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24 septembre 2009

Welcome, film de Philippe Lioret

Welcome affiche.jpgSimon (Vincent Lindon) est un homme assez égoïste qui semble s'être résigné à mener une vie sans grande ambition. Excellent sportif, il est seulement maître nageur dans une piscine municipale. Simon vit douloureusement la séparation avec sa femme qui s'est engagée dans des associations qui aident les immigrés clandestins. Pour l'impressionner et la reconquérir, Simon prend le risque d'aider en secret un jeune réfugié kurde qui veut traverser la Manche à la nage.

Le courage et l'obstination de Bilal, jeune réfugié (Firat Ayverdi, non professionnel, tout à fait convaincant) vont décider Simon à braver les réticences et les menaces de son entourage.

Naît une amitié et une relation quasi paternelle entre Simon et Bilal. Peu à peu Simon découvre les difficultés, les misères effroyables dans lesquelles se débattent son protégé et les candidats à l'immigration en Angleterre.

welcome les migrants qui veulent passer en Angleterre.jpg

Mais Welcome est d'abord une double histoire d'amour qui donne une grande force dramatique à un sujet politique. Philippe Lioret fait une œuvre de fiction, certes engagée, mais c'est au travers du regard de ses personnages que nous entrevoyons le cadre géographique et social de Calais, les conditions de vie des clandestins, les pratiques des passeurs, les contrôles intrusifs, les rivalités des associations et la méfiance des uns envers les autres...

Vincent Lindon sait parfaitement incarner les craintes, les doutes de ce « monsieur tout le monde » qui se laisse emporter par la fraîcheur des sentiments et l'indomptable volonté de son jeune ami.

Un film très émouvant, sans manichéisme, sur un sujet grave.

Vous aurez quelques difficultés à voir « Welcome » car il est sorti l'année dernière, il passe, toutefois, dans les salles d'art et d'essai et vient de sortir en DVD.
M. Garrigue-Viney

20 septembre 2009

« LE FACTEUR » AU CINE QUARTIER MOUTON DUVERNET LE MARDI 22 SEPTEMBRE A 19H30 au cinéma Le Denfert, 24 place Denfert-Rochereau

le facteur (il postino) affiche.jpgLe conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous convier mardi prochain à la prochaine séance de son ciné-quartier qui se déroulera au cinéma le Denfert autour du film "Le facteur", un film réalisé en 1995 par Michael Radford avec Massimo Troisi, Philippe Noiret, Maria Grazia Cucinotta.

Années 50, sur une île de pêcheurs dans le sud de l'Italie. Mario est engagé comme facteur. Il remet un abondant courrier au célèbre poète chilien Pablo Neruda, exilé ce dans petit port où presque personne ne sait lire. Mario est fasciné par cet homme qui écrit des poèmes d'amour et qui a tant d'admirateurs et surtout d'...admiratrices.  Au fil de ses tournées, qu'il multiplie à plaisir il va s'enhardir et poser des questions à Pablo Neruda.

C'est alors qu'il rencontre la splendide Béatrice. Il en tombe immédiatement éperdument amoureux mais il ne peut rien dire. Il va demander de l'aide à son ami ... et il découvre, grâce au poète, la richesse de la langue, la puissance d'évocation des mots, des tournures de phrases : « les « métaphores » ...

Nous suivons l'éveil de l'esprit de Mario qui apprend à apprécier les mots du poète, et plus tard, la portée des messages de ses correspondants politiques...

le facteur(il postino)Massimo Troisi.jpg

Ce film est un moment de grâce à la fois légère et mélancolique

« Le facteur » évoque la délicatesse et la profondeur des sentiments de cet homme gauche, qui une fois sa timidité bravée, va nouer des liens d'amitié si forts avec le poète qu'il le suivra dans ses engagements politiques. Tout est dit avec légèreté et drôlerie : la rencontre avec Béatrice et l'éblouissement éprouvé par Mario est une merveille !

Tout concourt à notre plaisir : les paysages splendides, les personnages savoureux, le jeu de Noiret, toujours aussi naturel et nuancé, dans le rôle du poète et surtout la présence de Massimo Troisi ! Cet acteur nous fait totalement partager les pensées et les émotions de Mario, cet homme simple, mais si sensible et attachant : la diction hésitante, les regards étonnés puis émerveillés, son désarroi quand son ami part...

Ce serait une hérésie de détailler... comment analyser le charme ?

Mardi 22 septembre à 19h30, venez voir ou revoir avec votre famille, vos amis et vos voisins « Le facteur (« Il Postino)», une méditation à la fois légère et mélancolique sur l'amour, l'amitié, le pouvoir des mots sur les consciences...

Cinéma Le Denfert (24, place Denfert Rochereau). Métro et RER et Bus 38, 88, 68. Le prix d'entrée n'est que de 4 € La projection du film est suivie d'un débat.

Monique Garrigue-Viney

14 septembre 2009

Ciné-ma Différence

Pour la rentrée, envolez-vous avec nous
Dimanche 20 septembre, à 11 heures

19104241.jpg

Là-haut de Pete Docter et Bob Peterson - durée 1 h 35 au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy) -Entrée 4 €- La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.


Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à  des personnes exclues des loisirs culturels à  cause d'un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associées.

Chaque spectateur est accueilli de sorte qu'il se sente le bienvenu et respecté tel qu'il est.


Site : http://www.cinemadifference.com, Courriel : contact@cinemadifference.com - Tél. : 06 24 78 57 25

03 août 2009

Là-haut

Un film de Bob Peterson et de Pete Docter

De palpitantes péripéties autour du voyage, de l'aventure et de la découverte du monde. Ce film d'animation (en 3D) foisonne de passages aussi drôles, dramatiques que de passages où le regard porté sur la vieillesse se double d'une nostalgie que la jeunesse accompagne avec une naïveté et un naturel bienveillant. L'émotion et la sensibilité ne sont jamais absentes, tandis que le personnage du petit scout se dévoile en révélant des sentiments d'entraide, d'amitié et de compassion certains.

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L'histoire montre un vieil homme, dont le rêve a toujours été d'entreprendre au temps de son mariage, un voyage avec sa femme, aux « Chutes du Paradis ». Mais du vivant de son épouse ce voyage n'a jamais pu se réaliser. Après son veuvage, il décide, face aux pressions faites par un promoteur immobilier, de partir et de réaliser enfin son rêve. Pour cela, il partira avec sa maison élevée dans les airs par des milliers de ballons ! Le décollage réussi, il constate qu'un passager clandestin s'est introduit dans sa maison en la personne d'une jeune scout animé par le souhait d'aider une personne âgée.

Les images de la maison qui s'envole, arrimée à une myriade de petits ballons, est un morceau d'anthologie. Le spectaculaire de l'animation se traduit par la recherche constante d'images plus époustouflantes les unes que les autres, et par un rythme qui ne faiblit à aucun moment. La troisième dimension ajoute à l'ensemble un réalisme peu commun et original. Une belle réussite.

R.R

14 juillet 2009

"Whatever Works", de Woody Allen

19133665_w434_h_q80.jpgEncore une fois, le charme de la parfaite mécanique woodyallienne nous aura amenés en masse vers les salles obscures pour notre plus grand plaisir.
Avec « whatever Works »( tout pourvu que ça marche), monsieur Allen nous redistille avec notre consentement renouvelé sa formule du bonheur aujourd'hui: un concours de circonstances favorable à la rencontre des individus et au renouvellement de leur libido.

Les protagonistes des « aventures de la relation » qu'il nous présente ici sont aux prises déloyales avec un destin contraire: gloire frustrée pour Boris, un ex-futur prix Nobel de Physique (Larry David)en proie à l'angoisse de disparition et à l'irascibilité ; étouffement parental pour Mélodie( Evan Rachel Wood), charmante fugueuse de 19 ans débarquée de sa province et que Boris va héberger « pour une nuit ».

Le spectateur est le témoin directement pris à parti du savant misanthrope et misogyne et de ses élucubrations aigries et cyniques qu'il diffuse à tout propos .Elles ne sont bien sûr qu'un écran destiné à lui cacher l'inconsistance vertigineuse de sa propre vie qui peine à se soutenir de rituels superstitieux cocasses chez un scientifique athée( lavage des mains).

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L'irruption dans sa vie de la « demoiselle en détresse », puis de ses parents hauts en couleur occasionne de façon drolatique une redistribution des rôles à la manière saccadée d'un film burlesque des débuts du cinéma.

Avec cette dernière création, une des cibles de l'auteur- parmi tant d'autres- qui aura retenu notre attention, est d'évidence le « christianisme » du couple parental en proie à l'addiction religieuse, de dévotion pour la mère( « Jésus, Jésus ») et de culpabilité pour le père(« j'ai péché, j'ai péché »). Le comique résultant de la mise en scène des deux addicts est délectable et aucun sentiment chrétien sincère ne se sentira humilié ni concerné par la mise en boîte jubilatoire des excès du religieux.

Les préoccupations religieuses ( la culpabilité) et libidineuses (le refoulement) de l'auteur étant connues de tous, tant ses films humanistes y font référence, les catholiques et autres chrétiens s'amuseront de se voir assimilés à de grands refoulés porteurs à leur insu d'une libido luxuriante une fois libérés de leurs chaînes papistes ou biblistes. Les non-croyants pourront se sentir jaloux des avantages cachés d'une foi envahissante, à la condition expresse d'une sortie abrupte du religieux via la rencontre amoureuse. A voir ainsi se dénouer ces ridicules oies blanches ( mais douées pour la relation?) notre savant cynique et athée y retrouvera , en leur emboitant le pas, une nouvelle confiance en la vie , et une foi neuve en l'amour. Banco, Woody, et merci.

MJ Carita

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30 juin 2009

Ciné-débat sur les 16-25 ans, ce soir 30 juin à 20h précises au Moulin à Café

affiche16-25 ansModesd'Emplois[1].JPGVingt ans le plus bel âge de la vie ?

Pas sûr si on pense aux difficultés de trouver un emploi, un logement, au manque d'argent, à l'isolement .....
Et pourtant, quelle volonté de s'en sortir chez Nassima, Yannick, Daniella, Mathieu, Myriam, Aboubacar....! L'association Florimont en a fait un film, en partenariat avec la Mission Locale Pari d'Avenir

Venez assister à la projection de "16-25 ans, Modes d'emplois" réalisé par Sophie Mitrani suivie d'un débat avec des jeunes qui  ont témoigné dans le film  et des conseillers de la Mission Locale Mardi 30 juin au Café associatif  "le Moulin à Café"
9 place de la Garenne 75014 Paris (Métro Pernety)  tel 01 40 44 87 55

19h à 20h Dîner possible en terrasse
20h précises projection du Film 
20h30-21h30 Débat sur l'insertion
21h30 2ème projection du film (pour les retardataires
)

Urgent ! Concert et spectacles dans le 14ème Mardi 30 juin 21h : Concert par l’Orchestre Symphonique d’Orsay à Notre-Dame du Rosaire au profit de la scolarisation des enfants touaregs au Niger

Un très beau programme pour ce concert dirigé par Martin Barral: Rossini, Bizet, Fauré, Brahms et Schubert
au profit de l'association Ecole des Sables (scolarisation des enfants touaregs, Niger).

Notre-Dame du Rosaire 194 rue Raymond Losserand. M° Plaisance ou Porte de Vanves. T3 Porte de Vanves

Prix des places : 15 €, et 12  e pour étudiants et demandeurs d'emploi Réservation : 01 46 42 57 35 / 01 46 45 03 85

Mercredi 1er juillet, 20h Projection du film « Tous en scène » de Vincente Minnelli,

Tous en scène affiche.jpg« Tous en scène », film sorti en 1954 est une comédie musicale  avec Fred Astaire, Cyd Charisse, Jack Buchanan. « Tony Hunter, un danseur oublié de tous, revient dans le métier pour un spectacle musical dirigé par Jeffrey Cordova. Mais ses rapports avec Gabrielle, sa partenaire, ne sont pas des meilleurs et la pièce menace d'être un fiasco. Décidé à redevenir une vedette, Tony prend en charge la mise en scène et apprend à aimer Gabrielle. »

Cette projection sera suivie d'un débat organisé par le Ciné-club des Conseils de quartier Pernety et Porte de Vanves. Tarif : 4 €. Cinéma l'Entrepôt, 7/9 rue Francis de Pressensé. M° Pernety
Mercredi 1er juillet, 20h Spectacle de claquettes organisé par l'association Ten Over Tap

Ce spectacle se déroule à la salle des fêtes. Annexe de la mairie, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet. Gratuit.
Jeudi 2 juillet, 19h Spectacle de danse organisé par l'association Média Luna
ce spectacle est présenté à la salle des fêtes. Annexe de la mairie, 26 rue Mouton Duvernet. M° Mouton Duvernet. Gratuit.

16 juin 2009

Ciné-ma différence

Dimanche 21 juin, à 11 heures



La Nuit au musée 2

de Shawn Levy - durée 1 h 45
au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy)
Entrée 4 €

 

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.


Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à  des personnes exclues des loisirs culturels à  cause d'un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associées.

Chaque spectateur est accueilli de sorte qu'il se sente le bienvenu et respecté tel qu'il est.


Ciné-ma différence

Site : http://www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

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14 juin 2009

« West Side Story » à l’affiche du Ciné-quartier Mouton-Duvernet : mardi 16 juin à 19h30 au cinéma Le Denfert.

Entrée 4€, seulement ! La séance est ouverte à tous.

Logo cine club.jpgWest Side Story film musical de Robert Wise et Jérôme Robbins, réalisé en 1961 avec Natalie Wood, Richard Beymer, Georges Chakiris, Rita Moreno...

L'histoire est inspirée de Roméo et Juliette de Shakespeare. A New York, dans les années 1950, deux bandes de jeunes, les Jets (américains de la première génération, fils d'immigrés irlandais ou polonais) et les Sharks (d'origine portoricaine), s'affrontent dans les rues de West Side pour dominer le quartier. Tony (l'ancien chef des Jets) et Maria, sœur de Bernardo (chef actuel des Sharks) tombent amoureux au cours d'un bal, mais le couple subit le clivage imposé par leur clan et c'est le drame...

Ce film adapte la comédie musicale du même nom qui a été représentée depuis 1957 et qui a connu un vif succès à Broadway.Ce film aura un palmarès extraordinaire: 11 oscars et sera apprécié dans le monde entier.

west side story les 2 bandes face à face.jpg

Ce qui frappe d'emblée ce sont les chorégraphies de Jérôme Robbins et la musique de Léonard Bernstein (adaptée de manière excellente au cinéma) : elles donnent une force étonnante au film car elles expriment admirablement la jeunesse, la vigueur et la violence de ces adolescents. Le spectateur est emporté par la puissance de la description des rivalités et des combats de rue que se livraient ces jeunes des quartiers déshérités où le sentiment d'appartenance à une communauté était le seul facteur de fierté mêlée de racisme.

Si les scènes sentimentales ont un peu vieilli, l'ensemble du film demeure très contemporain et le charme de Nathalie Wood, de Georges Chakiris et de Rita Moreno opère toujours....

Venez avec vos amis et voisins voir ou revoir ce très beau film qui reste d'une grande actualité (on pourrait encore le transposer dans de nombreuses villes en France) ! Cela vous permettra de fêter la musique un peu en avance! Ne ratez donc surtout pas cette séance du ciné-quartier Mouton-Duvernet le 16 juin à 19h 30 au cinéma Le Denfert ; le prix d'entrée 4€, pour le film et le débat, permet à tous de venir.

La séance est ouverte à tous. Cinéma Le Denfert 24 place Denfert-Rochereau. (Métro et RER Denfert-Rochereau, bus 38,68, 88)

Monique Garrigue Viney

 

02 juin 2009

Cinéma l'Entrepôt

petit fugitif.jpgSamedi 6 juin à  11 heures

Le Petit Fugitif  (en VF), de Morris Engel, au Cinéma L'entrepôt - 5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : réserver si vous ne pouvez vous transférer. Ciné-ma différence : des séances de cinéma ouvertes à tous, aménagées pour des personnes en situation de handicap, souvent exclues des loisirs culturels.
Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

17 mai 2009

« Minnie et Moskowitz » au Ciné-Quartier Mouton Duvernet : mardi 19 mai à 19h30 au cinéma Le Denfert. Entrée 4€ pour le film et le débat.

minnie et moskowitz affiche.jpgCe film a été réalisé en 1971 par John Cassavetes avec Seymour Cassel et Gena Rowlands.
« Minnie Moore et Seymour Moskowitz sont deux êtres que tout oppose, lui, gardien de parking au look beatnik, elle, une femme élégante et raffinée travaillant dans un musée. C'est lorsque Moskowitz intervient dans la violente dispute entre Minnie et son amant que les deux âmes emplies de solitude se rencontrent…
Tout les sépare sauf leur solitude et leur maladresse. Alors, ils finiront par s'aimer. »

Minnie et Moskovitz.jpg

Comme d’habitude chez Cassavetes, ce n’est pas dans le scénario que réside l’intérêt du film (l’histoire est ici d’une simplicité extrême) mais dans le traitement de celui-ci, sa mise en scène laissant un grand champ d’action aux acteurs (ici deux membres de la famille Cassavetes : Seymour Cassel et Gena Rowlands, dont la mère à la ville incarne également ici la mère à l’écran, celle de Moskowitz étant quant à elle interprétée par la mère de Cassavetes).
Voici ce qu’en disent certains critiques :
Amélie Dubois dans Les Inrockuptibles : « Le film le plus "optimiste" de Cassavetes, aussi drôle que déchirant »
Addison De Witt dans Zurban : « voici l'un des films les plus jubilatoires de Cassavetes, qui tempère le désespoir habituel de ses chroniques new-yorkaises d'un humour parsemé de clins d'oeil cinématographiques »

N’hésitez pas à venir voir ou revoir avec vos voisins et amis cette comédie peu connue en France. Le tarif de 4€, pour l’entrée et le débat est attractif ! La soirée sera sûrement intéressante et il sera très agréable de se retrouver dans la jolie salle du Denfert.
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau. M°et RER Denfert-Rochereau. Bus 68, 38, 88.
M.G.V.

12 mai 2009

Ciné-ma différence : les Aristochats

Dimanche 17 mai, à   11 heures

Les Aristochats

Un grand classique produit par Walt Disney - durée 1 h 15
au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy)
Entrée 4 €

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à  des personnes exclues des loisirs culturels à  cause d'un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associées. Chaque spectateur est accueilli de sorte qu'il se sente le bienvenu et respecté tel qu'il est.

Site : http://www.cinemadifference.com - Courriel : contact@cinemadifference.com

Tél. : 06 24 78 57 25

04 mai 2009

« Comment j’ai tué mon père » film d’Anne Fontaine à l’affiche de l’Entrepôt mercredi 6 mai pour la séance du cinéclub Didot- Porte de Vanves

Comment j'ai tué mon père affiche.jpg

Mercredi 6 mai, 20h
Projection du film « Comment j’ai tué mon père » d’Anne Fontaine suivi d’un débat organisé par le Ciné Club des Conseils de quartiers Pernety et Porte de Vanves. Tarif : 4 €. Cinéma l’Entrepôt 7/9, rue Francis de Pressensé. M° Pernety. 
« Jean-Luc, médecin à qui tout réussit, est un de ces spécialistes "anti-vieillissement" que les managers stressés et les bourgeoises d'un certain âge s'arrachent à prix d'or. Il pensait avoir oublié son père, Maurice Borde, trop longtemps parti et qui a donné si peu de nouvelles.
Mais le voilà qu'il ressurgit dans sa vie, de retour d'un long exil en Afrique. Dépourvu de remords et sans état d'âme apparent, il contemple son entourage avec un drôle de sourire et tente de renouer avec Jean-Luc et son frère cadet Patrick, un auteur-interprète de sketches. Le vieil homme considère la vie, l'univers de son fils aîné avec une distance qui en devient cruelle. Il le juge mais de quel droit ?
Face à ce père qui le séduit et le rejette, Jean-Luc ne pourra pas éviter d'affronter sa propre histoire. La vie de son épouse Isa en sera également bouleversée. Avec  Michel Bouquet, Charles Berling, Natacha Régnier, Amira Casar, Stéphane Guillon …
Avec un tel sujet, le débat qui suivra la projection ne manquera sûrement pas d’intérêt ! »

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08 avril 2009

La jounée de la jupe, avec Isabelle Adjani, film de Jean-Paul Lilienfeld

Il faut  saluer  le courage politique et social de Jean-Paul Lilienfeld et d’une Isabelle Adjani  décidément toujours sur la brèche, là où on ne l’attend pas. C’est vrai qu’il y a quelques mois , elle s’affichait avec une réalisatrice d’origine algérienne comme elle, Yamina Benguigui, dans un magazine hebdomadaire, pour parler de leur blessure d’enfance immigrée.

La journée de la jupe Isabelle Adjani et une élève qui a un pistolet.jpg

Mais là, avec le film «  la journée de la jupe », Isabelle prend sur ses épaules de femme « intégrée » à la société française, les problèmes de la 3è génération issue du Maghreb. Ces jeunes de plus en plus déboussolés en même temps que plus violents, plus installés dans des codes de déviance sociale. Ce film montre comment leur dérapage moral, langagier, sexuel, les rend rebelles à l’instruction républicaine, au respect des valeurs établies. Il montre de façon plus pure, moins ambiguë qu’ «  Entre les murs »auquel on aurait la tentation de  le comparer, la difficulté pour la société d’éduquer sans violence. Des jeunes enragés.

la journée de la jupe Isabelle Adjani menacée.jpg


L’histoire est celle d’une prof de français dans un collège de banlieue , contrairement à celui d’ « entre les murs ». Elle est d’origine arabe, mais les élèves l’ignorent. Elle veut les sortir de leur inculture, elle leur tient tête au risque d’être impopulaire, le péché mortel si vous voulez survivre dans ces endroits. A la faveur d’une bousculade, un pistolet sort d’un des sacs des garçons. Refusant de le leur rendre, elle s’en empare, menace ceux qui veulent l’intimider, et finalement, une fois sa classe contrôlée par la peur, elle parvient à faire cours. Et pour une fois, semble-t-il, ses élèves écoutent et apprennent quelque chose. Mais la violence appelle la violence, et Madame Bergerac l’apprendra à ses frais.  Car le film, comme la tragédie classique déroulera sa mécanique fatale en respectant la règle des trois unités: de lieu: le théâtre du collège- comme un huis clos; de temps: une séquence d‘enseignement , d’action: une prise de pouvoir  de la victime habituelle sur ses persécuteurs qui sera de courte durée. Car l’enseignante est entourée de plus d’adversaires qu’elle ne le pensait.

la journée de la jupe les élèves allongés sur le sol.jpg

Le personnel enseignant est autrement décrit dans le film de Lilienfeld, par rapport à  celui de Cantet. Les parents ne sont pas non plus montrés sous leur meilleur jour .
On peut regretter la violence qui porte le film sur la crête de nos nerfs, la violence verbale en particulier y est insupportable. On a peine à croire une telle orgie d’injures ordurières, mais quelque chose nous dit que rien n’est inventé ni exagéré.   Belle leçon de français qu’Adjani donne à des jeunes qui n’en reviennent pas. Beaux instants que ceux qui nous donnent à voir des élèves qui écoutent, s’intéressent, apprennent…Mais cette bonne volonté, cette obéissance obtenue par la force, n’est-elle pas la tentation qui pourrait nous submerger, nous rappelant des adages d’autrefois: «  il leur faudrait une bonne guerre !»La guerre , ils y sont déjà, les raisons en sont multiples; les victimes, elles, seront priées de se taire. Pas pour Jean-Paul Lilienfeld, qui a l’air de bien connaître le milieu enseignant  des zones « sensibles ». Félicitations à lui et à ses acteurs connus, Jacky Berroyer, Denis Podalidès, excellents, ou moins connus et inconnus, profs et jeunes. Et pour les admirateurs d’Isabelle Adjani, le plaisir de la revoir enfin, toujours en colère, bouleversée, bouleversante et tellement crédible. Un grand numéro d’actrice!

Marie-Josée Carita

07 avril 2009

Le déjeuner du 15 août : jour de fête

Du néoréalisme où s’illustrèrent Vittorio De Sica, Roberto Rossellini et tant d’autres aux comédies noires de Dino Risi, le cinéma italien se caractérise essentiellement par la peinture quotidienne et sans prétention de l’humanité, bien loin des héros de films d’action : un cinéma de personnages, où la moindre silhouette prend un relief incomparable. On retrouve cette qualité dans l’œuvre singulièrement attachante de Gianni di Gregorio.

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A la veille de Ferragosto, c’est-à-dire du 15 août, Gianni lit les Trois Mousquetaires à sa mère, avec qui il partage un bel appartement en plein cœur du Trastevere, à Rome, et la vieille dame s’endort paisiblement sous les yeux de son fils de cinquante ans, dont on peut imaginer qu’il rejoue en inversant les rôles une scène vécue quatre décennies plus tôt.
Le matin suivant, dans l’escalier, Gianni croise Alfredo son syndic qui vient faire état de quelques dettes fâcheuses. Mais il y a moyen de s’arranger…
Car Alfredo est l’heureux fils de Marina, contemporaine de la mère de Gianni, et l’heureux neveu de Maria, reine du gratin de pâtes, et sensiblement du même âge. N’en disons pas plus, si ce n’est que comme les trois mousquetaires, les mamies seront vite quatre.

Bien que le réalisateur soit l’un des scénaristes de « Gomorra », le pacifisme est de rigueur. Cependant les vieilles dames ne sont pas forcément de tout repos, et il faudra à Gianni d’énormes quantités de chablis pour survivre à ce week-end.

dej du 15aout.jpg

Il est rare que le thème du grand âge soit évoqué avec un tel mélange de bienveillance, d’humour et de sensibilité. Les classiques cinématographiques consacrés à la vieillesse, car il y en a, et d’excellents, exploitent souvent une veine tragique, comme « la Fin du Jour », ou grinçante, comme « Tatie Danielle ». Ici, dans cette Rome rayonnante, même la mélancolie est absente : personne ne s’attendrit sur son sort, et la vie circule à chaque plan. Gianni di Gregorio démontre que l’on peut faire un excellent déjeuner avec du poisson pêché dans le Tibre par des sans logis, et qu’il y a encore moyen de s’amuser, de diverses façons, à 90 ans.

Entouré de quatre Bette Davis, Gianni di Gregorio, dans le rôle du buveur surmené, fait excellente figure. C’est cela aussi, la magie du cinéma italien : chaque interprète donne le meilleur de lui-même, sans pour autant éclipser les autres.
Un film de Gianni Di Gregorio, avec Valeria De Franciscis, Marina Cacciotti, Maria Cali, Grazia Cesarini Sforza, et Gianni Di Gregorio.
Josée Cathala

06 avril 2009

« Coup de tête » film de Jean-Jacques Annaud le mardi 7 avril 2009 - 19h30 à la séance du Ciné-Quartier Mouton Duvernet au cinéma "Le Denfert"

COUP-DE-TETEaffiche du film.jpgCette séance est ouverte à tous - Prix d’entrée : 4 € pour le film et le débat.
« Coup de tête », film réalisé  par Jean-Jacques Annaud -1979
Avec Patrick Dewaere, France Dougnac, Dorothée Jemma, Maurice Barrier, Robert Dalban, Mario David, Hubert Deschamps, Dora Doll, François Dyrek, Patrick Floersheim, ...
« François Perrin est ailier droit dans l'équipe de football de la petite ville de Trincamp où tout est football (le café, les commerçants sont les sponsors …), le président du club est également le patron de l'usine où il travaille. Seulement Perrin a un sale caractère et, après un coup de gueule, il est renvoyé du terrain et perd son emploi à l'usine. Il sera ensuite accusé d'un viol qu'il n'a pas commis. Mais l'équipe doit jouer en coupe de France et ne peut absolument pas se passer de Perrin… »

Cette comédie (avec un excellent scénario de Francis Veber) est une satire sociale insolente et caustique. L'aventure du footballeur révolté permet une description au vitriol d’un milieu provincial où un chef d'entreprise fait la loi, servilement soutenu par les notables de la ville qui trouvent leur compte dans ce système. Le monde du foot et des supporters n’est pas épargné, la versatilité du public est présentée avec une grande vérité: Le même homme peut être mis au ban de la société puis acclamé quand il devient un « dieu du stade ».
Jean-Jacques Annaud décrit avec virulence la manipulation des loisirs, les combines, la lâcheté et la bêtise. Patrick Dewaere incarne parfaitement ce personnage révolté : il en a à la fois le physique sportif et le regard insolent.
Cette critique reste d’une grande actualité avec les dérives du monde sportif aussi bien amateur que professionnel, local ou national quand il y a collusion entre le sport et les intérêts économiques ou politiques…
Le débat qui suivra la projection devrait être passionnant : René MOUSTARD, ancien Président de la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail) sera présent.
N’hésitez pas à venir avec vos voisins et amis passer une très agréable et intéressante soirée à partir de 19h30. Le prix d’entrée de 4€ pour cette séance, ouverte à tous, est vraiment abordable !
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau. M°et RER Denfert-Rochereau. Bus 68, 38, 88.
Monique Garrigue-Viney

31 mars 2009

Mercredi 1er avril, 20h, « Drôle de drame » de Marcel Carné, au Ciné-club des Conseils de quartier Pernety et Porte de Vanves à l’Entrepôt.

Londres 1900. Au cours d'une de ses conférences où il fustige l’auteur de romans policiers, Félix Chapel (que personne n'a jamais rencontré), le révérend Soper s'invite chez son cousin Irwin Molyneux qui n’est autre que Felix Chapel. Mais les domestiques viennent de démissionner, et Margaret Molyneux fait tout pour dissimuler l'affaire et sauver l'honneur de son ménage. C'est alors qu'après le repas, le révérend Soper se rend compte que quelque chose ne va pas et appelle Scotland Yard...

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Ne manquez pas d’aller voir ou revoir cette comédie absolument irrésistible, tout y est réussi : le scénario, les dialogues écrits par Jacques Prévert, la distribution éblouissante avec Michel Simon (Irwin Molyneux alias Felix Chapel), Louis Jouvet (Révérend Soper), Françoise Rosay (Margaret Molyneux), Jean-Louis Barrault (le tueur de bouchers), Jean-Pierre Aumont (le laitier)… filmés magnifiquement par Marcel Carné.
«  Jacques Prévert adapte pour Marcel Carné le roman de l'anglais Storer Clouston : His first offence . [...] Le thème de l'identité et du double, qui réapparaîtra dans les scénarios de Prévert, est ici poussé à ses limites. » .
Tarif : 4 € le film et le débat. Cinéma l’Entrepôt, 7/9 rue Francis de Pressensé. M° Pernety

Cine-ma différence : les aventures de Robin des Bois

Partez à l'aventure en technicolor avec le plus beau des Robin des Bois, Lady Marianne, Frère Tuck et Petitjean
Samedi 4 avril à  11 heures
Les Aventures de Robin des Bois (en VF)
de Michael Curtiz, avec Errol Flynn et Olivia de Haviland
durée 1 h. 40
au Cinéma L'entrepôt -
5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer

Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

25 mars 2009

Gran Torino, de Climt Eastwood

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C’est un vieil homme qui vient de perdre son épouse. Ancien combattant de la guerre de Corée, son caractère est devenu acariâtre, hostile à toute forme de sympathie envers autrui et particulièrement vis à vis de ses nouveaux voisins qui sont des immigrés « asiatiques », récemment installés à proximité de sa maison. Un racisme à peine voilé et l’exclusion de l’étranger sont les fondements par lesquels il justifie son attitude de rejet. Mais les agissements provocateurs et violents d’une bande de « chinois » à l’égard d’un jeune garçon issu de la nouvelle famille voisine, feront évoluer son comportement, et l’amèneront, après quelques péripéties à défendre ce jeune homme et à se porter à son secours lors d’une confrontation avec ses agresseurs. Il en perdra la vie.

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Nous sommes pris par l’action servie par un scénario efficace qui ne laisse aucune place au hasard . Les scènes de violence décrivent les dérives d’une société où la loi du plus fort a remplacé la Loi, alors que les difficultés de coexistence sont exacerbées par les différences culturelles et sociales entre les communautés.

Le vieil homme pétri de ses certitudes est au début du film un donneur de leçons. Il apparaît comme étant dans son bon droit et à cet égard endosse le rôle d’un chérif contemporain. Clint Eastwood incarne ce rôle avec force, rudesse mais aussi clairvoyance au fur et à mesure du déroulement de l’action. Sa vérité et son honnêteté foncière, intransigeante l’entraîneront jusqu’à l’ultime sacrifice de soi.

R.R.

16 mars 2009

Projection du film “The Snapper" de Stephen Frears, suivie d’un débat organisé par le Ciné-quartier du conseil de quartier Mouton Duvernet : Mardi 17 mars, 19h30 au cinéma le Denfert.

La séance est ouverte à tous, le tarif est attractif : 4 € pour le film et le débat.
the Snapper affiche.jpgCette excellente comédie irlandaise a été réalisée en 1993 par Stephen Frears. « Au début des années 90 en Irlande, Sharon Curley, vingt ans, vit avec sa famille bruyante mais unie à Barrytown, une banlieue pauvre de Dublin. Elle annonce à ses parents qu'elle est enceinte. La nouvelle est accueillie plutôt fraîchement dans la famille qui compte déjà six enfants. Que vont dire les voisins ? Pour ne rien arranger, Sharon refuse obstinément de révéler l'identité du père et raconte uniquement à ses copines que c'est un marin espagnol. Le secret finit pourtant par être découvert : il s'agit d'un homme marié, d'âge mûr, que la famille connaît bien... »

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Cette intrigue qui décrit un événement grave dans un milieu social très modeste sert de départ à une comédie de mœurs pleine d’entrain. Stephen Frears dépeint, avec un humour tout à la fois grinçant et tendre, l’énergie, la joie de vivre, la solidarité de ces familles qui se débattent au quotidien dans de lourdes difficultés matérielles. Ces femmes et ces hommes ont mauvais caractère, un vocabulaire souvent ordurier, peuvent être violents mais se révèlent courageux et généreux. Les comédiens incarnent avec une grande vérité ces personnages savoureux. Les cinéastes britanniques savent particulièrement bien décrire la vie des banlieues ouvrières et faire un portrait très attachant de leurs habitants.
N’hésitez pas à venir voir ce très bon film avec vos voisins et amis, mardi prochain à 19h30. Vous ne regrettez pas votre soirée !
M.G.V.
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau. M°et RER Denfert-Rochereau. Bus 68, 38, 88.

07 mars 2009

LOL de Lisa AZUELOS

LOL  (Laughing Out Loud = Morte De Rire) de Lisa AZUELOS, qui avait réalisé "Comme t’y es belle"  en  2006
Ce film divertissant - le voyage scolaire en Angleterre est un moment d‘anthologie- a atteint le million d’entrées en une semaine d’exploitation dépassant les blockbusters (« qui fait exploser le quartier », terme du jargon théâtral américain) les mieux médiatisés.

Pourquoi?
1- La grande curiosité de la France actuelle sur fond de crise scolaire (les réformes impossibles), de crise sanitaire (la montée de la drogue), et de celle de la transmission des valeurs. C’est….la planète ado!
2- Cette curiosité légitime est satisfaite par ce film en même temps que les craintes sont balayées. (Ouf! ça craint mais on a de quoi passer la tempête).
3- Le film donne à croire à cette nécessaire bluette :  «  il suffit d’aimer ses ados »    . Oui, mais il faut avoir les moyens!

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Comment?
Une star féminine au top de sa forme et de sa célébrité, jeune, généreuse, belle et nature: Sophie Marceau, actrice préférée des Japonais et des Français.
Elle incarne une mère quadra déçue du mariage (divorcée), décidée à donner à sa fille rebelle, (Christa Theret, convaincante et, signes distinctifs de l’ado: une moue définitive de bébé pleurnichard et des jeans brodés d’au moins 100€ la paire) toute la confiance et la liberté dont son ex-mari a fait si mauvais usage…
Le film caracole sur l’étalage de la technologie de pointe dont disposent les familles les mieux loties de France et surfe avec beaucoup de charme sur tous les poncifs de la vie des jeunes ados d’aujourd’hui :
1- OUI, le sexe est leur intérêt N°1; c’est à partir de leur stratégie de séduction que leur existence sociale se détermine, leurs amitiés/inimitiés,  leur vie quoi….
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2-NON, l’école, l’étude, la préparation de l’avenir ne les branchent pas. (Au secours le futur !). Lors d’une scène déflagrante, la jeune héroïne en appelle à sa mère absente,  en une prière silencieuse: « comment veux-tu que je m’intéresse à mon bac quand mon cœur me fait vivre les montagnes russes en permanence? On  se met à sa place.
3- OUI la mère connaît des heures sombres: lorsque, de retour de WE prématuré, pendant que sa fille faisait chez elle la teuf du siècle, elle découvre les reliefs de ses méfaits: que fait là ce condom? Et c’est quoi ce bout de résine noirâtre?
4- NON, le père (balourd) n’est d’aucune aide.
5- OUI, la mère, pour accompagner sa fille sur le chemin de sa difficile accession à la maturité, s’identifie forcément  un peu à elle, d’où partage de la musique, des fringues, des câlins, et de l’égalité de traitement : respect réciproque , droit de réponse etc.
6- OUI, les valeurs du cocon familial sont finalement plébiscitées, les frasques pardonnées.

Conclusion
Selon que vous vivrez dans un « beau » ou « grave » quartier, que vos copains seront branchés ou galère, les problèmes de la course des jeunes à l’émancipation totale (sauf celle de l’argent) seront  héroïquement amortis par les bons (c’est à dire riches) parents et  durement  assumés par les mauvais (plus pauvres).
Mais tout le monde voulant vivre comme les riches, où est le problème?

Conseil personnel
Pourquoi vous priver de ce réjouissant conte de fée moderne dont la morale peut être: «ils vécurent de  musique et eurent beaucoup  d’enfants». Il suffit de faire taire les culs-serrés (y en a-t-il encore?) qui insinueront « Vous chantiez, j’en suis fort aise, hé bien……. ».
Ah non, pas de rabat-joie!
M.J.C

Se joue actuellement au Mistral, Gaimont Alesia, Gaumont parnasse,, ou au Septs parnassiens

24 février 2009

Le code a changé, un film de Danielle Thompson

Une comédie certes, mais amère où l’acidité des relations au sein des couples, montre toute l’ambiguïté des apparences et du « paraître ». Ces hommes et ces femmes, issus du milieu dit : « bobo », se réunissent tous les 21 juin – fête de la musique - pour un dîner entre amis qui promet d’être animé. La convivialité est de rigueur et les apparences de l’amitié doivent masquer les secrets et les frustrations de chacun sous un vernis de courtoisie mesurée et d’une aménité de convenance.

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Tous ces quadragénaires sont au carrefour de leur vie, sentimentale et professionnelle. Ils remettent en question celles-ci tandis que les chassés-croisés amoureux font perdre l’équilibre à ces couples. La lassitude existentielles s’installant, l’accélération soudaine de la vie provoque un brutale besoin de renouvellement. L’instabilité perceptible des personnages rappelle à trente ans d’intervalle, le « mal être » d’adolescents à la recherche de leur identité. Ici, sont rassemblé tous les tics de langage et de comportement, et cela nous offre une comédie vive, dynamique, où les insatisfactions émergent avec force, pour nous rappeler que le bonheur est une longue et patiente conquête jamais accomplie.

Les personnages féminins sont particulièrement « brossés » avec une acuité toute particulière. C’est ce qui renforce la pertinence de ce film à mi chemin de la comédie douce amère et de la tragédie voilée, laissant au spectateur le soin de démasquer les artifices que renforcent les faux-semblants .Le_code_a_Changé_Dany_Boon.jpg

Ce film traite avec finesse et à fleuret moucheté, les images convenues et les stéréotypes d’une société superficielle, volatile, prisonnière des apparences. A chacun de « décoder » la vérité.

R.Rillot

19 février 2009

Bataville, un film de françois Caillat et de l'historien Alain Gatti

 

LE 24 FEVRIER AU CINEMA L'ENTREPOT

 

En quelques mots
À travers l’histoire de Bataville, une cité entièrement dédiée à la fabrication des chaussures Bata, le réalisateur François Caillat traite, sur un mode faussement léger, d’une des dernières grandes utopies patronales du 20e siècle (celle de l’industriel Tomas Bata) et des dérives du paternalisme.
Avec sa bande-son décalée (signée Pascal Comelade) et ses jeux de mise en scène proches d’une comédie musicale, Bienvenue à Bataville se présente ainsi comme un documentaire atypique et singulier.
Ce documentaire est un coup de maître : au-delà de l’analyse réussie du paternalisme, il transgresse les codes du genre, mêlant images d’archives, reconstitution façon comédie musicale et humour à la Tati. Un bijou.

Anne Fairise, Liaisons Sociales magazine
Pour en savoir plus : WWW.BIENVENUE-A-BATAVILLE.COM

 

CE QU’EN DIT LA PRESSE
Bienvenue à Bataville n’est pas tout à fait un documentaire. C’est plutôt le film
qu’on attendait sur la fin du travail en tant que valeur, et qui n’en redeviendra
jamais une parce qu’on s’est trop foutu de nous.
Eric Loret, Libération

Une évocation insolite et stylisée d’une utopie patronale qui mêle témoignages et
reconstitution.
Jacques Mandelbaum, Le Monde

François Caillat nous montre ici, dans des couleurs saturées chaleureuses, un
univers concentrationnaire dont les barreaux seraient peints en bleu ciel (…).
Foin du documentaire traditionnel, au lieu du reportage de dénonciation attendu,
il a choisi l’encreux, le point de vue édifiant d’une direction sûre d’elle et
d’ouvriers reconnaissants, faisant le pari que trop de sucre peut dégoûter du sucre
(…). Bataville, c’est du Lumière qui aurait été filmé par Méliès.
Jean Roy, l'Humanité

Scrutateur habile et attentif du passé, filmeur de la disparition, François Caillat
tente, pour sa première sortie en salle, l’exploration de voies narratives originales.
Au docu attendu, industriel et industrieux, le documentariste substitue la
restitution primesautière d’une utopie paternaliste.
Thierry Méranger, Cahiers du Cinéma

François Caillat reconstruit l'utopie de Tomas Bata avec un dispositif astucieux :
une voix off dévolue au démiurge Bata, des lieux à la « Amélie Poulain », des
archives et les témoignages des anciens... la nostalgie fonctionne à plein. Celle
d'un temps avant la crise, les multinationales...
François-Guillaume Lorrain, Le Point

Ce documentaire est un coup de maître : au-delà de l’analyse réussie du
paternalisme, il transgresses les codes du genre, mêlant images d’archives,
reconstitution façon comédie musicale et humour à la Tati. Un bijou.
Anne Fairise, Liaisons Sociales magazine

Réflexion ludique mais dérangeante sur la “servitude volontaire”, Bienvenue à
Bataville porte un regard critiue sur le capitalisme paternaliste, entre allusions
métaphoriques et reconstitutions artificielles du mode de vie des ouvriers Bata.
Emmanuel Didier, www.critikat.com

Porté une voix-off autoritaire et péremptoire, qui dirige le spectateur là où elle a
envie de le mener, Bienvenue à Bataville est un documentaire comme on n’a pas
l’habitude d’en voir.
www.zerodeconduite.net

Entre les embardées poétiques (on pense parfois aux Revenants de Robin
Campillo) et l’enquête documentaire scrupuleuse, Bienvenue à Bataville revient
sur une des dernières utopies du monde du travail en France… Cette poésie amère
anime ainsi une oeuvre dont la matière didactique aurait donné ailleurs un
documentaire carré mais sans finesse.
Baptiste Drake, www.avoir-alire.com

En nous dressant en creux le portrait d’un patron à la papa (…), le magnifique
film de François Caillat se promène dans ce qui reste de l’empire Bata et interroge
les survivants. Il nous montre alors une sorte de « meilleur des mondes » (…).
Avec sa mise en scène glacée, ses couleurs proprettes, ses entretiens sans effet
scénographique, sobres et quasiment sociologiques, François Caillat nous livre un
film passionnant pour qui veut comprendre les extrémités du capitalisme...
Jean-Max Méjean, www.iletaitunefoislecinema.com

Le documentaire de François Caillat, dans un style parfois proche de la comédie
anglaise, ausculte cette utopie sociale et réunit les témoignages de ceux qui y
vécurent. Il en résulte un film étrange, presque dérangeant, tant le réalisateur
débusque la servitude volontaire derrière la félicité batavilloise.
Aurélien Lester, Sciences Humaines

On se croyait e!tre dans un film de Jacques Tati. On se retrouve chez George
Orwell... On s’y fera donc tre"s peur, avec plaisir et pas mal d’humour.
Jérôme Mallien, Dernières nouvelles d'Alsace


Cine-ma différence

Dimanche 22 février, à  11 heures


IGOR

de  Anthony Leondis - durée 1 h20
au Cinéma Majestic Passy - 18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy)
Entrée 4 €


La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

 

 


Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à des personnes exclues des loisirs culturels à cause d’un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associés.

Chaque spectateur est accueilli de sorte qu’il se sente le bienvenu et respecté tel qu’il est.


Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations de notre part, cliquez ici.


Ciné-ma différence

Site : http://www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

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10 février 2009

Walkyrie, ou la tanière du diable

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Un film de Bryan Singer avec Tom Cruise

Voici un film qui ne se limite pas à décrire un fait historique authentique, mais qui place le suspense au plus haut sommet. L’attentat fomenté contre Hitler, le 20 juillet 1944 par de hauts officiers d’état-major de la Wermacht, nous amène à penser que face à l’infernale machine nazie – machine à broyer les hommes – d’autres hommes ont eu le courage de dire non au dictateur et à ses reîtres, et cela au nom de l’honneur et d’une certaine idée de la conscience morale.

Le film est puissant de par le scénario et la mise en scène employés. La reconstitution de l’attentat met en avant l’aspect «  reportage » en temps réel. On est au cœur du complot qui peu à peu et se trame, s’organise. On assiste aux hésitations, aux atermoiements, aux doutes dans la réussite possible des conjurés. Les divers niveaux de conscience sont analysés avec justesse, car ces soldats liés par le serment de fidélité à Hitler, assument en leur âme et conscience, la réalité de leur trahison qu’ils vont accomplir.

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La facture du film est très classique. Sobre, sans fioriture aucune, sans fantaisie inutile, la mise en scène est très efficace. Rien n’écarte l’attention du spectateur, celle-ci est maintenue jusqu’à l’épilogue, car le récit se déroule de façon linéaire, méthodique. Là, nous sommes dans la réalité d’un thriller, et nous assistons en « direct » à l’attentat. Le rythme et la maîtrise de l’image sont parfaits, tous les acteurs sont convaincants. Tom Cruise dans le rôle du colonel Stauffenberg joue avec aisance, sobriété, retenue et conviction . Il « est » Stauffenberg !

Ce film montre qu’en dépit de la victoire provisoire d’un tyran, la fragile flamme de l’espoir, liée au courage sacrificiel de quelques hommes, aurait pu stopper ou du moins ralentir la folie sanguinaire d’Hitler, et ainsi épargner de la mort, des centaines de milliers de victimes des nations belligérantes. Mais l’Histoire n’en a pas voulu ainsi. Ce film donne lieu à une profonde méditation sur la notion de responsabilité personnelle face au crime institutionnalisé contre l’humanité. Les jeunes générations doivent en faire leur profit.

R.R

06 février 2009

« Soleil vert » au ciné de quartier organisé par le conseil Mouton-Duvernet Mardi 10 Février, 19h30 au cinéma le Denfert. Entrée et débat 4€. Ouvert à tous.

"Soleil Vert", film de Richard Fleischer, sorti en salle en 1974, avec Charlton Heston, Edward G. Robinson, Leigh Taylor-Young.

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En 2022, le monde baigne dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Seul le « soleil vert », aliment miracle, sorte de pastille fabriquée par la société Soylent Green, parvient à nourrir une population miséreuse. Omniprésente et terriblement répressive, la police assure l'ordre. A la suite d'un meurtre, un officier de police est amené à enquêter sur cette société. Il découvrira l'horrible secret de la nourriture offerte aux hommes...
« L'intérêt du film provient surtout de sa description d'un univers futuriste pessimiste et souvent oppressant. Richard Fleischer ne nous montre pas d'effets spectaculaires mais le tableau d'une ville, d'une civilisation, d'une planète en voie d'extinction.
Alternant scènes chocs (l'émeute de rue pendant la distribution du Soleil Vert, la course-poursuite de Charlton Heston pour découvrir la vérité à la fin du film) ou moments plus intimistes, la vision pessimiste atteint son paroxysme dans la scène du centre d'euthanasie, où Sol revoit les images d'un monde verdoyant et allégorique, à jamais perdu. »
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Ce film de science-fiction, basé sur un thème écologique qui a des résonances très contemporaines est traité comme un thriller. Il ne va pas sans évoquer des scandales médicaux ou de l’agriculture et l’élevage « industriels» que nous avons connus récemment.
Venez avec vos voisins et amis le débat sera sûrement très intéressant !
M.G.V.
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau - M°et RER Denfert Rochereau.Bus 38-68- 88

« Sous le soleil de Satan », Ciné-philo avec Daniel Ramirez: Dimanche 8 février à 14 h 20, à l’Entrepôt.

Séance présentée et animée par Daniel Ramirez avec pour sujet de débat « L'homme faillible ou la chute des corps. Autour du christianisme : culpabilité et rédemption »

Le ciné-philo est introduit par le film, Palme d’or Cannes 1987, "Sous le soleil de Satan" de Maurice Pialat, adaptation du roman de Georges Bernanos (1926), avec Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire. (Pour plus de précisions sur le film et l’organisation des séances de ciné-philo, cliquer dans la colonne de droite à l’Entrepôt, rubrique cinéma) - 7-9 rue Francis de Pressensé 75014 M° Pernety.Tél: 01 45 40 07 50 - Tarif unique : 8€.

05 février 2009

Ciné-ma Différence présente

Avec Buster Keaton, le samedi 7 février, à 11 heures

Le Mécano de la Generale
de et avec Buster Keaton

durée 1 h. 16, au Cinéma L'entrepôt - 5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety). La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

www.cinemadifference.com, Courriel : contact@cinemadifference.com, Tél. : 06 24 78 57 25

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03 février 2009

Projection du film « L’armée des ombres » de J.P. Melville à l’Entrepôt par le ciné-club des conseils de quartier Pernety Porte de Vanves. Mercredi 4 février, 20h.

Cinéma l’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé. M° Pernety. Tarif : 4 € pour l’entrée et le débat.

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Film sorti en 1969 avec Simone Signoret, Lino Ventura, Paul Meurisse, Serge Reggiani, Jean-Pierre Cassel, et Paul Crauchet.
C’est un des plus beaux films et des plus justes sur la Résistance qui décrit les activités et la vie extrêmement difficiles d'un réseau de résistants sous l'occupation allemande.
« Melville disait qu’il avait attendu vingt-cinq années avant de pouvoir réaliser « L’Armée des ombres ». Vingt-cinq ans pour acquérir l’absolue maîtrise de son art, vingt-cinq ans surtout pour oser enfin parler de ce qui lui tenait tellement à cœur, de ce qu’il y avait de plus intime en lui. Il savait, en son âme et conscience qu’il n’avait pas le droit à l’erreur. Le spectateur le plus impitoyable, ce serait lui. « L’Armée des ombres » c’est la Résistance, sans héroïsme, sans fards, dans son atroce banalité.

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C’est le quotidien d’un groupe d’hommes et de femmes qui risquent tous les jours leur vie pour des exploits minuscules: transporter des tracts, faire voyager un poste de radio, cacher des hommes recherchés. Tout cela au risque d’être pris, fusillé dans le meilleur des cas, souvent torturé, et envoyé dans les camps d’extermination. Le film commence par une trahison et l’exécution du malheureux qui a donné un résistant; il s’achève par l’exécution nécessaire d’une résistante (Signoret, extraordinaire Mathilde) par ses propres compagnons….
Dans le film de Melville, il y a bien un but - la libération de la France – mais il semble si lointain, si improbable: les Allemands règnent par la terreur, arrêtent, torturent, exécutent. Chaque petite victoire de la Résistance est payée d’un prix exorbitant. C’est le monde de la peur, du soupçon, de la délation. Tout le monde se méfie de tout le monde. Chacun, même le plus fidèle, le plus courageux peut trahir: sous la torture, par jalousie, souvent pour de l’argent…. (Extraits d’une critique de Joannick Desclers)

02 février 2009

TWO LOVERS. Film de James GRAY, 2008.

Ce film n’est pas comme les autres parce que le héros n’est pas comme les autres. Il ressent mille fois plus que les autres, il souffre mille fois plus, il aime mille fois plus, il est mille fois plus mal à l’aise dans la vie. En clair, il semblerait que Léonard souffre de «handicap  psychique » sévère. C’est pour cela que, dès son apparition sur l’écran, on est hypnotisé par son comportement étrange, sa façon de bouger , sa façon de regarder, de répondre, de fuir les questions, de chercher des affaires, de s’asseoir sur son lit, de regarder par la fenêtre, de se lever comme un animal et de se glisser dehors sans que personne le voie.
Comme le héros du « scaphandre et le papillon », Léonard (Joaquin Phoenix, hors norme)

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est enfermé dans une prison émotionnelle-corporelle. Le monde lui fait mal et peur. Le jour où, pour la énième fois  il a essayé sans succès de mettre fin à ses jours, il va, en rentrant chez ses parents, croiser la route d’une petite midinette, une voisine de palier, alors qu’elle cherche à fuir dans le couloir de l’immeuble les hurlements d’un père indigne. Elle aussi est en overdose de souffrance. On a compris que ces deux étaient faits pour se rencontrer. Mais la demoiselle n’est pas libre, elle vit une situation qui la rend dingue; son petit ami est marié, et c’est son patron. Belle comme le jour, naturelle en diable, amicale comme une petite sœur incestueuse, Michelle (Gwyneth Paltrow) est, elle aussi, incarcérée dans sa vie. Léonard devient son confident.

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Touchée par l’amour inconditionnel du jeune homme, paumée, elle forme avec lui des plans de voyage au loin. Les billets sont prêts, il est fou de joie, enfin, il va vivre, et …non, elle ne part plus, son ami quitte sa femme pour elle, il va l’épouser. Léonard n’était qu’un bon chien fidèle. Léonard a très très mal. A nouveau le gouffre l’attire….
La fin , optimiste et familiale, ne convainc pas vraiment mais réjouit le cœur. La vie l’emporte.

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C’est une émotion particulière que de voir évoluer dans ce film des personnages convenus, la voisine jolie fille évaporée, la mère sensible (formidable Isabella Rossellini), le père encourageant; l’autre famille,  mesquine, leur fille si belle (Vinessa Shaw, magique) un à un  happés  par la spirale invisible accrochée à Léonard  qui froisse tout dans son sillage. Sauf lui. Il est comme anesthésié, et pourtant il ressent, il vit, il arrache ses choix, vite, à une vie qu’il ne comprend pas, mais qui a  soudain besoin de lui.

M.J.C.

Ce film se joue au MK2 Parnasse