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18 janvier 2009

« A côté » film documentaire de Stéphane Mercurio, photographie de Grégoire Korganow, écrit par Anna Zisman

Ne manquez pas d’aller voir ce film passionnant et bouleversant ! A un moment où la question des prisons est souvent posée dans l’actualité à la suite de faits-divers, et suicides qui se déroulent en milieu carcéral … ce magnifique documentaire nous présente une approche du côté des familles.

A côté dans la salle du tribunal.jpg

« Dans ce film : pas de cellule, pas de gardiens, encore moins de détenus. Dans la petite maison de l'association Ti-Tomm, accolée au mur de la prison des hommes à Rennes, on attend l'heure du parloir. Les femmes se font belles. Les familles arrivent à l'avance, toujours. Quelques secondes de retard, et la porte de la prison restera fermée. On vient une, deux, trois fois par semaine, chaque semaine, pendant des mois voire des années. Ce sont majoritairement des femmes; ces pénélopes des temps modernes vivent au rythme de leur homme à l'ombre. Mais il y a aussi les mères, parfois les pères. Le temps est suspendu, la vie comme arrêtée. L'arbitraire de la prison, les transferts, les interdits sont leur quotidien. En faisant le choix de rester résolument "à côté" de la prison - du côté des familles - le film propose paradoxalement une approche éminemment frontale de ce qu'est la réalité carcérale. La prison en creux. La vie sans l'autre. »

A côté signe de main.jpg

Ces femmes, ces parents sacrifient des après-midi, voire des journées pour faire le trajet, attendre l’heure de la visite et apporter leur réconfort. Ce sont des témoignages bouleversants : chaque geste est signe de cet amour : les femmes se font belles, elles parfument le linge de leur homme… Souvent elles connaissent de grosses difficultés matérielles et pourtant elles vont économiser sur leur nécessaire un peu d’argent pour que le détenu ait des cigarettes, des livres …Un père confie qu’il pense sans cesse à son fils et les jours où il n’y pas de visite, il lui écrit ou prie pour lui. Et puis vient le jour où la visite n’est pas possible : la carte magnétique n’a pas enregistré le rendez-vous. Le prisonnier n’est plus là : on ne peut pas savoir s’il y a eu un transfert dans une autre prison ou à l’hôpital, ou un autre problème, des questions qui restent sans réponse et on repart l’angoisse au cœur. La sortie de prison ? C’est tout à la fois l’espoir et l’inquiétude, comment vont-ils réapprendre à vivre ensemble après une si longue séparation et avec les enfants qui ont grandi ? Et s’ils récidivent ? Ces femmes, ces hommes parlent avec pudeur et franchise  A la sortie du parloir, la tension se relâche et les larmes coulent parfois : « Aujourd’hui, il n’allait pas bien, il m’a fait des reproches… »

L’image magnifique, les gros plans sur les visages, les mains qui se crispent, ou symboliques une femme seule au milieu d’une salle d’assises… expriment avec force la détresse des familles.

Pas de commentaire, mais une série de portraits faits de témoignages, d’instants de vie de ces personnes. La solidarité entre les familles de détenus se crée, mais ces femmes, ces parents restent, malgré tout, seuls. Seuls face aux institutions et à une société qui ne pense guère à eux.

Mieux qu’aucun rapport, ce film suggère les problèmes très graves des personnes incarcérées et le sujet tabou : l’absence de solution pour leur réinsertion future.

 

Monique Garrigue-Viney

 

Ce film est à l’affiche lundi 19 janvier à l’Entrepôt à 15h40 7-9 rue Francis de Pressensé et dans la salle Les 3 Luxembourg, 67 rue Monsieur le Prince, (RER Luxembourg -Bus 38 et 21) ce même lundi 19 janvier à 21h, cette séance sera suivie d’un débat avec la réalisatrice.

13 janvier 2009

Projection du film « Où allez-vous jeunes gens ? », jeudi 15 janvier à 20h30 et 21h30 au Moulin à Café.

L’association Florimont propose au Moulin à café la diffusion du film “Où allez-vous, jeunes gens…”, deuxième des huit actions prévues dans le cadre de son projet “Actualité de la Résistance”. Cette action met en lumière la manifestation des lycéens et étudiants le 11 novembre 1940, premier engagement des jeunes dans la Résistance.

Dès 19h30 : repas possible
20h30 et 21h30 : projection du film tourné par et avec les habitants de nos quartiers.
Cette projection sera suivie d’une présentation de la prochaine action : "Femmes en Résistance" et des autres actions prévues dans la série "Actualité de la Résistance.

Moulin à café : 9, place de la Garenne – Tél : 01.40.44.87.55. Gratuit. http://www.chateau-ouvrier.fr

 

06 janvier 2009

Ciné-ma Différence

 

Prochaine séance : Samedi 10 janvier à  11 heures

Mia et le Migou

Film d'animation de Jacques-Rémy Girerd
durée 1 h. 30
au Cinéma L'entrepôt - 5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)
Tarif unique 4 euros

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

Si vous ne souhaitez plus recevoir d'informations de notre part, cliquez ici.

Site :  www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

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14 décembre 2008

« Aguirre, la colère de Dieu », au ciné de quartier Mouton-Duvernet

mardi 16 décembre, 19h30, au cinéma Le Denfert (24, Place Denfert Rochereau). Ouvert à tous, 4€, l’entrée et le débat.
Cine-quartier.jpgUn film réalisé en 1972 par Werner Herzog  avec Klaus Kinski, Ruy Gerra, Helena Rojo, Peter Berling...
Cette fois-ci, le ciné de quartier Mouton Duvernet propose un film sur un thème historique la conquête de l’Amérique latine au XVI siècle par les Espagnols. Le récit est fictif mais il y a un grand réalisme documentaire
En 1560, une troupe de conquistadors espagnols descend de la montagne à la recherche de l'Eldorado. Mais l'équipée s'enlise dans les marais.

Aguirre la colère de Dieu.jpg

Une plus petite expédition est alors constituée, placée sous la conduite de Pedro de Ursua et de son second, Lope de Aguirre, qui devra reconnaître l'aval du fleuve sur des radeaux. Aguirre, aventurier ambitieux et brutal, manoeuvre habilement pour proposer à ses compagnons un nouveau chef, le falot Fernando de Guzman, promu solennellement "empereur du Pérou et de l'Eldorado"….

Extraits d’analyses de ce film : « En 1971, le cinéaste allemand Werner Herzog rédige en quelques jours un scénario contant la quête de l’Eldorado par un groupe de conquistadors perdus dans la jungle péruvienne. Il embarque, dans ce tournage à haut risque, huit techniciens, ainsi que quelques acteurs dont l’inquiétant Klaus Kinski.

Aguirre les guerriers espagnols Klaus Kinski au milieu.jpg

Les prises de vues, effectuées en pleine forêt vierge, se révèlent très périlleuses et Werner Herzog inclut dans son métrage certaines péripéties qui sont réellement arrivées à l’équipe (le radeau pris dans un tourbillon, par exemple)… Inspiré par deux personnages historiques dont on ne connaît quasiment rien, le cinéaste invente la totalité de l’intrigue en nous faisant pourtant croire à son caractère véridique. Isolant quelques personnages au milieu d’une nature hostile, il dresse un portrait sans concession des rapports hiérarchiques et de pouvoir au sein d’une société improvisée. Déchirés par l’ambition et de chimériques rêves de gloire et de fortune, ces hommes cupides sont voués à s’entretuer ou à sombrer dans la folie pure et simple. Au-delà d’une traditionnelle évocation de la conquête espagnole, Aguirre (1972) nous convie à observer un microcosme humain avec ses règles, ses lois et ses inévitables dérives…A la fois fiévreux, lancinant et à la lisière du fantastique, Aguirre, la colère de Dieu est un film très original, comme il en existe fort peu. »
En bref  venez avec vos amis voir ce film très intéressant. L’image est magnifique et le grand écran est indispensable pour l’apprécier. La séance est ouverte, l’entrée de 4€ comporte la séance et un débat ensuite.
M.G. V.

07 décembre 2008

Ciné-ma différence; Fanfan la tulipe

affiche_w434_h_q80.jpgVenez voir ou revoir en famille un des plus grands films de cape et d'épée du cinéma
Samedi 13 décembre à  11 heures
Fanfan la Tulipe - de Christian-Jaque
avec Gérard Philippe et Gina Lollobrigida
Cinéma L'entrepôt - 5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

Intrépide, fougueux, effronté et généreux, Fanfan la Tulipe, soldat dans l'armée du roi, part à la conquête de la gloire et du coeur de la belle Adeline, la fille du sergent recruteur.

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

Tél. : 06 24 78 57 25

 

05 décembre 2008

Séraphine, un film de Martin Provost

Séraphine affiche.jpgPeintre naïf ou primitif moderne, Séraphine est-elle un exemple unique, illustrant la peinture contemporaine ? Le film de Martin Provost apporte un éclairage qui se veut le plus objectif et sensible possible. Car il s’agit bien d’une énigme où l’on voit une femme de ménage au service de maîtres méprisants et autoritaires, vouer une passion totale à la peinture, « sa » peinture – sans doute sa seule raison de vivre - peinture détachée du réel, mais cependant reprenant les thèmes de la nature, en particulier ceux se rapportant à la flore des champs et des jardins. Nature recomposée, sublimée, traversée par une inspiration quasi onirique, à la fois brute et naïve, où l’artiste s’exprime sans aucune contrainte et en toute liberté.

Séraphine en train de peindre.jpg

Ce film par la sensibilité des images, par la révélation des émotions intériorisées, nous éclaire sur les souffrances de la création, ses dérives, le glissement progressif vers une folie souterraine, qui débouchera pour Séraphine, sur son internement en milieu psychiatrique. Au-delà de ce naufrage humain, la redécouverte de la nature apaisante, donne à cette histoire la dimension d’une véritable rédemption, par la sérénité qu’elle développe et l’acceptation de la destinée qu’elle engendre.

Yolande Moreau porte sur ses épaules tout le film. Elle exprime avec retenue et nuance une vaste palette de sentiments tout en nous dévoilant l’intimité ultime de son personnage. Elle joue avec un naturel lumineux. Elle exprime la vraie douleur, le doute. La solitude qu’elle porte en elle nous émeut, parce que celle-ci se situe bien au-delà de tout artifice.

Séraphine et le collectionneur allemand.jpg

Avec Ulrich Tukur, dans le rôle du mécène-collectionneur Wilhem Uhde, apparaît l’étonnement face aux œuvres de Séraphine. Peu à peu, il tissera des liens de confiance avec cette femme simple et habitée. On sent ici et là que la tendresse n’est pas absente entre ces deux êtres… Mais bientôt, ces liens se dégraderont devant les exigences et la folie montante de l’artiste.

C’est un beau film, rare, exigeant, où la douleur humaine est traitée avec respect, délicatesse et sobriété. Il nous fait pressentir l’abîme dans lequel se noiera Séraphine, artiste visionnaire mais abandonnée. La solitude, la folie sont les prix à payer pour l’artiste inspiré. Le spectateur lui, ne peut sortir de cette histoire simple, que bouleversé, transformé, mais jamais indemne.

R.Rillot

27 novembre 2008

Première séance de Ciné-débat pour les jeunes : autour du film « Entre les murs », vendredi 28 novembre, 18h30, à l’Entrepôt.

Le Conseil de la jeunesse du 14e organise des séances Ciné-jeunes-débats. Au programme : projection du film, Palme d’or à Cannes, « Entre les murs » de Laurent Cantet, suivi d’un débat sur les diversités sociales et culturelles à l’école. Entrée gratuite pour les moins de 25 ans. Autres tarifs : 4 € /5,60 € /7 €. La projection du film débute à 18h30 et sera suivie à 20h d’un débat animé par le Conseil de la Jeunesse du 14e et des intervenants sur les diversités sociales et culturelles à l’école. (Renseignements : 01 53 90 67 24 ou conseil.jeunesse14@paris.fr . Cinéma l’Entrepôt, 7-9 rue Francis de Pressensé. M° Pernety.)

Entre les murs dans la classe des 4ème.jpg

Le film « Entre les murs » est un excellent support de débat.
En effet François Begaudeau (auteur du roman qui a servi de scénario au film) a été professeur et Laurent Cantet excelle dans le « cinéma-vérité ».
François Marin (Bégaudeau) enseigne le français dans un collège, réputé difficile, du 20e arrondissement. Il est le professeur principal d’une classe de 4ème  Nous allons le suivre pendant une année scolaire avec ses élèves.

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24 novembre 2008

Le Ciné de quartier Mouton Duvernet présente « Radio days » de Woody Allen Mardi 25 novembre à 19h30 au Cinéma Le Denfert. 24 place Dendert-Rochereau. Entrée 4€ : film et débat.

Cine-quartier.jpgCette fois-ci, le ciné de quartier Mouton-Duvernet présente un film de Woody Allen datant de 1986. Le cinéaste y évoque des souvenirs personnels tout un en brossant un portrait de la société américaine juste avant la 2ème guerre mondiale  et évoque avec beaucoup d’humour l’emprise du nouveau média de l’époque, la radio.

« La voix off de Woody Allen évoque les souvenirs pittoresques des grandes heures de la radio, quelques semaines avant le début de la seconde guerre mondiale. Joe se souvient du quartier de Rockaway sous les couleurs d'un automne pluvieux. Il est le fils d'une modeste famille juive, aussi nombreuse qu'unie et se passionne pour les aventures du "Vengeur masqué"... Souvenirs nostalgiques d'une époque bercée par les chroniqueurs et les feuilletons radiophoniques, au son des mélodies éternelles de Cole Porter. »
Voilà la critique qui en a été faite dans Les Fiches cinéma, 1987 :
radio days.jpg« Comme la mémoire de Fellini dans Amarcord, et comme celle de Proust avec sa madeleine, la mémoire de Woody Allen a retenu des sensations. Et sa façon de les retrouver par petites touches en mêlant le romantisme à l'humour, et le drame à la comédie, fait de Radio days le film de tous les rêves et de tous les possibles. Elégante comme dans les meilleurs Lubitsch, la mise en scène ajoute à l'atmosphère irréelle. De refrains en rengaines, les personnages se succèdent, les décors évoluent, tout passe sans jamais lasser. Radio days est du Woody Allen tendre et émouvant, humain et universel. Un merveilleux film de souvenirs : à peine vu, il est déjà gravé dans notre mémoire »
Cette séance est ouverte à tous, venez avec vos amis et voisins pour déguster un très bon Woody Allen et échanger vos impressions sur ce film, je pense que le parallèle avec l’influence des  médias à l’heure actuelle sera tout à fait réjouissant. Le tarif pour le film et le débat fixé à 4 € permet à tous qui le désirent de venir et  de passer une soirée très agréable et intéressante.
Cinéma Le Denfert, 24 place Denfert Rochereau ; Métro, RER Denfert-Rochereau, Bus 38, 68, 88.
M. Garrigue-Viney

11 novembre 2008

Ciné-ma différence

Samedi 15 novembre à  11 heures
suri.jpgLa Famille Suricate - de James Honeyborne
Cinéma L'entrepôt - 5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

Il était une fois, en Afrique australe, un bébé suricate répondant au nom de Kolo. Ce petit    animal carnivore, malin et joueur, va devoir braver la sècheresse et de dangereux prédateurs afin de relever le plus grand défi de sa vie: retrouver sa famille. A travers son histoire, nous découvrirons aussi la lutte de son espèce pour survivre dans l'immense et savane. Grâce à un langage vocal et tactile élaboré et à leur incroyable solidarité, qui rapprochent mystérieusement ces drôles de petits animaux de l'espèce humaine, vous découvrirez une famille... comme la vôtre !

La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

Site du film

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

 

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10 novembre 2008

Cinéclub des conseils de quartier Pernety et Didot-Porte de Vanves : La « Veuve Joyeuse », d’Ernst Lubitsch, mercredi 12 novembre 2008, 20h.

« Sonia, jeune veuve inconsolable, décide soudain de partir à Paris mener joyeuse vie. Danilo, amoureux d'elle, est chargé de la ramener au bercail »

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Projection du film en noir et blanc (1934) « La Veuve Joyeuse » d’Ernst Lubitsch : Maurice Chevalier fait partie de la distribution du film. Cinéclub des conseils de quartier Pernety et Didot - Porte de Vanves. Cinéma l’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé. M° Pernety.

Entrée et débat : 4 euros.

04 novembre 2008

Urgent ! Projection du film : « L’attentat du Moulin Vert, 25 septembre 1943 »

mercredi 5 novembre, 20h30, au Moulin à Café, 9 place de la Garenne.

L’association Florimont propose la projection du film tourné par et avec les habitants du quartier, suivie d’une présentation de la prochaine action « Mobilisation des lycéens et étudiants le 11 novembre 1940 ». Moulin à Café, 9 Place de la Garenne.

Mémoires …et Avenir de mon quartier. Association Florimont : Tél. : 01 42 79 81 30. contact@chateau-ouvrier.fr

(Le Moulin à Café qui est un café associatif situé dans le quartier Pernety, 9 place de la Garenne, accueille de nombreuses animations. http://moulin.cafe.free.fr/spip.php?page=agenda_moulin...

L’entrée est libre ; pour boire et manger (petite restauration à des prix très modiques : le plat est à 4€ et le jus de fruit 1,50€), il faut cependant adhérer à l’association (à partir de 10€, l’année civile - 2€ pour les moins fortunés, chômeurs, Rmistes, étudiants, et les visiteurs de passage).

Le crime est notre affaire, de Pascal Thomas

L’humour par sa légèreté, est un outil percutant qui permet de résoudre souvent une énigme policière, a fortiori  lorsqu’il s’agit d’une comédie portée à l’écran. C’est la recette qu’applique Pascal Thomas dans le scénario qui reprend l’essentiel d’un roman d’Agatha Christie.

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Le point de départ montre deux retraités des services secrets qui s’ennuient chez eux. En particulier Prudence, épouse de Bélisaire,  qui espère qu’un jour sa vie monotone sera transformée par un événement extraordinaire. Cet événement surgira par le témoignage d’un crime survenu dans un train de nuit et qui parvient aux oreilles de Prudence. Aussitôt, l’aventure débouche sur de nouvelles perspectives dont s’empare l’épouse ; celle-ci afin de traquer l’assassin, ira jusqu’à se faire employer comme cuisinière chez une famille très « honorable » (en apparence…). L’histoire ne ménage ni une subtile stratégie, ni ruses, ni cocasseries diverses, le tout accompagné et soutenu par des dialogues où le second degré est toujours présent. In fine, le criminel sera découvert là où on l’attendait le moins.

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André Dussollier, Catherine Frot sont remarquables . Quant à Claude Rich, il joue à la perfection le rôle d’un patriarche au dessus de tout soupçon. Ils apportent au film, tous les trois, cette fumée légère d’un humour, toujours présent et en demi-teinte, et qui laisse le suspense conduire avec une belle efficacité, le scénario de cette comédie policière très réussie. A déguster sans modération.

R.R.

30 octobre 2008

Du 29 octobre au 4 novembre, Mon 1er Festival propose aux enfants et adolescents de découvrir le cinéma

à travers une programmation variée dans les cinémas d’art et d’essai le Denfert et l’Entrepôt.

Organisé par la Mairie de Paris et l’Association française des cinémas d’art et d’essai, Mon 1er Festival propose aux jeunes (2-12 ans) et à leurs familles une sélection de films pour découvrir la vitalité et la diversité du cinéma et des séances de cinéma à 4 €. Le festival, qui se déroule pendant les vacances de la Toussaint, permet aux jeunes de profiter pleinement de la programmation et de découvrir la diversité du cinéma. Les cinémas Le Denfert et l’Entrepôt participent à ce festival en proposant 3 séances par jour, mais aussi des animations, des goûters après les projections…
Renseignements : 39 75 ou  www.monpremierfestival.org ou www.cinema.paris.fr
4 € la séance et carte familiale de fidélité.

Le Denfert
24, place Denfert Rochereau. M° Denfert Rochereau. - Tél : 01 43 21 41 01
L’Entrepôt
7/9, rue Francis de Pressensé. M° Pernety. - Tél : 01 45 40 07 50

21 octobre 2008

Ciné-ma différence

Les nouvelles aventures de la Petite Taupe de Zdenek Miler, Dimanche 26 octobre, à  11 heures - durée 44 mn

Pour les petits... et pour les grands qui ont aussi le droit d'aimer les histoires de petits
au Cinéma Majestic Passy -
18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy). La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

Avant-première du film Madagascar 2, en partenariat avec Paramount France, Dimanche 30 novembre, 11h, au Majestic Passy à Paris 16è

Infos www.cinemadifference.com et Réservation paris@cinemadifference.com

Ciné-ma différence est un réseau de séances de cinéma tout public, aménagées pour les rendre accessibles et agréables à des personnes exclues des loisirs culturels à cause d’un comportement parfois inattendu : personnes avec autisme ou des handicaps multiples ou, plus généralement, avec un handicap et des troubles du comportement associés. Chaque spectateur est accueilli de sorte qu’il se sente le bienvenu et respecté tel qu’il est.
Tél. : 06 24 78 57 25

19 octobre 2008

« Cinéma Paradiso », Ciné-quartier Mouton –Duvernet, mardi 21 octobre 19h 30 au Cinéma Le Denfert

Cine-quartier.jpg La séance est ouverte à tous, tarif 4€ pour l’entrée et le débat.

Un excellent film « Cinéma Paradiso » de Giuseppe Tornatore - 1988 –

« À Rome, dans les années 80, Salvatore Di Vitta, cinéaste célèbre, apprend par un appel téléphonique de sa mère la mort d’Alfredo. Il revit alors son enfance et son adolescence dans son petit village de Giancaldo, en Sicile : On l'appelait Toto et il partageait son temps libre entre l'église où il était enfant de chœur et la salle de cinéma paroissiale, en particulier la cabine de projection où régnait Alfredo qui, au travers des films projetés, lui apprenait la vie.... »

affiche cinema paradiso.JPGBeaucoup d’entre vous ont déjà dû voir ce film qui décrit à merveille la vie d’un petit bourg sicilien : les personnages sont savoureux et attachants (incarnés par des acteurs vraiment excellents). Le spectateur est ému par relation quasi- paternelle qui s’établit entre le projectionniste Alfredo (magnifiquement interprété par Philippe Noiret) et Salvatore (le charmant petit Salvatore Cascio).

cinema paradiso noiret et salvatore cascio.JPGTornatore sait dépeindre avec humour et tendresse (comme seuls savent le faire les cinéastes italiens) ce monde révolu.

Ce film est un hymne au cinéma : il est tout à la fois évasion et apprentissage de la vie... La salle où se retrouvent les spectateurs joue un rôle central, c’est le lieu où les spectateurs partagent des émotions, des rires et des larmes, des rêves…

Un débat qui promet d’être passionnant

En effet, vous pourrez rencontrer, mardi prochain, Claude Lacroix, ancien projectionniste (il a travaillé, notamment, à la Cinémathèque Française)  et Claudia Guichard, directrice du Denfert, qui témoignera de son parcours et des difficultés rencontrées par un exploitant indépendant, hier comme aujourd’hui. Le Denfert est assez emblématique des problèmes qui concernent aussi bien le contenu de la programmation que la manière de parvenir à la maintenir.

Ne manquez donc pas de venir, avec vos voisins et amis, mardi prochain, 21 octobre, à 19h30 au cinéma Le Denfert, 24 place Denfert-Rochereau. Entrée 4€, seulement ! (Métro et RER Denfert-Rochereau, bus 38,68, 88)

Monique Garrigue-Viney

13 octobre 2008

Le silence de Lorna, film des frères Dardenne

Le film des frères Dardenne a obtenu le prix du meilleur scénario au festival de Cannes. Il était donc tentant de voir ce film à l’heure où l’on rencontre bien des scénarios faiblards. Il se joue toujours au Denfert, au Sept Parnassiens et au Trois Luxembourg. lorna1.jpg

Lorna, (remarquablement interprétée par Arta Dobroshi, originaire du Kosovo), a passé un deal avec la mafia de Liège pour obtenir la nationalité belge et une somme d’argent pour s’établir avec son copain Sokol. Dans un premier temps, elle doit se marier avec un drogué (joué par Jérémie Régnier, très crédible), qui sera ensuite exécuté en simulant une overdose. La jeune veuve pourra alors se marier avec un mafieux russe, qui obtiendra lui aussi la nationalité belge, et elle touchera une forte somme d’argent, qui lui permettra d’acheter un snack.lorna2p.jpg

Elle se retrouve donc à cohabiter avec le drogué Claudy, qui a reçu lui aussi de l’argent. Elle a une attitude froide et implacable vis-à-vis de lui, qui se met pourtant à espérer pouvoir se sevrer avec son aide, et s’accroche à elle comme à une bouée. Elle commence à le prendre en pitié, et propose à la mafia de l’épargner, en proposant le divorce. Mais la mafia ne l’entend pas de cette oreille….

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Le film est lent, silencieux, poignant, fort. L’incertitude règne sur jusqu’au bout. Les frères Dardenne affirment que tout reste possible : « Nous laissons la chance à nos personnages; nous pensons que les individus peuvent changer, et à partir de là tout peut changer… ».

Ne ratez pas ce beau film.

A.C.

12 octobre 2008

Ciné-ma différence

Après des vacances dont nous souhaitons qu'elles aient été bonnes et reposantes, chacun a repris ses activités quotidiennes. Il est donc temps de penser aux loisirs.

Vous trouverez ci-joint le calendrier des séances Ciné-ma différence de Paris pour l'année 2008-2009, à imprimer et afficher bien en vue...

Notre première séance a eu lieu dimanche 28 septembre au Majestic Passy avec "Faubourg 36", de Christophe Baratier, un film dans la lignée des Choristes.
buster_keaton_cameraman.jpg
Notez aussi
- la première séance à Nanterre, samedi 18 octobre, avec "Le Caméraman", avec Buster Keaton,
- l'avant-première de "Madagascar 2", dimanche 30 novembre, au Majestic Passy, en partenariat avec Paramount France.

L'équipe de Ciné-ma différence

Tel : 06 24 78 57 25-Courriel : -contact@cinemadifference.com -

Site : www.cinemadifference.com

07 octobre 2008

Ciné-ma différence

Samedi 11 octobre, à  11 heures

Wall-E - de Andrew Stanton  -en VF- durée 1 h. 37

au Cinéma L'entrepôt -
5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

 La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer.

L'équipe de Ciné-ma différence sera également heureuse de vous rencontrer au Forum Paris Handicap, les 10 et 11 octobre, de 10h à 19h , Parvis de l'Hôtel de Ville, Stand F

Séances, infos et programmes :   www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com - Tél. : 06 24 78 57 25

29 septembre 2008

« Ressources humaines » de Laurent Cantet au Ciné club des conseils de quartier Pernety et Porte de Vanves

mercredi 1er octobre, 20h à l’Entrepôt. Tarif : 4 €. Entrée et débat.

 

« Frank, jeune étudiant dans une grande école de commerce, revient chez ses parents le temps d'un stage qu'il doit faire dans l'usine ou son père est ouvrier depuis trente ans. Affecte au service des ressources humaines, il se croit de taille a bousculer le conservatisme de la direction qui a du mal a mener les négociations sur la réduction du temps de travail. Jusqu'au jour ou il découvre que son travail sert de paravent a un plan de restructuration prévoyant le licenciement de douze personnes, dont son père. »

ressources humaines le père expliquant à son fils le fonctionnement d'une machine.jpg

En cette période où le chômage semble de nouveau s’amplifier ce film est tout à fait d’actualité. Double actualité, puisque l’auteur de cette œuvre sort en salle son film, palme d’or à Cannes, « Entre les murs »

 

Ce film sensible est aussi juste qu’un documentaire : constat simple, dépouillé. C’est pourtant beaucoup plus, c’est une oeuvre complète qui ne se limite pas au constat social mais évoque les  relations compliquées entre les patrons les ouvriers, les syndicats… Les contradictions entre les démarches revendicatrices et les sentiments des acteurs de ce conflit. L’incompréhension entre les victimes des transformations des entreprises, la révolte des uns, la « faiblesse ou soumission des autres »…  Sont décrits  avec vérité : L’amour du métier, les relations mêlées de sentiments entre les membres d’une même entreprise et l’attachement au cadre de travail, aux les machines utilisées….

C’est magnifique et poignant et au cœur de cette description, la relation du père (Jean Claude Vallod) et du fils (Jalil Lespert) donne une dimension particulièrement attachante à ce film.

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Dans Ressources Humaines, Jalil Lespert est entouré de comédiens amateurs. Chômeurs pour la plupart, ils ont été choisis en fonction de leur catégorie socio-professionnelle. Durant l'été 98, ils avaient participé à des ateliers d'écriture. Ce travail avait débouché assez vite sur un véritable scénario.

N’hésitez pas aller le voir mercredi prochain 1er octobre à 20h à l’Entrepôt. 4€ l’entrée, et le débat  qui sera sûrement très intéressant. Cinéma l’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé. M° Pernety.

 

Monique Garrigue-Viney

18 septembre 2008

« Sept nouvelles églises à Paris, 1997-2005 », de Grzegorz Tomczak

Le film coproduit par Art, Culture et Foi / Paris, la chaîne KTO et Le Jour du Seigneur
et réalisé par Grzegorz Tomczak :

« Sept nouvelles églises à Paris, 1997-2005 » sera fiffusé en deux parties, "Construire" et "Demeurer"; la première partie le jeudi 18 septembre à 20h 50, et la deuxième partie le jeudi 25 septembre à 20h 50. Chacune de ces émissions dure 52 minutes.

Vous pouvez suivre KTO sur votre téléviseur si vous en avez la possibilité, sinon vous pouvez suivre sur votre ordinateur en cliquant sur le lien http://www.ktotv.com.

Vous pourrez également voir ou revoir sur KTO, tous les temps forts de la visite du Pape à Paris.

A.C.

15 septembre 2008

« Je ne suis pas là pour être aimé » à l’affiche de la prochaine séance du Ciné de Quartier du conseil Mouton-Duvernet, le mardi 16 septembre à 19h30 au cinéma Le Denfert

(24, Place Denfert Rochereau) métro Denfert Rochereau, bus 38, 68, 88. Cette séance est ouverte à tous ; le prix d’entrée est de 4€
 
« 50 ans, huissier de justice, le coeur et le sourire fatigués, Jean-Claude Delsart a depuis longtemps abandonné l'idée que la vie pouvait lui offrir des cadeaux. Jusqu'au jour où il s'autorise à pousser la porte d'un cours de tango... »

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Patrick Chesnais incarne à merveille cet homme lassé par une vie professionnelle usante et ingrate, en pleine solitude affective dont la seule famille est un père malade et acariâtre (Georges Wilson, odieux et poignant) et un fils timide et complexé qui compense son besoin de tendresse par la passion des plantes (Cyril Couton, très juste).

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Sur un thème presque banal : Stéphane Brizé a créé un moment de grâce qui s’explique par la finesse et la délicatesse du trait, la justesse du jeu des acteurs. Ici, le cinéma est irremplaçable : la souffrance ressentie par les non-dits est exprimée par des silences tellement éloquents que le spectateur a la gorge serrée comme les personnages. Grâce à des regards, ou au contraire, des yeux qui s’évitent, une pénombre, une silhouette derrière une fenêtre … on perçoit la timidité, la gêne, l’envie de dire, la difficulté à trouver les mots, on entend les mots ravalés… On est en totale empathie avec les personnages et on tombe sous le charme de la gracieuse Françoise (délicieuse Anne Consigny).
Il faut absolument aller voir ce film avec vos proches, vos amis  mardi prochain 16 septembre au Denfert, c’est une œuvre que l’on a plaisir à découvrir, et à partager avec d’autres. Parlez-en autour de vous ! La salle du Denfert est un cadre idéal pour ce film et le débat qui suivra. Le prix modique d’entrée de 4€ permet à tout le monde de venir !
Monique Garrigue-Viney

11 septembre 2008

Valse avec Bachir : retour aux sources du cauchemar, toujours à l'affiche

5adfa3bf336b89cbb958fee9833b6da2.jpgAu Denfert, au Sept parnassiens ou dans le 13e à l'Escurial (Gobelins).
Aussi impressionnant dans la forme que dans le fond, « Valse avec Bachir », qui avait bouleversé en mai dernier le public du festival de Cannes, est l’un des rares événements cinématographiques de ce début d’été. C’est sa propre histoire que relate Ari Folman, ancien soldat de Tsahal, l’armée d’Israël - l’histoire d’un garçon de 20 ans plongé au cœur de la tragédie libanaise.

 En septembre 1982, les Phalangistes, chrétiens extrémistes, vengeaient l’assassinat du président Bachir Gemayel en massacrant des familles entières dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila. De l’autre côté des murs stationnent les chars israéliens. Personne ne bouge.

 
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Comme tant d’autres, Ari Folman assista sans comprendre, tel Fabrice Del Dongo à la bataille de Waterloo, à l’impensable. Vingt-cinq ans plus tard, il entreprend un long et douloureux voyage aux confins du traumatisme collectif. Les souvenirs qu’il avait occultés surgissent de nouveau, alors qu’il progresse dans sa quête.

 Basé sur les témoignages de protagonistes ayant vécu la guerre du Liban, l’œuvre allie la rigueur documentaire à la magie des images. Avoir fait revivre cette lugubre page d’histoire sous la forme du film d’animation constituait un pari audacieux. Il est pleinement réussi. La beauté du graphisme, la puissance évocatrice de la musique, imposent le recul de l’oubli, rappellent l’absurdité de la guerre. Dès l’irruption des chiens fous, qui déferlent dans une rue obscure, l’envoûtement s’installe. Il ne lâche pas le spectateur jusqu’aux terribles images finales.

Un film de Ari Folman.

Josée Cathala

 

05 septembre 2008

Toujours à l'affiche dans le 14ème: Les Citronniers, film de Eran Riklis.

6b29ace03bd4414ad61e26531db875d7.jpgLa fête du cinéma permet parfois de découvrir des petites merveilles qui avaient souffert de la concurrence tapageuse de grandes productions cinématographiques.

Une veuve palestinienne vit assez pauvrement de la plantation de citronniers qu’elle a héritée de son père, dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des Territoires occupés. Mais le ministre de la défense israélien s’installe dans une villa voisine.

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Le service de sécurité va donc investir le verger : service d’ordre, clôtures, mirador et finalement décréter indispensable l’arrachage des arbres pour assurer la protection du ministre et de son épouse.

Salma, incarnée splendidement par Hiam Abbas, ne se résigne pas et décide, contre tout espoir, d’engager un procès jusqu’à la Cour Suprême pour conserver son exploitation. Elle est aussi victime des préjugés des Palestiniens eux-mêmes.

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Elle a pour tout appui dans ce combat le vieil ami de son père (le touchant Tarik Copty) qui cultive la plantation, un avocat palestinien sans cause, venu de Russie, Ziad (Ali Suliman au jeu subtil) et….curieusement, Mira l’épouse du ministre. Le public ressent de manière très palpable le sentiment d’emprisonnement de Salma, son angoisse, sa révolte, et sa douleur de ne pouvoir continuer à vivre normalement sur sa propre terre où elle a, comme ses citronniers, ses racines.

L’autre personnage très intéressant et symbolique c’est celui de Mira, l’épouse intelligente, et sensible qui, comme Salma, souffre de solitude. Elle comprend et respecte le combat que mène la Palestinienne. La belle Rona Lipaz Michael exprime avec finesse les doutes, les scrupules et la souffrance de cette femme qui n’approuve pas la politique menée par son gouvernement.

Voici un film tout public qui sait faire découvrir de l’intérieur l’impasse israélo-palestinienne. C’est une très belle parabole : les vues sont magnifiques, l’auteur reste léger, tendre et plein d’humour et décrit avec sensibilité l’imbrication des 2 peuples, leurs affinités culturelles et spirituelles. Il sait exprimer leur enfermement parallèle: le mur qui s’élève entre le verger de Salma et la villa du ministre israélien bouche les horizons respectifs.

Monique Garrigue-Viney

04 août 2008

Cinéma au clair de lune

 D’abord un rectificatif : le film « Talons aiguilles » d’Almodovar prévu le 8août n’est pas à l’affiche mais Cinéma au clair de lune au Parc Montsouris

voici le programme des 2 séances en accès gratuit de « cinéma au clair de lune » qui auront lieu au Parc Montsouris cet été.

Vendredi 8 août, 21h30: projection du film « Agnès Browne» d’Anjelica Huston au Parc Montsouris. Accès rue Nansouty, avenue Reille, ou boulevard Jourdan. RER et T3 Cité Universitaire. Entrée libre.

Vendredi 22 août, 21h30: projection du film « Max et Bobo » de Frédéric Fonteyne au Parc Montsouris. Accès rue Nansouty, avenue Reille, ou boulevard Jourdan. RER et T3 Cité Universitaire. Entrée libre.

16 juillet 2008

Sagan...

3705782fba2cf8dd9825ee11f21ce625.jpgA la sortie du film de Diane Kurys, que restera-t il pour ceux qui ne connaissent pas Françoise Sagan ? Pas seulement le fait, j’espère, qu’elle aimait les femmes…

Françoise Sagan était avant tout un grand écrivain sensible, fragile…Très tôt emportée par le tourbillon de l’argent, de la facilité… « Bonjour Tristesse » son premier roman a été vendu à 1 million d’exemplaires en quelques semaines. Le succès est considérable.

Sagan aimait la nature, les chats, qui apparaissent comme une ponctuation dans le film, comme le chaton sur ce genoux, alors qu’elle n’est plus qu’une épave sur son fauteuil roulant, les chiens, les chevaux qu’elle décrit si bien dans le livre «  Et toute ma sympathie », Elle y parle d’Hasty Flag », dont on raconte l’histoire dans le film : « comme il était beau, modeste, et brillant sous son écume dans le soleil …de temps en temps je rêve de lui » . Les chevaux, elle les aime tant, qu’il y en avait un dans le parc à jouer de son fils Denis, quand il était petit. Elle a galopé des journées entières, sur le Causse du Lot sur Poulou, « il m’est arrivé de dormir dans le cou de mon cheval quand il faisait froid »

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Son premier mari la trompe dès le premier jour, le père de Denis, Bob Westhoff, beau sympa…aimait les hommes. Rien de facile pour Françoise…

Son fils Denis, elle l’aimait, elle voulait « qu’il y ait un lien entre la vie et lui »…

Françoise Sagan, pseudonyme inspiré de la princesse de Sagan dans « A la recherche du temps perdu » de Proust), Quoirez de son vrai nom, est née à Cajarc, dans une maison lovée au creux d’un méandre du Lot… un jour d’été, le 21 juin 1935.L’été, le soleil, qu’elle aimera toute sa vie…

On parle beaucoup de Saint-Tropez, mais Françoise retourne souvent à Cajarc, les mois d’août.

Il y a beaucoup de repères dans le film, visuels, phoniques, la voix off est très importante et nous rappelle que Françoise Sagan était avant tout écrivain. La solitude était sa pire ennemie, son angoisse, le film fait bien ressentir cela. Pour ceux qui ne connaissent pas bien Françoise Sagan, ces repères sont ils suffisants ?

Sylvie Testud, est incroyable de ressemblance avec Françoise Sagan, les gestes, les mots la voix si particulière. BRAVO mille bravos Françoise Sagan aurait été satisfaite de se voir dans « Ce miroir égaré ». Seule, cette façon de manger les mots, pour plus vite finir les phrases, était difficile à reproduire, mais ce n’est rien vu la réussite de la prestation à si bien incarner un personnage si particulier, « Un certain sourire »et cela tout en délicatesse.

Une petite musique singulière, comme les titres de ses livres : « Aimez- vous Brahms ? » ; « Un piano dans l’herbe », « Musiques de scènes », « Les violons parfois »

Françoise Sagan avait l’art de raconter la légèreté des choses graves de la vie.

Cette vie sulfureuse, ses fuites en avant, cachaient une timidité maladive…mais elle voulait « mourir en route »…

Elle est morte le 24 septembre 2004, à Honfleur, près de la mer…

Elle a été inhumée au cimetière de Seuzac, à quelques kilomètres de sa ville natale de Cajarc. On l’a alors saluée comme « figure éminente, flamboyante et mélancolique »…Un « Orage immobile » planait sur le Causse ce jour là.

Marie Belin, dont la maison de famille est à Viels Loupiac, juste en face de Cajarc…sur le Causse, avec vue sur le Lot…

30 juin 2008

« Hair », film de Milos Forman, Mercredi 2 juillet, 20h, Ciné club des conseils de quartiers Pernety et Porte de Vanves.

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Film musical sorti en 1979.Avec John Savage et Treat Williams... La musique du film a été un des éléments très importants du succès de ce film.

 « En 1967, appelé sous les drapeaux, Claude Hopper Bukowski quitte son Oklahoma natal pour New York où il se lie avec un petit groupe de "hippies" rencontré à Central Park. Parmi eux, George, Jeannie, Woof et Lafayette, avec qui il découvre alors une autre vie, et qui favorisent son idylle avec Sheila, cavalière issue d'une famille aisée. Il se résout pourtant à rejoindre son régiment dans le Nevada. Afin de lui ménager une dernière entrevue avec ses amis, George, prend sa place. Mais quand Claude revient, le camp est désert et George est en route pour le Vietnam où il trouvera la mort... »

23 juin 2008

Ciné de quartier du conseil de quartier Mouton Duvernet : "Le Maître de musique", film de Gérard Corbiau, mardi 24 juin, 19h30.

 Séance et débat ouverts à tous. Tarif : 4 €. Cinéma le Denfert - 24 place Denfert Rochereau –

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Cette fois-ci c’est un film musical qui est proposé: « Joachim Dallayrac, fameux chanteur d’opéra, (José Van Dam) quitte définitivement la scène après une soirée triomphale. Il se retire dans son château, pour se consacrer  à former une unique élève, Sophie, jeune fille à la voix admirable (Anne Roussel). Sa compagne, Estelle, (Syvie Fennec) le suit, et l'apprentissage de Sophie, que Joachim veut parfait, commence. Il recueille bientôt un jeune voyou à la voix prometteuse (Philippe Volter). Il décide de les laisser participer à un grand concours de chant organisé par le prince Scotti, (Patrick Bauchau) mécène richissime, qui voue une haine farouche à Joachim »

Ce film, produit en 1988,  traite de l’amour de l’opéra et de la transmission de l’art par le maître à ses élèves.

Le rôle principal étant joué par un chanteur d’opéra José Van Dam, son personnage est plausible et très émouvant. De plus, la passion des personnages pour leur art est exprimée de manière assez jubilatoire. Le cadre où se déroule les événements est magnifique. Le scénario est plein de rebondissements. C’est un spectacle tout public, plein de charme qui fait aimer l’opéra. Ne manquez pas de prolonger la fête de la musique en allant voir ce très beau film !

Le ciné de quartier Mouton-Duvernet a proposé tout au long de l’année une programmation très diversifiée s’adressant à un large public. A chaque fois, il y a eu des débats intéressants. Ne manquez donc pas cette dernière séance avant l’été, venez avec vos voisins et amis, la séance est ouverte à tous dans l’agréable salle du Denfert.

Métro et RER Denfert-Rochereau, bus 38, 68, 88.

Monique Garrigue-Viney

16 juin 2008

Ciné-ma Différence

Dernière séance de la saison 2007-2008
Samedi 21 juin à 16 heures

Horton (VF)

de Jimmy Hayward (durée 1h35)

au Cinéma L'Entrepôt
5-7 rue Francis de Pressensé, Paris 14ème (Métro Pernety)

Tarif unique 4 €

Attention : la salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : si vous ne pouvez vous transférer, merci de réserver.

Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com
Ciné-ma différence : A cette séance, la norme c'est nous !

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 06 24 78 57 25

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03 juin 2008

Ciné-ma Différence

Accrochez-vous pour l'aventure avec Indy!
Dimanche 8 juin, à  11 heures

 Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal  (en VF)de Steven Spielberg - durée 2 h. 03

au Cinéma Majestic Passy -
18 rue de Passy, Paris 16ème (Métro Passy) - Tarif unique : 4 €

Merci à  notre partenaire Paramount France

Attention : Nous prévoyons beaucoup de spectateurs, merci d'arriver un peu plus tôt pour que les entrées soient fluides...
La salle ne peut accueillir plus de deux personnes en fauteuil : merci de réserver si vous ne pouvez vous transférer. 

Ciné-ma différence sera présent au Salon Autonomic Paris les mercredi 11, jeudi 12 et vendredi 13 juin prochains.
Venez nous rendre visite dans l'Espace Culture, au Stand B 213.
L'entrée du Salon est gratuite. Pour ne pas faire la queue à  l'entrée, vous pouvez vous pré-enregistrer en ligne.

Séances, infos et programmes : www.cinemadifference.com

17 mai 2008

« Milou en Mai » au Ciné de Quartier du conseil Mouton-Duvernet le mardi 20 mai 2008

 à 19h30 au cinéma Le Denfert (24, Place Denfert Rochereau).4€ l’entrée

 

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« Un mai 68 où les évènements ne se situent pas à Paris, mais dans le Sud-Ouest de la France où vient de mourir Madame Vieuzac, dans sa grande maison du Gers. Son fils Emile, dit Milou, doux rêveur de 60 ans, convoque toute la famille. Mais déjà il est question de rivalités dans l'héritage et de mesquineries en tout genre. Entre-temps arrive de Paris Pierre-Alain, neveu de Milou, complètement exalté par les évènements et porteur de subversion dans cette famille embourgeoisée. Par ailleurs débarque Boutelleau, gros industriel, qui a frôlé la séquestration par ses propres ouvriers. …. »

Il y a une distribution particulièrement brillante : Miou-Miou, Michel Piccoli, Michel Duchaussoy, Dominique Blanc, François Berléand, Paulette Dubost, Valérie Lemercier, Bruno Carette….

Il s'agit ce mois-ci du regard singulier de Louis Malle sur ce mois de mai historique, un regard ironique et acide sur la société et les événements. Ce film date de 1989 et illustre plutôt l’évolution des mœurs, le débat politique est évoqué un peu rapidement.

C’est un bon moyen de se retrouver entre cinéphiles voisins ou amis et d’évoquer ce que fut Mai 68 dans le quartier, Jacques Guénée qui a participé à l’occupation du FIAP animera le débat. Il pourra évoquer les prolongements de Mai 68 dans la vie associative.

Ce sera aussi l’occasion de découvrir les problèmes du cinéma Le Denfert : l’immeuble dans lequel il est installé doit faire partie d’une opération immobilière ce qui risque d’entraîner un arrêt des activités de la salle de cinéma.

Monique Garrigue-Viney