forme de photographies et de textes personnels, témoignant de leur émancipation dans la société française.

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Cette exposition est le premier volet, « Racines », d’un cycle de manifestations intitulé : « Home, sweet home » sur l’apport de l’immigration dans la construction de l’histoire de France prévu jusqu’en avril 2007 au FIAP Jean Monnet.

du 18 janvier au mercredi 7 février 2007 de 10h à 20h

FIAP Jean Monnet 30 rue Cabanis 75014 Paris. Site Internet : www.fiap.asso.fr

04 décembre 2006

J'avais 20 ans en 1944

Exposition des dessins de guerre de Jacques Law de Lauriston
Musée Jean Moulin - Jardin Atlantique - Gare Montparnasse

...Sur un pont de bateaux jeté par le Génie de la 1ère armée française, la batterie franchit la frontière historique des deux peuples ennemis… Le ciel s'est couvert… Au loin à l'horizon embrumé se dresse la barrière bleu sombre de la Forêt Noire. Tous sont très émus. A toutes les tourelles claque un petit drapeau tricolore frappé d'une croix de Lorraine… Un à un les véhicules parcourent le pont entraînant dans leurs chenilles un peu de terre d'Alsace…

C'est par ces mots d' une lettre adressée à ses parents  que Jacques Law de Lauriston décrit de façon très visuelle l'entrée en Allemagne de la 2ème DB, le 27 avril 1945. Descendant de John Law, le financier du Régent et d'un maréchal d'Empire, ce jeune homme reçoit une éducation comparable à celle du général Leclerc de Hautecloque. Il parle parfaitement l'anglais et l'allemand. Il étudie le dessin avec le peintre naturaliste Marchand. C'est au printemps 1944,  étudiant en deuxième année d'H.E.C. qu'il n'hésite pas pourtant à quitter Paris, passe les lignes allemandes, et en Normandie réussit à se faire engager comme interprète par l'armée américaine. Engagé dans les troupes alliées le lendemain de ses vingt ans, il rejoint la 2ème DB le 30 octobre 1944. Il participe aux campagnes d'Alsace, de Lorraine, puis à Royant et enfin en Allemagne.

L'exposition de ses dessins  pris sur le vif, montre un talent certain pour retracer ses impressions de guerre. Usant de l'encre de Chine, des couleurs à l'eau, du crayon et du pinceau, il croque avec vivacité ce qui passe sous ses yeux. Il décrit le froid, la neige, les feux du combat. Il s'y dégage une grande humanité, passant du dérisoire à l'anecdotique, voire à la caricature. La conquête du territoire par la Division Leclerc devient ainsi une véritable chronique. L'entrée en Allemagne détermine de remarquables dessins aux noirs profonds, en particulier ceux décrivant les villes allemandes en ruines et en cendres. L'ensemble de ces dessins est une belle et émouvante illustration d'un "correspondant de guerre" tout juste âgé de vingt ans. Jacques Law de Lauriston meurt à 48 ans en 1972.

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 - Exposition visible au musée Jean Moulin- jardin Atlantique - 23 Allée de la 2ème DB - Paris 15ème -
jusqu'au 28 janvier 2007.

 

25 octobre 2006

Henri Cartier-Bresson. Le Leica en action

La Fondation HCB - 2 Impasse Lebouis dans le 14ème ardt présente 360 photographies réalisées entre 1932 et 1946. Elles ont fait l'objet pour 163 d'entre-elles, d'une exposition en 1947 au Modern Art of New-York. C'était une rétrospective qui se voulait "posthume", compte-tenu de la très plausible disparition de l'artiste durant la guerre mais qui en fait fut démentie par la suite. Ainsi est né le "Scrapbook", représenté par un certain nombre de photographies arrachées à l'oubli et présentées ici dans une perspective de rassemblement autour de thèmes chers à HCB: Marseille, Paris, le Mexique, l'Espagne, les années du Front populaire, le couronnement du roi George VI, mais aussi de portraits d'artistes célèbres : Matisse, Bonnard, Claudel, Aragon et Picasso...

Cette visite révèle le puissant pouvoir de l'instantané dans la vision, en dehors de toute théorie plastique ou esthétique. Le "naturel" est au rendez-vous de cette belle exposition, qui s'accompagne d'une sensibilité toute empreinte de spontanéité et de tendresse.

Cette exposition a lieu jusqu'au 23 décembre 2006

www.henricartierbresson.org

17 juin 2006

L'ILE ET ELLE: Agnès VARDA

medium_movies_050208varda3.jpgLa Fondation Cartier pour l’art contemporain invite Agnès Varda à présenter L’ÎLE ET ELLE, une exposition entre mélancolie et bonne humeur qui réunit ses toutes dernières installations et vidéos inspirées par l’Île de Noirmoutier. Elle y propose un parcours plein de surprises, au rythme des marées de l’île.
Cinéaste depuis 1954, habitante du 14e, Agnès Varda est notamment la réalisatrice de Cléo de 5 à 7 (1961), Sans toit ni loi (1985), Jacquot de Nantes (1990), Les Glaneurs et la Glaneuse (2000). Depuis 2003 avec Patatutopia, triple vidéo présentée à la Biennale de Venise, elle remet en jeu sa pratique de cinéaste dans de nouveaux dispositifs.

La Fondation Cartier pour l'art contemporain est ouverte tous les jours, sauf le lundi, de 12h à 20h. 261, boulevard Raspail
75014 Paris

06 février 2006

Deux artistes à la Fondation cartier

L'artiste australien Ron Mueck nous présente à la Fondation Cartier d'étonnantes sculptures faites  de fibres de verre et de silicone : un géant nu et barbu, assis sur un tabouret, puis l'immense visage d'une femme noire, plus loin, une femme géante couchée dans un lit, puis deux sculptures minuscules d' un couple enlacé et de deux vieilles dames semblant attendre un événement fortuit.

Hyperéalistes par le souci du détail, ces oeuvres nous ouvrent un univers fantasque, quasi hallucinant où le réel trop réel dévoile la face cachée du vivant, mystérieux et insolite labyrinthe des émotions et du savoir.

Le second artiste, John Maeda est chercheur en informatique et spécialiste de la création numérique, ainsi que professeur au Massachusetts Institute of Technology. Il se propose de mettre l'outil informatique au service de l'art à travers des peintures animées évoquant des phénomènes naturels : pluie, vent, etc... Dans une autre série d'oeuvres réactives destinées plus spécialement aux enfants, l'artiste nous dévoile un nouveau rapport de chacun à l'ordinateur, par une interactivité simple et ludique où l'humour est toujours maître du jeu.

Fondation Cartier : 261 boulevard Raspail - 75014 Paris - Exposition jusqu'au 19 février. tél : 01 42 18 56 50  

01 février 2006

Le silence intérieur


Exposition de portraits à la Fondation H.C.B.

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Voici une sélection de portraits réalisés par Henri-Cartier Bresson, tout au long de sa vie. Sont rassemblée en ce lieu, une centaine de photographies réalisées entre 1931 et 1999. Emblématiques, ces portraits nous montrent J.P. Sartre. E. Piaf, Marylin Monroe, Samuel Beckett, François Mauriac, les peintres Bonnard, Matisse, Braque, et bien d'autres artistes et intellectuels qui ont marqué le 20° siècle.

Henri Cartier Bresson disait : "Je cherche à traduire la personnalité et non une expression. Je cherche surtout un silence intérieur".
Ainsi, chaque portrait se définit par sa relation intime entre un regard et une présence, l'un et l'autre se renvoyant dans un contrepoint silencieux les éléments d'un dialogue où le photographe et le modèle n'ont jamais fini de poser le point final d'une rencontre exclusive.

Pierre et Marie CURIE

Fondation H.C.B : 2, impasse Lebouis – 75014 - Exposition jusqu'au 9 avril 2006. Tél : 01 56 80 27 00

23 janvier 2006

La bataille du rail

Cette exposition présentée au Mémorial du Maréchal Leclerc (situé à la gare Montparnasse), intéressera le visiteur toujours curieux de connaître la présence des cheminots dans la Résistance, et ceci durant l'occupation des troupes allemandes de 1939 à 1945. Ainsi, on apprendra toutes les actions ayant eu pour but de retarder les mouvements de l'ennemi surtout après le débarquement allié du 6 juin 1944.
Cette exposition présente sept étapes successives : - la SNCF dans la France en guerre - S'engager - Des formes d'actions multiples - Les cheminots et la Résistance organisée - Les cheminots dans la Libération - Les cheminots face à la répression - La mémoire.
Une exposition qui pérennise et réactive la mémoire d'une période malheureuse de notre histoire.
NB : l'exposition est ouverte jusqu'au 15 avril (23 allée de la 2ème DB - sur le jardin Atlantique). Tél : 01 40 64 39 44