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31 mars 2007

La Mairie de Paris lance "Velib"

La ville de Paris met en place son système de vélos sur abonnement. Il s'appelle Velib  et sera opérationnel "en juillet au plus tard"!

medium_velib_logo.jpg"Le futur système de vélos en libre service a un nom : Vélib’. Court, simple, facilement prononçable dans de nombreuses langues, il illustre l’aspect pratique de ce futur service, attendu par les Parisiens. Associé au logo de la Mairie de Paris, « Vélib’ » sera apposé sur chacun des vélos et sur l’ensemble du mobilier urbain. Le modèle que nous avons retenu a été conçu par le designer Patrick Jouin. Elégant, il est doté d’une selle réglable en hauteur, d’un panier de grande capacité, d’un système de changement de vitesse rapide sans risque de déraillement, ainsi que d’une béquille haute stabilité. Je rappelle que trois formules d’abonnements seront proposées aux futurs utilisateurs : l’abonnement un jour (1 €), l’abonnement 7 jours (5 €) ou l’abonnement annuel (29 €). Pour les personnes ne souhaitant pas s’abonner, l’usage de ces vélos sera gratuit la première demi-heure, les prix devenant progressifs au-delà de cette durée. Conformément à nos engagements, Vélib’ sera mis en service au cours de l’été 2007."

Bertrand DELANOË

La mairie vous promet: 

"Avec des milliers de vélos proposés dans des centaines de stations, il y aura toujours un vélo à proximité. Une station tous les 300 mètres environ, un service disponible 24h/24 et 7j/7 : circulez en toute liberté avec Vélib".

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le velo Velib 

3 formules d’abonnement:

 

La première demi-heure de chaque trajet est gratuite. Au delà de ces trente minutes, les dépassements coûteront 1 euros pour les 30 minutes suivantes, 2 euros pour la 3ème demi-heure et 4 euros pour la suivante. Les prix sont donc progressifs en fonction de la durée d'utilisation :

- abonnement journalier (1€) ;

- abonnement hebdomadaire (5€ les 7 jours) ;

- l’abonnement annuel (29€).

A.C. 

 

 

Journée découverte des galeries d’art Pernety

 dimanche 1er avril de 12h à 19h30 : 5 lieux, 5 animations :

à 14h30 récital de piano et exposition sur les mémoires de la ville ( peitures, photos, graffitis, gravures

à l’Entrepôt 7 rue Francis de Pressensé .

15h30 contes et chants et expo de peintures de Yo Marchand

à la galerie d’Est en Ouest, 1 rue Francis de Pressensé

16h 30 à la galerie art Montparnasse, 2bis rue Raymond Losserand

expo de peintures de Jarek Kruck et sculptures  de M.T. Tsalapatanis, concert de Electronica Tri Hop Jazz.

17h 30 Galerie Elda Mazer, 7 rue Raymond Losserand

concert Pop Rock et expo de photos de E. Niemczura, peintures de L. Todisco et C.Biskup.

18h30  récital de poésie Jazz et expo de peintures de Bernard Jeufroy

à la galerie Expression Libre 41 rue Hipolyte Maindron.

30 mars 2007

La Voix ci, La Voix là

Eco village samedi 31 mars de 9h à 19h au parc Montsouris
Pour tout savoir sur les 1 000 gestes quotidiens qui fondent le développement durable, rendez-vous samedi 31 mars au parc Montsouris, entrée avenue Reille. Entrée libre

Plus d'info 

 

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« Le plan climat de la Mairie de Paris» c’est le thème du CICA Jeudi 5 avril 19h à la Mairie du 14ème (Le Comité d’Initiative et de Concertation de l’Arrondissement réunit le conseil d’arrondissement et les représentants des associations du 14ème en séance ouverte au public.)

 

medium_oceano_atelierenvir.jpgDu 2avril au 8 avril 2007 à l’occasion de la semaine nationale du développement durable : Le GAREF Océanographique propose des expositions thématiques, projection de film et dégustation bio. A partir du lundi 2 avril, exposition « Le développement durable, pourquoi ? » de l’association Goodplanet.org avec des photos de Yann Arthus Bertrand. Les thèmes évoqués seront l’eau, l’habitat, le transport, les déchets, tourisme, la consommation, l’alimentation, les énergies, l’air, le climat,la biodiversité et un thème éthique : la solidarité.

Deux excursions, sur inscription : vendredi 6 avril à 16h exposition sur le développement durabe au quotidien au conseil général des Hauts-de-Seine, départ du GAREF Océanographique, 19h et plus apéritif et repas bio.

Samedi 7 avril 14h  exposition  « Pôle Nord - Pôle Sud » à la cité des sciences et de l’industrie

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17h30 Projection du film « Planète blanche »

Pour en savoir plus : s’adresser au GAREF Océanographique, 26 allée du Chef d’Escadron de Guillebon Jardin Atlantique. Tel 01 40 64 11 99. Par Internet :http://www.garef.com/oceano/

29 mars 2007

A Paris, c'est le printemps!

Ca y est, le printemps est là, fleurissant  nos rues,  nos trottoirs, le pied de nos habitations, les carrefours, saupoudrant les passages piétons et les places de stationnement de sa lumière toute nouvelle. Nos édiles, toujours impatients à vouloir satisfaire nos désirs, ont anticipé la saison des jonquilles (il faut bien être écolos) en plantant ici et là, des milliers de fleurs d'une nouvelle espèce inconnue à ce jour : "les potelets", version OGM pure et dure.

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D'une couleur uniformément brunâtre, ces fleurs artificielles ont la particularité d'avoir une structure métallique, de ne posséder aucun ADN connu et donc, de n'avoir ni racine, ni corolle , ni pétale, de ne diffuser aucune fragrance particulière, sinon celle de l'urine de chien… Leur allure incongrue  les fait plus ressembler  à des asperges fraîchement cueillies sur la planète Mars, qu'à des jacinthes, tulipes ou primevères, caressées par le tiède et tendre zéphyr d'un printemps raté.
 
Quant à la beauté de ces "potelets", indifférents devant notre regard soupçonneux, c'est aussi raté. Peut-être serions-nous indulgents, si ces radis montés en graine étaient des sucettes en chocolat, cela ferait des heureux parmi les enfants ou les grandes personnes restées enfants ? Qu'en dîtes-vous ?

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les mêmes vus d'une poussette

Mais nous prend-on sans doute pour des citoyens analphabètes, des piétons privés de tout sens esthétique ? Certes, nos rues ne sont pas des jardins à la française, diront certains (Le Nôtre n'est plus de ce monde, hélas ! ) et l'harmonie de celles-ci n'est pas encore à l'ordre du jour des problèmes de stratégie électorale !

Alors, pourquoi s'intéresser à ce qui n'intéresse personne ? En attendant, qui osera faucher ces OGM incongrus ?
                                                                                                                                                                  R.R.

28 mars 2007

Ensemble, c'est tout, un film de Claude Berri

medium_ensemblectout1.jpgSans en avoir l'air, ce film plein de gaîté et de fraîcheur, nous dévoile toutes les difficultés survenues entre quatre personnages que les hasards de la vie ont fait se rencontrer. Partager une vie commune, vivre ensemble, cela n'est pas une sinécure, tant les caractères et les tempéraments peuvent s'affronter dans la vie quotidienne. Mais ce film nous dévoile aussi toute la tendresse et la générosité qui sont cachées en chacun de nous, et qui au fil de l'histoire se révèlent à maintes reprises.

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Audrey Tautou y est particulièrement touchante par son naturel presque enfantin, sa gentillesse et sa fraîcheur innées. Guillaume Canet se forge une identité plus abrupte et contemporaine mais il camoufle à peine une sensibilité à fleur de peau. Quant à Laurent Stocker, très "vieille France", il est l'élément plein de fantaisie décalée qui donne à ses rapports avec autrui une coloration "lunaire" et irréelle. Françoise Bertin est l'aïeule qui nous offre un visage plein de bonté, de nostalgie et d'abandon face à la sollicitude aimante de son petit-fils, et ceci en dépit d'une solitude assumée.

Un film qui pose sur les sentiments humains des couleurs rafraîchissantes et printanières.
                                                                                                                                                           R.R.

27 mars 2007

Ciné-ma Différence: S.O.S.Fantomes

Chassez les fantômes avec Ciné-ma Différence !
Dimanche 1er AVRIL 2007 à 11 heures

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au Cinéma Majestic Passy
18 rue de Passy, Paris 16ème
Entrée 4€
Métro Passy / Parking en face du cinéma

La séance suivante aura lieu samedi 28 avril à 11h à l'Entrepôt (14ème) :
L'Apaema organise des séances bimensuelles de cinéma ouvertes à tous mais destinées en priorité à des enfants, des jeunes ou des adultes handicapés mentaux, autistes ou polyhandicapés. L'objectif est de "profiter comme tout le monde de la possibilité d'aller à une séance de cinéma dans sa ville avec son enfant/son parent [et] pouvoir exprimer son plaisir, son intérêt, son inquiétude, son ennui, par des mouvements, des paroles, des bruits... sans déclencher regards furibonds et remarques désagréables", et de se familiariser avec le cadre et les usages d'une salle de spectacle. 

S.O.S  FANTOMES (Ghostbusters)  en VF
Réalisateur : Ivan Reitman, 1984
avec Bill Murray, Dan Aykroyd, Harold Ramis, Sigourney Weaver, Rick Moranis, Annie Potts
Film américain

Genre : Comédie
Durée : 1h 50mn

Infos et programmes sur le site Internet : www.cinemadifference.com ou au 06 24 78 57 25.

 

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Ciné-ma Différence
Tél : 06 24 78 57 25
www.cinemadifference.com
contact@cinemadifference.com
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Catherine Morhange
Présidente de Ciné-ma Différence
Vice-présidente de l'Apaema
Tel : 06 16 90 76 58
catherine.morhange@cinemadifference.com
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26 mars 2007

Le Secours Catholique partenaire du 5ème Festival du film des droits de l'homme

Présent sur chaque continent à travers le réseau Caritas, le Secours Catholique développe des actions à l'international depuis plus de 50 ans. Chaque année, le Secours Catholique-Caritas France soutient environ 500 nouvelles opérations internationales en direction des populations défavorisées, aussi bien dans le champ de l'urgence que du développement. L'association mène également des campagnes de plaidoyer dans le domaine de la protection des droits humains, de l'environnement, ou encore de la transparence dans la gestion des ressources naturelles dans les pays du Sud.

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Le festival international du film des droits de l’homme est une importante manifestation culturelle sur le thème des droits humains organisée en France. Durant cette cinquième édition, parrainée par l’acteur Charles Berling, tous les aspects des droits de l’homme seront abordés : politiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux.
Parmi la trentaine de films projetés, les spectateurs pourront découvrir des réalisations mettant en avant la tenue récente d’élections libres en République démocratique du Congo, la résistance de la jeunesse biélorusse dans la dernière dictature d’Europe ou les mécanismes des « révolutions oranges » en Europe de l’Est.


De nombreux films traitant de préoccupations environnementales seront également à l’affiche. Parmi les titres évocateurs, « Tsunami… mon ennemi » de Nicolas Dattilesi ou « Eau : service public à vendre » de Leslie Franke.
Plusieurs films proposeront aussi un éclairage sur la défense du patrimoine et des cultures traditionnelles ou la captation des ressources naturelles des pays du Sud par les filières multinationales. La projection de chaque film sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur et d’un débat

Plus d'info

A.C.
Cinéma Action Christine Odéon

4 rue Christine, 75006 ParisPlein tarif: 6€ Tarif réduit:  5€

24 mars 2007

Méditation pour le Carême

La Foi ouvre les yeux

L'évangéliste Jean nous raconte dans le récit de l’aveugle-né, une marche de la foi. Comme les personnages de ce passage d’Evangile, comme tout homme, chacun nous avons rendez-vous avec des nuits et avec Jésus-Lumière.

Le plus terrible mal, la plus terrible nuit, c’est de manquer ce rendez-vous de la Lumière : " Déjà la nuit approche et tant que je suis dans le monde, je suis la Lumière du monde." Jésus ne cesse de répéter : « La Lumière luit dans la nuit, mais la nuit ne saisit pas la Lumière. » A l’aveugle-né, Jésus ouvre les yeux, donne des yeux pour le regarder et le voir, cet homme guéri peut dire : « Je crois, Seigneur. »

L’aveugle-né marchait dans les ténèbres, maintenant sa vie est illuminée, il re-nait véritablement à une vie nouvelle.

En ce dimanche où l’Eglise célèbre les « scrutins » pour les catéchumènes qui recevront le sacrement de l’illumination – lors de la vigile pascale et nous demandons au Seigneur qui « scrute et connaît » chacun de ses enfants, de leur ouvrir les yeux d’une manière nouvelle sur Lui, sur Jésus, sur nos frères.

Et nous aussi qui sommes baptisés, nous avons reçu le sacrement de l’illumination et nous avons à re-choisir notre baptême la nuit de Pâques. Mais qu’en avons-nous fait ?

Le Carême est l’occasion de faire un examen de contrôle de la vue. Est-ce que notre œil devient de plus en plus lâche, de plus en plus distrait, de plus en plus sévère, donc refusant de se laisser illuminer par Jésus-Lumière et incapable d’aimer, comme les voisins, les parents, les pharisiens rencontrés dans ce passage d’Evangile de l’aveugle-né. Quel regard posons-nous sur les autres ? Oui, c’est important car l’Amour passe par le regard. Pour nous guérir de ces maladies de lâcheté, de distraction, de sévérité, nous savons à qui nous adresser. Jésus est Celui qui guérit les yeux. Il faut tourner nos yeux pour Le voir, Seigneur donne-moi ton regard pour voir, Seigneur, fais que je vois.

Acceptons-nous que ce soit notre prière cette semaine ? Alors le miracle de la guérison de l’aveugle-né continuera en chacun de nous.

Francis Corbière, prêtre de la paroisse St-Dominique, aumônier de l'Hôpital Cochin-St-Vincent de Paul

Dimanche 25 Mars: journée des frères et soeurs de handicapés

L’Office chrétien des personnes handicapées invite les frères et sœurs de personnes handicapées à participer à « leur » Journée organisée dimanche prochain, 25 mars, dans 5 grandes villes de France : Lille, Lyon, Nantes, Paris, et Strasbourg.

Le thème de cette 12e journée est « Bâtir ma vie à moi ». Le site de l’association présente tous les renseignements nécessaires sur l’événement.« Vous êtes le frère ou la soeur d’une personne handicapée ? Cette journée est faite spécifiquement pour vous, explique l’OCH. Elle a pour but de partager nos expériences, nos difficultés et nos joies, exclusivement entre frères et sœurs ».

A Paris (email fratrie-paris@och.asso.fr), Jean-Marc Louis, est en charge de l’adaptation et scolarisation des élèves handicapés, auteur de "La nuit apprivoisée", frère d’une personne handicapée

A.C. 

23 mars 2007

Alcatraz sur Seine, 19 rue des Suisses!

Etant allé un jour voir le nouvel immeuble de la rue des Suisses construit par les architectes suisses Herzog et de Meuron, des passants m'ont dit:"Ah, vous admirez Alcatraz, c'est comme ça qu'on l'appelle ici!". Le jugement est pour le moins sévère!

Dans le quartier Plaisance, la rue des Suisses, 241 mètres et trois bistrots dont le Soleil (antillais) et Au bon coin, donne dans la rue d'Alesia, presque en face de l'impasse Florimont, rendue célèbre par la maison de Jeanne, la généreuse logeuse du jeune Georges Brassens.
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Herzog & de Meuron est un cabinet d'architecture bâlois, très connu, qui a reçu en 1991 le fameux prix Pritzker (considéré comme le Nobel de l'architecture), auteur entre autres de la Tate Modern à Londres ou du Young Museum de San francisco. Ce sont eux qui remportent le concours lancé par la RIVP en 1997 pour un projet de 64 logements sociaux locatifs, 19 rue des Suisses.

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Ce projet rencontre dès le début l'opposition des riverains, qui lui reprochent sa forte densité, sa hauteur par rapport aux constructions voisines et sa grande façade sombre. Le maire du 14e d'alors, Lionnel Assouad, multiplie les réunions de concertation et parvient difficilement à un accord. La façade est en effet toute noire car les persiennes ne se trouvent pas contre les fenetres comme d'habitude mais à l'exterieur des larges balcons. Quand toutes les persiennes sont fermées,
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la façade apparait comme une surface légèrement courbe en tôle metallique perforée mate, noire ou grise suivant la lumière. Et, dernière vexation pour les opposants, les architectes obtiennent l'"Equerre d'Argent", célèbre prix français décerné par le Moniteur pour cette oeuvre! Ce qui a fait écrire par l'association Monts 14, qui avait porté le flambeau de l'opposition au projet: "L'art de l'architecture s'améliorera sans doute le jour où la profession cessera de se décerner des lauriers en méprisant l'avis du public". Quoiqu'il en soit, allez voir par vous même ce bâtiment et n'hésitez pas à nous faire connaitre votre avis.

A.C.

22 mars 2007

Home sweet home

  - CITOYENNETE : du 28 mars au 22 avril

Aujourd'hui, la ségrégation communautariste et les replis identitaires dressent des barrières nouvelles entre les hommes. Le projet culturel du FIAP Jean Monnet, intitulé HOME, SWEET HOME, décliné en trois parties,
RACINES, EXILS et CITOYENNETES, se propose de participer au renouement du dialogue.
Le Premier projet, RACINES, allait à la rencontre d'une jeunesse aux origines diverses, née en France et qui se bat au quotidien pour se réaliser et se faire entendre. Le second, EXILS parlait de ces femmes et hommes qui ont quitté leur pays natal, et tentent de reconstruire leur vie en France loin de leurs racines. CITOYENNETES tentera de donner des réponses à la question " Comment vivre ensemble ? Comment s'organiser pour construire un avenir commun au sein de notre société? ".

 - EXPOSITION : " J'y suis, j'y vote ",
Marion Poussier (photos), Lucie Geffroy (textes), en partenariat avec Picturetank (www.picturetank.com)

Exposition du 28 mars au 22 avril 2007 / Ouverte tous les jours de 10h à 20h

Le droit de vote des étrangers aux élections locales c'est l'histoire d'un débat sans cesse relancé. Alors que plus de la moitié des pays européens ont accordé ce droit à leurs ressortissants étrangers non-européens, la France fait aujourd'hui figure de mouton noir. L'exposition " J'y suis, j'y vote " donne la parole à Roger, Nassima, Ahmad, Rodolfo, Marc, et Yingxiao, qui siègent ou ont siégé au conseil de la citoyenneté de la mairie du 20ème, et aspirent à être reconnus comme des citoyens à part entière.
Marion Poussier, 26 ans, est photographe indépendante membre de l'association Picture Tank. Elle collabore avec la presse et développe en parallèle un travail personnel qui reflète sa sensibilité et ses interrogations.
Pour Lucie Geffroy, 27 ans, le travail journalistique inclut nécessairement une démarche militante. Il s'agit de montrer une réalité sociale tout en questionnant les enjeux qui y sont liés, donner la parole aux personnes que l'on entend peu ou pas assez, rétablir leur mémoire et restituer leur dignité.

 - Vernissage le jeudi 29 mars 2007, à partir de 19h

Suivi, à 20h30 d'une Slam Session : carte blanche à Delphine II

Delphine Nyobé naît à Paris en 1976 d'un père camerounais et d'une mère guadeloupéenne : deux cultures d'origines plus une d'accueil, triple difficulté pour se sentir à son aise. Elle découvre le slam en 2001. Aujourd'hui elle porte un One Woman Show qui mélange slam et comédie, ainsi qu'un autre spectacle en duo " Slam me(ti)ssage " et donne de la voix dans son groupe d'Afrobit …

Pour la soirée de vernissage, Delphine 2 animera cette " slam session ", avec une vraie belle scène composée de personnages bigarrés ayant tous un mot citoyen à clamer. www.delphine2.fr

- REBONDIR (les évènements annexes)

Jeudi 5 avril, 20h : Théâtre-forum avec l'association NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir)
" Un spectacle de théâtre-forum, c'est un acte à commettre ensemble, c'est une assemblée d'hommes, de femmes, de citoyens qui délibèrent sur le sens de leur vie au sein de notre société. "

- Mercredi 11 avril, 20h : Projection " Rêves de France à Marseille " de Jean-Louis Comolli et Michel Samson
Le thème principal du film traite " de la difficulté de faire de la politique, quand on est d'origine maghrébine… "
Projection suivie d'un débat avec Gérald Collas producteur du film.

- Mercredi 18 avril,  20h rencontre débat sur le thème de " la votation citoyenne, la représentativité politique et l'action associative "
En présence de représentants de  " La ligue des Droits de l'homme " et " AC le feu " (Association Collectif Liberté Egalité Fraternité Ensemble Unis)

ENTREE LIBRE ET GRATUITE A TOUS LES EVENEMENTS

Vous pouvez accéder aux photographies sur le site : www.fiap.asso.fr / Rubrique communiqué presse

Contact : Lisa EINHORN FIAP Jean Monnet -  30,  rue Cabanis -  75014 PARIS  - 01 43 13 17 05/06 - einhorn@fiap.asso.frwww.fiap.asso.fr

 

21 mars 2007

La Nuit des Planètes dans le 14e

Notre quatorzième a la chance de compter sur son territoire un grand établissement de recherche et d'enseignement en astronomie, l'Observatoire de Paris, administativement lié aux observatoires de Meudon et Nançay (entre Orléans et Bourges). Le prix Européen Descartes 2006 a d'ailleurs été attribué au consortium HESS, dont font partie des c hercheurs de l'Observatoire de Paris.

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En raison de la nuit des planètes, l'Observatoire de Paris ouvrira au public ses sites de Paris et de Meudon, du samedi 24 au mardi 27 mars 2007.

Ainsi, au cours de soirées d'observations nocturnes, les curieux pourront découvrir le ciel aux côtés des astronomes professionnels, à une période de l'année particulièrement propice à l'observation de certains objets célestes : Lune, Vénus, Saturne, étoiles doubles, amas et nébuleuses...

L'opération est gratuite, mais seules les personnes inscrites à l'avance pourront entrer sur les sites.

Inscriptions : du lundi 12 au vendredi 16 mars 2007, de 14h à 17h au 01 40 51 22 94.

A.C. 

Nouvelles des paroisses du 14ème

La 10e semaine du ‘Marais Chrétien’ a lieu du 17 au 25 mars vous êtes invités au cœur de Paris à plus de 50 manifestations pour découvrir la beauté et la richesse de la foi chrétienne au travers de l’art et de la culture. Les entrées sont libres, afin de vous permettre d’y inviter largement autour de vous voisins et amis croyants et incroyants et d’inviter des gens qui n’en ont plus l’habitude à rentrer dans les églises. L’ensemble du programme est disponible sur http://maraischretien.free.fr

 

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Week-End BROCANTE :samedi 24 et dimanche 25 mars de 10h30 à 18h30 au centre paroissial de Saint Pierre de Montrouge, 9 passage Rimbaut. Venez chiner pour faire d'agréables trouvailles.

Pèlerinage de Chartres des étudiants : les 31 mars et 1er avril 2007 (aux Rameaux). Un groupe d'étudiants de la paroisse Saint Pierre de Montrouge y part accompagné par le Père Pascal Nègre. Inscrivez-vous sur : < spm.evenement@free.fr> Le bulletin et les infos sont sur les tables de l'église et le site de la paroisse. On peut aussi appeler le 01.43.95.41.14

Concert spirituel acoustique contemporain de John Featherstone, chanteur, guitariste avec clavier, percussions. Samedi 31 mars 2007 à 20h30, Tarif : 10€ - 5€ réduit Organisé par l'association oecuménique « Bible dans le 14e » à l’église Evangélique libre, 85, rue d’Alésia, 75014-Tarif : 10 € - tarif réduit : 5 €

(Le groupe œcuménique du XIV° regroupe des chrétiens appartenant aux 7 paroisses de l'arrondissement : St Pierre de Montrouge, St Dominique, ND du Rosaire, ND du Travail, Temple de Plaisance (Eglise Réformée de France), Eglise Evangélique 123 avenue du Maine, Eglise Evangélique libre 85 rue d'Alésia.)

 

Concert :Trio de flûte Dimanche 01 avril 2007 à 18h 00  (Antoine Taillefer), alto (Estelle Avondo), piano (polina Detraz) avec voix (Dominique Muraro, mezzo-soprano) : Bach, Brahms, Reger, Debussy, Ravel, Hindemith à l’ Eglise évangélique libre 85 rue d’Alésia Participation libre aux frais

 

Le groupe « Art, Culture et Foi » présente dès la Semaine Sainte et pour toute la durée du temps de Pâques des œuvres inédites d’un peintre japonais, Yoshio Okawa, paroissien de St Pierre. Ces peintures présentent le mystère de Pâques. Elles seront exposées dans la chapelle du Sacré Cœur à gauche du chœur de l’église Saint-Pierre-de-Montrouge.

 

Samedi 7 avril (Samedi Saint) à 15h, à Alésia Jeunes 16 rue du Moulin Vert: 1ère présentation de la pièce apprise par les 15/18 ans "Et leurs yeux s'ouvrirent". La musique, les chants, les textes ont été composés et écrits pour ce jour du Samedi Saint. Tout est original. Entrée libre.

 

Pèlerinage diocésain de Paris à LOURDES du 17 au 21 avril 2007  présidé par Mgr Michel POLLIEN évêque auxiliaire de Paris, Inscriptions au Service Diocésain des Pèlerinages- Tél. : 01 55 79 96 03

19 mars 2007

Film : La vie des autres, de Florian Henckel Von Donnersmarck

 medium_viedesautres1.jpg avec Sebastian Koch, Martina Gedeck    
Berlin Est, 1984. Georg Dreyman est un auteur dramatique, bien en cour dans les cercles communistes. Sa compagne, Christa-Maria Sieland, est une comédienne reconnue. Le ministre de la culture demande à Anton Grubitz, un officier de la Stasi, la police politique du régime, de surveiller l’écrivain qu’il soupçonne de sensibilité aux idées venues de l’Ouest. En réalité, le ministre cherche à écarter Dreyman, dont il convoite la femme... L’officier truffe l’appartement du couple de micros, sa vie privée est écoutée, épiée, violée, 24 heures sur 24. Mais à travers ses écoutes, le lieutenant colonel Grubitz découvre les tourments, les hésitations de l’écrivain, la trahison de Christa-Maria, la duplicité de son supérieur...
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Ce film remarquable et talentueux de Florian Henckel Von Donnersmarck, jeune cinéaste allemand touche juste, et fort. Il y a dans “La vie des autres” l’Histoire, l’amour, le courage de certains et la lâcheté des autres, une réflexion sur la dictature, la liberté, et un chemin vers la rédemption. Les acteurs y sont tous excellents, et l’auteur a su transcrire l’atmosphère lourde et grise des pays de l’Est, tandis que la marmite bouillonne déjà.
    Gérard Desmedt      

17 mars 2007

des SDF du canal Saint-Martin hébergés dans le 14e

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les tentes le long du canal saint-Martin 
A titre temporaire, des personnes sans domicile du quai de Jemmappes, le long du canal Saint-Martin sont en cours de relogement dans notre arrondissement, boulevard Saint Jacques. Il s'agit, en fait, d'un ancien foyer de jeunes filles qui est transformé en résidence pour étudiants avec une capacité de 60 personnes. En vertu d'un accord temporaire de 6 mois, se terminant le 1er octobre prochain, et signé entre l'office d'HLM OPAC, l'Etat et l'association Emmaüs cet immeuble est utilisé en centre d'hébergement d'urgence et permet d'héberger 60 "sans domicile".
A.C. 

16 mars 2007

Un peu d'humour

Jean-Louis Fournier, déjà auteur d'une "Grammaire française et impertinente",medium_AFournier.jpg d'une "Arithmétique appliquée et impertinente", de la "Peinture à l'huile et au vinaigre" et de quelques autres titres cocasses et saugrenus, nous invite à découvrire son dernier nouveau-né intitulé : "Les mots des riches,  les mots des pauvres", livre particulièrement iconoclaste par ses définitions et situations savoureuses qui y sont notées.

Ainsi : "Tahiti en pauvre se dit Palavas-les flots", "Estomac en pauvre se dit gésier", "Hôtel particulier en pauvre se dit F3", "Fauchon en pauvre se dit ED", "Mon truc en plumes en pauvre, se dit plumeau…"

Voilà  un petit bijou où l'imaginaire et la fantaisie se marient pour nous offrir un bébé dont les joues sont rosis par le lait acide de l'humour (parfois noir). Il est à offrir à tous ceux qui n'ont pas peur des mots, surtout ceux qui ont la propriété rafraîchissante d'être jubilatoires pour le bien-être de l'esprit.
                                                                                                                                                                                                                                                                            R.R.                                            
Ed. Le livre de poche. 5,5€

15 mars 2007

A la recherche des senteurs perdues

Nous Parisiens du 3ème millénaire, ne résistons pas au plaisir de parcourir l'évocation que fait Georges Duhamel dans sa chronique : "le notaire du Havre", à propos des odeurs qui envahissaient la rue Vandamme et ses environs dans les années 1889 - 1894. Duhamel y avait passé une partie de son enfance, et le texte qui suit pourra nous faire rêver quant aux plaisirs olfactifs de cette époque lointaine.  Le seul fait de flâner dans ce quartier proche de la gare Montparnasse, pouvait suggérer que le jardin d'Eden y était installé et y avait répandu ses subtiles fragrances.

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" A peine sortis de l'école, nous flairions comme de jeunes limiers, tout le long des trottoirs chauds, les inquiétantes odeurs de la jungle citadine. J'aimais la rue Vercingétorix, la rue du Château, la rue de l'Ouest, et si je ressuscite un jour, fantôme aveugle, c'est au nez que je reconnaîtrai la patrie de mon enfance. Senteurs d'une fruiterie, fraîches, acides et qui, vers le soir, s'attendrissent, virent doucement au relent de marécage, de verdure fanée, d'aliments morts. Fumet de la blanchisserie, qui sent le linge roussi, le réchaud, la fille en nage. Remugle de la boucherie, qui tient le "bouillon et bœuf", fade et terrible parfum des bêtes sacrifiées ; notes résineuses, forestières, de la sciure de sapin répandue sur le dallage. Emanations, comme d'un vase, d'une boutique vide que l'on est en train de repeindre. Concert de l'épicerie, aromates, momies d'odeurs, messages de continents perdus au fond des livres. Bouquets chimiques du pharmacien, qu'illuminent, dès la chute du jour, une flamme rouge, une flamme verte, noyées toutes deux dans des bocaux ronds. Haleine de la boulangerie, noble, tiède, maternelle. J'allais, les narines en éveil, le souffle vite haché, vite repris." 

Aujourd'hui, les directeurs de supermarché, épaulés d'experts "aromathérapeutes", pourraient s'inspirer de ce texte afin de revoir leur copie. Ils contribueraient ainsi à réveiller nos narines aseptisées par le surgelé incolore et inodore, le steak exsangue,  l'escalope anémiée, la salade défrisée. Ne parlons pas du vin sans raisin et du poisson sans arêtes… Affaire à suivre. Qu'en pensez-vous ?
R.R.

 

14 mars 2007

Atget, à la Bnf jusqu'au 1er juillet 2007

Eugène Atget (1857-1927) est principalement connu pour ses photos sépias de vieux Paris, qu'il a systématiquement enregistrées pendant trente ans, d'où sa réputation d'"inventeur" du vieux Paris . Son atelier était situé, comme nombre d'artistes, rue Campagne Première.Comme souvent la France montrera après sa mort peu d'interêt pour son oeuvre, notamment remarquée par Man Ray. C'est justement l'assistante de Man Ray, Berenice Abbott, qui achetera les 1500 négatifs et plus de 10.000 tirages qui restaient dans son atelier. Elle s'emploiera par la suite sans répit à faire connaitre l'oeuvre du photographe.

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 Chiffonier, avenue des Gobelins

La galerie photographique du site Richelieu de la Bnf présente près de 350 épreuves de sa collection, qui comprend environ 5000 oeuvres, achetées directement auprès de l'artiste, de son vivant. Il faut remarquer la grande qualité des oeuvres, compte tenu de l'époque. Nous ne saurions trop vous engager à aller visiter cette exposition.

A.C.
Bnf, site Richelieu, 58 rue de Richelieu
tarif 7€, réduit 5€
Du mardi au samedi de 10h à 19h, dimanche 12h à 19h
fermé 7/4, 8/4, 1/5, 8/5, 17/5, 27/5

13 mars 2007

« N’ayons pas peur des ados »

Jacques Arènes, l'auteur:

« Marié et père de deux filles, Jacques Arènes, 49 ans, est psychothérapeute et psychanaliste à Paris.
Membre du groupe de travail des évêques sur "les différences structurantes", il était invité à parler, devant l’Assemblée plénière à Lourdes. » cf Journal La Croix 6 novembre 2006. 

"Pendant quelque temps, il a travaillé pour l’institut de prévention et d’éducation sanitaire (...) notamment sur la santé des adultes et des adolscents. (...) Après quelques années de pratique en hôpital psychiatrique, il se consacre depuis 2000 à son cabinet libéral en plein Paris. Cela ne l’empêche pas de donner des cours au Centre Sèvres (...) et à l’Ecole Cathédrale, sur l’histoire de la psychologie." (ib.)

Les titres des extraits que j’ai sélectionnés dans cet ouvrage paru en mai 2006 chez Desclée de Brouwer:

  •   A propos de la sexualité dans les radios et les magazines.
      Rites initiatiques, l’émission « Jackass » La thématique de la mort
      Une Toile très séductrice
      Des limites à poser.

---> Pour lire ces extraits :

  •  Une télé parfois dangereuse. 
     Un devoir de protection. Ne pas mettre la télé dans leur chambre. 
     Canabis : effets néfastes. Se positionner clairement par rapport à la sexualité. 
     Le suicide insupportable des adolescents.

---> Pour lire ces extraits :

  •   Ressentir l’extase.
      La foi et le rapport à Dieu.
      JMJ ou rave party ?

---> Pour lire ces extraits :

fr Bernard M.

12 mars 2007

ODETTE TOULEMONDE Film d’Eric-Emmanuel Schmitt

Critique à deux voix!

(Pour)

medium_toulemonde1.jpgOui, j'ai aimé ce film! Il dépeint une famille pas si démodée que ça : un logement étroit pour 3, 4, voire 5 personnes, la mère, géniale Catherine Frot a un petit boulot de vendeuse, complété par un travail  ''à la pièce'' fait régulièrement tous les soirs, (agencer des plumes pour des spectacles de cabaret), une fille sans charme, très mal dans sa peau, et un fils, coiffeur à l’heureux caractère, mais qui amène chaque jour un nouveau garçon dans son lit ...La mère donne le ton car elle est fantaisiste, philosophe, sensible, courageuse...On s'attache à cette femme qui décolle de la vie quotidienne au bas mot, qui s'enthousiasme pour des romans, qui chante et danse tout en faisant ses tâches pourtant peu gratifiantes dans cet appartement minuscule. Oui, ce film est à la gloire des femmes seules qui doivent assumer leurs enfants tout en travaillant. Arrive dans sa vie le ténébreux écrivain (Albert Dupontel) de ses romans chéris...mais il ne fait pas le poids à côté d'elle. Cette actrice joue décidément très juste et a beaucoup d'humour, on rit ! Je ne nie pas qu'il y ait quelques clichés...mais tout compte fait, c'est assez normal de s'envoler dans la nuit sur un croissant de lune, avec un amoureux...

B.B. 

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(Contre)

Ce sont plutôt de bonnes choses qui restent de cette femme romanesque qu'est Odette. Sauf que c'est Catherine Frot et que l'on ne croit pas vraiment à son côté inculture de midinette. Alors bien sûr, en fleur bleue amoureuse de son auteur préféré, elle est merveilleuse mais c'est encore un rôle de composition. On pense à la sœur provinciale des  « Sœurs ennemies », à la femme décidée de « Mon petit doigt m‘a dit » et on n‘y croit pas énormément à la femme heureuse d'un rien, qui chante et danse en écoutant des disques de Joséphine Baker, c'est un peu trop rétro. Comment s’identifier à ce personnage équilibré et inébranlable (voir sa réaction très distancée face à la femme battue). Sa vie n’est pas facile pourtant entre le nouveau copain de son fils homosexuel et l’ancien copain de sa fille, toujours affalé devant la télé; mais pour elle, tout va bien. En fait, Odette n’a rien à voir avec vous et moi, c’est une sainte. D’ailleurs, tous les jours, dans ses déplacements invariables, elle fait la rencontre de Jésus. Pas étonnée du tout, elle lui lance à chaque fois un affectueux « ça va Jésus »? Le pauvre Jésus semble en mauvaise passe…

Et lorsqu’elle voit l’homme qu’elle aime repartir vers son foyer et que son cœur lâche, elle s’allonge près de Jésus agonisant. On eût aimé que le film s’arrêtât là, mais un réalisateur incapable de résister à la bluette la fait ressusciter et convoler? Pour le coup, on y croit moins ! On peut trouver la fin lourde et convenue. Dommage.

M-J.C.

10 mars 2007

Où cette vache broute-t-elle ?

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Ce n'est pas en Normandie ni au même au salon de l'agriculture que cette splendide vache broute paisiblement mais ...

C’est sur une pelouse située dans l'école Maurice d'Ocagne dans le 14ème arrondissement !

Le mercredi 18 octobre 2006, dans le cadre de la semaine du goût organisée par la Caisse des Ecoles de la Mairie du 14ème, on avait fait découvrir les qualités nutritionnelles et gustatives du lait et des produits laitiers. Quoi de mieux pour illustrer ce thème que de faire venir la belle Marguerite de Normandie pour la présenter aux écoliers ?

Cette histoire n'est pas terminée : les enfants qui iront au centres de loisirs du 14ème pendant les vacances de printemps pourront lui rendre visite, cette fois-ci, en Normandie, près de Pont-L'Evêque ! Ils feront, alors, connaissance avec le petit veau que Marguerite attendait en octobre.

Une initiative où l'on retrouve bien la signature de Marie Belin, connue par les lecteurs de "La Voix du 14ème" pour ses très belles photos et en particulier, animalières.

                                                                                                                                                Monique Garrigue

08 mars 2007

Abbé KELLER: la Cité du Souvenir et la Chapelle Saint Yves

L’Abbé Keller est ordonné prêtre en 1920, à la fin de la guerre de 14-18 qui a fait 1,3 millions de morts chez les soldats, et après la grippe espagnole (venant d’Amérique) qui a tué 400.000 français et 40 millions de personnes dans le monde.

A 24 ans, le jeune prêtre est hanté par la misère qu’il côtoie tous les jours, et, lui qui est issu d’une riche famille, de Wendell, n’a qu’une idée, venir en aide aux plus malheureux et créer pour eux les conditions d’une vie digne.

Nommé vicaire à Saint Dominique, il décide de créer un ensemble où les familles éprouvées et de modeste condition pourront être chez elles. Une opportunité se présente : la zone de fortification est déclassée, le réservoir de Montsouris est juste terminé, et un terrain, le Plateau Saint Yves, est à vendre.

En 1925, l’Abbé Keller lance une souscription par actions et y investit une grande part de sa fortune. Des gens modestes donnent, 80.000 prospectus sont distribués dans Paris les fonds sont rassemblés en un mois. La somme nécessaire est même dépassée. En juillet, la Société Anonyme d’Habitations à Bon Marché « La Cité du Souvenir » est créée, avec un capital de 1.000.000 F.. La société achète le terrain, occupé par 80 habitants. Ils acceptent de partir, l’Abbé Keller leur ayant trouvé un autre lieu.

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180 logements sont construits avec sur la porte de chacun d’eux le nom d’un soldat mort à la guerre. Ils sont répartis en trois immeubles en triangle dont deux sur la rue Saint Yves encadrent l’entrée. Au centre la chapelle, « Dieu est au centre ». Elle est classée monument historique, pour les fresques de Georges Desvallières, l'un des rares expressionnistes français à porter l'étiquette de "rénovateur de l'art chrétien", ce qui semble l’avoir condamné au purgatoire! Après le traumatisme de la guerre de 14-18 où il perdit son fils Daniel, il se consacre en effet à la peinture religieuse, "peintre des mystères douloureux et de la guerre" selon Maurice Denis, co-fondateur avec lui, en 1919, des Ateliers d'Art Sacré.

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La Cité dispose d’un jardin d’enfants, d’un dispensaire, d’un patronage. L’Abbé Keller a créé tout un système, remarquable pour l’époque, de ce qui ne s’appelait pas encore l’action sociale.

Le reste des fonds réunis en 1925 a été utilisé pour l’achat de la Ferme de Montsouris, 26-28 rue de la Tombe-Issoire. En 1934, la Fondation des Berceaux du Souvenir a été créée et reconnue d’utilité publique. En 1953, elle obtient de développer au 26-28 rue de la Tombe-Issoire et au 15-17 villa Saint-Jacques (acquis en 1942), des logements pour des personnes de condition modeste et les activités du Centre d’œuvres de Jeunesse.

Peu avant sa mort en 1986, sentant ses forces faiblir, l’Abbé Keller a cherché à ce que son œuvre continue à vivre dans l’esprit qu’il avait voulu. Malheureusement l’ensemble 26-28 rue de la  Tombe Issoire,  villa Saint Jacques et ferme Montsouris, voit maintenant son avenir en grave indécision. En revanche, la Cité du Souvenir a trouvé le cadre nécessaire à sa pérennité, garde son caractère social et sa chapelle reste ouverte au culte.

Alain CONSTANS

07 mars 2007

« L'ECHAPPEE BELLE » Exposition au Café-Signes


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Marie-Laure Pascal aime avant tout la dérision… Elle a pour père spirituel JacquesTati… Elle adore Tom Sharpe, écrivain anglais à l’humour corrosif…mais aussi Armistead Maupin et ses “Chroniques de San Francisco” et bien d’autres encore…Elle tire son inspiration à travers tous ces personnages ; elle les aime décalés, vivants et drôles et parfois déjantés… Elle se raconte des histoires et à sa façon elle les transcrit sur ses toiles. Ses dernières compositions tournent souvent autour de la nourriture et d’un endroit stratégique : la cuisine…Pour elle,"peindre c'est comme faire la cuisine"! Inventer des recettes pour y incorporer les ingrédients qu'on aime, car la peinture est semblable à la préparation d'un bon petit plat: ça se mijote, ça se délaye, ça prend forme... Et puis, on savoure si on aime et ce n'est pas grave si on n'aime pas...Marie-Laure Pascal

 

Café-Signes : 33 avenue Jean Moulin, Café-Restaurant ouvert de 8hà 19h-Tel 01 45 39 37 40 http:/www.cafesignes.com/

05 mars 2007

Michou d'Auber

film français de Thomas Gilou et Messaoud Hattou.

medium_michou1.jpgVoici un film où l'émotivité est forte sans être ridicule, où les bons sentiments ont le goût de l'honnêteté. Cela se passe en 1960, en pleine guerre d'Algérie. Un enfant kabyle est laissé à la DDASS par son père dont la femme est mourante, avec son frère aîné. L'enfant, Messaoud, est pris dans une famille vivant en pleine campagne française, le Berry ; lui est un ancien militaire traumatisé par la guerre d'Indochine, elle est femme au foyer n'ayant pas pu avoir d'enfant.

Toute l'histoire porte sur l'intégration de cet enfant " arabe " dans un milieu particulièrement hostile, enfant que l'on fait appeler " Michel " ou Michou pour les intimes, qui va au catéchisme après avoir dû s'efforcer de ne plus parler d'Allah. Le film est touchant par l'amour que développent ces parents adoptifs, amour qui grandit en passant les barrières des a priori, des idées toutes faites, grâce en grande partie à l'extrême intelligence vive et aimante de Messaoud-Michel.

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Son frère, placé dans une famille plus frustre se montrera vite rebelle. Mais ce qui donne un relief tout particulier au film est le contexte politique de la guerre d'Algérie. Les blessures morales des soldats rentrés, l'action des membres de l'OAS, le racisme affiché, crée une ambiance générale tendue pendant qu'à Paris se multiplient les émeutes.

Et pourtant, chaque personnage du film est le témoin de la complexité humaine, des multiples facettes de toute personnalité qui font que ce n'est pas si simple que cela le racisme ou la différence…Comme le dit le père adoptif à un moment donné, après avoir été reçu -à contrecœur- comme un prince par une famille fêtant l'Aïd, " c'est quoi être arabe ou ne pas être arabe, c'est un peu plus d'un côté, un peu moins de l'autre, et puis çà change quoi…rien pour l'Autre, là-haut " (de mémoire). Les comédiens sont magnifiques et très convaincants. 

                                                                                                                                                 Isabelle Loutrel 

04 mars 2007

Avis aux amateurs !

" La quartier de Montparnasse a retrouvé ses bassins fétiches. Après 17 mois de travaux, la piscine Armand Massard (15ème) a rouvert ses portes en décembre. L'un des établissements les plus fréquentés de la capitale ( 18.000 baigneurs par an) (...) il s'est offert un bain de jouvence écologique: une eau scintillante qui pique moins les yeux grâce à un système totalement innovant (...)

Ils (les nageurs) retrouvent les plaisirs de la brasse dans le grand bassin de 33 m ou celui de 25 m. Des ateliers bébés nageurs pourraient bientôt être organisés dans un bassin d'apprentissage. A l'été 2008, un ascenseur permettra au public d'accéder à Armand Massard."


(Lu dans " A Paris " n°22 mars 2007, page 13) 

Lisez aussi page 34 "De Montsouris à Montparnasse" et tentez la balade !

03 mars 2007

L’italien

medium_italien1.jpgDe nos jours, dans la campagne enneigée de la Russie , un couple d’Italiens vient choisir pour adoption un enfant recueilli dans un orphelinat avec un grand nombre d’autres malheureux perdus ou abandonnés .Aussitôt leur choix fait, en attendant que les papiers soient remplis, l’enfant devient pour ses camarades dépités «  l’Italien ».

 Nous avions entendu parler de ces orphelins de Russie et le talent du réalisateur nous les fait rencontrer et suivre au long de leurs journées communautaires remplies de violence, car dans cette société close, la loi du plus fort est sans pitié, mais surtout d’attente . Qui viendra? Des parents potentiels pour ces enfants ?Ou leur mère, prise de remord?

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Ce qui force l’admiration , dans ce film,,outre le jeu fascinant du jeune Vania ( Kolia Spiridonov), c’est le parti pris du réalisateur, Andrei  Kravchuk de jouer la sobriété de ton. Le malheur des enfants n’est jamais souligné, il est suggéré. Les personnages des adultes responsables de cette « Institution » particulière sont remarquablement saisis, dans leur avidité de gain et leur lâcheté. Mais c’est compter sans l’ingéniosité et l’héroïsme de Vania, parfaite figure de  résilience, qui a décidé, lui, qu’il avait droit au bonheur. Une merveilleuse leçon de ténacité et de liberté.

MJC 

 

 

01 mars 2007

Le quartier du petit Montrouge

Petit Montrouge est le nom de ce quartier du 14e plus connu sous le nom de quartier Alésia  Avant 1860, ce lieu faisait partie de la commune de Montrouge, divisée en Petit Montrouge et Grand Montrouge, devenu le Montrouge actuel. On peut voir actuellement, Place Michel Audiard, au 44 de la rue du Couëdic, un bâtiment de style Directoire, qui est en fait l’ancienne Mairie Annexe de la commune de Montrouge.

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Ce quartier est limité au Nord par le quartier de Montparnasse, à l'Est par celui du Parc de Montsouris, au Sud par la commune de Montrouge, et à l'Ouest par le quartier de Plaisance. Le nom d’Alésia, a été donné à la rue d’Alésia et à l’actuelle place Hélène et Victor Basch (Victor Basch, philosophe, président de la Ligue des Droits de l'Homme, assassiné avec sa femme Hélène par la Milice le 10 janvier 1944), à l’époque Napoléon III, l’empereur étant très attaché aux racines de la France, particulièrement les gaulois.

Cette place était le grand carrefour des anciennes routes de Chartres et d’Orléans, aujourd’hui haut lieu parisien des embouteillages et de la pollution, avec notamment son axe principal,l’avenue du Général Leclerc.

Une origine religieuse et maraîchères

Géographiquement, c’est un plateau qui descend à l’Est en coteaux vers la Bièvre, aujourd’hui enterrée. Avant la Révolution, le plupart des terrains appartenaient aux communautés religieuses, la plupart faisant partie des terres de la Commanderie de Saint-Jean-de-Latran, confisquées par la Révolution. Il y avait au début du 19ème des terres agricoles maraîchères, parsemées de moulins à vent, des restaurants et des guinguettes où se retrouvaient les parisiens le dimanche. Au cours du 19ème, l’urbanisation sera rapide avec magazins, entrepôts et maisons bourgeoises. Mais ce n’était pas un lieu très bien fréquenté, les rixes n’y étant pas rares. En 1832, la guillotine est installée à la « barrière » Saint Jacques, attirant des populations plutôt avides de sensations fortes.

Une architecture très mélangée

Ce quartier présente une grande diversité architecturale. L’ « Haussmannisation » y est peu présente, les rue totalement Haussmanniennes sont plutôt rares, par exemple la rue du Lunain

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et partiellement la rue d’Alésia et le quartier de la Mairie. Les façades en plâtre sont fréquentes, indiquant l’origine populaire du quartier. Le sud du quartier possède  un habitat début du 20ème siècle et années 30. Enfin, on y trouve une proportion supérieure à la moyenne parisienne de petites constructions

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de un à deux étages. On peut voir un résumé des architectures du quartier, rue Bezout, en quelque sorte musée architectural de l’arrondissement.

Alain Constans