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18 octobre 2007

Fondation Cartier: derniers jours de l'exposition Rock'n'Roll 39-59

695e1507f2dc4d0224d9e053608b5873.jpgLa Fondation Cartier pour l’art contemporain présente Rock'n'Roll 39-59, une exposition consacrée à la genèse et aux débuts du rock'n'roll aux États-Unis, de l’explosion du boogie-woogie à partir de 1939 aux événements de la fin des années 50 marquant le déclin du premier âge d’or du rock'n'roll. L'exposition regroupe des affiches exceptionnelles, des disques et objets rares d’époque, mais aussi des photographies, des films, et bien sûr de la musique et du son

Jusqu'au 28 octobre 2007

261, bd Raspail

du mardi au dimanche, 10h-20h 

17 octobre 2007

Salon des Arts du 14e

Parmi les 300 artistes du 14ème, qui ont exposé en Septembre au Salon des Arts de la Mairie, deux d'entre eux participent aux activités de notre blog La Voix du 14ème, Marie Belin et Marie-Laure Viney. Voici pour chacune, l'une de leurs oeuvres exposées.

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Marie-Laure Viney: "La lecture ou les différents âges" 
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Marie Belin: "Je peins avec la photo: fruits d'Automne" 
 

16 octobre 2007

La caisse des écoles du 14ème et la coupe du monde de rugby

 Ou l’éducation au « fair-play » !

La caisse des écoles du 14ème est très active : Outre les repas des cantines des écoles du 14ème, elle propose différentes animations mais aussi des séjours pendant les vacances.

Ainsi le jeudi 11 octobre a été organisé dans différentes écoles un « repas de « l'ovalie » ou « repas de la coupe du monde de rugby » qui a mis à la carte des mets de plusieurs pays participant à cette compétition et on a donné aux enfants des dossiers avec des documents illustrés qui évoquent « Tout un monde, des jaguars aux kiwis.... »

Cette animation éclaire très intelligemment cet événement en privilégiant l’idée de la rencontre entre différents peuples et la découverte de leur cadre de vie (paysages, faune et flore) et de leurs coutumes.

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Nous sommes loin de l’hystérie ou du chauvinisme puisqu’on apprend aux enfants tout d’abord les règles du rugby puis à connaître et à respecter les adversaires de l’équipe de France. On peut alors parler de « fair-play » !

Nous suivrons aussi avec intérêt la semaine du « goût » du 15 au 21 octobre2007 dont le fil conducteur sera « La route des épices ». Gageons que nous allons bientôt revoir les chameaux qui étaient déjà venus rendre visite à nos petits écoliers !

M.G.

15 octobre 2007

Les lieux de la Résistance dans le 14eme: visite guidée

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 Anne THORAVAL, auteur du livre vous invite à une visite guidée des lieux de la Résistance dans le 14ème arrondissement,le 20 octobre à 16 heures à la
Librairie Ecarlate
31, rue du Moulin Vert
tel 01 45 42 75 30 

14 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (11)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

La construction de St Pierre de Montrouge

-Les peintures:

Elles se concentrent dans les culs de four (forme romane) des bras du transept et de la chapelle axiale. Le parti pris a été de choisir un style néo-byzantin privilégiant la figure hiératique sur fond doré. Le traitement des personnages et du fond, rappelle les mosaïques de Ravenne ou bien les icônes byzantines. Mais la peinture revenant bien  moins cher, c'est cette technique qui fut choisie, rationalisme oblige ! Le peintre Eugène Capelle, à qui reviennent ces peintures exécutées en 1869,  s'inscrit dans la lignée stylistique d'un Charles Lameire, grand peintre décorateur de plusieurs églises parisiennes à l'époque. Les personnages sont hiératiques, les attributs simples et visibles, l'ensemble assez statique. Dans les transepts,  St Joseph, au départ conçu avec une équerre de charpentier et une branche de lys, est  finalement représenté avec un parchemin

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et St Jean, qui devait tenir un calice, est reconnaissable par l'aigle et tient l’Evangile dans la main.

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La mosaïque de la chapelle axiale, représentant le Christ bénissant et enseignant, fut exécutée dans les années 1930 à l’identique de la peinture originale détériorée,  par l'artiste peintre et céramiste Barillier.

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Il faut aussi remarquer les multiples références faites aux  catacombes paléochrétiennes avec l’emploi des motifs tels que les pampres de vignes, les palmettes, le monogramme christique (notamment au plafond des chapelles latérales du chœur ainsi que sur la chaire située dans la nef).

Les inscriptions en haut des murs de la nef et de la croisée du transept reprennent

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des passages de l'Apocalypse ou bien interprètent les Livres des Rois. Un verset du psaume 150 orne le grand orgue: « Louez le Seigneur sur le tambour et dans la danse, louez-le sur les cordes et sur l'orgue ».

 

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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11 octobre 2007

Chateaubriand, jardinier romantique

Chacun sait que Chateaubriand habita au 88/92 de l'avenue Denfert-Rochereau. Il s'agit-là de l'infirmerie Marie-Thérèse, fondée par sa femme en 1819, avec l'aide de la duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse, fille de Louis XVI. L

Lorsque Chateaubriand s'y installa, il engagea immédiatement des travaux de plantations d'arbres, dont il parle dans ses Mémoires d'Outre-Tombe (4ème partie – livre 3).

Sachons apprécier les quelques lignes qui suivent pour leur approche sensible et bucolique du lieu qu'il nous a légué, bien qu'aujourd'hui il soit réduit à des dimensions plus que modestes. Mais lisons :

"Par dessus un mur d'appui que surmonte une barrière blanche losangée, est un champ variant de cultures et consacré à la nourriture des bestiaux de l'Infirmerie. Au delà de ce champ, vient un autre terrain séparé par un autre mur d'appui à claire-voie verte, entrelacée de viornes et de rosiers du Bengale ; cette marche de mon Etat consiste en un bouquet de bois, un préau et une allée de peupliers. Mes arbres sont de mille sortes. J'ai planté 23 cèdres de Salomon et 2 chênes de druides… Un mail, double allée de marronniers, conduit du jardin supérieur au jardin inférieur ; le long du champ intermédiaire, la déclivité du sol est rapide. Ces arbres, je ne les ai pas choisis comme à la Vallée aux Loups, en mémoire des lieux que j'ai parcourus…"

La Vallée aux loups ? Si nous abordons la commune de Chatenay-Malabry, en ayant traversé Fontenay-aux-roses, un parc romantique s'offre à nous. Noyé dans un massif forestier dense, le domaine qu'acheta Chateaubriand en 1807, est devenu un superbe sanctuaire qui résume à travers ses 14 hectares de prairies et de frondaisons, toute l'âme romantique attachée à ce lieu.

On sait que Chateaubriand y fit de nombreuses plantations d'arbres et d'arbustes. Cela donne au parc quasi l'aspect d'un arboretum, sans doute restreint, mais significatif. En outre, cette belle demeure – propriété du département des Hauts-de-Seine – est devenue au fil du temps  un lieu de mémoire littéraire et artistique, un pôle culturel de premier plan.

Des expositions, des concerts, des représentations théâtrales, des conférences animent cet ermitage, et ceci tout au long de l'année. La beauté du parc  est si propice à la méditation, que vous ne pourrez pas regretter votre venue lors d'une promenade dominicale.

Signalons dès à présent les manifestations suivantes :

-le mardi 9 octobre : les grandes heures de la duchesse de Berry sous la Restauration.

-le mardi 16 octobre : Charles X sur la route de l'exil.

-le mardi 23 octobre : Bellini au théâtre italien à Paris, à l'époque romantique.

-le mardi  13 novembre : promenade dans le Paris de Chateaubriand et des mémoires d'Outre Tombe.

Si  vous êtes intéressé par ces manifestations, prenez contact à la Maison de Chateaubriand : 87 rue de Chateaubriand  - 92 290 à Chatenay-Malabry -. Tél : 01 55 52 13 00 de 9h à 12h et de 14h à 18h du lundi au vendredi.

Informations diffusées sur le net : www.maison-de-chateaubriand.fr                                                                                              

09 octobre 2007

Je suis demandeur d’emploi, qui peut m’aider ?

Pascale avait eu une bonne carrière professionnelle jusqu’à ce qu’un arrêt de travail de longue durée débouche sur un licenciement, alors qu’elle est dans la quarantaine. 

Après cinq mois de recherche d’emploi infructueuse, Pascale frappe à la porte de l’antenne du 14è arrondissement de SNC, Solidarités Nouvelles face au Chômage, et demande à être accompagnée … pour retrouver un emploi satisfaisant six mois plus tard.

  Elle témoigne aujourd’hui « Votre accompagnement a été d’un grand soutien, aussi bien d’un point de vue pratique que moral, et notamment pendant une période de passage à vide, où sans votre perspicacité et votre ténacité, je me serais laissé aller au découragement. » 

SNC mène son action dans deux directions.

 D’une part des bénévoles accompagnent par binôme des personnes en recherche d’emploi, aussi longtemps que demandé par la personne accompagnée. En moyenne les accompagnements durent un an, jusqu’au retour à un emploi stable. 

D’autre part, l’association finance des créations d’emploi, grâce aux dons de ses membres et de ses donateurs. Ces emplois de développement, créés pour l’essentiel au sein d’associations, constituent une première marche pour des personnes fragilisées par une période de chômage trop longue et qui rencontrent des difficultés d’embauche dans le secteur marchand.

Rencontrer SNC 

SNC peut être contacté dans le 14è arrondissement par email à l’adresse groupe.montparnasse14@snc.asso.fr ou en téléphonant au 01 42 47 13 41 (siège national) en précisant l’origine de votre arrondissement. 

Si vous êtes au chômage et que vous n’arrivez pas à vous en sortir seul, contacter nous !

SNC vous proposera un appui, des échanges et un accompagnement personnalisé par deux personnes.

  Le chômage ne vous laisse pas indifférent : vous pouvez devenir bénévole pour accompagner des demandeurs d’emploi ou soutenir financièrement notre action.
E.Loutrel 

08 octobre 2007

Du nouveau pour l’espace vert le long de la Petite Ceinture, rue de Coulmiers, essai de réponse à « Tout ça pour ça »

En septembre, l’un de nos rédacteurs -voir la note- s’interrogeait sur l’avenir des terrains bordant la Petite Ceinture.

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René Dutrey, adjoint au maire du 14ème chargé des espaces verts, a annoncé en Conseil d'arrondissement et confirmé en conseil de quartier Jean Moulin - Porte d’Orléans que la Ville de Paris a négocié une convention de 20 ans (durée à vérifier) avec Réseau Ferré de France afin d’aménager un espace vert « réversible » sur l’ancienne voie ferrée avec des jardins partagés sur les terrasses qui se trouvent rue de Coulmiers. Cette convention devrait être signée en novembre 2007 et les jardins ouverts au printemps. La sécurisation des lieux est budgétisée. Il faut, en effet, aménager des rambardes et dépolluer les terrains.

Ce projet avait été vivement soutenu les actions des riverains et par le Conseil de quartier qui avait même émis un vœu à ce sujet auprès du Maire du 14ème. Deux associations se partageront le terrain : « Vert-Tiges » (composée de riverains) et « Jardins du cœur » (association de réinsertion).

Cela pourrait être la première étape d’une coulée verte qui irait de la gare Porte de Vanves au Parc Montsouris. Mais il ne faut pas oublier que les projets d’affectation de cette voie ferrée en ligne réservée au transport de marchandises ne sont pas abandonnés…C’est d’ailleurs ce qui explique que les aménagements doivent être réversibles.

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J’espère que l’on préservera les bosquets qui poussent le long de la rue Auguste Cain dont les belles grappes blanches embaument le quartier au printemps. Peut-on encore rêver ?

 Monique Garrigue.

07 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (10)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

 
La construction de St Pierre de Montrouge

Le décor mobilier

Il n'est pas possible de parler de programme iconographique à St Pierre de Montrouge tant le décor est pauvre. Mais sous cette apparence sobre, voire triste, le parti rationaliste a en réalité pris le dessus. Nous avons affaire à un architecte-décorateur qui a conçu en amont toute la décoration intérieure. Cette démarche est visible dans d'autres  réalisations de l’architecte comme à l'église orthodoxe grecque rue Georges Bizet

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ou encore dans la Villa Collin construite à Fourqueux (Yvelines)

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pour son ami horloger vers 1894. Vaudremer s'inscrit de cette manière dans la nouvelle lignée des architectes qui feront de leurs constructions un art total (et duquel naîtra l’art Nouveau avec, par exemple, Hector Guimard).


 
Bibliographie sommaire
 :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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02 octobre 2007

De tout un peu...

La librairie Le Livre écarlate 

rue du Moulin vert - 75 014 

vous invite à rencontrer 

Marianne Barcilon  

auteur de livres pour enfants édités par   les éditions

kaléïsdoscope et l’école des loisirs

le  samedi 6 octobre à partir de 15h

                                                                       *** 

 
* AUDITIONS POUR TOUS LES AMATEURS DE LECTURE *

Dans le cadre de ses nuits des contes les lecteurs de la Cie du Pausilippe souhaitent faire profiter cette merveilleuse  aventure à tous lecteurs et musiciens (professionnels ou amateurs)
La lecture non-stop de 24h " Les Contes des 1001 Nuits " débutera le samedi 8 mars à 14h et se terminera le dimanche 9 mars à 14h

Pour participer aux auditions qui se dérouleront les lundis 8 et 15 octobre 2007 de 19h à 22h - les samedis 2007 13 et 20 octobre de 10h à 13h    
lire la suite ~~~>A L'ATELIER PORTE-SOLEIL - 57 rue des Vinaigriers - 75010 Paris (M° : Jacques Bonsergent)  0 875 327 674  pour prendre RDV

Du 27 au 28 juin 2007, durant 18h, 42 lecteurs (amateurs et professionnels) et musiciens ont fait partager des " Contes des 1001 Nuits " à un public scolaire, familial … Cet événement s'est déroulé au Réfectoire des Cordeliers - 15 rue Ecole de Médecine - 75006 Paris   lire la suite ~~~>

 Cie du Pausilippe - www.pausilippe.com

 

 

GALERIE CAMERA OBSCURA

268 boulevard Raspail- 75014- Paris - Tél : 01 45 45 67 08

Exposition de Claudine Doury du 12 septembre au 20 octobre

de 14 heures à 19 heures et du mardi au samedi

 Son livre Loulan Beauty est paru aux Editions du Chêne

***

 

 

 

 

01 octobre 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (9)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer. Interrompue pendant les vacances, cette rencontre reprend maintenant.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

La construction de St Pierre de Montrouge

La marque du rationnalisme

 St Pierre peut  être qualifiée de style romano-byzantin-paléochrétien. Mais le rationalisme est néanmoins bien présent, comme une sorte de liant entre ces différentes influences.

Par exemple, au niveau de la charpente, en sapin rouge,

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 les poutres sont peintes sur trois faces uniquement afin de laisser la paroi interne respirer.

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De même, les parties en bois placées dans la maçonnerie sont dans des cases aérées (avec terminaison en terre cuite à l'extérieur, en forme de petites fleurs, visibles tant à l’extérieur sous les chéneaux qu’à l’intérieur au-dessus des arcades)

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et les portées sont doublées de plates-bandes en fer contre les risques d'incendie.

La polychromie dans l’église est à souligner car elle témoigne de la curiosité de l'architecte pour un débat engagé dès les années 1830 par Jacques-Ignace Hittorf (architecte de St Vincent de Paul) ou Félix Duban (architecte de l’Ecole des Beaux-Arts) sur l’utilisation de la couleur dans les temples durant l'antiquité. Vaudremer signe en quelque sorte son accord avec cette nouvelle théorie des édifices polychromes, qu’il a pu vérifier in situ lors de ses voyages en Italie du sud et en Grèce.

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axiale est dédiée à la Vierge Marie, et plus particulièrement, depuis la guerre de 1870 à Notre-Dame de Bon-Secours

Enfin, sur la totalité des murs, un décor au pochoir a été entrepris pour souligner l'horizontalité du mur ou bien le découpage des fenêtres. Ce décor imite  les claveaux en pierre  qui composaient la fenêtre cintrée romane et rappelle les faux claveaux extérieurs dessinés dans le moellon (importance de l’harmonie entre l’intérieur et l’extérieur).Un bandeau de couleur ocre court tout le long des murs de la nef afin de marquer la longueur du vaisseau qui s’oppose à la verticalité des colonnes, mais aussi pour offrir au regard une cohérence des formes.

Les matériaux des colonnes et de la table de communion du choeur sont des pierres issues de différentes carrières de France rappelant le marbre au moment du polissage. Pour respecter un programme économe, le choix des pierres par l’architecte s'est révélé fondamental : granit de Vire pour la base des colonnes, pierre de Colombachien pour les fûts, calcaire de Morlay pour les chapiteaux. Nous sommes de cette façon dans l’illusion de l'Antiquité.

La crypte fut créee pour favoriser -à la demande de Vaudremer- l'enseignement du catéchisme, dans un lieu à la fois calme et inséré au coeur de l'église (en réalité située sous le chevet).

La partie postérieure de l'église est sans doute la plus délicate à commenter. La présence de chapelles étaient encore justifiées à l’époque La chapelle axiale est dédiée à la Vierge Marie, et plus particulièrement, depuis la guerre de 1870 à Notre-Dame de Bon Secours.

 
Bibliographie sommaire
 :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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28 septembre 2007

Jeux de lumière à Montparnasse

Le ciel de Paris réserve de belles surprises : le lever de soleil éclaire le ciel d’une lumière rougeoyante, les immeubles sont encore dans l’ombre.

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Le soir, le coucher de soleil se reflète sur le Méridien et le transforme en flèche lumineuse qui se découpe sur les nuages menaçants.

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 Ces magnifiques photos nous ont été envoyées par Marie Belin.

M.G.

26 septembre 2007

Tout ça pour ça!

La Voix vous avait signalé cette belle intervention de RFF (réseau Ferré de France, propriétaire des lieux) sur les terrains qui longent la Petite Ceinture. -voir la note-; nous vous avions auparavant présenté ce lieu "Un jardin fou!"-voir la note- avant son "nettoyage" par les sbires de RFF.

Et voilà maintenant le résultat: une friche de ronces et d'orties.

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 Il est clair que RFF ne veut pas de "jardiniers" amateurs sur son terrain. Soit, mais alors qu'elle l'entretienne!

A.C. 

25 septembre 2007

La Voix-ci, La Voix-là

Réunions publiques des conseils de quartier en septembre, octobre 2007

Conseil de quartier Jean Moulin / Porte d’Orléans : mardi 25 septembre 2007, à 19h30, à 21h30, école élémentaire, 20 rue Antoine Chantin.

Ordre du jour :

  1. fête du 29 septembre et vide placard du 7 octobre porte d’Orléans.
  2. PTE de Châtillon : projet d'amélioration sur la sécurité
  3. La petite gare de Montrouge : étude en vue de sa préservation et de sa réhabilitation
  4. Jardin partagé rue de Coulmiers, annonce de son prochain lancement, avec deux associations 5).. Projet RATP : lettre ouverte
  5. Parole aux habitants

 
Conseil de quartier Pernety : mercredi 26 septembre à 20h, 105, rue Raymond Losserand.

Ordre du jour :

  1. questions du public
  2. présentation des nouveaux correspondants de nuit du quartier
  3. projet de fresque Brassens
  4. calendrier des manifestations dans le quartier
  5. point sur les différentes commissions
Conseil de quartier Didot / Porte de Vanves : jeudi 27 septembre 2007, à 19h30, salle Robert Doisneau du lycée François Villon, 16 avenue Marc Sangnier (attention, dernière entrée à 20h)

Ordre du jour : La rentrée…parlons en ! En présence de M. Terreyre, proviseur de la Cité scolaire François Villon, M. Jarousseau, adjoint au Maire du 14e, chargé des affaires scolaires, et des équipes des centres d’animation Marc Sangnier, Vercingétorix, et du futur centre social de la Porte de Vanves.

Le 29 septembre, devant l’école du 77 rue de la Tombe Issoire, une fête en l’honneur du géant Isoré est organisée par la commission culture du Conseil de quartier Montsouris Dareau ; elle débutera à 9h30 par un spectacle offert aux enfants.

Ces derniers pourront faire des dessins et de nombreux cadeaux seront à gagner toute la matinée. Un petit déjeuner convivial réunira petits et grands.

 

Conseil de quartier Montparnasse-Raspail, mardi 16 octobre, à 19h30, 24 rue Delambre.

Ordre du jour :

  1. Végétalisation des murs du quartier
  2. Utilisation du budget d'investissement
  3. Organisation des « 2 heures de propreté »
  4. Les antennes relais
  5. la parole aux habitants

 

Conseil Montsouris-Dareau , jeudi 4 octobre, 12 rue d’Alésia

Conseil Mouton-Duvernet, 46 rue Boulard, en octobre

Des précisions seront données ultérieurement pour ces deux conseils de quartier.

24 septembre 2007

Exposition: Helen Lewitt à la Fondation Henri Cartier-Bresson

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"Les photographies d’Helen Levitt n’étaient pas censées raconter une histoire ou étayer une thèse sociale. Elle travaillait dans des quartiers pauvres parce qu’ils regorgeaient de monde, et que la vie de la rue était socialement riche et visuellement intéressante. Ses images ne témoignent d’aucun événement hors-du-commun; la plupart montrent des jeux d’enfants, les conversations et les allervenues de ménagères de plus de cinquante ans, la posture attentive des plus âgés.

Ce qui est remarquable dans ses photographies, c’est que ces actes de vie anodins et routiniers, pratiqués n’importe où et en tout temps, y sont révélés pleins de grâce,de drame, d’humour, de pathos et de surprise. Elles sont emplies des attributs de l’art, comme si la rue était une scène, et ses habitants étaient des acteurs et desactrices, des mimes, des orateurs et des danseurs.

Des légions de photographes new yorkais sérieux ont rendu hommage à Helen Levitt en l’imitant."

John Szarkowski (dossier de presse de la Fondation Henri Cartier-Bresson


Jusqu'au 23 décembre 2007
Du mardi au dimanche de 13h00 à 18h30, le samedi de 11h00 à 18h45

Nocturne le mercredi jusqu’à 20h30
Fermé lundi et jours fériés 

Tarif: 6€, réduit 3€, gratuit en nocturne 

17 septembre 2007

La Voix-ci, LaVoix là

Conseil d’arrondissement : lundi 17 septembre à 19h en mairie du 14e.

Le maire, Pierre Castagnou, présentera un vœu pour réclamer l’application des dispositions de sauvegarde et de soutien des commerces de proximité et de bouche. A l’ordre du jour également : l’aide financière de la Ville à plusieurs crèches et haltes-garderies associatives; la création d’un nouveau jardin partagé dans le quartier Plaisance; l’attribution de subventions à plusieurs associations d’animation, intervenant notamment dans le quartier Plaisance - Porte de Vanves, et clubs sportifs…

La séance est ouverte au public qui pourra prendre la parole sur les sujets inscrits à l’ordre du jour.

Pour en savoir plus: http://www.mairie14.paris.fr

CICA jeudi 20 septembre 19h à la mairie du 14ème  sur le logement social

Le Conseil d’Initiative et de Consultation de l’Arrondissement réunit les élus du conseil d’arrondissement et les représentants des associations locales le jeudi 20septembre. A l’ordre du jour : le logement social et les moyens de favoriser l’accès des familles modestes au parc locatif privé.

 

Salon des Arts du 14ème

b6a10afab409e5bed37e7af3b9bfc717.jpgPendant 10 jours, quelques 300 peintres, sculpteurs et graphistes du 14e exposeront leurs oeuvres. Un rendez-vous, organisé par la Mairie du 14e, pour découvrir la création contemporaine d’un arrondissement où l’esprit des Montparnos, qui dans les années 20 en firent le coeur des arts parisiens, est toujours présent !
Entrée libre du lundi au dimanche, 10h-17h. Jeudi, 19h.  Mairie annexe. 12 rue Durouchoux.

 

12 septembre 2007

des bénévoles pour la maison relais de la rue de la Gaité

La Maison Relais de la rue de la Gaité ouvriraà la fin de l'année. Elle est destinée aux personnes de plus de 50 ans, souffrant d'exclusion ou d'isolement. Elle sera gérée par les Petits Frères de Pauvres. Ceux-ci recherchent des bénévoles pour accueillir ces personnes dans ce nouveau lieu de vie. La mission des bénévoles sera d'animer les temps collectifs et de mettre enl iaison les résidents entre eux et avec  le quartier.

Si vous êtes intéréssés, vous pouvez contacter Houria BRIEZ, qui est chargée de ce recrutement, soit par courriel houria.briez@petitsfreres.asso.fr , soit par téléphone au 01 45 44 44 30, soit par courrier: petits frèresdesPauvres, 2bis, place Bienvenue, Paris.

Pour plus d'info sur l'association, consultez leur web www.petitsfreres.asso.fr

06 août 2007

L'assassinat du Père Corentin

Depuis quelques jours, la page d'accueil de lavoixdu14e.info a été modifiée pour la rendre plus attractive et pour rappeller le logo de l'ancienne Voix papier. Celle-ci, il y a très exactement 20 ans, rendait hommage au Père Corentin, assassiné dans le couvent même à la Libération, et qui a donné son nom à la rue qui longe le couvent des Franciscains. C'est cet article qui est reproduit ci-dessous.

medium_PereCorentin.jpgLes années d'occupation.

La communauté franciscaine ne participe que discrètement à la résistance. L'un des Pères, Corentin Cloarec, est l'aumônier des "Résistants de la Place Denfert-Rochereau". Nous sommes fin juin 1944. La Gestapo a connaissance des noms du groupe par la dénonciation d'un de ses membres, torturé. Le 28 juin matin, deux jeunes Français de l'Abwehr se présentent au couvent mais le Père est absent ; ils reviennent et le portier, sans méfiance, appelle le Père et l'introduit avec les visiteurs dans un parloir. Immédiatement, ils déchargent leurs armes, blessent très grièvement au ventre le Père : il a la force de se traîner au dehors du parloir et de rentrer dans le couvent.
La police, alertée, arrive vite, mais des membres de l'Abwehr, devant l'entrée du couvent, leur font comprendre qu'ils n'ont rien à faire ici.
Il est 12 h 15, deux Pères arrivent... ils découvrent le Père Corentin : un Allemand et un Français, l'arme au poing, leur donnent l'ordre de ne pas bouger mais, avec autorité, ils transportent le Père rue Sarrette, chez un médecin qui va pouvoir le soigner ; il peut encore parler : "Je leur pardonne et je meurs pour la France" ; ce sont ses dernières paroles.
Jusqu'au lundi, le corps du Père est exposé dans l'entrée et c'est une visite ininterrompue de tout le voisinage. Pour les funérailles, le lundi 3 juillet, les Allemands ne se montrent pas et c'est quelque six mille personnes qui y assistent.
Plus tard, la rue de la Voie-Verte deviendra la rue du Père Corentin."

05 août 2007

Le retour d'Isoré, rue de la Tombe Issoire

Le géant d’Isoré, qui au Moyen âge détroussait les voyageurs, est de retour rue de la Tombe Issoire.

Depuis 2 ans, les enfants de la maternelle de la Tombe Issoire, avec la directrice Jany Loriot et toute l’équipe enseignante de l’école font revivre la légende. Pour que cette légende « prenne corps » pour les écoliers, parents, habitants de l’arrondissement, la mairie du 14ème, les conseils de quartier Montsouris-Dareau, Jean Moulin-Porte d’Orléans, et Mouton-Duvernet ont demandé à Corinne Béoust de réaliser cette surprenante sculpture de plus de 8 mètres de haut. Ce géant est actuellement fixé sur la façade de l’école.

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Une fête est organisée en l’honneur du retour du Géant Isoré le samedi 19 mai à 11h à l’école maternelle 77 rue deTombe Issoire à laquelle participeront les enfants de l’école, Pierre Castagnou, maire du 14ème,  Vincent Jarousseau,adjoint au maire du 14ème, chargé des affaires scolaires, Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris, conseillère du 14ème déléguée à la culture et Sergio Coronado, adjoint au maire du 14ème, chargé de la démocratie locale.

Pour en savoir plus : www.mairie14.paris.fr

28 juillet 2007

Une forêt du 3ème type

Ce matin-là, étais-je encore embué par les songes de la nuit ? Non, je respirais, je marchais, j'allais, je venais, lorsque… ma vue soudain se brouilla. Malaise ? Réplique d'un rêve fantastique ? Je m'arrêtai. Devant moi, au carrefour de la porte de Montrouge et de la rue Friant, avait surgi une forêt. Oui, une forêt dense, impénétrable, angoissante, où l'ombre diffuse disputait à la lumière les rares rayons d'un soleil anémié, prêt à s'éteindre.

Terrifié, atterré, je restais coi. Un instant, un tramway nonchalant et paresseux, effaça l'impression première que m'avait fait cette forêt incongrue et surréaliste.

Reprenant mes esprits, j'examinai la situation avec plus de calme, mon coeur ayant repris son rythme normal, ma respiration se faisant plus lente, plus aérienne.

Mais, me direz-vous, de quoi s'agit-il ? Ne vous êtes-vous pas égaré, cher ami, dans les méandres d'une hallucination soudaine que provoquent les fortes émotions. N'avez-vous pas dépassé le point de non retour, ce point où la folie dépèce de ses griffes velues, la raison paisible et bienveillante ? Votre âme, sans doute fragile, a vacillé devant le spectacle d'une forêt virtuelle, certes disproportionnée vue l'exiguïté des lieux, mais bien naturelle, là dans une ville où la circulation des piétons, des vélos, des motos et de quelques autos, demande de la part de nos édiles, courage et ténacité, pour canaliser les flots toujours plus rugissants et chaotiques de troupeaux indisciplinés qui n'en font qu'à leur tête. Répondez-moi, cher ami, qu'avez-vous vu réellement ?

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Je pensais pouvoir m'en sortir en évoquant une quelconque indisposition qui eût brouillé mes sens. Encore irrité par le spectacle de ces panneaux surgis de nulle part qui m'indiquaient avec force, une zone limitée à 30km à l'heure, un parc à vélos, suivi d'un parc à motos, puis d'un double sens auto/vélo alterné, d'un passage piétons orné d'un ralentisseur pour voiture, le tout surchargé en amont par un panneau m'indiquant la présence aléatoire et sournoise d'un tramway-chenille-tire-bouchon, s'ajoutant à un énorme œil rouge  de cyclope clignotant et menaçant m'enjoignant de stopper net mes velléités de traverser le boulevard lorsque le dit tram se glisse à vos pieds dans un suintement soyeux, je crus  échapper à mon interlocuteur en évoquant une quelconque fatigue qui me faisait "voir" une forêt profonde mystérieuse, à la place de ces indications protectrices portées au sommet de tiges métalliques rouillées, dont la vision de loin eût pu s'apparenter  à  une promenade bucolique dans la forêt de Brocéliande !!

Le mirage était parfait, le fantasme assuré, l'illusion plus réelle que la plus réelle des réalités ! Oui, ce matin-là, j'avais "vu" une forêt, porte de Montrouge, et ce, sur quelques m2 de bitume, tant la densité de la futaie était grande, et je ne parle pas des sous-bois ! Allez vous promener à la lisière de cette forêt, vous ne serez pas déçu…
                                                                                                                                                                   R.R

16 juillet 2007

Soleil et nuages à Montparnasse

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Le temps gris et orageux de la première quinzaine de juillet a eu cet avantage d’offrir des effets de lumière saisissants et des « ciels» magnifiques,. Voici deux photos du quartier Montparnasse que nous a envoyées Marie Belin.

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13 juillet 2007

Il reste encore des places pour les vacances d’été du 15 juillet au 25 août 2007 à la colonie Sainte Marie de la mer 50580 Port-Bail (Manche) pour les 6 à 13 ans

Le centre se trouve sur un terrain de 1 ha face à la mer et proche du village, de l’école de voile, du centre équestre et de la gare maritime. Le centre dispose d’une piscine.Voici les activités qui sont proposées : cheval ou poney, école de cirque (en juillet), voile ou char à voile, planche à voile (plus de 10 ans), golf, tennis, kayak, piscine, escalade.

 (Voyage en train, départ le dimanche de Paris gare Saint Lazare et retour le samedi Paris gare St Lazare).

Tarifs : Inscription 35€. Séjour avec hébergement en pension complète, transport, activités, équipement : Pour les 5-7 ans 360€ une semaine, 330€ la 2éme

Pour les 8-13 ans 390€ une semaine, 360€ pour la 2ème.

Voyage à Jersey chaque semaine (sous réserve) prévoir carte d’identité et sortie de territoire

Attention, il faut s’inscrire au plus vite ! OEPF Œuvre d’Education Populaire Familiale du Petit Montrouge

Mme Champaud-5 rue du Moulin Vert 75014 Paris. Tel / Fax : 01 45 40 43 90-oepf@club-internet.fr

08 juillet 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 - (8)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

(Voir l’article précédent)

La construction de St Pierre de Montrouge

Le lieu saint : un traitement d’exception

L’église de St Pierre présente une configuration nouvelle de la croisée du transept : le chœur s’y déploie de façon imposante, presque volumineuse, en alliant la surélévation, la clôture en pierre et le ciborium au-dessus de l’autel, à l’image des églises paléochrétiennes. Le choeur était autrefois fermé par une colonnade avec entablement encore visible sur certaines photos anciennes,

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du côté de la chapelle de la Vierge et du transept. Les transformations du chœur se firent après le concile de Vatican II. Un ciborium surmonte l'autel, auquel on accède par quelques marches. Il est composé de quatre colonnes avec un ange accolé à chaque angle, porteur d'un instrument de la Passion. Cet ensemble est l'oeuvre d’Henri-Charles Maniglier (1869) auteur également de la statue en bronze de St Pierre dans la chapelle située à droite de l’entrée de l’église et de multiples statues dans les églises parisiennes. La présence du ciborium monumental est aussi une forme de clin d’œil à  St Pierre de Rome

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(ciborium à colonnes torses de l’architecte Le Bernin) que confirme le motif du symbole de la papauté au sol en mosaïque (clés de St Pierre et mitre). Voir article précédent en bas

 Le choeur est surélevé à la manière des églises primitives dont la crypte créait une superstructure du fait de sa voûte construite pour abriter les reliques du saint patron.

 Vaudremer a donc particulièrement mis en valeur le lieu saint de l'église en le situant au centre, légèrement surélevé et protégé par un mur. On peut avancer que Vaudremer a quasiment inscrit le plan centré dans le plan en croix latine de l'église. Or, le plan centré, en « croix grecque », est également une caractéristique des églises d'Orient orthodoxes. Cette forme de croix est omniprésente dans l’église St Pierre de Montrouge, peinte ou sculptée.  La présence des ambons (1) est aussi une marque de l’influence paléochrétienne, époque à laquelle la Parole tient une place primordiale. Ainsi, à travers un mélange de références architecturales issues des églises d'Orient et d'Occident, Vaudremer signe une sorte de syncrétisme des formes qui aboutit à une mise en valeur exceptionnelle de la partie la plus sacrée de l’église.

(1)l'ambon est le pupitre placé à l'entrée du chœur dans une église et où est posé le lectionnaire ou la Bible. C'est de l'ambon qu'est proclamée la Parole de Dieu. À l'origine, il s'agit d'une petite tribune à l'entrée du chœur de certaines églises byzantines et médiévales

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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01 juillet 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (7)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge

La disposition intérieure et ses influences orientales

D'autres indices permettent de mieux préciser les influences de Vaudremer. Les arcs sont en plein cintre comme il se doit dans l'art roman,

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Nes de saint Pierre de Montrouge, vue depuis l'orgue 

à l’inverse des arcs brisés qui caractériseront l'art gothique, pourtant leur forme est proche de l'arc en tiers-point, c'est-à-dire un arc presque surbaissé, étiré, tels que l'on peut les trouver en Espagne ou encore en Sicile. Or, nous savons que, comme tous les pensionnaires de l'Académie de France à  Rome (Villa Médicis), Vaudremer a visité l'Italie du sud et particulièrement la Sicile qui offre ce mélange d'influences orientales et occidentales dans ses églises. Il aura la chance d'aller ensuite jusqu'en Grèce où il découvrira les temples antiques mais aussi les églises orthodoxes.

La présence de mosaïque au sol,

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Mosaique de la travée centrale 

dessinée et installée par l’atelier de l'italien Facchina, est encore une autre piste d'influence orientale. Cet art éminemment byzantin a été très développé en Italie à l'époque paléochrétienne. Il fut repris dans tout l'Orient chrétien.

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Motif de mosaique au pied de l'autel 

Ici, la mosaïque offre des figures géométriques variées et harmonieuses que l’on retrouvera dans la plupart des édifices religieux de Vaudremer

 
Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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24 juin 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (6)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge

La disposition intérieure et ses influences orientales

L'intérieur de St Pierre dégage à la fois un sentiment d'harmonie et d'extrême simplicité. Par rapport  à d'autres églises de la même époque, peu de place est faite à la peinture ou au vitrail. Ce qui frappe en entrant est le plan basilical de l’église, jusqu'au transept. Ce plan apporte une coloration orientale à l'édifice néo-roman. medium_251px-Dehio_17_Santa_Maria_Maggiore.2.jpgLa basilique, monument public servant de tribunal durant l'antiquité gréco-romaine, se caractérisait par une large nef couverte d'une charpente soutenue par des piliers ou colonnes. C'est exactement ce qu'offre St Pierre. Ce plan se retrouve particulièrement à l'honneur durant la période paléochrétienne, immédiatement postérieure à l'époque de Jésus et antérieure aux invasions barbares (Ve siècle après JC). Il rappelle notamment à Rome, la basilique Ste Marie-Majeure ou encore Saint-Paul-hors-les- murs (reconstruite à l’identique au XIXe siècle).

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Nef de Sainte Marie Majeure de Rome

St Pierre est donc à la confluence de l'Orient et de l'Occident, d'où l'appellation de style romano-byzantin auquel on pourrait ajouter le terme de paléochrétien. La fonctionnalité du plan est lisible dans la définition de l'espace principal laissé aux fidèles et aux célébrants (nef et choeur-croisée du transept) tandis que les locaux annexes se répartissent autour du déambulatoire.

 Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872

-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.

-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.

-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.

-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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17 juin 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale, 1863-1872 (5)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog La Voix du 14ème pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge: Le style architectural néo-roman de l’extérieur

Les volumes de Saint Pierre de Montrouge rappellent ceux des églises d'Auvergne ou de Bourgogne, églises romanes aux chevets volumineux et échelonnées, à la croisée des transepts haute et souvent surhaussée d'une tour, comme par éxemple, l’église de Veauce dans le Puy de Dôme :

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Eglise de Veauce 

Le néo-roman est parfaitement mis en valeur à Saint Pierre de Montrouge grâce au fait qu'il permet de tirer partie très rationnellement du terrain triangulaire.

Mais la « patte rationaliste » est bien  présente aussi. Dans le choix des matériaux: pierres dures pour les fondations (meulière et ciment) et les soubassements du clocher (roche de Crouy, calcaire très dur), pierre tendre pour les parties supérieures du clocher (haut de 58 m). Les murs des façades sont en remplissage de moellons piqués tandis que chaînes, corniches et bandeaux sont en pierre tendre. Vaudremer a disposé de plus, tout au long des murs, des chéneaux en terre cuite,

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Au centre, le chéneau en terre cuite 

destinés à écouler les eaux de pluies. Ces chéneaux sont percés à intervalle régulier d’éléments en terre cuite en forme de petites fleurs; celles-ci pourraient être considérées comme décoratives, mais elles masquent en réalité l'extrémité des poutres intérieures de la charpente de la nef.

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Détail des chéneaux 

Ce détail  décoratif -qui n’en n’est pas un, puisqu'il est technique en permettant l’aération du bois-,  caractérise à lui seul le style rationaliste. 

Les dimensions de l'église sont de 70 m de long et 20 m de hauteur pour la nef, 30 m de hauteur pour le choeur.

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Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

10 juin 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale, 1863-1872 (4)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blogLa Voix du 14ème pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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La construction de St Pierre de Montrouge

Le style architectural néo-roman de l’extérieur

Nous sommes à une période de l'histoire de l'architecture où il est de mode de se référer aux styles passés, considérés comme des modèles. Les rationalistes, après Viollet-le-Duc, font la part belle au style gothique, jugé comme étant le plus novateur sur le plan technique et le plus symbolique sur le plan spirituel. A Paris, sont édifiés des pastiches gothiques comme Ste Clothilde par Théodore Ballu et François-Christian Gau

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Eglise Sainte Clotilde à Paris 

ou bien encore St Jean-Baptiste de Belleville par Jean-Baptiste Lassus. Le style roman est beaucoup plus rare parce que moins prisé par les théoriciens. A Paris, ce sont St François-Xavier  par Joseph Uchard ou St Lambert de Vaugirard qui sont considérées comme étant d’inspiration romane, mais la plus célèbre réalisation néo-romane en France reste l'église Saint-Paul de Nîmes par Charles Questel. La démarche de l’architecte est alors considérée comme étant « archéologique ».

Vaudremer innove donc en 1862 quand il décide de s'inspirer de l'art roman pour bâtir son église. L'emprunt au style des XI et XIIe siècle est particulièrement évident dans l'élévation extérieure du bâtiment et dans l'agencement des volumes.

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Sur la vue perspective (fig.2) de l'église, il est aisé de constater que les masses sont différenciées par une toiture spécifique au volume et que chaque partie correspond à une entité fonctionnelle précise de l'église: la nef bordée de collatéraux, les bras du transept, la croisée du transept, le déambulatoire ouvrant sur la chapelle axiale encadrée de deux chapelles parallèles. 

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Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995. -Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

 

03 juin 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale, 1863-1872 (3)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blogLa Voix du 14ème pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge, bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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3 - La construction de St Pierre de Montrouge - Le défi de l’architecte

L'architecte chargé du 14e arrondissement est à cette époque Emile Vaudremer (1829-1914), second grand prix de Rome en 1854, élève à l'Ecole des Beaux-Arts dans l’atelier de Blouet et de Gilbert, auteur de la prison de la Santé (1867), de plusieurs écoles de quartier (rue d’Alésia), et plus tard du lycée Buffon (1890),  de l’église orthodoxe grecque rue Georges Bizet (1890) ainsi que de ND d'Auteuil (1874-1892). C'est à lui que revient naturellement la construction de l'église en tant qu’architecte d’arrondissement de la Ville de Paris.

De formation rationaliste,

Dans la lignée de Viollet-le-Duc, Vaudremer défend l'idée que les matériaux doivent être choisis en fonction de leur utilisation (selon que leur emploi est pour les fondations, un mur porteur ou au contraire de la décoration) et que les formes de l'édifice doivent rendre compte de la distribution intérieure. L'objectif recherché est une construction à moindre coût, offrant une lisibilité fonctionnelle. L'idée du « vrai » est très importante, à travers le programme -les volumes rendent compte de la fonction- mais aussi des procédés constructifs –la hiérarchie des matériaux-. Vaudremer s'oppose en cela aux nouveautés architecturales que constituent les constructions en fer et fonte, comme par exemple l’église St Eugène par Louis-Auguste Boileau en  1852

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 ou encore la bibliothèque nationale par Henri Labrouste en 1868, où la forme ne dévoile pas automatiquement la fonction, la réalisation pouvant être perçue comme appartenant à la thématique de la halle ou de la gare alors que c’est un lieu de culte ou d’étude.

 

Premier défi

Le premier défi de Vaudremer fut d'occuper de la manière la plus rationnelle le terrain offert par la ville de Paris, triangle exigu et pointu pris entre l'avenue du Maine et l'ancienne route d'Orléans.

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Fig. 1 Plan d'implantation

En observant le plan (fig.1), on mesure l'habileté de l'architecte qui dessina une église tout en longueur en l’élargissant toujours plus vers le chœur. C'est ainsi que l'église s'ouvre sur un porche étroit, puis une longue nef qui débouche sur un large transept donnant ensuite sur un vaste chœur. Le chevet -c'est-à-dire le traitement extérieur du chœur et de ses chapelles- est particulièrement développé. Mais à aucun moment, ni de face, ni de dos, ni de côté, l'église ne paraît disproportionnée.

 

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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27 mai 2007

St Pierre de Montrouge - Visite architecturale 1863-1872 (2)

Isabelle Loutrel, paroissienne et documentaliste en histoire de l’architecture, vous propose une rencontre hebdomadaire sur le blog pour évoquer la construction  de l’église St Pierre de Montrouge ,bâtie à partir de 1863 par l’architecte Emile Vaudremer.

Une bibliographie est disponible en permanence sur la page.

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L’implantation de ST Pierre de Montrouge dans le quartier: Après 1860

Avec l'annexion des communes limitrophes à Paris en 1860, une impulsion est donnée par le gouvernement pour mettre en valeur ces nouvelles portes de Paris. Il s'agit alors de faciliter la circulation, -les travaux conduits par le préfet Haussmann sous les directives de Napoléon III étaient déjà bien entamés- mais aussi de magnifier les abords de la ville. C'est ainsi que l'on redessine les rues afin de leur donner un axe apparemment plus droit et plus harmonieux. Au niveau de la place d'Alésia -alors place du "puits rouge", lequel serait sous le chevet actuel?-, ce sont l'avenue d'Orléans -actuelle avenue du Général Leclerc- et la chaussée du Maine qui sont tracées de façon à donner l’impression, depuis l'actuelle Porte d'Orléans, que la route d'Orléans file droit vers le centre de Paris. En réalité, cette rue est légèrement désaxée et donnera au terrain proposé pour la construction de St Pierre une configuration singulière, en forme de triangle très pointu.

Un autre paramètre que celui de l'aménagement des rues et de la voirie caractérise l'implantation de St Pierre. Nous sommes au milieu du règne de l'empereur Napoléon III, lequel est à l’affût d'un électorat fidèle, susceptible de l'épauler depuis son coup d'état du 2 décembre 1851. L'empereur cherche clairement à se rallier les catholiques et l'un des moyens –outre de nouvelles relations diplomatiques avec Rome- est de favoriser la construction d'églises en débloquant des financements. Ces églises, dont l’édification est supervisée par la  ville de Paris, seront, de plus, intégrées dans le schéma de valorisation des quartiers. C'est ainsi que naissent St Augustin par Victor Baltard ou encore la Trinité par Théodore Ballu, églises ouvrant  soit sur un large carrefour soit sur une voie rectiligne.

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L'église Saint Augustin construite à la même époque (1860-1871) par Victor Baltard (également constructeur des fameuses Halles qui portent son nom

Ces constructions  suivent les principes de situation des monuments publics lancés dès 1852, monuments positionnés face à un axe magnifié –l’Opéra par Charles Garnier en 1861- ou formant carrefour -la fontaine St Michel par Gabriel Davioud en 1860-.

A chaque fois, le monument articule le changement d'axe en embellissant le lieu, et c'est ce qui se passe précisément à St Pierre.

Bibliographie sommaire :

-Vaudremer, Emile. Monographie de Saint-Pierre de Montrouge, Paris, 1872.
-Inventaire général des œuvres d’art appartenant à la Ville de Paris dressé par les services des Beaux-Arts, Paris, 1878-1886.
-Plaquette de l’église Saint-Pierre du Petit-Montrouge, diocèse de Paris, 1984.
-Brunel, Georges. Dictionnaire des églises de Paris, Paris, 1995.
-Thomine, Alice. Emile Vaudremer, éd. Picard, Paris, 2004.

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